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visite (le son diocèse en 1616. Ce prélat a écrit quelques vies dessaints, comme celle du bienheureux Jean de Sahagun , de sainteClaire de Montefalco , £tc. O11 lui attribue encore un traité de.laconception de la Ste. Vierge , dans lequel il dil'oit que Marievit l’eflènce divine au moment de fa conception.
ANXON 1 N, ( St. ) ainsi surnommé à cause de la petitesse de sataille, naquit à Florence en Fan i;8y. Ses parens lui donnerent1111e sainte éducation ; & il en profita si bien , qu’il paísa toute sajeunesse dans une grande innocence de mœurs. 11 ne fit pas moinsde progrès dans les sciences que dans la piété. Après les étudesordinaires , il résolut d’entrer dans i’ordre de St. Dominique.On fit beaucoup de difficultés pour l’y recevoir, parce qu’il pa-roissoit fort délicat. Sa persévérance gagna les religieux ausquelsil s’étoit adressé. On s’apperçut bientôt que i’ordre avoit acquisun précieux trésor. II fut successivement prieur dans les couventsde Rome, de Naples , de Gaïete , de Cortor.e , de Sienne , deFlorence , & d’autres villes d’Italie. L’arclievêque de Florenceétant mort , l’ambition fit briguer cette prélature à beaucoup depersonnes. Les Florentins demandoient un homme égalementrecommandable par fa science 8c par fa piété. O11 jetta les yeuxfur Antonin , qui après avoir long-temps combattu & répandubeaucoup de larmes , prit possession de son église vers la fin deFan 1446. II commença par établir dans fa maison une granderégularité. On lisoit toujours l’écriture-í'ainte pendant ses repas.II se levoit toutes les nuits pour assister à l’office dans son églisecathédrale , & il s’y trouvoit toujours le premier. 11 lisoit ensuitel’écriture-sainte , où il composoit quelqu’ouvrage utile , jusqu’àneuf heures. Tout le monde ávoit un libre accès auprès de lui,Sc il parloir avec beaucoup de douceur à ceux qui l’abordoient.II faisoit exactement la visite de son diocèse , & ordinairement àpied. II ne voulut ni équipage , ni ameublement , ni chevaux ,disant que les biens des pauvres frétaient pas destinés tì entretenirle luxe. II étoit toujours habillé pauvrement , à ne quitta jamaisl’habit de son ordre. II fut député par la ville de Florence auprèsde plusieurs Papes. II fuyoit, autant qu’il étoit en lui, les honneursqu’on vouloir lui rendre. Un flatteur croyant gagner ses bonnesgrâces, lui dit un jour qu’il espéroit le voir bientôt cardinal. Oc -cupons-nous , répondit Antonin , des pensées de la mort , & nondes grandeurs mondaines. Pie II, qui respectait sa vertu, le chargeaavec plusieurs autres de travailler à la réforme du clergé & deslaïcs. Mais il mourut peu de temps après avpir reçu cette com-mission , le deuxieme jour de mai 1459 à 70 ans. Le pape Pie IIvoulut assister à ses funérailles. Nous avons de lui quelques ouvra-ges , dont le plus considérable est la somme historique, ou chroni-que tripartite , depuis le commencement du monde jusqu’à satinéede sa mort. II est divisé en trois parties. La premiere s’étend de-puis la création du monde jusqu’au pontificat de St. Sylvestre 8ca sempire du grand Constantin. La seconde contient ce qui s’est