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dixieme à l’empereur K odolphe II , le onzième á Sigismond III ,roi de Pologne , & fut publié en 1605. Le douzième parut deuxans après sous le pontificat de Paul V , & finit à Pan 1198. Ba-ronius rapporte sor chaque année ce qui regarde les églises d’O-rient St d’Occident ; la succession des Papes , des Patriarches ,des Empereurs & des Rois ; les actes des conciles ; les lettresdes Papes ; les loix des Empereurs , qui concernent l’éghse , lespersécutions, les martyrs , les saints , les auteurs ecclésiastiques,les hérésies & leurs défenseurs ; eu un mot , tous les événemensqui peuvent avoir rapport à l’histoire ecclésiastique. Le but decet ouvrage a été de réfuter les ccnturiateurs de Magdebourg ,ou plutôt d’oppofer à leur compilation contre l’églife romaineune histoire ecclésiastique plus exacte. Ce but étoit louable , maisl’auteur auroit dû íe borner á rapporter les faits fans entrer dansdes controverses particulières. Son ouvrage est d’une très-grandeétendue , bien digéré , plein de grandes recherches, composéavec foin , & avec autant Inexactitude qu’011 peut exiger d’unhomme qui entre le premier dans une carrière aussi vaste qu’épi-neufe. Voilà comme 011 jugea d’abord des annales de Baronius ;mais 011 y remarqua depuis plusieurs fautes de chronologied’histoire. O11 vit qu’il s’étoit servi de plusieurs monumens sup-posés ou douteux ; qu’il avoit rapporté quantité de faits fauxcomme véritables , qu’il en avoit omis un grand nombre , quiméritoient une attention particulière ; mais , malgré ces défauts-son ouvrage est bon & utile , & c’eít avec raison qu’il est appelléle pere des annales ecclésiastiques. II a été beaucoup plu sexact dansl’histoire des Latins que dans celle des Grecs , parce qu’il avoitu ne connoissance fort médiocre de la langue grecque , & qu’ilétoit obligé de se servir du secours de quelques favans pour lesmonumens qui 11’étoient pas en latin. Son style 11’a II! la pureté11Ì l’élégance qu’on y desireroit ; il écrit plutôt en dill'ertateurqu’en historien. Baronius eut le sort des bons auteurs ; il produisitquantité d’adverfaires & de critiques , mais beaucoup plus d’ad-mirateurs, de défenseurs , de copistes , d’abréviateurs , de con-tinuateurs St de traducteurs. Isaac Casaubon fut un des premiersqui écrivit contre ce savant cardinal , 8c il donna le signal à unenuée d’écrivains protestans 8t catholiques qui s’exercerent tour àtour à réfuter ou à corriger l'ouvrage de Baronius. Mais le livrele plus estimable en ce genre est la critique du pere Pagi, Fran-ciscain , en 4 vol. in-j'ol. dont le premier parut en ,1697 , 8t lestrois derniers en 170; , trois ans après fa mort. AvecMe secoursde cet ouvrage 8t de quantité d’autres histoires ou d’observationsecclésiastiques qui ont été faites depuis le livre de Baronius , par-ticulièrement des mémoires de M. de Hllemont , on pourroitfaire une histoire de l’églisc exacte & complette. La plupart deceux qui ont entrepris ce travail, n’ont fait que copier ou abrégerce cardinal , qui a été traduit dans presque toutes les langues.Parmi les abréviateurs qu’il a produits, ou compte Henri SpouAe,