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édition dans l’article de dom d’Ackeri. M. de la Barre est auteurde plusieurs autres ouvrages , lur lesquels on peut consulter Mo-reri. 11 mourut en 1758 , à 50 ans , membre de l’académie desinscriptions & belles-lettres.
BARRY , {Paul de ) Jésuite , né à Leucate au diocèse deNarbonne en 1585 , tut élu provincial de la province de Lyonen 1651 , & mourut à Avignon en 1661 , après avoir publiédivers ouvrages de piété dont le plus connu eiì le paradis ouvert dPhildgie par cent dévotions à ia Mere de Dieu, à Lyon 1636, in-12,O11 ne se souviendroit plus du pere de Barty , ni de l’on livre,fi Pascal 11’en avoir parlé dans ses provinciales.
BAR'! HELEMI des Martyrs , naquit en 1514 à Lisbonne,capitale de Portugal , de pareils vertueux. 11 reçut le baptêmedans l’église de Notre-Dame des Martyrs, dont il prit le surnom ,au lieu de Fernande p , qui étoit le nom de Ion pere. II s’éloignadu monde avant que d’en avoir, connu la corruption , étant entrédans l’ordre de St. Dominique avant Page de seize ans. Aprèsqu’il eut étudié la philosophie Lc la théologie , 011 le jugea capa-ble de les enseigner aux autres. II puisa ensuite par dislérentescharges de son ordre , malgré le désir qu’il avoir de vivre dansPobscnrité. II sut obligé d’enseigner la théologie au petit-fìls duroi de Portugal, que l’on destinoìt à l’église , & ses supérieursPenvoyerent pour cela à Ebora , où étoit la cour. Pendant qu’ils’acquittoit avec frayeur d’un emploi honorable, il fut élu prieurd’un couvent à une demi-lieue de Lisbonne. O11 y envoya lejeune prince , a lin que fíarthélemi fût toujours auprès de fa per-sonne. En 1558 le siégé de Brague se trouva sans pasteur. Lareine Catherine , veuve du roi Jean III & sœur de Charles-Quint,gouvernoit alors le royaume de Portugal, pendant la minorité deson petit-fils Scbafìien. EUe avoit pour confelìèur le célébré Louisde Grenade , Dominicain , qui étoit depuis quelque temps pro-vincial. Les plus grands seigneurs sollicitaient pour quelqu’un deleurs pareils ce premier bénéfice du royaume : mais la Reine ré-gente voulut le donner à Louis de Grenade, qu’elle en jugeoitle plus digne. Celui-ci indiqua Barthélemi des Martyrs , qui 11’ac-cepta que malgré lui. Dès qu’il fut sacré > il se réduisit á la plusexacte pauvreté , &. retraça par fa conduite & ses travaux lesvertus éclatantes des premiers évêques de l’église. Quand on vou-lut arrêter soli zele , il répondit que la vie d’un évêque n'étoitpoint à hd , mais -! son troupeau : je suis , disoit-il , le premiermédecin de quatorze cents hôpitaux qui font les paroijses de mondiocèse. I! y avoit à peine un an oc demi qu’il étoit archevêque ,lorsqu’il fut appelle au concile de Trente. II y parla avec beaucoupde zele sur la nécessité d’une réforme pour le clergé & les cardi-naux. Les très-illustres cardinaux ont besoin , dit-il , d’une très-illuftre réforme. II ne s’exprima pas avec moins de force fur larésidence des pasteurs , & il prouve que le plus grand de tons les«taux, & la source de tous les autres , ctoit le défaut de rési-dence.