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liance spirituelle , la sainte liberté d’une ame qui aime son Dieu ,sont décrites avec les plus vives couleurs. C’est un cœur em-brasé , qui parle de ce qu’il éprouve & de ce qu’il sent. N O>> homme! qu’as-tu jamais éprouvé de plus ravissant dans les ami-» tiés humaines, que ce que récriture te dévoile ici du cœur» du Très-IIaut ? Tu ne peux avoir aucun doute. Celui qui te>> parle n’est autre que l’esprit qui sonde les profondeurs de» Dieu. C’est l’esprit de vérité , l’esprit de Dieu même , qui ne» peut ni ignorer ce qui est en Dieu , ni annoncer autre chose» que ce qu’il avoir en lui. Je ne puis , mes freres , retenir mes» transports , quand je vois la Majesté souveraine s’abaisl’er jus-» qu’à notre foiblcsse , avec une familiarité si remplie de char-i> mes , s'unir par des liens sacrés à une ame condamnée aux» misères d’un triste exil , & avoir pour elle Tardent amour du» plus tendre époux. Que ne goûtera pas dans le ciel cettew ame , qui dès cette vie est honorée d’une si grande bonté den la part de son Seigneur ; qui est portée entre les bras de Dieu ;» cachée dans son sein ; gardée avec une vigilance'qui ne pér-il met à personne d’interrompre un sommeil dont l’ame bien-» aimée doit marquer la fin , en se réveillant elle-même ? » Cetrait qui est choisi entre mille autres , peut faire juger de l’a-bondante moillbn qu’il y auroit à recueillir dans ces sermons deSt. Bernard. Ils sont un morceau presque unique dans toute latradition > pour le développement des mystères du saint amour.Voyez la vie de St. Bernard par M. de Villefore, in-4®.
IV. BERNARD > trésorier de Compostel'e en Espagne sa patrie ,florissoit vers Tan 1150. Sa grande connoiíï'ance du droit & sonexpérience dans les affaires ecclésiastiques le rendirent cher anpape Innocent IV , qui le fit son chapelain. Nous avons de lui latroisième compilation des décretales ; St un recueil de questionsfur tous les cinq livres de cette collection.
BERNARDIN , {St. ) naquit en 1580 à Massa , ville de Tos-cane. Ayant perdu son pere & sa mere dans son enfance , ilfut élevé par une de ses tantes jusqu’à l’âge de treize ans. Sesparens le firent alors venir à Sienne , où il étudia la grammairefous Ottuphre , St la philosophie sous Jean de Spolette. II fit pa-roître dés fa plus tendre jeunette beaucoup de piété. Après sesétudes de philosophie il entra dans une confraìrie de l’hôpi-tal de la Scala à Sienne , où il servit les pestiférés avec beaucoupde courage pendant la contagion qui arriva Tan 1400. Deux ansaprès il fit profession de la réglé de St. Français , étant âgé deviugt-deux ans. II fut dans la fuite un zélé prédicateur , & ré-forma un très-grand nombre de monastères de son ordre. Son hu-milité lui fit refuser plusieurs évêchés. Ses ennemis l’accuserent-Ravoir avancé dans ses sermons plusieurs propositions répréhen-sibles. Mais le pape Martin V devant qui il comparut , le jugeatrès-catholíque , & ferma la bouche à ses adversaires. I! mourutáAquila, ville de laBruzzs, le zo de mai 1444, II a composé