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textes les fêtes. II donnoit de ses sermons à cetuí qui le ve-noient voir ; il en envoyoit aux évêques éloignés, non-seulementdans les Gaules , mais en Italie 8c en Espagne. Quand il ne pouvoirprêcher lui-même , il faisoit lire par des prêtres ou par des dia-cres les sermons , ou ceux de St. Ambroise 8c de St. Augustin ; Stson style éroit simple ôc proportionné à la capacité de ses audi-teurs. Il entroit dans un grand détail des devoirs de son peuple,& prèchoit contre les vices qui régnoient le plus. U parloir for-tement contre plusieurs superstitions & quelques restes du paga-nisme. On trouve jusqu'à cent deux sermons , dont plusieurs ontété attribués à d autres peres , particulièrement à St. Augustin ,dont St. C esta. ire se faisoit gloire d'ètre le disciple. La plupart destraités de St. Césaire se trouvent dans la bibliothèque des peres ; 8cses homélies ont été publiées par M. Baluz_e , à Paris , in -tt , 1669.
111 . CESAIP.E, religieux de Tordre de Liteaux > dans le Mo-nastère de Heisterbach , dans le diocèse de Cologne , où il entraTan rrss, devint prieur de Villers en Brabant. Nous avons delui un gros ouvrage divisé en 12 livres en forme de dialogue, àTimitation de Sr. Grégoire , contenant l’histoire des miracles 8cdes visions arrivés de son temps , particulièrement en Allemagne.11 allure dans la préface qu’.l n’a rien inventé de lui-même , 8cqu’il a appris des autres tout ce qu il a écrit ; mais il n'est pasexcusable d’avoir cru trop légèrement des personnes crédules »qui lui comptoient mille fables, dont il surchargeoit son insipidecompilation. L’aureur dit qu il i’écrivoit en 1122. Nous avonsde lui divers autres traités dont on peut voir la liste dans la bi-bliothèque de Liteaux.
CHAMBRE , ( François IilHARARÏ DE la ) docteur de la mai-son 8c société de Sorbonne, naquit à Paris en 169g , 8c fit sespremieres études aux jésuites. Us les continua au college Maza-rin > Sc les acheva en Sorbonne , ou fa vertu 8c ses lumières lefirent distinguer de bonne heure. 11 fit fa licence avec distinctionen 1726 8c r727, 8c prie ensuite le bonnet de docteur. Appli-qué sans cesse à Tétude Sc à la prière , il vécut en anachorète. Umourut à Paris d’une fievre maligne , le 16 août 1753 à 56 ans,ehanoine de St. Benoît. L’abbé de la Chambre avoir î’efprit très-juste , les idées fort nettes , 8c beaucoup de précision. U éroit d’uncaractère doux, facile Sc sociable. Ses principaux ouvrages impri-més font, I. Un miré de la vérité de la religion , 5 vol. iu-r2.II. Un traité du formulaire, 4 vol. in-12. III. Un autre fur les bullescontre Bains , 2 vol. in -12 ; un autre fur la constitution unigenims tí vol. in -12 ; 8c un vol. intitulé : la réalité du jansénisme. On verrapar tous ces traités qu’on peur être bon thomiste , en acceptanrlesbulles contre Baius 8c Jansenius , 8c la constitution imigenitus. Lcdogme y est exposé solidement 8c très clairement, 8c les opinionsthéologiques y sont traitées avec beaucoup de méthode 8c de pré-cision. IV. Introduis ion à la théologie , 1 vol. in- 12. V. Expofitionclaire 8c piésilè des différens points de doctrine qui ont rapport