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gît tous ceux qui étoient dans le besoin. Il fonda plusieurs hô-pitaux; il aslìstoit lui-mcme les pauvres, secouroit les malades,visitoit les prisonniers , consoloit les affligés , Sc'protégeoit ceuxqui étoient dans l’oppreffion. Sa sollicitude pastorale & sa charitévraiment catholique embrassoient tous les besoins. II réforma lesíîx provinces de Thrace , les onze d'Asie & celles du Pont. IItravailla à la conversion des Scythes , & en fit entrer un grandnombre dans l’églife. Il instruisit de la vraie foi les Goths , Scdonna un évêque catholique à ceux qui profitèrent de ses instruc-tions. Enfin il travailla à éteindre le schisme d’Antioche , quidivisoit depuis fi long-temps l’Orient & l'Occident. Un tel évê-que devoit s'attirer la contradiction des mauvais évêques 8c desgrands du siecle ; 8c c’est ce qui excita contré lui la jalousie 8cla haine du fameux Théophile. Cet implacable ennemi d’un grandhomme avoir reçu ordre de l’empereur Arcade , de venir àConstantinople fe purger des accusations dont plusieurs so-litaires le chargeoient. 11 y vint 8c amena des évêques de fafaction. Il chercha avec eux le moyen de perdre Chryseftome.1. impératrice Eudoxie étoit irritée contre le saint Evêque , àl'occasion d’un sermon dont le peuple avoir fait supplication àcette princesse. La conjoncture étoit heureuse pour Théophile >& il en profita habilement; de sorte qu’en peu de jours, touteschoses changèrent à son égard , 8c que d’accusé qu’il étoit. il sevit en état d’être le juge des autres. Les ennemis de St. Cbry-sostome I quoique furs d’être soutenus par la cour , n’oserent«'assembler à Constantinople. Ils choisirent un lieu proche deCalcédoine appellé le Chêne , oh Théophile avec trente-six évê-ques tint son concile contre St. Chrysofl-ome. Pendant la tenue dece conciliabule - convoqué en 40; , le saint évêque continuoitd’instruire son peuple à Constantinople. Un de ses sermons com-mence ainsi : „ Voici , mes itérés , une terrible tempête ; mais,, nous ne craignons point d’être submergés - car nous sommes,, établis fur la pierre. Que puis-je craindre en ester 1 La mort?,, Mais J. C. est ma vie, 8c la mort m’est un gain. L’exil î La„ terre est au Seigneur, 8c tout ce qu’elle contient. La confisca-„ tion ? Nous n’avons rien apporté en ce monde, 8c nous n’en,, emporterons rien. Il fait voir ensuite que l’église est invin-cible , que rien ne peut le séparer de son peuple dont il porteral’affection par tout. II le loue de celle qu'il lui témoigne. „ Vous„ savez, ajoute-t’il, mes chers frétés > pourquoi on me veut,, déposer. C'est que je n'ai pas de tapisseries ; que je ne fuis„ pas vêtu de foie ; que je ne tiens pas de table. “ Ayant étécité au concile , il répondit qu’il étoit prêt dy comparoître ,pourvu que Théophile 8c quelques autres qui étoient ses ennemisdéclarés, ne fussent point ses juges. On ne procéda pas moins àfa condamnation. 11 fut déposé , Sc l’Empereur ordonna qu’ilferoit chassé de son église 8c conduit en exil dans la Bithynie.Il y eut le lendemain à Constantinople un furieux tremblement
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