ÏO D E N
celle que l’on attribuoit à St. Denys d’Alexsndrie , de Ibittcni tque le verbe étoit la créature du pere. IV. St. Denys d’Alexan-drie répondit aussitôt par un ouvrage divisé en trois livres ,où il expliquoit en quel sens il avoir dit que le fils n’est pasconsubstantiel au pete. II savoir dit quant à sa nature humaine,mais non pas quant à fa nature divine. Je n’ai trouvé , dit il ,ce mot dans aucun endroit des écritures , cependant j’ai dicplusieurs choses qui reviennent à ce sens. Il prouve qu'il a en-seigné la doctrine que ce mot signifie, Sc qu’il a montré que lefils est un en substance avec le pere > que le fils est dans le pete& le pere dans le fils ; que le fils n’est point une créature 8c n’apas été fait , si ce n’est selon la nature humaine ; qu’il est fils deDieu non par adoption , mais par nature. St. Athnnnfe trouvoit fadoctrine si exacte, qu’il permettoit aux Ariens de parler en toutcomme lui. V. Denys étoit dans les mêmes sentimens que St.Cyprìen fur la question du baptême des Hérétiques. II en écrivitau pape St. Etienne Sc à ses successeurs St. Sixte & St. Denys.Mais il garda toujours une aussi grande modération que St.Cyprìen. VI. Il écrivit contre Terreur des Millénaires qui s'étoitfort répandue en Egypte. Il fait voir que les partisans de cetteerreur n'avoient point des pensées hautes du régné glorieux dcJésus-Christ & de notre résurrection > Sc qu’ils fembloientn 'attendre dans le royaume deDieu que des choses petites, périssa-bles & semblables à celles de la vie présente. II rapporte que cettedoctrine ayant causé de funestes divisions dans le canton d'Affi-rmé , il s’étoit transporté sur les lieux , qu’il y avoir assemblé tousles prêtres& les docteurs , Sc avoir été en conférence aveeenx pen-dant trois jours de fuite , depuis le matin jufqu’au soir. On té-moigna des deux côtés ne rien desirerautre chose que la vérité. Onse proposoit les questions avec douceur Sc charité. Ondifcutoit lesraisons avcc beaucoup d’application. On n’eludoit pointlafotccd’une bonne raison par de vaines chicanes. On exposent tout ceque l’on savoir de plus fort en faveur dc son sentiment, Sc on serendoit à une vérité quand elle avoir été solidement prouvée.St. Denys vint à bout dans cette dispute vraiment chrétienne,exemple extrêmement rare , de ramener tous ceux qui étoientauparavant dans serrent, Sc qui le remereiereut de les avoirdétrompés. VII Comme l 'apocalypse étoit le principal fonde-ment de serrent des Millénaires , St. Denis parle de 1 autoritéde ce livre. II est infiniment éloigné de le rejetter commeavoient fait quelques-uns.,, Je fuis persuadé, dit le saint doc-,, teur , que ['apocalypse est aussi admirable, qu'elle est peu con-,, nue. Car quoique je n’en entende pas les paroles , je fais,, néanmoins qu'elle renferme de grands sens fous leur obscu-„ rite & leur profondeur. Je ne me rends point le juge de ces-, vérités , Sc je ne les mesure point par la petitesse de mon„ esprit ; mais donnant plus à la foi qu'à la raison , je les crois si„ élevées au-dessus de moi, qu’il nem’estpas possible d'y attein-