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Tome second.
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52 ERA

blés causes parles guerres Sc par la nouvelle hérésie, ,, Vous y„ réussirez , lui dit-il , si vous êtes également favorable à tous,» les princes , Sc si vous changez les choses qui peuvent être„ changées , fans faire tort à la religion. " Ce conseil étoit bieni'age. i-rajme reçut peu de temps âpres une lettre de Meixrchnn,qui se plaignoit de quelques sectateurs de Luther , & s’efforcoitde gagner celui à qui il ec-ivoit. Erasme répondit à lîel&ncbton ,qu il avoir raiíon de fe plaindre de pluíìeurs qui abufoient dunom de revangiic. Je ne veux point, ajoute-t’il, juger des mo-tifs de L«'fAr,r.i vous obliger à changer de sentiment; maisj'aurois souhaite qu’ayant un esprit propre dux lettres , vousvous y fussiez entièrement attaché , fans vous mêler de cettequerelle de religion. On voir ici un homme tout occupé de bel-les-lettres , Sc qui couvre fous le nom de modération , une es-pece d indifférence. Néanmoins à la fin de la même lettre , Emsmsdisoit nettement que plusieurs choses le choquoient dans ladoctrine Sc la conduite de Luther $ que cet homme cn outranttout, 6e fe portant aux dernieres extrémités , ne dilposoit pointles évêques Le les princes à embralíer la reforme. L’évangile d«Jésus - Christ , ajoutoit-il , a rendu les hommes meilleurs ;mais Le prétendu nouvel évangile ne fait que les corrompre*Melanchton avoit mandé à Erasme qu’il ne treuvoit pas mauvaisqu’il écrivît íur le libsc-arbitre contre Luther , peut-être parcequ’il savoir que ce savant homme devoir écrire sur cette matiè-re. En effet , sollicité par ses amis , il composa un traité qu’ilintitula : Conférence fur le libre-arbitre. Il y attaque Terreur deLuther sans toucher à fa personne. Il prouve par récriture-sainte »que Thomme a été créé' libre 5 que par le péché à*Adam souesprit 6c sa volonté ont été corrompus 5 qu’il a besoin de lagrâce pour être délivré de cet état ; Sc que , quoique sa libertéait été très-dangereusement blcísée par le péché du premierhomme , elle n’a pas néanmoins été entièrement détruite. Ilcombat Terreur de ceux qui disent que la volonté est purementpassive , que le libre-arbitre est un nom en Tair , 6c que tout ceque Thomme fait, il le fait par nécessité. U répond ensuite àtout ce qu’avoit allégué Luther pour ctablir son erreur contre lelibre-arbitre. L’hérésiarque parut mépriser ce traité , tant qu’ilne fut qu’en latin; parce que les grands ni le peuple n’enten-doient point cette langue. Mais dès <\\\* Erasme Sc CochUe Tententtraduit en allemand , il entreprit de le réfuter. Il le fit deuxans après avec tant d’emportement , que Melanchton , son chscdi ;ciple > ne put s’empécher de dire ; Plut k Dieu que Luther gar-dât le silence ! J'efperois que Page le re.idroit plus modéré > & jevois qu’il devient de jetir en jour plus violent. Erasme répliqua ài’écrit dc Luther par U n ouvrage affez gros, ou presque tout estpersonnel, 6c 11e contient rien de nouveau sur le fond de ladoctrine. Ces querelles lui tirent beaucoup de peine. Quand ilvrt que les prétendus réformateurs devenoient chaque jour plus