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Tome second.
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G E R xSt

íes congrégations de St. Maur & de Cluni , intervenans , pour montrerque les quatre manuscrits de Rome , dont lefdits Bénédictins se sèrvenepour oter le livre de limitation de J. C• a Thomas a lCcmpis & ledonner ci un suppose Gersen, sont falctfiés > & qu‘ils ne peuvent L'avoirété que par le nomme Constantin Cajetan » religieux Bénédictin , oupar quelques autres du mème ordre , avec une conviction manifeste des-dites faussetés , principales , commises par lefdits Bénédictins > en lafeule affaire de leur prétendu Gersen , r6zr , irr-4«. Tes chanoinesréguliers intervinrent au procès : il traîna quelque-temps en ion*gueur. Enfin , après avoir été un sujet de plaisanterie > pour lesavocats & pour le public , Taffaire fut terminée le 12 février 1652..On ordonna que les paroles injurieulès , respectivement emplo-yées , íèroient supprimées 5 qu’il y auroit main-levée des exem-plaires du livre de Valgrave , qui avoient été íàisisj qu'on ne laiste-roit plus imprimer le livre de {'imi ration de J. C. fous le nom deJean Gersen , abbé de Verceil, mais fous celui de Thomas ct ìsempis.Les Bénédictins en appellerent des requêtes du palais à la grand-chambre , mais cet appel ne fut point suivi. Ils se contentèrent defaire publier de temps en temps quelques dissertations cn faveurde Gersen par leurs auteurs. On peut lire une relation curieusede cette dispute par dom Vincent Thuilter à la tète du tom. premierdes oeuvres posthumes des peres Mabillon Ôc Ru'narr. M. TabbeVal art a renouvelle cette dispute en 1758 , & il s’est décide' pourles Bénédictins , fondé fur l'autoiité des manuscrits ; mai sTnomask Jsempìs a pour lui le préjugé du public & l'arrét provisionnel duparlement. Laissons ics parties disputer de leurs droits, & recon-noistòns avec un célébré écrivain ['extrême futilité de la plupartde ces disputes. Il n'importe guexe de qui soit un livre , pourvuqu'il soit bon. Notre véritable intérêt est d'y puiser des instruc-tions ; le nom de l'auteur n'est qu’un objet de curiosité. Il y a ungrand nombre d’éditions de ['imitation de J. C. Une des plus cor-rectes & des plus élégantes est celle de M.Pabbé Valart, qui a pourtitre : De imitatione Chrijti hbri quatuor , cid oEto manuscriptorum acprimarum editionum fidem cajììgati , & mendis plus sexeentis expur -gati ex recevsione J. Valart, În-IL , 1758. Le même auteur l'a tra-duite en françois suri’édition latine de 1758 , revue sur huit ma-nuscrits , in-12 j Paris, 175p. Je ne fais pas où l’abbé Lengleta pris que Thomas à íCempis en avoit donné une traduction fram-boise. De tous les auteurs que j ai consultés , je n'en connois au-cun qui ait vu cette prétendue version. Voici celles qui me pa-raissent les plus estimables. I. Imitation de J. C. traduite & para-phrasée en vers , par Pierre Corneille , in-12 , Paris 173p. II. Idem.traduite par le pere de Gonnelieu , Jéíuite, »»-12. III. Idem. traduitepar le R. P. dom Morel , Bénédictin , avec des effusions de cœur,à la fin de chaque chapitre , in-12 , 1745. IV. Idem. traduite pardu Beuil , (e'est à-dìie par M- de Saci) in-12. V. Idem. traductionnouvelle, parle R. P. Lallemand , in-12 > 1745. VI. Idem. par lepere Bngnon , jésuite, in*xz VU, Wf», traduction nouvelle,