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& de conduite , & rompit avec Fort-Royal. Il écrivit en 1549,aux religieuses Carmélites , une lettre circulaire par laquelle illeur défendoit, en qualité de leur supérieur , de lire aucun deslivres des partisans de l'évêque d’Ypres fur la grâce.
G 1 FORD , {Guillaume) lavant archevêque de Rheims , mortdans cette ville en 1629 à 76 ans , cultiva les lettres fans né-gliger le foin de son diocèse On a publié sous le nom supposade Guillaume Rrgin&ld , un livre intitulé : Cai-vinn-.utcijmm , au-qucl les Calvinistes ont eu assez de peine de répondre. On y trouvodes argumens pressans.
I. GILBERT, abbe de Cîteaux,fut surnommé le Grand & [eTheohgien. il brilla beaucoup dans l’université de Paris & de Tou-louse par la subtilité de son eiprit. II mourut à Cìteaux en r rSSou 1168 , après avoir publié quelques ouvrages de théologie & demorale. 11 continua le commentaire de St. Bernard fur le cantiquedes cantiques : commentaire qu’on trouve dans sédition des ou-vrages de ce saint donnée par dom Mabillon. Gilbert étoit né enAngleterre ; mais il ne faut pas le confondre avec un autre Gilbert,abbé de Westminster vers l’an 110S, dont nous avons un traitade la foi contre les Juifs. Cet ouvrage dont les preuves & les rai-fonnemens ne font pas toujours concluans , fe trouve dans sédi-tion de St. Anselme par le pere Gerberon , à Paris 167s.
II. GILBERT de la Forre’f. , né à Poitiers, après avoir en-seigné la théologie dans cette ville , en fut élu évêque Tan 1141.11 avoir eu pour maîtres les plus habiles théologiens de son temps «& il prit fous eux la manie de vouloir expliquer ce qu’il fautcroire & adorer dans ['humilité & dans le silence. 11 est aifficile,quand on veut raisonner fur les mystères , de ne pas s'égarer ; ilavar.ça dans ses commentaires fur les pseaumes , fur les épîtres de St.Paul, Sc fur les oeuvres de Boi'cc , des propositions téméraires sucla divinité. On lui reprochoit principalement d'avoir enseignés1. Que Telfence divine n’étoit pas Dieu. 2. Que les propriétés despersonnes divines n'étoient pas les petí’onnes mêmes. 3. Qye lanature divine ne s’étoit pas incarnée. 4. Qu'il n’y avoir que lesélus qui fustènt véritablement baptisés. Gilbert ayant continusd’enseigtrer fes erreurs dans un discours qu’il fit à son clergé , lesdeux archidiacres de son église le déférèrent au pape Eugene .L’examen de cette affaite fut commencéxà Auxerre, dans uneassemblée qui s'y tint au commencement de Tan 1147 , & con-tinué dans une autre assemblée tenue à Paris quelques mois après.Gilbert compírut à celle-ci en présence du Pape. St. Bernard futle principal de ses accusateurs. Le jugement de cette contestationfut renvoyé au concile de Rheims , qui fe tint vers le carême deTannée suivante. 11 étoit composé du Pape , des cardinaux , d'evê*ques de France, d’Allemagne, d Angleterre Sc d’Efpagne. St. Ber-nard fit avouer à Gilbert qu’il enfeignoit que l’essence de Dieu , fadivinité, fa sagesse > n’est pas Dieu , Sc le saint abbé attaqua forte-íiient cette proposition, Apre» que l'cn eût disputé long-temps.