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fils Philips t, infant d’F/pagne. Le zele avec lequel il remplitce poste lui mérita l'archeveché de Tolede. Il ne jouit pas long-temps de cette dignité ; car on prétend qu’il mourut de chagrincinq ou stx mois après, parcc que Philippe 111 qui venoit de suc-céder à son pere > ne lui témoignoit pas toute la considérationqu’il devoir à ses sevices. Nous avons de ce prélat un ouvragelatin fous CC titre : ColleHio conciliorum Uispania cum notis &emendarionibus. Ce recueil, qu’il publia en 15-4, >»-/»/. man-que d’exactitude dans plusieurs endroits, & on fait beaucoupplus de cas de la collection des conciles d’Espagne par le cardi-nal á’Apuire.
GIROUST , ( Jacques ) né à Beaufort en Anjou, entra dans lîlcompagnie de Jésus en rS^r. II y enseigna les humanités avecsuccès. S’étant consacré au ministère de la parole , il occupa leschaires les plus brillantes de la capitale 8c de la province. Ce jé-suite mourut à Paris en r«8s à 6; ans. 11 ne se distingua pasmoins comme religieux que comme prédicateur. Il ne fut pointde ces orateurs dont on a dit : le sermon édifie > & l'exempledétruis, s’il nourrit les fidèles du pain de la parole de Dieu , illes remplit de la bonne odeur de ses vertus. Nous avons de luicinq vol. de sermons, qui furent publiés en 1704, par le pereíretonneau , son confrère. L’onction en fait le principal caractère ;Télégance n’y manque pas , mais ce 11’est pas la principale qua-lité qui y domine. On souhaiteroit quelquefois que ses raison-iremens enflent plus de profondeur & son stvle moins de négli-gence , mais la perfection est si rare dans l’éloquence > qu’on nedoit pas être trop severe , en jugeant ceux qui s'y font con-sacrés.
I. GIRY , ( Lotis ) naquit à Paris d’une famille honnête. Lebarreau lui parut l’état le plus propre à ses talens. Il devint avo-cat au parlement Sc au conseil, & membre de l’académie fran-çoise. Le cardinal Mttz.arin instruit de sa probité & de son habi-leté > le mit de son conseil secret. Giry mourut à Paris en ríS;ì 70 ans. Ses mœurs furent très-pures; il écrivit en chrétien Scen philosophe, 8c il vecut comme il écrivit. Nous avons de luiplusieurs traductions d’anciens auteurs sacrés Sc profanes. Cellesdu premier genre font, I. Uhifloirc facree de Su.pice Severe ,traduite avec fidélité Sc élégance. II. Uapologétique de Teriullien »qui lui fit ouvrir les portes de 1 académie- III. La traduction dela cite de Dieu de St. Augustin , en a vol. rn-8° Sc !» 4°. IV. Epî-tres chastes de St Augustin , traduites en françois en s vol. in-iz.Tous ces ouvrages lui firent beaucoup d’honneur. II fut une despremieres sources de la pureté & de la politefie de notre lan-gue ; 8c quoique nous ayons eu de meilleurs écrivains depuis ,on ne doit pas ceffer d estimer ceux qui ont les premiers défrichéce champ aride Sc stérile.
II. GIRT , ( François ) fils du précédent, hérita des vertus Scdes talens de son pere. L'amour de la pauvreté 6c de la retraite