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saints, tandis que Santeuil , son confrère , les chantoit. Ce saintreligieux mourut en 1729 , de la mort des justes. On í’a acculéd’un zele amer & outré contre ceux qui ne recevoient p r s laconstitution unigenitu . On prétend même , qu'il fut fur le pointde rompre de communion avec son archevêque le cardinal deNouilles i mais il faut pardonner quelque choie á son attachementpour réglise & à sa piété stneere. Nous avons de lui , 1. Une his-toire manuscrite des hommes illustres de St. V : ctor y qui forme plu-sieurs vol. in-fol. On assure que cct ouvrage renferme un grandnombre de recherches. II- Plusieurs livres de piété parmi lesquelson doit distinguer celui qui a pour titre : Sacrifice perpeud de foi& d’amsur au Sc. Sacrement de l’tiittel , jn-12, 1734- Ou y voir uncœur embrasé de l’amour divin , Sa pénétré des plus vifs lémurienspour nos adorables mystères. L auteur étoit tout plein de i’ccri-ture-sainte , dont il applique à propos les passages les plus tou-chans. III. Des lettres, qui respirent les sentimens qui atiimoiencson coeur. IV. Des proses latines , oh il y a de l’onction.
GRANCOLAS, {Jean) docteur en théologie de la faculté deParis fa patrie , fit honneur à la Sorbonne par la profondeur deson érudition. Cette société le petdit en 1732. Son humeur aigreSc son caractère singulier éloignèrent de lui le cœur de ses con-frères. Les étudians le redoutoient comme le plus sévere exami-nateur qu’il y eut dans la Sorbonne. 11 fit toujours paroit.e beau-coup de zele contre les Jansénistes ; mais ce zele tenoit cìe lapassion. II étoit dur comme son caractère- 11 avoir cependant desvertus ,& il nl lui manqua que fart de les rendre agréables à sç samis. Nous avons de lui , 1. Un commentaire historique fer le bre~•viítire romain, en 2 vol. in- 12. Le savoir s’y trouve dans une abon-dance prodigieuse > mais il y est assez mal digéré. Ce livre estpourtant fort utile , & doit être lu plus d’une fois par ceux quirécitent le bréviaire romain. II. Critique des auteurs ecclésiastiques ,en L vol. i k- 4° , oh l’on trouve aussi beaucoup de recherches ,mais son jugement est quelquefois en défaut. 111. De ['antiquitédes cérémonies des facremens : ouvrage qui peut servir beaucoup auxcontroversistes , qui travaillent contre les nouveaux réformateurs.IV. Traduction françoií'e des catéchèses de St. Cyrille de Jérusa-lem. V. Un traité de lyturgie , oh cette matière est approfondie.On y souhaiteroit seulement plus d’ordre & de méthode. V!. Lascience des confesseurs , en 2 vol. in-\z. vu. Histoire abrégée Pe/’église de Paris , en 2 vol. in.iz. Elle fut supprimée à cause destraits.grossiers qui y croient répandus contre le cardinal de Noailios.O11 a publié á Venise en 1734 , une traduction latine du commen-taire de l'abbé CrancoUs lur le bréviaire romain ious ce titre :Orancoia . (Joau.) Comment, hijtor. in breoiarium romanum , e gallicoverjus , in 4“. Venet. 1734.
GRANDIN > ( Martin ) naquit à St. Quentin le r I novembre1604. U étudia les humanités d’abord à Noyon > & eníuite ì.Amiens , avec beaucoup de succès. Etant venu à Paris , il eníci-
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