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la jeunesse , aux festins , à la chasse - aux beaux habits, auxche-veux frises , aux discours de raillerie. Son pere qui remarquoiten lui un cres-bel esprit , l'envoya étudier à Cesarée, delà àAlexandrie , puis à Athènes où il s’appliqua à l'éioquence. Ce nefut qu’apres avoir quitte cette ville , qu il reçut le baptême ; &dès-lors il renonça a toutes les espérances du íìecie , pour travail-ler uniquement â devenir un parfait chrétien. Il médiroit fanscesse les saintes écritures , pour purifier son esprit de la cor-ruption des livres profanes. II domptoit fa chair par de gran-des austérités. Il veilloit fur ses regards Sc fur tous ses lens ,cou choir fur la terre , dans des habits rudes - Sc ne cherchoit deremede à l'iniomnie que dans' les larmes. 11 suivie St. Basiledans ìc désert, & il fut le compagnon de la vie admirable quecet illustre ami y mencit. Sous f empire de Julien il vin t à Na-Zianze , où il réconcilia ion pere âgé de sa ans , avec ies moi-nes Sc une grande partie de son troupeau, séparé de lui , parcequ’il avoir souscrit la formule de Rimini. St. Basi.e le choisitpour gouverner 1 église de Sasimes ; mais il renonça à cet évê-ché, atìn de n'êtte pas une occasion de dispute entre Basile Ut An-thi-'-ie , évêque de Tyanes , au sujet de la jurisdiction de laville de Salîmes. Son pere lui fit de si vives instances , pourl’engager à gouverner avec lui s église de Nazianze , qu’il futobligé de céder. Aptes la mort de son pere en 37; , 11 quitta cetteégliie à laquelle il n avoir jamais voulu ,‘attacher. 11 ne m’ap-partient pas, dit M .Raine , de juger un si grand homme ; maisil semble que dans l’état affligeant où étoit régisse , il autoitdû préférer futilité des fidèles auvgoût qu’il avoir pour la re-traite. L’églil’e de Constantinople étoit depuis long-temps rava-gée par les Atiens. Ceux qui conservoienr la vraie foi, croientlans p .steur , fans église , fans inllruóiion. Les Ariens y domi-noient depuis quarante ans, & toutes les hérésies y avoient unlibre cours. Personne ne parut plus propre à relever cette égliseque St. Grégoire. Envoyé à Constantinople en 378 11 combattitfortement les Ariens & les Apollinaristes, 6c ramena plusieursde ceux qu’ils avoient séduits. Son zele pour la foi de la Tri-nité l’exposa à la persécution Sc au mépris. Son extérieur n’etoitpas propre à lui attirer le respect des hérétiques Sc des gens dumonde. H étoit pauvre , mal vêtu ; son accent avoir quelquechose de rude & d’étranger ; son corps éroìr accablé d’infirmites,ia tète chauve, son visage desséché pat les maladies & les austé-rités. Grego-re ne íe rebuta point; il s’attacba 3 témoigner unegrande charité à tout le monde , à mener une vie pauvre Scmortifiée , à gémir devant Dieu dans le secret, à se préparer àl'exercice de ion ministère par la prière 8c par la méditation dessaintes écritures. Cette conduite vraiment épiscopale lui gagnaen peu de temps l’affection des habttans de Constantinople. Onpassa bientôt de ces premiers mouvemens de tendresse, aux sen-úmens de la vénération Sc du respect. L’ctjipeieur Theedofe étant