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gar sa vertu > qu’il étoit petit par sa taille. On lui attribue pin-ceurs miracles, qu’il rapportoit à St. Martin 8c à d'autres saints,dont il portoit toujours fur lui des reliques. 11 étoit très-bieninstruit de la doctrine de réglise, comme il paroît par plufleursdisputes, qu’il rapporte lui même; contre deux Ariens; contrele roi Chilferic , qui donnoit dans le fabellianisme ; contre unde ses prêtres, qui nioit la résurrection. En toutes ces occasionsGrégoire emploie fort à propos les preuves tirées de récriture. Dansles derniers temps de fa vie - il alla à Rome Sc fut très bien reçu dupape St. Grégoire. Ce Pontife voulant honorer l’éveque 8c l’egli-lè de Tours, lui donna une draine d’or. Il mourut à l’âge de5zans, après 2.2 ans d’épifcopat l’an SS5- Ses ouvrages ont étépubliés par dom Ritinart en r6<ip, in-fol. On trouve dans cetteexcellente édition. I. h’hificire cceléjìaJUqnc en dix livres , dont lepremier contient en abrégé toute la fuite des temps depuis lacréation du monde jusqu’à la mort de St. Martin. Dans les sui-vans, qui vont jusqu'en , il rapporte les faits avec plus (Déten-due , principalement ceux de son temps, y mêlant beaucoup defaits fur les affaires temporelles. II. Sept livret de miracler : dontil y en a deux de la gloire des martyrs: un dc la gloire des con-fesseurs ; quatre de St. Martin ; un huitième livre de la vie desperes. III. II avoir auflî écrit deux livresque nous n’avons plus : uncommentaire fur les pfeaumes , 8c un traité des offices ecclésias-tiques. Le grand nombre dè miracles qu’il rapporte > marqueplus de crédulité que de critique; 8c son style, comme il leleconnoît lui-même , se sent de la barbarie de son siecle.
V- GREGOIRE , surnommé le Grand , naquit à Rome d’une fa-mille noble vers le milieu du sixième siécle. Gordien son pere étoitsénateur 8c possédoit de grands biens. Grégoire fut préteur deRome , c'est-à-dire , le principal magistrat de cette grande villepour la justice civile. II prit de bonne heure la résolution de me-ner une vie véritablement chrétienne. Ayant acquis par la mortde l'on pere la libre disposition de ses biens , il fonda six monas-tères en Sicile , leur donna en fonds de terre des revenus suffi-sons. Il en établit un septième à Rome dans fa propre maison ,qui subsiste encore 8c qui est occupé par les Camaldules. Grégoirele choisit pour fa retraite. Il quitta ses riches habits 8c ses meu-,blés précieux , qu’il donna aux pauvres-, prit l’habit monastique,8c se mit sous la conduite des laints abbés qui gouvernoient cemonastère. La rigueur de ses jeûnes & l’austéritéde la vie l’affoi-blirent à un tel point ; qu'il tomboit en défaillance , lorlqu’ilétoit plusieurs heures fans prendre de la nourriture. Mais malgrése s infirmités, il 4’occupoit continuellement a prier , à lire lesdivines écritures > à dicter ou à ccrire. Qpelque désir que St. Gré-goire eùt d’obéir, il fut contraint de gouverner ses freres. Maisil trouva un moyen de se décharger de ce fardeau , en deman-dant au pape Benoit la permission d’aller en Angleterre travaillerà la conversion des ra'iens. Il étoit déjà parti, lorsque les RomainsTome II. E f