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Tome second.
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de Rome. 4 °. Enfin ií yavoit des oratoires qui étoient souvent dansles cimetières. C’étoit des chapelles où l’évêque envoyoit unprêtre quand il jugeoit à propos d’y faire célébrer le saint sacrifice.II y en avoir même dans les maisons particulières. St. Croirerégla les stations à Rome , c’est-à-dire, les églises où se dévoiefaire l’office chaque jour du carême , des qitatre-temps , ou desfêtes folemnelles. A l’égard des fêtes des saints, elles se célé-broient toujours dans les églises où étoient leurs reliques. IImarqua donc ces stations dans son sacramentaire , comme ellesfont encore dans le missel romain. Four représenter maintenantcomment la Messe pontificale étoi•célébrée, nous prendrons pourexemple celle du jour de Pâque selon les plus anciens ordres ro-mains. Dès le matin tous les acolytes du troisième quartier, & lesdéfenseurs de tous les quartiers se rendoient à la maison deLatran qui étoit la demeure du Pape. Les défenseurs étoient desclercs destinés à exécuter les ordres de l’évêque , pour futilité despauvres. Tout le reste du clergé de Rome se rendoit dès le grandmatin à l’église de la station ; le jour de Pâque , c’étoit à Ste.Marie Majeure. Il s’y trouvoit aussi toujous quelques évêques. LePape Sc les principaux officiers alloier.t à cheval : les acolytes &les défenseurs l’accompagnoient à pied. Dans cette espece de pro-cession on apportoit de la maison de Latran les livres 8 c les vasesnécessaires, Sc un acolyte portoit à fa main le saint chrême dans unephiole couverte d une serviette. Quand le Pape approchoit , lesacolytes Sc les défenseurs qui étoient de service ce jour-là, alloientau-devant avec le prêtre titulaire de la station. Les diacres l’ai-doient à descendre de cheval , 8 c il entroit d’abord dans la sa-cristie. Les diacres changeoient d’hahit à la porte. Les fous diacresaidaient le Pape à en changer aussi. L’un lui donnoit l’aube ; unautre la ceinture , la dalmatique de toile, la grande dalmati-que, Sc enfin la chasuble. Un diacre lui mettoit le pallium. Quandle Pape faisoit signe de commencer , les chantres se rangeoiencdans le choeur, Sc leur chef commençoit sartrienne pour l’in-troite, qui étoit suivie du pseaume entier dont on ne dit plusqu’un verset. Ces antiennes avec le commencement des pscaumes,font marquées dans l’antiphonier de St. Grégoire , telles que nousles disons encore , commençant au premier dimanche de faveur,Sc continuant toute satinée. On les appelloit introttes, parcequ’on les chantoit pendant que les fideles enrroient dans l'église& que chacun y prenoit sa place. Aussi-tôt que l’on entendoicchanter , le Pape fortuit de la sacristie s’appuyant fur le premierdiacre précédé de Tencens Sc de sept chandeliers portés par septacolytes- Avant qu’il fût à l’autel, les diacres qui étoient déjàdans le sanctuaire , ôtoient leurs planettes ou chaíùbles 5 car tousen portoient, jufqu’aux acolytes. Le Pape étant arrivé à l’autel,faisoit signe de dire Gloria Vatri Sc de finir le pseaume de fin-troïte. Après avoir prié quelque-temps incliné - pour demanderla rémission de ses péchés , il baisoic l’évangile , 8 c fautel au rni-Tomc 11. G g