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ensuite dans la maison d’en-bas, 8c passoit une semaine avec lesfrères convers ; mais il ne sortoit point de l’enceinte de la Char-treuse. Il établissoit un procureur dans la maison d'en-bas - pouravoir foin des affaires temporelles 6c pour instruire les frétésconvers. En recevant les hôtes - on logeoit Sc on nourrissoitleurs personnes seulement Si non leurs chevaux : la maison quiétoit pauvre , n'amoit pu soutenir cette dépense. Nous avons enhorreur, ajoute le pieux auteur > la coutume d’aller de côte 8cd'autre, & de quêter , & nous la regardons comme trésdange-reuie. Nous voyons avec douleur qu elle s'est établie chez plu-sieurs personnes , dont d'ailleurs nous estimons la vertu. LesChartreux se contentoient de donner l’aumône , lans loger lespauvres, de peur de nuire à leur profonde solitude , Sc de don-ner un soulagement corporel aux autres, aux dépens de leur pro-pre avantage spirituel. Les novices ne pouvoient faire professionqu’à vingt ans. Les habits croient très-pauvres ; car, dit fauteur,tout ce qui est à notre usage doit coûter peu , & doit annoncerla pauvreté Sc l’humìlité. On leur donnoit du parchemin 8c toutce qui étoit nécessaire pour transcrire des livres. C'étoit leur oc-cupation ordinaire, afin que ne pouvant instruire les fideles patleurs discours , ils le fissent par les copies qu'ils fa isolent deslivres saints. Chacun apprêtoit fa nourriture : c'est pourquoi onleur donnoit les ustensiles nécessaires > afin qu'ils n’eussent au-cune occasion de sortir de leurs cellules. Ils n’en sorroient eneffet que pour aller à régisse , où les jours ouvriers ils ne di-soient que matines 8c vêpres. S’il étoit nécessaire de parler , ilsle faisoient en peu de mots, fans employer les signes , commeles moines de Cluni. Car nous croyons , dit fauteur , que lalangue commet assez de péchés de parole , fans qu’il faille encoreen commettre par d’autres membres du corps. A f égard de lanourriture , ils lé contentoient de pain 8c d’eau le lundi , le mer-credi Sc le vendredi. Les autres jours ils faisoient cuire des légu-mes. Depuis la mi-septembre jusqu’à Pâque , ils ne mangeoientqu'une fois le jour. Le reste de satinée , ils mangeoient deuxfois, le mardi, Je jeudi 8c le samedi. Pendant savent ils nemangeoient ni oeufs , ni fromage. On n’achctoit du poisson quepour les malades. Ils usoient rarement de médecine : mais ils sefaisoient saigner cinq fois par an , 8c ne se rasoient que six fois.Ils n’avoienc ni or , ni argent dans leur église > excepté tris calice ,8c un chalumeau pour prendre le précieux sang. II leur étoit dé-fendu d'cnterîer chez eux aucun autre mort que leurs frétés, 8cde se charger d’aucun anniversaire. Le nombre des moines de laChartreuse étoit fixé à treize , 8c celui des frétés lais à.feizc ,parce qu’ils avorent pour réglé , de ne point s engager à une plusgrande dépense que le lieu ne pouvoir porter. Si n os successeurs ,ajoute fauteur , ne pouvoient conserver même ce petit nombre ,fans être réduit à f odieuse nécessité de quêter 8c de courir decôté & d'autre, nous leur conseillons de diminuer plutôt leui