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A R R.
ARRIERE-FAIX. C’cst un [ corps charnu , membraneux &sanguinolent, large & orbiculaire comme une assiette, épais d’un pou-ce , composé du placenta & des membranes chorion 8c ainnios, danslequel étoit situé 8c enveloppé l’enfant par un cordon gros comme lepetit doigt & long d’un pied ; c’est par-la que le fœtus reçoit la plusgrande partie de k nourriture. Dés que Tentant est sorti du ventrede. la mere Ton fait sortit Tarriere - faix > il doit être bien entier , ila quelques usages en Médecine : on préféré celui qui vient à la nais-sance d’un garçon à celui d’une fille ; on doit le choisir nouvelle-ment sorti a une femme saine & vigoureuse , entier , beau.
On Tapplique tout chaud sortant de la matrice, sur le visage pour eneffacer les lentilles ; on en fait distiller de l'eau au bain marie pourles taches du visage ; on s‘en sert aussi intérieurement étant léché 8cmis en poudre, pour lepilepíìe,pour hâter Taccpuchemcnt ,pour ap-parier les tranchées. La dolé en est depuis demi-fcrupule jusqu a deuxscrupules. ] On l’appelle placenta , parec qu’il a la figure d’un gâteau.
Tour faire sertir s Arriéré-Faix.
Prenez feuilles d’achcs récentes, pilez & donnez le suc avec du vinglane. La dose est un bon verre : il fait aussi sortir la môle 8c Ten-fant mort : en Hiver on pile la graine , on la fait bouillir dans dubouillon ou dans du vin , on le coule 8c on le donne à boire.
Autre moyen.
La poudre de testicule de cheval dont on donne dans du bouillon«nviron trois doigts, est merveilleuse.
ARROCHE. [ Herbe potagère » autrement dite Eenne-Dame i]C’est une plante que Ton culive dans les jardins. Elle a les feuilleslarges au pied de la tige, & pointues à la cime cn façon de fléchés,{ semblables à celles de 1a bette, dite poirée, excepté quelles ne fontpas si larges, & quelles font d’une couleur plus blanchâtre]grasses&îemplies d’un suc qui est plutôt jaune que verd ; sà tige, qui d’ordi-tiaire est noirâtre , croît de la hauteur de trois ou quarte coudées ,chargée de quatité de petits rameaux, fur lesquels naît la graine sem-blable à celle du cresson, mais beaucoup plus groflè ; on la sème & culti-ve dans les jardins, [ au mois de Mars, fur des planches bien labourées,dressées exprès, & dans des rayons tirez au cordeau > espacez l’un del’aatré de cinq à six pouces. Les arroches croissent vire , & il suffitpour cela de les tenir nettes des méchantes herbes, & de leur donnerde l’eau de rems entems,] 8c dans quinze jours elles font en état de-tte mangées , & fleurillent cn Juin & Juillet. Elle est ennemie de Testtomac.so graine est bonne contre Tépanchement de bile , Topilationdcfoie, 8c provoquent à vomir ; il ne k faut donner qu’aux gens robus-tes. L’herbe autant cuite que crue , appliquée , guérit les frondes &toutes les durerez, 8e elle fait tomber les ongles gâtées : elle ramollit& lâche le ventre ; fa graine prisé avec eau miellee, guérit k jauniilèIJí'ovenanc de l’opíktion du foie.
> Sa Culture.
Ï1 yen a deux espèces,k jaune 8c k rouge,kpremîere est 1a meil-leure. Elle se cultive comme k poirée , excepté qu’on ne k replantepoint , il suffit de la sarcler 8c l’arroser dans le besoin.
[ARRONDIR, en terme de manège , signifie dresser un che-val à manier en rond , soit au trot ou au galop , soir dans un grandou petit rond fans qu’il se traverse & se jette de côté. ]
[ARRONDIR, en terme de Chapelier, est couper Tarréte du bordd’un chapeau , après y avoir tracé un cerle avec de k craie,en tour-nant une ficelle autour du nœud du chapeau.
ARROSEMENT. C’est Faction d’arroser. On dit dans le jardi-nage : Les arroíemens sont absolument nécessaires aux plantes poul-ies faire croître.
Régies générales pour les Arrofemtns.
Quand les plantes qui sont en Hiver dans k ferre, ont besoind'être humectées, on arrose k terre doucement, deux heures aptes lesoleil levé : il ne saut jamais mouiller k plante. On ne fait pas malde sc contenter de mettre le bas du pot dans l’eau à k hauteur detrois doigts.
En Ere on arrose le soir , 8c jamais , disent quelques-uns , le ma-tin, de peur que l’excessive chaleur, échauffant trop l’eau > ne tour-mente les plantes. Les Maraîchers ou Jardiniers de Paris, arrosentpourtant leurs légumes durant tout le jour , 8c ils rte s’en trouventpas mal.
Monsieur de k Quintinie défend de se servir jamais d’eau échauffée& tiède pour les arroscmens. II prétend avoir reconnu par expérien-ce , qu'une telle eau est funeste à toutes fortes de plantes. Cependantquelques Curieux s’en servent fans façon.
ARROSOIR , est un outil de cuivre rouge ou jaune,& ce sontles bons : le rouge vaut mieux, il y en a de fer-blanc & de terre , &ceux-là sont indignes des grands jardins : cet arrosoir est fait en for-me de cruche , & sert pour arroser les plantes ; il doit avoir uu ven-tre capable de tenir au moins un seau d’eau ; avoir un col, & en-suite un goulot ou ouverture assez grande , par où l’eau entre dansce ventre ; avoir une pomme percée en une infinité d’endroits, afinque l’eau sorte en forme de pluye , & que par ce moyen elle puiílèhumecter doucement k terre fans k rendre dure & battue; avoir en-fin une anse ronde passablement grosse , autrement une espèce demanche par où le Jardinier en prend un de chaque main pour lesporter 8c les vuider.
ars. árt. $p
A R 5.
[ARS, terme de manège ; ce sont les veines où Ton saigne leSchevaux ; elles sont au bas de chaque épaule ; il y en a aussi aux mem-bres de derriere 8c au plat des cuisses. ]
. ARSENIC. [Est une matière minérale » formée ordinairementen gros morceaux durs, peíàns,calkns, très-bknes, lissés, luisons oucrystulins, de substancelulphureuse,caustique, 8c un poison fort vionlent:cette matière est tirée d’unc espèce de cad.nie naturelle,oupiettrc appelléc Cobtdtum . ] On en distingue de trois fortes ; le blanc , qvuest transparent ; le jaune , qui est l’orpimcnt, & le rouge , qui est lareagal ou le sandaraque.
L’arsenic blatte est tiré d’une pierre nommée Çobalìum. On l’appekle simplement arsenic, c’est celui qu’on vend chez les Droguistes. Ortparlera des deux aunes espèces en leur lieu. [ Voici k maniéré de fai-re l’arscnic.
On met le cobaltum sur le feu ' dans un fourneau fait exprès , 8con le fait rougir ; il s’cn éleve une fleur en maniéré de farine blan-che qu’on reçoit dans une grande chape , ou dans un tuyau de che-minée bouché par le hailt : on continue le feu jufqu’à ce qu’il nes’en éleve plus rien , on ramasse ensuite cette fleur , on k met dansun vaisseau de terre , Sc par un feu moins fort que devant > on kfait fondre & on 1a 1 aillé condanser en refroidissant. On sépare en-fin cette matière 8c on la casse en gros morceaux : c’est Társcnic blancqu’on appelle simplement arsenic , comme par excellence , parcsqu’il est le plus Lot t de tous. On le vend chez les Droguistes. LesNaturalistes anciens avoient tous ouï qu’il y avoir un arsenic blancnaturel qu’on trouvoit dans ses mines , tel que nous le voyons ; maisils sé sont trompés ; les modernes ont reconnu qu il n’y en avoirpoint d’autrc que celui qui se tire du Cobaltum , comme il a étcdit. M. Homberg est un des premiers qui nous ait donné en Frangela maniéré de faire T arsenic. La plus grande quatité de cette matièreminérale vient de Milnie en Allemagne. La vapeur qui s’éleve ducobaltum a une odeur d’ail ou de souffre : lì elle lent le souffre, c’estun indice que k matière rendra beaucoup d’arsenic.
On choisit Taríènic blanc , beau , luisant en dehors & en dedans >8c en gros moceaux crystallins j on n’estime pas tant celui qui estd’un blanc matte.
En travaillant fur Tarfenic blanc dans des vaisseaux de verre , onTa souvent réduit par 1e feu cn un verre fi transparent 8c si sembla-ble au verre commua , qu’on ne le pouvoir distinguer du verre duvaisseau, qu’en ce que k verre d’arsenic étoit plus friable 8c plus casesont. J
£jsets violent de F Arsenic.
Le plus dangereux des trois fortes d’arsenic est le blanc; il ne com-mence ordinairement à faire son effet que demí-heure après qu’il aété pris » parce qu’il lui saur quelque-tems *pour débarrasser Ion selqui est enveloppe dans le souffre. Alors il cause de grandes douleurs ,de déchiremens , des inflammations dans les viscères , des vômillé-mens violens, des inquiétudes, des convulsions , un abattement gé-néral , 8c es fin so mort fi on n’est secouru.
Remède'contre t Arsenic.
La graisse fondue , & l’huile buë en grande quantité , le plutôt-qu’il est possible, sont fort propre pour embarrasser 8i envelopper lespointes de ce sel brûlant , Sc pour le faire sortir parle haut 8c parlebas:ensuite il faut prendre du lait avec abondance,.pour achever d’a-doucir la vigueur de ce poison.
Vertus ds 1‘Arsenic.
On Tempìoye pour blanchir le cuivre , Targent > 1c letost > & au-tres "ftiatieres métalliques. C’vst ce minéral qui rend les épingles plusfermes ou moins pliantes en ses blanchiiunt. II consume Sc mangeles chars ; ori Tapplique fur les cors des pieds , 8c son huile causti-que sert à consumer les chairs baveuses des playes. O i ne doit ja-mais en donner intérieurement, quelque précaution qu’on ait prise ,
[ quelque préparation qu’on lui aìt donnée , 8c quelque petite doseque ce loir ; car il communique toujours une méchante impressiondans le corps.] 1
A R t.
ARTERE. Le sang est porté du cœur à toutes les parties dticorps de T animal par plusieurs tuyaux ou vaisseaux nommés artères.L'artère pulmonaire porte le sang du ventricule droit du cœur auXpoumons. L’artere aorte ou l’aorte simplement le distribue à plusieursautres rameaux pour le porter dans toutes les autres parties, tant su-périeures qu’inférieures,
Il aorte en sortant du ventricule droit du cœur, forme un demi-cer-*cle , qu’on nomme la crosse. De la partie fupérieute de cette croisepartent 1a souclaviere droite , k souclavterc gauche , k carotide gau-che , qui font destinées à fournir Je sang a la poitrine , aux bras ,8c à 1a tète. Chacun de ces artères se ssivise en plusieurs autres ra-meaux,
L’aorte défendante sert à porter le sang aux parties inférieures jelle se divise en quelques-autres , qui produisent aussi plusieurs ra-meaux. Les plus conhdérables font i°. La céliaque,qui produit troisbranches , lavoir la iplémquc qui va à k tarte; k stomachique quira à Te île mac ; 8c l’hépatique qui va au foye, i». La méientérique
H i j supé-