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A V O.

turcs, additions]& répt/nscs, quand il s’agilsoít de matières réglées, enpreuves & enquêtes, & ne se sont pas contentez d’alleguer leurs faitspositifs, & probatifs. François I. cn i f 3 ; Chap. 4. An. 11. & 1S39.Art. 40. 41. 44. A 4s.

VIII. S’ils ont plaidé & fait les écritures pour leurs parties, briè-vement & substantiellement,& ne les ont pas étendues fans nécessi-té i car outre qu'ils fe rendent parjures en n observant pas le fermentqu’ils en font tous les ans à 1 entrée de la Cour, ils font obligez derestituer tout ce qu’ils le font fait donner injustement. Jean, if63.Cbailes V. 1334. Art. 3.

IX. S’ils ont empêché par malice, ou paresse que les causes qui dé-voient être vuidées en audiance fur le champ, ne l’ont pas été, ilsfont obligez en ce cas à restituer les dommages & inreréts qu’ils ontcausé par-la > & condamnez à l’amande par ies Ordonnances. Or-donnance de Blois, touchant la justice, Art. 12s. François premier 1333.An. i2.

X. S’íls se font communiquez les faits & pieces les unsaux autresavant que de plaider : & si depuis l’Ordonnancc de Louis XIV. ilsl’ont observé en toutes choses exactement. François premier 1339.Art. 30. Ordon. de Loues XIV. 1667. tit. de C' objervation des Ordon-nances.

XI. S’ils ont allégué sciemment en plaidant aucunes raisons oufaits faux, inutiles & impertinens. Ordonnance de Blois, Art. izs. Pran-fois 1 . en 1 í3S. Chap. 4. Art 3. & en 1 s39. Art. zs.

XII. S’ils ont pris pour leur conseil, écritures & autres peines, plusqu’il ne leur appartient. Charles 111 , en 13-99. -Art. 90. Ordonnancede Blois, susdite, An. 161.

XIII. S’ils ont eu le foin qu’ils dévoient des causes des pauvres. S.Thom. supra, Art, 1. ai 1. & Art. 4. ad 1.

XIV. S’ils fe sont emportez contre les parties, ou autres person-nes, en paroles injurieuses & calomnieuses. Vhiltppe VI. 1 944. Char-les Vil. 14s 3 - Art. 34.

XV. S’ils ont gardé lc secret de leurs parties. S. Tom. 1. 2. q.70. An. 1. ad 1.

XVI. S’ils n’ont point favorise par leurs consultations , la passioninjuste des parties : Saint Charles défend aux Confesseurs de les absou-dre , tandis qu’ils persévèrent dans ce péché. S. Caroli Alla part. 4.JnSlruB. Confeffariorum.

XVII- S’ils ont travaillé les Fêtes & les Dimanches > par esprit

avarice, ou s’ils sc font tellement occupez aux affaires temporelles,qu’ils n’ayent pas pris tout le rems qu’il falloir pour s’acquitter dece qu’ils doivent à Dieu , Sc des obligations de leurs consciences,Zieuter. 6. in 7. dscret. lib. tit. 9. Pius V. cap. 2. S. Thom. i. 2. q. ss.Art. 6. in corp.ét Art. 1. in cors.

A V OIN E. L’Avoíne est íi connue , qu’il n’est presque pas be-lóin d’en faire la description.

II y en a deux espèces , lune cultivée & I’autre sauvage. L’avoinecultivée a sa tige partagée en plusieurs nœuds ; elle ressemble au fro-ment dans fa feuille & dans son chaume. A la cime porte comme depetites sauterelles de deux pieds , au dedans defquelles est Je grain .qui est longuet Sc blanchâtre : on la semé dans les étangs mis a sec ,Sc elle aime les lieux froids & humides.

[ On commence à semer l’avoine lì-rôt que le mois de Février estvenu , Sc que la terre paroît meuble , ce qui arrive ordinairementdans les terroirs legers Sc pierreux ; il est bon que les terres où onles semé ayent été recasl'ées , c’est-à-dire, qu’elles ayent eu un labouravant l’Hiver , afìn que le chaume qu’on y a enterré puisse s’y con-sommer.

L’avone qu’on semé dans Ics terres froides & humides, & dans lesprez nouvellement défrichez , est sujette à dégénérer cn avoine fol-le > Sc rend ainsi tant de paillle Sc si peu de grain, que c’est presquepeine perdue que d’en risquer la semence & les labours. 11 faut ob-server , lorsqu’on ícme de l’avoine , que si c’est dans une terre forte,de ne Ja point semer dcllòus , c’est-à dire, qu’après qu’clse est répan-due fur terre ( les sillons du champ étant tracez avec la charrue ) rlne faut point se servir de cette charrue pour la couvrir , mais feule-ment de la herce ; & au contraire , si c’est une terre legére ou pier-reuse , de ne point craindre de couvrir le grain de terre à laide de lacharrue, quoiqu’il y en ait après cela qui r.e laissent pas de palier lahcrce fur le champ.]

Chacun fait que c’est la nourriture des chevaux & non destommes ; néanmoins dans une très-grande famine , on t st quelque-fois contraint d’en faire du pain, qui n’est guercs agréable a u goût j& Cassen , parlant des proprsetez de ce pain , dit qu’il ne lâche niarrête le ventre > mais qu’à cet égard il tient le milieu. En tantque médicament , là farine a la même vertu que celle de l’orge ;car étant appliquée en forme de cataplâme > elle dessèche & di-gère médiocrement & fans mordication. Elle est pourtant unpeu plus froide & un peu astringente , si bien quelle est propreíl arrêter les flux de ventre. Dioscoride tient que fa bouilliearrête le ventre , Sc que Ion bouillon est propre pour ceux quifont atteins & travaillez de la toux : Sc Pline dit quelle ôte les ta-ches.

[ On la dépouille de fa bâle Sc de son écorce dans un moulin f utexprès , & on en prépare ce qu’on appelle gruau , dont on fait uneboisson pecto.ale > adoucissante , légèrement apéritive, propre auxpersonnes échauffées & maigries par de longues maladies ; Sc on leprépare comme l’orge mondé. On fait aulli avec le Gruau & le laitune forte d c bouillie qui fournit un aliment très-utile& plus leger quele ris, L que Forge mondé. Pour le rumatilme de poitrine , un íà.: d’a-voine bouilli dans du gros vin appliqué fur la partie qui souffre, fou-lage fort ses malades. ]

'Remarquez qu’on lé sert aísez souvent de l’avoine crue, mise dansun saciict, laquelle on humecte de vinaigre qu’on applique fort chau-dement sur k ventre pour appajser les douleurs de colique, & de ma-

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trice. [On l’emploïe aussi cn décoction pour prendre cn potion,ouen gargarisme, ou en lavement. ]

Elle a une partie des vertus d’orge ; car en emplâtre clic deíse-che légèrement, étant, gruée elle rafraîchit cn nourriture les hom-mes ; mais elle échauffe les chevaux qui la mangent avec lccorce.La bouillie faite avec la farine, resserre le ventre Sc nourrit médio-crement. La farine est bonne en emplâtre pour ses inflammationsdes membres; etant cuite dans du vin, elle ôte les taches du corps.

L’Avoine sauvage est semblable a 1 a quoquiole & à l’autrc avoi-ne en toutes choses, excepté que ses grains font plus grands Sc plusnoirs. Elle proccde des blés corrompus , comme le Chambucle 01*Ustilago , fait du seigle mêlé > & d’orge quelquefois. On la mecbouillir avec fa racine en l’eau , & on la laisse cuire jufqu’à la con-somption de la troisième partie ; puis on coule 1e tout : & il y faucajouter autant de miel qu’rl y a de colilé, & après il faut recuire letout jusqu a ce qu’il devienne aussi épais que le miel fondu, Sc trem-per un linge dans cette décoction & le rpettanc au nez , c’est un re-mede singulier contre la puanteur des ulcérés qui y viennent : d’au-tres y mettent d’aloës pulvérisé, & s’en serveur comme dessus : cuitedans du vin avec des Roses sèches , elles corrige la puanteur de labouche.

[ Far l’Ordonnance du mois d’Octobre 1 669. ] Les mesures à bléservent à distribuer l’avoine ; cependant on a réglé le septier de l’a-voine à 14. boisseaux > paice qu’il faut 1c double d’avoine pour fairele même poids de blé.

Foret avoine, est celle qui est stérile. On la distingue parune barbe dont on se sert à faire des higrometres, qui lont des ma -chines qui lont connoitrc i’humidité ou Ja sécheresse del’air.

AVORTER. C’est pousser son fruit avant lc tems. Lorsque lesArbres font battus des mauvais vents, ils font sujets à avorter, &poursors leurs fruits ne viennnent point en maturité.

Avorter. Se dit communément des femelles des animaux.On le dit aussi quelquefois des Femmes qui accouchent avant ter-me , fut tout si elles lc lont procuré Favortement par des breu-vages ou autres moïens , ce qui est un crime très-énorme. Cel-les qui font sujettes à avorter doivent souvent manger de la sau-ge*

Préservatif contre Vavortemertt.

Prenez des écrevices au tems de la pleine Lune; pilez-ses, Sttirez en se phlegme au bain-marie pour les réduire en une substancelèche qui fe puiise pulvériser. Cette poudre prise depuis un scrupu-le jufqu’à une demi-dragme ou une dragme,est un bon diurétique,un grand préservatif contre Favortement , & un remede contre larage.

A V R.

AVRIL. C’est le quatrième mois de l’année qui commence aumois de Janvier. II a trente jours. Le Soleil entre dans le Signe duTaureau vers le zo. de ce mois.

Profits a f Are m ce mois.

Dans cc mois qui nous ouvre la belle saison , on aura achevé devendre les fromages secs, les beurres salez & fondus ; ainsi l’on n’en-voiera plus au marché que les frais, Sc les œufs que les Poules pon-dront alors en abondance, si elles font bien nourries.

Les petits poulets ne sc vendent pas mal encore en ce tems , Scquand on les vendroit tous fans en garder pour élever, on ne íeroitpas mal , la saison n etant point encore trop avancée pour en avoird’autres pendant toute l’année.

On ne fait plus de cas au marché de la grosse volaille lorsque lemois d’Avril est venu , à cause que ces animaux entrent en amour,ce qui leur fait perdre tout leur goût ; ainsi il faut vuider fa ballc-courde tout ce qu’on a de superflu de chapons , de dindes Sc de poules ,avant ce tems-là.

Les pigeonneaux pâtus, si l’on en a , ne resteront pas au mar-ché , pour peu qu’il y ait dc délicats dans les Villes où vous les en-voyez.

Le Perc dc famille réservera juíqu’à ce tems-là ses moutons pourêtre vendus, & ne s’en défera qu’à trois ou quatre ans : ce bétail estcher pour lors , & de l’argent qu’il en retire , ce Pere de famille enbon œconome , commençant de sc remuer , va aux foires, Sc en ra •chetcra quelque génisse pour nourrir.

S’il y croie quelque veau en ce tems-là dans les endroits des bonspâturages, on ne les vendra point du tout > à cause que pour lors ilssc donnent à trop bon prix > mais iì le pays est ingrat Sc qu’il n’yait pas dequoi les nourrir , il vaut mieux les vendre aux Bouchers àbon marché, que de vouloir mettre à les nourrir plus qu’ils ne valentdans la fuite, si l’on ne veut risquer de Ics perdre tout-à-fait.

Sur la fin de ce mois , si l’on a de bonnes pâtures , on pourraacheter quelques bœufs, ou vaches maigres à bon marché , pournourrir jufqu’aux vendanges qu’on vend ces animaux , qui doi-vent pour lors être gras ; mais qu’on prenne garde , lorsqu’on sedonnera de cette sorte de bétail , qu’on prenne garde , dis-je , quscette maigreur ne soit point caillée ou par trop de vieillesse , ou patquelqu’autre infirmité ; pour i’âge , cela se connoit aisément : pourl’infirmitc , ou il en est guéri . ou il n’en cil pas , & s il en estguéri, & qu’après savoir bien examiné , on ne remarque plus furlui aucune marque de maladie , li-non cette maigreur qui en pro-vient , on pourroit F acheta, Sc commençant à traiter cette maigreur