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A U R.

tek, & on plante tout ce qu’on a besoin d'eft planter , deux danschaque folle creuse dc trois à quatre pouces > & éloignée l’une de 1 au-tre de deux bons pieds & demi; chaque planche doit avoir quatre¥ pieds de large pour contenir deux rangées d’Artichaux.

On plante encore des Asperges, & on regarnit les places qui ontmanqué, si on peut les connoitre d’abord, & on prend loin d arroserquelquefois les nouveaux pieds. »

On lie encore les Laitues qui ne pomment pas comme ellesdevroient. v

On tient les fenêtres des serres d’Orangers ouvertes pendant tousles beaux jours, pour les raccoíìtumer au grand air. <

On fort vers la fin du mois les Jallèmrns, & on les taille.

On ta Ile la Vigne dès les premiers jours du mois, si on nel’a faitdans la mi-Mars, & on taille plutôt celle des espaliers que celle quiest c n plein air.

On a mis au mois de Mars en terre les Amandes qui ont germé debonne heure, Sc on met en ce tems-ci celles qui n’ayánt pas germéavec les autres, avoient été remises dans du terreau, ou de la terre,eu du fable, &c.

Les Jardins dès le commencement du mois, doivent être presquedans leur perfection, tant pour la propreté universelle, que pour voirla terre couverte, soie de toutes les graines qui ont dû être semées& avoir levées, toit de tous les plants 'qu’on y a mis, à la réservedes Chicorées, Céleris, des Choux-iîcurs, &c. qu’on ne replante quevers la mi-Mai.

Enfin, si on a manqué de faire en Mars tout ce qu’on devoir avoirfait, il le faut faire dès le commencement de ce mois , & particu-lièrement, il faut semer le Persil, la Chicorée sauvage, les premiersHaricots; on feme ks seconds à la mi-Mai, & les tioiliémes à la fin,c’est pour en avoir au bout de deux mois : on feme aulh d’autres Lè-ves dès la mi-Avril.

C’est dans ce tems-ci que les Fraisiers en pleine terre font leurs«romans, & qu’rl y faut extrêmement prendre garde pour arrachertous les Coucous, c’est-a-díre, les Fraisiers qui fleurissent beaucoup& ne nouent point ; on veut même qu’on arrache les Captons, àmoins qu’on ait une amitié particulière pour eux : ils font facilesà connoitre par leurs gros montans courts & velus, leur ■ fleur lar-ge , leur feuille couverte de poils & presque piquante ; mais pourles Coucous il est difficile de ks connoitre > & fur-tout avant queleurs montans soient faits. La plupart sont des Fraisiers qui ontdégénéré, & ainsi les feuilles des bous & des mauvais fe reílèmblencallez. Mais ces pieds dégénérez en font ensuite par loirs traînassesune infinité d’autres qui font très-beaux , & par conséquent forttrompeurs : ceux qui les contredisent s’apperçoivcnc bien qu’iîs fontun peu velus & plus verdâtres que les bons ; mais enfin n on n’estextraotdinairement appliqué à faire la guerre à ce ma heureux plant,qui imposé la beauté, on fe trouve en peu de tems réduit à n’enavoir plus d’autres; c’est à lili que convient particulièrement le pro-verbe , de belle montre & peu de rapport. ■

11 faut beaucoup pincer !cs montans de Fraisiers & cn arrachesmême quelques-uns de ceux que les pieds foibles fonc tn troprande quantité: pincer eest ôter ks dernieres fleurs & les derniersoutons de l’cxtrêtnité de chaque montant, pour n’y laisser quetrois ou quatre au plus de ceux qui ont paru les premiers fur cesmêmes montans , Sc qui en effet four les plus près de terre ;c’est particulièrement vers la fin du mois que commence la Lunede Mai, qui est si féconde & fi vigoureuse cn ses productions,qu’ilfaut avec tout le so’n possible parcourir les espaliers, pour retirer dederrière les écha’as les Branches qui y font gliilées, soit les rnenués,soit particulièrement les grosses.

C’est pend nt cc même tems que fe doit faire la troisième cailledes Pêchers & ces autres fruits a noïaux : la deuxième s’est faitependant la fleur, pour ôter les endroits qui n’ont pas fleuri commeon Lavoir espéré. Dans celle-ci on compte que les fleurs qui doi-vent nouer font nouées , & partant il ne faut ici compter pourPêches véritables que celles qui sont bien nouées , & même quisont aflèz grofles; parce qu’enhn il en tombe allez jufques-là, quoiqu’ellesparoiflèntêtre bien nouées: il est donc à propos de racour-cir toutes les branches qui ont été labiées longues pour fruit, &qui non-feulcment, ou n’en ont ont point retenu, ou n’en ont retenuque peu , & peut-étre poulie soiblement, c'est-à-dire , font detrès-petits jets, ou ne font simplement que des feuilles. Il faut rédui-re les plus foibles de ces branches a ne taire qu'un íèul jet, ou deuxau plus, & généralement racourcir toutes les branches qui ne pa-rodient pas vigoureuses , ou parodient brûlées par les roux-vents >Sc enfin proportionner à l’état naturel de chaque Arbre la chargequ’on lui doit, selon son plus ou son moins dc vigueur ; & ainsiil en fant Iadieu beaucoup aux Arbres vigoureux , Sc fur-tout s’ilssont venus de nouveaux, & en laitier peu à ceux qui sont foibles,Sc toujours d’avoir en vûë de faire ce qui s'appelle un bel Arbre, pre-nant soin que, tant que faire fè pourra , chaque branche à fruit aitun fruit à son extrémité. Cette troisième taille se doit faire devantque de palisser, ou au moins en paliflànt. >

C’est aussi vers la fin d’Avril qu’il faut pincer, c’est-à-dire , rom-pre à quaue ou cinq yeux les gros jets, qui en quelque Pêchers fontvenus fur la grosse taille de Tannée , c fin dc leur en faire poussertrois ou quatre médiocres, qui soient en partie pour fruit , au lieudune qui feroit restée íèul & à bois ; cela se doit faire particuliè-rement fur ks fort grofles qui poussent a Textrêmité de T Arbre hautmonté , quand en effet d est déja assez élevé : cela fe fait quel-que fois, ma s rarement sûr celles qui poussent en bas, quand on abesoin de garnir quelque vuide qui s’est fait auprès de très-grollesbranches, soit jaunes, soit vieilles, qu’on aura racourcics a la tailleel’Hiver. Ces grosses sont aflèz sujettes à ne rien pousser, ou à deve-nir pleines de gomme, tant elles mêmes que les nouvelles qu’elksproduisent au Priatems ; il n’est pas á propos de pincer tous les au-Tome l.

A U R. A U T. A U V. A X U. 7;

tres Fruitiers, à la réserve des greffes, qui arant été faites fur de grospieds, ont commencé de pouffer avec beaucoup de vigueur; ses jetsde telles greffes en deviendroient trop grands Sc trop garnis si cet-te opération ne ses arrêtoit, & ne leur faifoit produire beaucoup dcbranches qui se trouveront bonnes, au lieu d’unc qui auroit pû de-meurer inutile : on a beau pincer hors de telles occasions, il n’en ar-rive a cun avantage. Le pincer s’étend aussi quelquefois fur les Fi-guiers, mais cela ne fe fait qu’à la fin de Mai.

[AURIPEAU ou CLIN QJJ A N T, est de cuivre jaune bat-tu , jufqu’à cc qu’il ait été réduit en feuille mince comme du papier :il sert aux Passementiers. J

[ A U R O N E-M ALE. Elle jette plusieurs tiges rougeâtres, du-res, fragiles, rameuses, remplies de moelle blanche : elle croit à lahauteur de quatre ou cinq pieds; fes remises sont étroites ou dé-coupées menues, dune odeur forte, aromatique, d’un goût amer &acre: les fleurs & les semences sont semblables à celles <re 1 Absinthe,de couleur un peu plus jaune; fa racine est ligneuse; on la cultivedans ses jardins.

Elle est incisive, détersive, aperitive,vulnéraire, atténuante, réso-lutive ; elle tuë ses vers > résisté au venin, excite les urines & les moisaux femmes ; elle chaise ses vents & fait croître ks cheveux, étantappliquée Sc écrasée sur !a tête.]

A U T.

AUTOMNE. C’est la troisième saison de Tannée; elle commen-ce le zi ou zz du mois de Septembre, lorsque le Soleil entre au Si-gne de la Balance, & finit vers se n de Décembre.

C’est en Automne qu’on recueille les Fruits & ses Olives, Sc dansquelques Pays Septentrionaux on tait la Vendange au commencementde cette saison.

[ A U T O U R, est une écorce qui approche en figure Sc en couleurdc la Candie, mais elle est un peu plus épaisse , ayant en dedans lacouleur d’une Muscade caflée , parsemée de beaucoup de petitsbrillans. Ei’e est fort legere , spongieuse, d’un goût presque insi-pide Sc fans odeur : elle nous est apportée du Levant. Elle entredans la composition du Carmin. L’Autour fait partie du Négoce desMarchands-Epiciers-Droguistes de Paris, qui la ti ent du Levant parla voye dc Marseille.

[AUTOURSERIE. Art de dresser & de faire voler sesOiseaux. ]

[AUTOUR SIE R. Celui qui a foin de dresser ou de fairevoler les Autours.]

[AUTRU CFIE est un des plus grands Oiseaux, y en ayant deplus de dix pieds de haut, à ses mesurer du sommet de la tête a Tex-trêmité des pieds. Sa tête est petite St peu remplie de cervelh , cou-verte de petits poils jaunâtres; ainsi elle est presque chauve Sc íànsplumes, aussi bien que fes cuisses & fes flancs; sis yeux ont une r-ure ovale comme ceux de Thomme, couver, s d’une paunieie mo- -île par en haut, contre Tordinaire des Oiseaux : son bec est court& pointu, sa langue est petite, son. cou est long & couvert d’uneefpece de duvet blanc, un peu grisâtre & luisant , qui tient plus dupoil que de la plume ; aussi se ’nomme-t’on souvent | oil d’Au-truche. Son dos est large, fes ailes sont courtes, garnies de bellesplumes blanches, ou noires^, ou brunes , grises, molles , touffue- :son corps est couvert de plumes blanches, noires & grises: fa queueest blanche i fes cuisses font grandes , grosses & chai nues, íàns plu-mes , mais couvertes d’une peau ridée , blanche , rougeâtre : íèsjambes font couvntes de grandes écailles > & Ton a trouvé qu’ellesavoienr quelque reísemblan.e avec celles dis Chameaux ; c’est cequi a fait nommer cet Oiseau Síruthiocamelus. Ses picas fontJ fourchus comme ceux des Bœufs , ayant feulement deux grandsdoigts. Cet Oiseau naît en Astique , en Ethiopie, en Arabie, auPerou : il aime ses déserts; on en voit quelquefois un grand nom-bre attroupez ensemble ; i! court vite , il ne se sert point de sesailes pour voler, mais il ses employé comme des voiles lorsqu’il a1e vent favorable. On se sert dts plumes de iès aises Sc de fa queuepour faire les ornemens que nous volons aux chapeaux & au hautdes lits : celles qu’on tire des mâles sont plus belles & plus estiméesque celles qu’on tire des femelles, parce qu’ellcs sont plus larges,mieux fournies , se ut bouts plus tousses & se ut soie plus fine :chacune de ces ailes porte en son extrémité deux corps longsd’un pouce, creux, durs comme de la corne, ayant à peu près lafigure d’une plume de Pore Epi. Ses œufs sont gros comme latête d’un enfant, de figure presque ronde ou ovale : leur coquilleest épaisse, dure, blanche, unie, on en fait des vases ; le dedansest bon à manger.

L’Autruche le nourrit d’herbcs , d’orge , de feves , d’os ; elleavale aussi du fer, du cuivre, des cailloux & elle ses digéré parse frottement Sc par Tattenuation qui s’cn fait dans son estomac,mais elle n’en tire point tjourrituie ; ces matières dures ne ser-vent qu’à briser & à raréfier les substances rendres & alimenter,fesavec lesquelles elles sc trouvent mêlées; & fi elles en avalent uneplus grande quantité qu’il n’en faut pour faire ce brisement ou atté-nuation, elles en font malades & en meurent. ]

A U V.

[AUVENT. Petit tort fait de planches qu’on met au-deflusdes boutiques pour les garantir de la pluie Sc du Soleil. ]

A X U.

[AXUNGE, autrement AX ONCE. C’est la graisse la plushumide & la plus molle qui sc trouve fur le corps des animaux •

K on