Band 
Hauptband
JPEG-Download
 

76 BAL BAL.

bre, & même à ceux qui l’oiit trcp libre, & qui sont sujets à quel-que flux dc sang, parce que 1c bain excite & provoque le sang , lemettant en mouvement ; Sc enfin à ceux qui font foibles, parce qu’ilabat les forces.,

Sain four la propreté du corps .

Prenez dc l’Eau de rivière, faites-Ia chausser, & metrez-y une bon-ne poignée dc sel ; quand ce sel sera fondu > ôtez l’eau de dessus le feuavant d’avoir bouilli ; mêlez - y ensuite du miel blanc six livres, alunde roche pulvérisé une livre, lait d’anesse six pintes ou plus. Lorsquele touc cil bien rnélé, & un peu plus quetiede,on s’y baigne. Onpeut ajouter des lenteurs.

Bain. Terme de Chimie qui se dit de plusieurs coctions , distil-lations ou autres opérations qui se font sur des matières propres àentretenir une chaleur douce. Ainsi on dit, un bain de cendres lorsqu'on met la cucurbite où font les matières qu’on veut distiller forles cendres , & qu’on met le feu dessous. Bain de íàble , qu'onappelle auíli bain de séparation. Bain de limailles quand on y metde la limaille de fer ou du labié. Bain - marie , quand on met lacucurbite dans de seau chaude, laquelle échauffé la matière contenuedans la cucurbite. 11 y a aulsi un bain vaporatoire ou vaporeuxqui donne une moindre chaleur : Sc qui fe lait quand un vaillèau-de verre contenant quelque matière est échauffé par la vapeur del’eau.

[ Plusieurs Artisans donnent le nom de bains à différentes liqueursqu’ils préparent dans des cuves , pour y faire tremper les ouvragesqu’ils ont a foirer on a différentes maniérés d'y travailler. ]

[BAIN. Se dit chez les Teinturiers, d’une cuve remplie d’eau &d’ingrédiens feivant à la teinture , dans laquelle on fait bouillir outremper les étoffes qu’on veut teindre : le bain d’alun doit être donnéà froid , à cauíe que la chaleur diminué de beaucoup le lustre Sc l’é-clat dc la soie Sc la rend dure Sc acre. Un bain de garance, un bain decochenille.

II y a aussi des demi-bains. On dit qu’une étoffe a bien tiré le bain,lorfqu’elle a tout attirée , ou pris la couleur qui étoit dans la cu-ve. ]

BAIN. Se dit clicz les monnoyeurs, , & chez les fondeurs , desmétaux qui sont cn parfaite fusion. De l J or , de l’argent , du cuivreen bain.

[BAIN. Mettre à bain en termes de maçons & de Paveurs , i-mfie mette à un ouvrage une plus grande quantité dc plâtre , oue mortier , qu’on n’a coutume d’emploier. Ainsi les paveurs disentpaver a bain de mortier , lorlqu’ils n’épaigncn: pas cette matière ,qui sert à la liaison du pavé ; ce qu’il faut faire quand on pave fur desvoûtes dc cave ; & les Maçons dïsent aussi mettre du plâtre à bain ,[ Sc quelque-fois à bouin , mot corrompu du premier ; pour dire ,pousser du plâtre à force dans les cavitez , & ne l’y épargnerpas.

BAISSER. Les vignerons disent : ll efi tems de laisser la •vigne irnia vigne ejl baijfée. Et baisser en fait d’agriculcure, lignine courber endos de chat les branches de la vigne qu’on a Iaistées après que la tail-le en a été fane, lesquelles on attache à une perche liée aux échalas.Cette forte de travail se pratique dans l’Auxerois, Sc aux environs, oùles vignes sont rangée plus proprement qu’en aucun endroit du Roiau-me.

BAL.

[BALANCE. Instrument qui sert à connoître légalité, ou ladifférence de la pesanteur des corps graves , & avec lequel on pèseles marchandises qui se vendent aux poids. II y a de deux sottes debalance : l’une est la romaine , ou l’ancienne . autrement appelléepeson crochet : l’autre est la commune , ou l’ordinaire que l’on ap-pelle balance à plateaux, â bassin , ou a plats. La romaine est com-posée,

i. D’une verge , ou branche de enivre, de fer , ou debois , quequelques-uns appellent , quoi qu’impropremem , fléau ou flayau ,fol- laquelle sont marquez le point de division, tant du côté du fort,que du côté dufoible , pour connoître le poids des marchandises quel’on veut peser.

z. D’un crochet qui est attaché par un touret, ou boulon, à unegarde ou membrure placée à l’extrémité de la verge du côté gauche,d’un maniéré à pouvoir toujours tomber en bas > soit qu’on tournéla verge du côté du fort , soit qu’on la tourne du côté du foible :c’est fur ce crochet que l’on charge, ou qu’on attache les marchandi-ses que l’on veut peser.

3. D’une garde forte , qu’on appelle aulsi membrure qui est pla-cée proche la garde du crochet, en rétrogradant du côté droit. Lettegarde est appellée forte , parce qu’elle sert a peser les marchandisesd’un poids considérable.

4. D’un anneau ou crochet attaché par un touret au haut de lagarde - forte , qui íêrr à suspendre , ou à soutenir en l’air la ro-maine.

y. D’unc garde foible , qui est aussi nommée membrure, laquelleest attachée auprès de la garde forte ; cnlòrte que cette garde fortesc trouve placée entre la garde du crochet > & la garde foible, maisplus éloignée de la garde foible , d’une sois Sc demi, qu’elle ne lestde la garde du crochet.

6 . D’un anneau ou crochet attachée au haut de la garde foible quiy est joint par un touret. L’uíáge de cet anneau est lemblable à ce-lui de la garde forte.

7. D’une broche, cloud , ou pivot qui passe au travers de la verge,& qui soutient la garde du crochet.

8. D’une autre broche qui passe aussi au travers de la verge, & quisoutient la garde sorte.

BAL.

9. D’unc troisième broche qui passe pareillement au travers dc îi.verge, pour soutenir la garde foible.

10. De deux aiguilles, ou languettes, placées fur la branche : l’uneau-dessus de la broche qui perte la garde fortes 6c l’autre au-delìus decelle qui porte ]a garde foible.

11. D’un anneau, ou bec dc corbin mobile, qu’on fait courir fur laverge , le long de son plus long côté qui est vers la droite.

12. Enfin d’une masse, poire , bouillon , ou contrepoids > qui estattaché à l’anneau mobile par une esse, lequel sert pour trouver l'é-quilibre de la marchandise, & en connoître le poids.

La bal.ncc commune, ou ordinaire lé fait avee un fléau suspenduégalement par le mileu > aux extrémitez duqucl il y a des plateaux ,bassins, ou plats attachez avec des cordes. Les parues de cette balan-lance sont, le fléau, que l’on nomme aussi flayau, ou traversin; l'ai-guille ou languette , les deux pivots , les deux plateaux, le brayé ,Sc la chaste, au haut de laquelle est un touret en sonne d’anneau quisert à suspendre la balance tn l’air. Il y a â chaque bout du fléau uncrochet ou anneau auquel on attache les cordes qui tsennent aux pla-teaux. Les balances communes font de différentes grandeurs , félonles fardeaux ou marchandises que l’on a à peser.]

LES BALANCES FINES, appellées autrement TREBU-CHETí , font de petites Balances dont on sc íêrt pour peser lesmonnoyes d’er & d’argent, les matières & choies précieuses qui fonten petite quantité. A la Chine l’on se fett d’une force de petite balan-ce qui a allez de tapent à la balan.e romaine; étant composée d’unpetit plat, d’un bras ou branche, & d’un poids courant. Le bras estd’ébene, ou d’yvoire , ordinairement de la songeur Sc grosseur d’uneplume a écrire; divisé en dc très-petites pairies for trois faces diffé-rentes, & suspendu par des fils de soie à l’un des bouts, en trois dif-féiens points, afin de pouvoir peser avec plus de facilité toutes sortesde poids » li petits qu’ils soient.

Quand cette balance a une songeur un peu considérable, elle estd’une précision si grande, que le moindre poids sa. c pencher sensible-ment le bassin. Pour la rendre plus portative, on la renferme ordinaire-ment dans un écuic de bois vernillé, fort leger , Sc fort propre. ]

BALANCER. C’est quand une bête qui est courue & chalièedeschiens courans, étant laslëe, va vacillant en fusant. On dit, ce che-vreuil , ce cetf balance,

BALANCER. C’est aussi quand un limier ne tient pas la vovejuste, ou qu’U va & vient à d’auttes voyes. On dit ce limier ba-lance.

B A L E dc plomb. C’est une baie donc on charge un fusil pojir ti-rer au gibier.

B A LE ramée, fe dit dc deux baies attachées ensemble par un filde fer. *

B A L E de calibre, c’est celle qui est de même grosseur que le ca-libre d’un soli!.

[BALAST , ou QUINTELAGE. Terme de commerce dcmer. 11 signifie la même chose que lest. ]

[BAL A Y, en fauconnerie, signifie la queue des oiseaux de proye,& en venene le bout de la queue des chiens.

BALEINE , est le plus gros de tous les poissons ; on le trouvedans la mer du nord ; il y en a de plusieurs efpeccs. Elles engen-drent toutes comme ses animaux terrestres. Le membre du mâlequi lui sert à la génération est long & gros , on l’appelle halenas :la femelle ne porte que deux petites baleines qu’on apaise baleinons,eiie le nouait à la mamelle. Ce grand animal maritime le nourrit depetits positons > d'berbes , d'écume de mer ; il a une force pro-digieuse. Les plus grandes baleines sont celles qui fe pêchent dansla mer du nord vers le Spitsberg. On y en prend de 200. piedsde long , Sc de grosseur proportionnée à la songeur. Les médiocressont de 130. ou de 160. pieds ; Sc un Voyageur allure que l'ontira plus de 3 y o. livres pelant de barbons ou fanons d’une seule ba-leine.

Celles de la merde I’Amerique sont aussi fort grandes, & il y en ade 50. ou de 100. pieds , entre la tête & la queue. Les moindressont celles qui atteiiilcnt for les côtes de Guyenne , & fur celles dela méditerranée.

11 y a deux espèces dc baleines ; l’une qui retient son nom, & l’au-tre que l’on appelle cachalot. Leur différence consiste cn ce que lecachalot a des dents: & que la baleine au lieu des dents, a seulementdes fanons ou barbe dans la gueule qui sont larges d’un empan , Sclongues de 1 y. pieds plus ou moins , suivant la grandeur de l’a-nimal ; Sc qui finissent en une eípece dc frange, assez lemblable auxsoies de pourceau.

La pêche delabJeine est d’un grand profit, & il y va tous les ansquant.té de vaisseaux de différentes nations.

Ces énormes poissons fe harponnent par ses plus robustes, & les plusadroits des pécheurs, que l’on appelle pour cela harponneurs . dunom du harpon dont ils le fervent, qui est une eípece de dard ou ja-velot long de cinq ou six pieds, dont la pointe soit acetée & tranchan-te , est triangulaire en forme d’une fléché.

Le harponneur , du bout dc la pinasse où il commande à tout l’é-quipage, lance rudement le harpon for la tête dc la baleine; s’il est al-lez heureux pour le faire entrer â travers du cuir Sc du lard jusquesdans la'chair, il laisse filer une corde attachée au harpon, au bout delaquelle est une courge s’éche, qui nageant for l’eau , sert d'indicepour découvrir où lé trouve la baleine, qui, aussi-tôt qu’eíle lç sentblellée , se tapit & case a fond.

Si la baleine revient fur l’cau pour respirer, le harponneur prendoccasion de la blesser de nouveau , Sc lorlqu’enfin à force de perdredu sang , elle est aux abois, ses au res pécheurs l’appochcnt par lescotez, & lui poussent fous les bras ou nagoires, une longue lance fer-rée dans la poitrine a travers ses intestins, pour J'achever ; & quandle cadavre flotte fur ion lard, i,s le tuent & le poussent a terre , oùils la dépècent & boniusient, c’est-a-d.rc , ils en font fondre le lard.

La