§r BEC*
chique perche , comme elles se voyerrt aux lettres I & L , on lesmet proche les fourchus des perches G Sc fl. Ces fourches ou cro-chets , servent pour empêcher que les poulies ne baillent plus bas que1e lieu où on veut qu’elles demeurent. Ces boucles de verre ou pou-lies étant ainsi attachées > il faudra palier en chaque poulie ou bouclede verre une ficelle, dont ks deux bouts seront au pied de l’arbrc ,afin de palier en leur place d'autres cordes plus forces quand on vou-dra tendre le filet ; & pour n’avoir pas la peine de monter en hauttoutes les fois qu'ií faudrait tendre , vous y pourriez mettre au com-mencement ks grofles cordes 'comme les ficelles; mais vous ne fe-rez pas allure de ks y retrouver comme ks ficelles qui ne valentpas la peine d’étre dérobées. 11 ne relie plus qu’à faire une loge pourretirer celui qui attendra les Becalks à venir > il réimporte pas dequel côté on la salle , pourveu quelle soit droit à droit, & éloignéedu nrilicu du filet de íix ou huit toiles , comme au lieu marqué dela lettre R. Cette loge fera feulement de cinq ou six blanches detaillis entrelacez ks uns dans les autres de la hauteur d’un homme,Sc toute ouverture du côté du filet > afin d’y avoir la vue lorfqu’il ferarendu ; il y auta pour siège un peu de chaume , ou fougete > & atrois ou quatre pieds de-la,tirant vers k filet, un bon crochet de boispiqué en terre avec force a l’cndroit marqué R. pour y passer 1e boutdes cordes du filet, ainsi la pallée fera en état d’y pouvoirêtre tendue.
11 n’est pas nécessaire de ft servir de deux poulies , une feule fuf-firoit d’un côté comme en N , de l’autre côté en L. On attacheroítpar l’une de les extrémitez une longue perche dont l’autre extrémitéi'eroit attaché à l’arbre un peu au dellùs de C, par le moien d’une cor-de qui donneroit k liberté à la perche de Mouvoir être élevée ou bail-lée , lorlqu’on éleveroit ou baillerait le filet. Le Challeur n’auroitqu’unc corde a tenir , & il se mettrait à côté de l’arbre B - d’ou il®c pourrait être apparu.
BEC
Quand une Beccalse vient fe prendre , il faut abaisser le filet laplus promptement qu’il eít possible , parce qu’cn se débattant ellepourrait s’écliapper. Ensuite on lui calle une aile , Sc on lui écraseU réce. Qn relève austì-côt la pantíére , parce qu’il peut arriver qued’autres EcccaUcs viennent s’y prendre , & on ks manquerait si onla renoit long - tems abaiflèe. Voïex. Pantiere.
Comment les Paysans prennent ks Beccajses dam ks boisavec des lacets
Les Paf fan s qui fe mêlent de colleter les bois pour prendre desBeccaíìès . n’y j erdenc pas leur tems , puisque les lacets étant unefois tendus, iìsn’ont la peine que d’y allervoir le loirfurles quatreheu-res ; celui qui exerce ce métier fait provision de plusieurs douzainesde collets, plus ou moins selon fendrait du bois ou il y a des Bec-cassessces collets font faits de six brins dc crins de cheval bien longs ,& cordez ensemble , avec une boucle coulante à un bout , àl’autre un gros nœud qu’on fait passer dans k milieu d’un bâton fen-du avec la pointe d’un couteau , il s’ouvre & on y fait entrer le brinou bout du collet de crin , puis on fait entrer le nœud qui le tient ar-rêté, & l’empêche de paíkr dc cette fente; ce bâton eít gros com-me le petit doigt ; & long d’enviren un pied, pointu par un boucpour k piquer en terre. Les lacets ainsi attachez chacun à un pi-quet > le Puïfan ks met dar.s un lac tout empaquetez, &s’envadansks bois taillis les plus feuillus,reconnoître s’il y a des Beccallcs ; cequ’il voit par ks feuilles qui font à terre , lesquelles font rangées decôté & d’autre par ks BeccaiTcs qui trouvent des Vers dessous ; il leconnoic encore par leurs fientes qui font des foirards grisáttes, grandscomme la main. Quand 1e Païfan est assuré qu’il y a des Beccalsesen celieu-la, il fait une grande enceinte autour comme environ quarante oucinquante pas de large, laquelle vous est représentée dans cette figure.
Cc n'est autre chose qu’une petite haye haute de demi pied , qu’ilfait entre les foudres du taillis ; par exemple , supposez que les bran-ches marquées des lettres A. B. C. D. E. soient autant de souches ,ii fait la petite haye avec des brins de genêt ou autre bois, d’unedouche à l’autre , & ne laiílc au milieu une voye où il n’y a que lapassée d’une Beccaíse, comme sont F. G. H. I. li bien que la Beccassequr se promène dans le bois cherchant à manger, trouve cette peti-te haye , la fuit juíqu’à ce qu’elle rencontre une passée ; car jamaiselle ne s’envole , c’est pourquoi le Faisan y pique un lacet qui estouvert en rond & couché à plate-terre , fuporté fur quelquesfeuilles , de forte que la Bécasse paflànt par dedans la passée , em-porte le colet ou lacet avec les pieds , lequel se ferme & la saisit.La forme de ce lacet tendu est représentée par les lettres H & I.Si quelque - fois en vous promenant dans le bois , vous y rencon-trez de ces laces, faites - guêter depuis midi jufqu’àu soir. vousy attraperez ks colleteurs , & si parmi ces collets il s’y en rançon-ne qm soient élevez à cinq ou six pouces haut de terre . tels que
font ceux marquez des lettres F & G. c’eft signe que ks Perdrix fré-quentent en ce lieu-là , & que les Païfans les vont prendre. O au-tres colleteurs font dans leur enceinte plusieurs bayes de travers Scquelques - unes au dehors , afin que les Oiseaux le prennent pluspromptement : on a diverses fois rencontré des perdrix & des Berças-ses prises de cette façon.
Commennt ks Pdifans prennent ks Perçasses au long des eaux.
On a dit au commencement de cet Article que les Berçasses vontla nuit au long des fontaines , à cause qu’elles ne gelent point. LeFaisan qui se mêle d’en prendre , noublie pas d’aller les matins aulong des ruisseaux , fontaines , marais , & foliés qui sont à l’abri dansles bois,pour voir s’il y a eu des Berçasses la nurt précédentes ; carelles ne manquent guéres d’y retourner après , si elles y ont étéune fois : c’est pourquoi il y tend des rejets, qu’il appelle ainsi, parceque ce sont des brins de bois qui étant ployez , se redressentd’eux-mêmes. La maniéré de les tendre se voit par la figure ki re-présentée.