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maux, te Seigneur Maréchal de Belle-Fonds s’en fervoitìrcureusctnentpour ses chevaux : on voir dans le livre d’autres cures de vaches & dechevaux , faites en divers lieux. On trouve ce remède dans la mai-son dfc la Communauté des filles de S. Vincent de Lyon, Sc plusieursautres spécifiques pour les maladies des animaux , boeufs , vaches ,moutons, Scc,
•De la Rogne-,
ta rogne est une maladie dont elles font attaquées ; & elle ne leurarrive que par des pluies froides qui les morfondent ou par untrop grand chaud qui les frappe lorfqu’elles font tondues , Sc qui lesmet toutes en sueur; ou bien lorsque les mouches les tourmentent trop.jt. Pour commencer à guérir cette infirmité , au cas qu’elle survienneen Eté, on méne routes les brebis qui en font atteintes le long d’uneriviere ou d’un ruisseau dans lequel on les lave; après cela on les frot-te d’ua onguent dont voici la composition.
Onguent peur la Rogne des Brebis,
Prenez de la poudre de souffre , de la racine de souches, autant deVun que de l’autre; joignez-y du vif argent; mêlcz-les dans de la cire& de la poix de Bourgogne que vous aurez fait fondre, le tout incor-poré , à la réserve du vif argent , avec égale dole,frottez-en les bre-bis rogneufes tous les soirs pendant trois jours de fuite; on doit enco-re après cela les plonger dans 1e même tuisleau où elles auront été lavées.
Si cet inconvénient les attaque pendant le froid , on ne les lave r.ipas comme on vient de le dire ; mais on fe contentera de les frotterde cet onguent, on les lavera avec de seau deleslìve, 8c ensuite avec dePeau claire ; 8c les tenant pour lors fort chaudement, 8c dans un lieuséparé des autres brebis > à cause qu’clles leur communiqueraient ce mal.
Qu’on ne néglige point d’y apporter du remède , 8c si l’on pou-voir avec le fer couper la racine des maux qui leur surviennent , cesttoit bien plutôt fait; car le mal augmente bien souvent en le vou-lant guérit - tandis qu’on le néglige dans son origine > ou qu’unBerger ne daigne pas d’y apporter ses foins.
Rôtir empêcher \que les Brebis ne soient rogn'eujts.
Prenez de la lie d'huile 8c hissez-la bien purifier, puis de l’eau dánslaquelle auront bouilli des lupins, 8c de la lie de quelque bon vin ; mêlezle tout ensemble ; 8c quand vous mettrez vos brebis dehors, otgnez-lestoutes 8c les hissez suer deux ou trois jours, 8c puis îavez-les eiì la mer ; sivous n’avez pas d’eau de mer, faites de Peau salée ; ce faisant elles ne fe-ront point rogneuíès, 8c auront plus de laine 8c meilleure ; 8c les tiquetsresteront; faites-ende même à toutes bêtes à quatre pieds lì elles íoncro-gneufes.
La rogne ne leur viendra point si on les frotte des choses susdites aprèsla tondaille ; mais si elle vient par votre négligence, vous la guérirez encette maniéré : coulez h lie d’huile 8c faites chauffer de Peau ou des lupinsamers auront trempé, 8c la lie de vin blanc en égale portion, mêlez-Ietout en un petit vailfeau, frottez-en la brebis 8c 1a laissez ointe deux jours,le troisième lavez-la d’eau douce. D’autres les lavent des pillulcs de cyprèsávcc eau, quelau’autres les enduisent de souffre 8c fouchet pilez avec ceru-se 8c beurre ; quelques-uns les oignent de la boue qui se fait quand un ânepisse sur la terre ; d’autres enfin lavent la rogne après lavoir tondu, devieille urine : vous la guérirez en la lavant d’urine, 8c Tenduilànt de souf-fre avecdel’huile.
De la fièvre des Brebis.
Les brebis sont aussi fort sujettes à h fièvre, ce qui les dessèche en-tierement 8c les rend dangereusement malades.
Le remède qu’il y faut apporter, est d’éteindre d’abord cette ardeurqui les tient, en les saignant entre les deux cornes du pied.
On fe donnera bien de garde, tandis qu’ellt s ont la fièvre, de leur don-ner à boite de plus de deux jours après, enluitede quoi on neltùr en don-nera encore que peu.
Quelques-uns tiennent que dú bouillon de vin 8c d’eau, dans lequel au-ra cuit un estomac dc bélier, donné à boire à une brebis atteinte de la fiè-vre, a beaucoup d’éficace : on s’en rapporte à eux; on peut l’expérimenter.
Des signes qui nous donnent à connoîire qu une brebis a la Bièvre .
On connoit qu’une brebis a la fièvre lorsqu’on la voir souvent chercherìc frais, 8c ne brou er qu'avec non-chalancc l’eXrrémité des herbes,oubien ìorsqu’elle ne marche qu’avec peine >Lcqu’elle se laisse tomber aumilieu du champ ett paillant i’herbe 8c se retirer seule for: tard des pâtura-ges-
Des Poux.
Si les poux ne font pas une maladie dangereuse pour les brebis ; on pvutdire que c'est une vermine qui leur est beacoup incommode ; ( qui les dessèche 8c les empêche de profiter ; on fe sert pour les détruire dc l’onguentpour la rogne 8c de l’eau de leslìve, après quoi on les lave dans de l’eautìette.
De la Toux,
C’est pour l’ordinairc auPrintems que les brebis sont incommodées dela toux; 8c sitôt qu'on s’en apperçoit il faut leur faire tiédir du vin blatteavec un peu d’huile d’amande douce,leur faire avaler 8c leur donner àmanger du pas-d’âne : il sera bon aussi de leur frotter les nazeaux dc latnême liqueur ; ces remèdes auront leur effet,
De f Enflure.
L’enflure est causée aux brebis pour avoir mangé des herbes quiTome h,
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leur sont contraires, ou pour en avoir pris que des bêtes venimeuse*,auraient infeéfées; elles cn crèveraient sens doute íi l’on négligeoiïde les secourir : cette enflure 1c remarque ailëment, 8c l’on rec_nnoiéqu’elle est dangereuse lorfqu’on leur voir k bouche baveuse 8c quécette mauvaise humeur exhale par íà bouche une mauvaise ocLur.
Pour guérir les brebis de ce mal, O'i les saigne d’abord fous la queueen la partie qui est proche les frises; après quoi on leur donne a boi-re de lutine d’horame, [ou de l’orvictan, ou de thériaque délayée dansde Peau.]
De la difficulté de respirer.
La difficulté de respirer ne provient que d’uhe trop grande abon-dance de sang ; Sc lorsque les brebis tombent dans cet inconvénient ;on leur coupe le bout des oreilles , 8c cette opération fait merveille»
De la Morve.
On dira seulement ti parlant des brebis morveuses » que si-tôtqu’on s’en apperçoit, le plus sûr expédient est de les jetter au plutôtaux chiens, de crainte quelles n’infectent les autres ; il n ’y a point deremède à ce mal , 8c cc n’est qu’un poison capable de perdre en peude rems tout un troupeau , fi (’on néglige à s'en purger.
II y en a que sitôt qu’une brebis a la morve»la mettentícparénïriicdes autres, 8c la traitent ainsi. /
Ils broyent de l’ail 8c de la fange franche , 8c cn font un breuva-ge avec du fort vinaigre qu’ils lui font avaler, SC la jettent au pâtu-rage : on pâlie ce remède ; mais aussi , íì dans trois jours la brebisne guérit pas, c’est une marque que la morve est formée, 8c qu’il n’y •a plus rien à faire.
Une personne distinguée m’a dit que si on met de l’huile d aspic»avec une plume dans les narines des brebis qui ont la peste , ou cet ■te morve , elles guériront 5 mais il ne faut pas se servir de cette plu-me pour d’autres, elle leur communiquerait la peste » il faut la brûlerd’abord 8c fe servir à chaque brebis dune plume différante ; & ur»Ecclésiastique fort éclairé , lisent mòn manuscrit, a dit avoir vû qu'onlé íervoit dudit remède dans l’Ifle de la Camargue pies d’Arlcs , 8cqu’on en frottoir les brebis qui avoient cette maladie.
Des Cloux.
On guérir les clòux , ou fondes , autrement dits , qui viennentaux brebis , avec un cataplâme fait d'alun 8c de soufre dissous dan*du fort vinaigre , 8c appliqué fur ce mal.
De l Et ourdiffisment-,
Cette maladie est dangereuse 8c fort difficile à guérir > 8c ce nesont que ses trop grandes chaleurs qui la causent aux brebis , fur toucpendant la canicule : d’abord qu elles en font frappées , on s’aperçoitqu’clles ne font que tourner 8c fauter fans aucun sujet , 8c elles bron-chent à touc moment ; Sc fi on leur touche le frond ou les pieds ,on y sent une chaleur extrême.
Pour remède à cela,on a’cn fait point d’âutre que de les saigner âla temple en petite quantité , ou bien à la veine qui est fur le nez : ccpeut être auflì pour n’ch relever jamais; on n’y sautoir que faire; cardans cet étourdissement > la brebis qu’on traite peut ou ne pe.it pasen revenir , cela est incertain ; enfin -, on n’a rien à fe reprocher»quand on a aporté tous ses foins à vouloir guérir un animal, fur le-quel le mal a eu plus d’empirc que le remède.
Des Brebis boiteuses.
Il arrive tous les jours que les brebis boitent, cet accidmt leurvient ou de lassitude, ou de ce qu’elles ont eu les ongles amolies >pour avoir demeuré trop longtems dans leur fiente.
Si c’est de lassitude, comme pour avoir trop longtems marché,onne les mènera point aux champ avec ses autres > mais on ses jette-ra en quelque endroit peu éloigné de la maison, où il y aura de í’her-be ; puis le loir , lorfqtt’on ses renfermera dans la bergerie , on leurfrottera tseux ou trois fois ses jambes de fain-doux bouilli dans duvin blanc; ce remède est souverain.
F.t íì c’est pour avoir ses ongles trop amo’ies , coupez-lui l’extré-mité dc celui qui est gâté , mettez dessus de la chaux-vive , envelo-pez-le d’un linge 8c laissez Ty un jour seulement : après quoi vous fmettrez du vert-de-gris > 8c vous continuerez ainsi jufqu’à ce que vousvoyez que cet osigle h’ait plus besoin de ces remèdes,
De îAbscìs.
Quelquefois il survient un abfcès aux brebis qu’il est aisé de re-marquer à la tumeur qu’il pousse ail dehors . & en quelque endroit diicorps que cette tumeur puisse paraître, il faut toûjoius Touvrir poufen faire sortir toute la corruption qui y est , 8c instiler dans la playede la poix fondue , avec du sel brûlé 8c mis en poudre.
De la Pefte.
La peste est une mc'ìadie où il n’y a point de remède, mais qu’orìpeut prévenir à l’égard des brebis qui y font sujettes : ce malheur ar-rive ou en Eté > ou en Hiver , Sc pour les en garentir , on a soin aúcommencement du Printems 8c de T Automne , dc leur faire boirependant quinze jours tous les matins auparavant que d'allcr auxchamps; un breuvage fait d’eau dans laquelle ont trempé de la sau-ge 8c du marrubium.
On leur donne foin decitisc à manger, Sc on fait détremper dansîeur boisson les plus tendres racines du roseau. II faut transpor-I ter les malades dans un autre endroit éloigné , tant pour ses séparerS des faines, qu’afin que respirant un autre air 8c usant d’une autre eauj| elles puissent lc rétablir,
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