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C A I. CAL. C A M.

íur tont sens jufqu’à trois pieds. Les petites caisses s’emploïcnt politles géroflées doubles, & autres petits arbrisseaux de pareille grandeur.Celles d’un pied & demi ou de deux pieds de large fontproprespourles jeunes orangers, les lauriers roses , les grenadiers, & les caillésqui ont deux pieds & demi ou trois pieds de large fervent pour con-tenir les gros orangers & autres arbres aussi gros. On les peint enverd si l'on veut, ou bien en couleur de (avancé ; cet ornement lesrend non-seulement agréables à la vûë, mais il contribue encore àleur durée, les empêchant de se pourrir, á cause de Phuile. ]

CAL.

CALAMINE. [Qu’on nomme aussi C A D MIE ou Pierre CA-LAMINAIRE.& quelquefois CAL A MI TE. 1 C’tst un mine-rai ou une terre foflìle, ou pierre médiocrement dure , dont il y adeux fortes. La Calamine rougeâtre est parsemée de veines blan-ches, dures. On la tire des carrières qui Iont proche de Bourges &de Saurnur; & la Calamine grise qu’on trouve cn Angleterre Sc enAllemagne près des mines de cuivre & de plomb.

La Calamine entre dans la composition du leton ; on Pemploycaussi en flandre pour faire le cuivre rouge, qu’on met par plaquespar le moyen de gros marteaux.

La Calamine rougeâtre est astringente, elle déíseche & cicatrise lesplaïes ; on s’en sert dans les onguents & dans les emplâtres.

CALCINER. C’est réduire les métaux ou les minéraux en chaux,ou en poudre très-subtile par le moyen du feu.

CALCUL. Voyez, Pierre ou Gravelle.

CALEBASSE. Ce terme se dit des Prunes, qui dans le mois deMai au lieu de grossi & de conserver leur verd, deviennent larges Scblanchâtres, Sc enfin tombent fans venir en grollèur.

CALIBRE. C’est l’ouycrture d’un fusil ou d’un pistolet, par oùentre Sc loir la baie.

C A M.

CAMOMILLE, en Latin Cbamem&lum. II y en a plusieurs es-pèces, dont nous allons donner la description de quelques-unes.

Description de la Camomille.

Elle a les branches petites, de la hauteur d’un pan . ayant plusieurstranches, plusieurs petites feuilles menues, & de petites têtes rondes.Ses fleurs sont jaunes au milieu, & àl’entour blanches, jaunes ou pur-purines , de la même grandeur que celles de la rue í elles sortent engrande quantité.

Lieu. Elle croît dans les lieux raboteux & au long des chemins ; on3’amasse au Printems; elle sent fort bon & fleurit en Juin.

Proprietez. Les racines, les fleurs & l’herbe sont chaudes & atté-nuantes, étant prises en breuvage ou fomentées, elles provoquent lesmois & font sortit Pensant du ventre de la mere, & aussi la gravelle.Elles guérissent la jaunilìe Sc plusieurs autres symptômes du foie ; leurdécoction est bonne pour faire des fomentations aux maladies de la■vessie. Celle qui a la fleur rouge & qui est la plus grande , est lameilleure contre la pierre.

Description de la Camomille Adonis.

L’Adonis est une eípece de Camomille, Sc la plus haute de toutes,faisant une tige d’une coudée, allez grosse par le bas & plus mincepat le haut. Elle fait plusieurs branches Sc petites branchettcs , à lacime deíquelles sont divers petits boutons tonds où est fa fleur purpu-rine & rouge : il y a aussi parmi les branches de petits jettons , aubout defquels il y a des ombelles longues & pointues, de certainespetites feuilles blanches, entierement semblables aux fleurs de la Camo-mille-, elle jette ses feuilles ramailées par intervales au pied des bran-ches tendres & fort découpées en pointe, aílèz semblables à cellesde la Camomille : fa racine n’est gueres longue ni enfoncée dans laterre.

Lieu. II s’en trouve en Italie, & dans les Jardins cultivés en France.Elle fleurit en Juin Sc Juillet.

Proprietez. Cette efpece a de très-grandes vertus contre la pierre,clic provoque Purine : elle est singulière pour amollir, résoudre, râ-telier Sc lâcher > & pour cet effet nul remede n’est meilleur pourles lassitudes que le bain fait avec ses feuilles & ses fleurs. Les feuillesde Camomille pilées avec du vin blanc, sont un breuvage profitablepour guérir toutes sottes de fièvres, principalement la tierce , a rai-son dequoi les Prêtres d’Egyptela dédioient au Soleil ; même Peau deCamomille bise tiède au commencement de l’accès > guérit du tout latierce par le vômillcment ; les feuilles encore vei tes , mortifiéesfur une tuile ou poêle ardente, appaisent soudainement les douleursde tête.

Description de la Camomille jaune, cn latin Cbrysanthemum.

C’est une herbe tendre , branclmc , produisant des tiges lisses,rondes, ses feuilles fort longues, crénelées à l’entour, les fleurs sontà la cime des branches, semblables à celles de la Camomille , maisbeaucoup plus grandes, jaunes comme Por, d’une odeur agréable.La racine est blanche Sc fibreuse.

Lieu. Elle croît au territoire de Sienne, en Bohême , Moravie &Autriche, dans les champs : elle fleurit en Juin, &dure julques pro-che de î’Hiver.

f Proprietez. La semence & la p'ante bouillies avec du vin, guérit lajaunillè, & elle rend la couleur vive si on en boit souvent après lebain : ses fleurs broíées & incorporées en cerat résolvent le pus : lesinémes pilées Sc mêlées avec de l’huile Sc de la cire . appliquées

C A M. CAN. r 4 *

en forme d’emplâtre , résolvent les œdèmes qui viennent fur latête.

CAMPHORATA. C’est une plante dont les tiges s'élevencà la hauteur d’environ un pied ou un pied & demi ; elles fontrelevées alternativement par des nœuds. Ses feuilles qui sortent deces nœuds sont petites , longuettes , Sc entallècs les unes íur lesautres ; elles sentent- le Camphre quand on les écrase avec les doigts.Sa fleur qui paroìt au mois d’Août & de Septembre est un petitvase herbeux. Sa racine a plusieurs têtes > Sc elle est presque auflïgrolle que le pouce.

Lieu. Elle vient dans les lieux chaux & fabloneux ; on en trouve auxenvirons de Montpellier & vers Frontignan.

Proprietez. Elle est apéritive, détersive, résolutive Sc céphalique ,elle est bonne pour les vers, elle provoque les mois aux femmes, cl-ic excite la lueur, on ì’emplo eavec succès dans l’hydropisie.& dansPasthme.

La manière la plus sûre pour fc servir de !a Camphorata, est de ladonner en tisane, on prend les brins les plus tendres, les plus déliez& les plus g..rttis de feuilles. On les coupe comme on fait le chien*dent, on en met depuis une once jufqu’a deux fur une pinte d’eau,ou quelquefois de vin blanc.

CAMPHRE. Le Camphre est une gomme qui sort d’un arbrequi croît aux Indes Orientales. Cette gomme guérit Ics inflammationsdes yeux, appaise la douleur de la brûlure, mélec avec de l’eau rose, dePeau de plantin ou de morelle : elle appaise la douleur de tête quiprovient de chaleur, elle est chaude naturellement , Sc froide paraccident comme le vinaigre. En portant un sachet sor foi ou il y ai:du Camphre, on n’est point atteint de la luxure , selon les SieursBrunet Docteur, & de la Haye.

CAN.

CANARD. C*, st un oy seau amphibie qui vit dans Peau Sc fur laterre. II est allez connu ; fa femelle est appellée Cane.

II y a de deux espèces de Canard > P un est domestique & l’autresauvage.

Le Canard domestique se nourrit dans la bafl’e-cour, il lui fautde Peau, il marche lentement, il ne s’éleve presque point de terre,mais il nage avec vitesse. On lui a donné le surnom de barboteux ,parce qu’il aime à le vanner dans les lieux bourbeux , dans les ruis-seaux , aux bords des étangs & des matais.

Le Canard làuvage va chercher ía nourriture dans les bols , cequi l’a fait surnommer sauvageon ; pendant l’Hiver il vole ctl troupevers les rivières Sc les marais. Alors on le nomme oyícau de rivière.[ II y en a de plusieurs espèces ; mais le dernier est le meilleur Scle plus estimé de tous, fil chair est rougeâtre , brune, beaucoup plussavoureuse que celle de 1 autre.] Le petit du Canard làuvage est ap*pellé Halebran, ou Halebrcnt.

Les œufs de la Cane sont plus gros que ceux de la Poule, leur co-quille est aussi plus épaillè, Sc ils sont bons à manger. On donne auxPoules des œufs de Canes à couver, mais les Cannerons leur donnentbien de Pinquiétude lorfqu’ils fe jettent à Peau; [car elle est obligéede se tenir au rivage où elle P appelle avec rendre lie, Sc cn gémisiànten fa maniéré, comme s’il étoit un enfant perdu.]

Le Canard est fort goulu, il rejette souvent ce qu’il a pris ; il senourrit de pain. de grain, de crapeaux , de grenouilles & d’autrcsinsectes.

Proprietez.

La chàir de Canard nourrit beaucoup ; maìs elle est de dure diges-tion. Sa graisse est adoucissante, résolutive Sc émolliente. Son foieest propre pour arrêter le flux hépatique. Enfin on Pemploïe en*tier dans la colique venteuse , on l’ouvretout vivant, LéonPapplQuCimmédiatement sur le. ventre. Nous dirons à la fia de cet Article dcquelle manière il s’apprête.

Plusieurs maniérés de prendre les Canards sauvages.

Comment fi font les nappes posir prendre les Canards »

Les nappes pour prendre les Canards se font dc mailles à losange*dc trois pouces de large. Il saut faire la leveure de trcnte-cinq oùuarante mailles, la longueur dc chaque filet sera de dix , onze otiouze toises, là largeur luivra la leveure. Quand le filet sera toutmaillé on Penlarme.a, à la réservé qu’il faut faire les grandes maillesde ficelle des deux cotez, de sorte qu’elles ne soient pourtant que dcíìx en six pouces seulement > pour y passer par dedans des cordescâblées, aulquelles il faut faire des boucles pour les palier de chaquebout à des bâtons lorfqu’on voudra s’en servir. Le fil dont on faitces nappes doit être parfaitement bon & bien retors en deux brins,autrement il ne réíìstcroir pas a Peau dans laquelle on tend ces filets ;il faut les teindre en couleur brune : je serois d’avis de faire tremperces sortes de filets dans de Phuile, après qu’ils auront été teints, aùade les mieux conserver dans Peau.

Première marâtre de prendre les Canards orvet des filets.

Ceux qui se mêlent de prendre des Canards avec des filets, en ontde vivans qu’ils noumllént exprès pour en prendre d’autres»- II fautque ces Canards soient privez, & pourtant de l’ordre des sauvages,parce que les autres Rapprocheraient pas des domestiques. On faittoujours provision de sept ou huit femelles, & d’autanc de mâles,afin que s’il s’en perd l’on en ait toujours quarte de prêts pourservir.

Les filets ne se tendent jamais que dans les endroits où il y a envi-ron un pied dsotu, Lc non davantage Í c’est pourquoi les grevés y sont

S jij bonnes