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juiquel elles seront conformes: les jambes de déficit du cheval serontjiIÛtôt claoilìcs plates & larges, que rondes ; la rondeur d'unc jambecrant un défaut à un cheval contre la beauté & bonté, sujette à êtrebien-tôt ruinée pat le moindre travail qui! fait.
Pour ce qui regarde ses jambes de derrière , on aura foin d’observerque les cuisses soient longues & charnues, & que tout le muscle quiest au dehors de la cuisse soit charnu, gros & fort épais : c est un dé-faut lotíqu’clles tombent à plomb quand le cheval est arrété , c’estencore une marque de foiblefìe dans les reins, ou dans ks jaïets; ce-pendant il ne faut point tant s’arréter aux jambes de derrière, n’étantpas li sujettes a manquer que celles de devant, qui bien souvent sontmauvaises, lorsque celles de derrière sonu bonnes.
Les ch,vaux montez fur des jambes trop hautes , & plus grandesque n’elt leur taille, sont défectueux, & c’eít à quoi il faut bien pren-dre garde.
Enfin pour reconnoître les bornez & les défauts des jambes deschevaux dans toutes leurs parties, le Lecteur veut bien que je le ren-renvoie au Parfait Maréchal du Sieur de Solcijel , après lequel on ne pour-toit entreprendre que fort témérairement à toucher cette matière. Avantde finir cet Article , je dirai que lorsqu on achete un cheval, il fauttoujours observer qu’il se plante bien furies membres lorsqu'il est arrê-té en une place, étant auflì beaucoup plus allure dans íèsmouvemensque lorsqu'il fc plante mal.
De l'âge & de la maniéré de s'y connoître.
On se trompe fort souvent cn chevaux, filon n’cn sait connoître Pa-ge ; & pour arriver par orde à cette connoiflance, voici ce qu’ìl fautobkrvtr.
Comme ce n’est ordinairement que parles dents qu’on connoìtl’ágcdes chevaux ; on saura qu’il leur cn vient un peu de teins après qu’ils son rnez, qui font des petites dents fort blanches & qu’on distingue facilementd’avec les antres: on les appelle dents de lait.
L: s chevaux pouffant de ces sortes de dents jufqu’à trente mois qu’illeur cn reste fîx de (lus & six dessous, toutes faciles a discerner des dentsmachelicus qui les accompagnent. A ;o. Mois ou peu de tems âpres,il eu tombe ckux de dessus & deux de dessous ; a la place deíquclksil en revient quatre autres, qu’on nomme les Pinces : fi b en que lorí-qu'on voit us Pinces, on peut juger que k cheval aplusdc transe mois,ne déthauiîant quelquefois ccs d-.ntsqu’a trois. Et pour distinguer ccsPinces d’avec les dents de lait qui restent, il s agit de lavoir que les P.«-ces naissent toujours au milieu, & lent beaucoup plus grandes, pluslarges & plus fortes que les dents de lait.
A trois ans & demi, deshu.t dents de kit qui restoicr.til en tombeencore quatre, deux dessus, & deux dessous, a côté de ccs Pinces, &qui ne sontguéres moins grosses ;& ce font ccs dents la qu’on appel-le dents mitoïennes : reste donc encore quatre dents de lait , que le che-val jette dehors à quat.'-f ans ou quarte ans & demi, quicsti’àgc qu’ila quand ces dents lotit tombées.
Après cela il y a deux dents iju’on appelle les dents des coins qui pouf-fent á la mâchoire d’en haut, plutôt qu’a cale d’en bas; c’est ce qu’ondoit remarquer , '& qu’a l’égard des crochets, - eux de la gencive dedessous, viennent plûcôt qu’ils ne* font a celle dc d--te.
I.cs chevaux peuvent avoir mis les coins, & ne- pas encore avoir jet-te les crochets, d’en haut, fan# qu’il leur reste aucunes dents de lais, &si tôt qu'ils ont pouflë leurs coin# , on peut jug^r qu’ils ont bientôtcinq ans.
Des ctmnoijfances qui regardent les coins.
Si-tôt qu’un cheval a pou fié ses coins, la dent ne fait feulement queborder la gencive par dehors, & le dedans est plein de chair jufqu’àcinq ans : & d abord que le cheval a atteint cet âge, on ne voit pinsde chair dans cette dent, & pour lors elle est creuse > & montix par-là quele cheval a cinq ans & demi > & lorsqu'il vient à six ans oh le con-noìt quand la dent du coin est auilì haute par le dedans que par k de-hors, en demeurant toujours creuse.
Et !'indice qni donne à connoître que le cheval a fix ans complets,c’est lorsqu’il a lescoints hors de la gencive, de la grolic. r du nav< tsdu petit doigt, & que le creux de la dent quicto.tno rkradiminué.
A sept ans la dent kra longue comme le navets du doigt annulaire,& le creux fort usé ; & à huit le cheval aura razé, c’est-a-due, qu’ilaura pour lors la dent toute unie , & il n’y aura plus dc cieux noir.Cette dent sortant de la gencive plus longue que ks deux précédentes.
De la connoiffance des yeux.
C’est peu d’avoir la connoissarçce de Fige des chevaux, si l’on n*a«clk de la vûë; & pour ne s’y point tromper, il ne faut passe conten-ter de reg rdc-r les yeux d’un cheval, une, deux , trois , julqu’a dixfois; car plus on les regarde, plus on y découvre cequ'on y cherche;& la bonne méthode de le faire, cil d’observer que pour examiner lavûë d’un cheval, il faut toujours k tuer cn w, lin» qui soit clair, Sid’aboid quhl a la tête hors de l’écuric, lui considérer ks yeux de tra-vers & jamais vis-à-vis.
Qifon fè dotyie toujours de garde de voir les yeux d’un cheval auSoleil; c’est 1e moien d'y être bien-tôt trompé, Scméinecn observe-ra de toujours mettre la main fur l’œil pour en rabattre le grand jour,toutes les fois qu’on les voudra examiner.
Des signes des bons yeux.
Ce qui nous donne des marques d’un bon œil,c’est lorsque h vitre en estttès-claire& transparente :au lieu que lorfqu’on y découvre quelque ta-che, quelque obscurité, ou quelque blancheur ; on n’cn peut que tres-inal juger, ainsi que de certains cercles qui l’environnent.
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Il paraît quelque fols dans l’œil une certaine rougeur î ce qui faitqu’on doit s'cn méfier > comme provenant ci'un cheval qui est trop échau-fé, ou qui est lunatique : ainn que la couleur feuille morte le dénotapar le bas, & celle qui est trouble par le haut.
A travers de certe vitre fc reconnoit la prunelle , fur laquelle onpeut découvrir s’il y a, on non, une petite tache blanche, qu’on ap-pelle dragon : inconvénient fort dangereux à rendre le cheval boi gne,fi l’on n’y ìemedie avant qu’il foie formé.
Un cheval n’a peint bonne vùëlofque toute la prunelle paroít d’unblanc verdâtre tianfparent, ainsi que lorsqu’il a un œil qui est trouble& fort brun, plus petit que i’autre; celui-là infailliblement étant per-du fans reíìourcc, tandis que celui-ci est en danger bien-tôt de deve-nir comme l'autre.
De la couleur des différens poils dépendent encore la bonne ou lamauvaise vûë.
Parmi les chevaux qui font sujets à perdre la vûë plutôt (jucles.au-tres, font ks gris Jules, les gris étourneau : ceux de fleurs de sécher Sc leîrouhans > & on le méfiera en achetant des chevaux de ceux qui aurontun œil pleurant, à moins que les marchands ne les garantissent de Uvûë.
On ne rejettera point ks vûës troubles, causées par la gourme quisurvient aux chevaux , & par la douleur que leur cause leurs dentsiorlqu’elles commencent a pousser : car a mesure que ces maladies se paf.seront, ks yeux de ccs chevaux s'éclairciront.
On voit quelquefois de petits yeux enfoncez, ou noirs: on ne doitpoint s’y fier, s’Js ne font extrêmement traníparens; car ils courentplus de risque que ks autres de se perdre.
De la Ganache.
La Ganache est cette partie de la mâchoire qui touche le gosier, Siqui est dans le mouvement lorsque le eheval remue les dents pourmanger; si biens qu’après avoir considéré l’àge Sc la vûë il faudra ma-,mer certe partie , pour sentir si elle est assez ouverte, & vuidée de-puis le haut de la Ganache jufqu’au menton ; cars’il y-a quelque glan-de qui ne soit point arrêtée, c’est signe que 1e cheval n’a pas encorejette là gourme, ou qu’il i'a jettée imparfaitement, s’il est déja vietix.Dans le premier cas on ne doit point fè rebuter de cette glande; caril faut toujours qu’un poulain jette fa gourme tôt ou tard. Pour le fé-cond il y a à regarder dc plus près ; mais fi cette glande est adhéren-te, qu’on ne songe jamais a acheter un cheval qui en sera attaque »car c’est toujours un ligne de morve.
DES NOMS DES DIVERS POILS , AVEC LINSTRUCTIONQU’ON EN PEUT TIRER , PAR ORDRE ALPHABETIQUE.
A.
Alzan bai , tirant fur le roux.
Est comme le rousseau aux hommes, tous bons chevaux fous ce poillorsqu’ils ont sor la queue, 1c crin, & les jambes noires ; mais fort su-jets a être bilieux, Si ont par conséquent beaucoup de feu.
Alzan poil de Vache.
Avec ses crins de la même couleur > ou blancs » ce poil est moinsbilieux que 1 'Alzan bai , aîant des marques blanches qui lui naissentpar se flegme dont il est rempli; cequitempere de beaucoup l'ardeurdu cheval, & le rend ben.
Alzan clair.
Le cheval de ce poil a ses crins blancs, & n’est pas bon à cause dutrop dc flegme qu’il a, ce qui est cause qu’ìl est toujours fo.t mou.
Alzan ordinaire.
Qu i n'est ni brun, ni clair. C’est celui qu’on appelle Alzan tout court:les chevaux de ce poil sont fort estimez.
Alzan brûlé.
Un cheval de ce poil est fort beau, il a toujours ses extrémitez, Scses crins noirs ; te po:l est fort estimez.
Alzan obscur.
Les chevaux de ce poil sont toujours fort mélancoliques & fort dis-posez à concevoir tout ce que l’on veut aprendre.
Aider.
Le cheval Aider est celui qui est sous poil j?ew de ficher-, cette es-pecc de poil plaît fort à la vûë,
B.
Bai.
Couleur de châtTgne. C’est le plus ordinaire de tous les poils » *
celui à qui la nature a k plus donné de- quaLtez pour être cxcclien:.
Bai clair.
Ce poil n’est pas si bon à cause- du flegme qui y domine.
Bai doré.
II est meilleur que k précédent a cause qu’il y a plus dc bile; cequi anime davantage le cheval.
Bai Brun.
C’est celui qui est presque noir; ce poil est la marque don chevalbilieux, Si montre qu’il a du feu ordinairement au bout du nez & auflanc.
Blanc,
Tcus chevaux sont paresseux lotis ce poil.
E.
Etourneau.
Ci st un poil qui approche du gri brun , ou du noir , á la ré-servé de certains poils blancs qui sont fréquent , & qui l’ernpéchentJ d erre tout - a - fait noir , ressemblant cn un mot , à un étour-
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