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Quelquefois un Cheval a les jambes enflées^, ou ct mal vient dequeìqué grand coup de pied, de quelque chute, ou bien il lui estcausé par le travail & par une longue fatigue.
Remède.
On guérit cette enflure cn prenant environ quatre pintes de vinrouge, qu’on fait bouillir doucement fur un feu clair en le remuanttoujours; & aussi-tôt qu’on remarque qu’il s’épaissit, on y jette deuxlivres de farine de Froment, une livredeMiel, & une livre de Savonnoir, le tout mêlé ensemble.
Lors qu’on juge que cette elpece d’Onguent est dans so perfection,on en couvre l’endroit frapé, ou les jambes íï elles font enflées, Scce remède ne manque point de produire un effet merveilleux.
Crevasses.
Cette elpece de mal croît aux plis des pâturons, & je n’ai que faired’enscígner la maniéré de le connoître, y aiant peu de gens accoutu-mez à gouverner des Chevaux qui l’ignorcnt; je dirai feulement qu’ilest cauíé parune humeur acre & maligne, qui les fait ouvrir en s’éva-cuant ; ce mal sent extrêmement mauvais, outre la douleur qu’enressentent les Chevaux.
Remède.
Avant que d’appliquer le remède à ce mal, rasez d’abord les en-droits où paroiflent les crevasses , pais frottez-les dhuile de Chenevis.
Ou bien, prenez autant d eau de vie , que d'huik de Chenevis , Scagitezdes bien ensemle dans une petite bouteille, puis frottez-en lescrevasses , elles guériront.
Etpout aider a lcsdcflccher, en fera up Onguent compost desuye,de Vtrd ce gris, & de Miel, le tout bouilli ensemble; & Iorsqu'on1‘aura retiré dedeilùs le feu, on y mettra de la Chaux, finement tami-sée , purs on rappliquera fur le mal.
Defiuxions. Votez Fluxions.
Dégoût.
Il est de la vigilance d’un Valet qui gouverné des Chevaux de lesobserver toutes les fois qu’ils mangent, afìn de connoître s’ils ne fontpoint dégoûtez ; & ces animaux ainsi que les autres, montrent leurdégoût cn refusant la nourriture qu’on leur présenté.
Remède.
Si-tôt qu’on s’en apperçoit pour prévenir les inconveniens qui enpeuvent arriver, il faut dabord leur donner un coup de corne; & sia rès cela ce dégoût r.c se pafle point, on prendra des Raves dans letems quelles font communes, qu’on leur fera manger en quantitéavec les feuilles, ou bien des Bcttcs-Raves cuites trempées dans leVinaigre : ce lemede leur fera recouvrer l’appetit.
Le dégoût des Chevaux leur provient quelquefois par de petitsCirons qui font au dedans de leurs lèvres, deilus & ddlous, qui leurcausent une démangeaison: Et l’on remarque que les Cirons sonteauiede ce dégoût, lorìque les Chevaux se frottent continuellement leslèvres contre la mangeoire : Et ce qu’on fait pour y remédier, est decouper la première peau au dedans des lèvres où font les Cirons ,
avec un bistouri, après quoi l’on frotte la plaie avec du Sel Ác dll Vi-naigre ; ce qui ne manque pas d'obliger les Chevaux de manger peu detems après.
Pour dégraisser les Chevaux.
Prenez des feuilles de Figuier que vous ferez fecher à l’ombre, &que vous réduirez en poudre, mettez-en fur la partie à discrétion,l’aiant auparavant feoriée Sc razé le poil.
Remède pour dégraisser 1e cote gras des Chevaux. •
Faites bouillir deux pots d’urine de Vache avec une bonne poignéede Sel Sc une demi livre de Tabac défilé; frottez le mal de cette ii~ ...queur bien chaude matin & soir jufqu’à guérison.
Autre remède éprouvé.
Prenez pour six liards de noix de Gale , pour deux sols de Verd dcgris, pour un sol de Souffre, pour six deniers d’Alun, pour un sold’Ellebore& de Raifort, une demi-pinte de terque Sc un verre d’huilecommune, mêlez bien le tout ensemble furies cendres chaudes aprèsavoir écrasé chaque drogue, & frottez-en le cou du Cheval iòjr Scmatin jufqu’à guetifon, laquelle arrivera infalliblement.
Démangeaisons des Chevaux.
II survient aux Chevaux des démangeaisons aux jambes, ou lorf-qu’ils font vieux , ou bien quand ils font jeunes, après avoir bien tra-vaillé , & qu’ils ont eu un peu dc repos ; cela íè volt lorfqu’iis fe frot-tent les jambes jufqu’à emporter le poil.
Remède.
On y remedie en faisant une mixtion de deux onces d’Enforbcs cnpoudre qu’on met infuser dans une pinte de bon Vinaigre pendantsix heures fur les cendres, puis on en frotte deux fois feulement l’en- 1droit où est la démangeaison, Sc elle se pallè.
Comme ce petit inconvénient ne peut être causé que’par un sangéchauffé & corrompu, il ne sera point hors de propos, après Inappli-cation de ce remède, de soigner le Cheval aux arcs, si la démangeaisonrait aux jambes de devant, ou du plat des cuílfes, íi c’est a cellesde derrière.
Détorfes des Chevaux ; remède.
Prenez de la lie de Vinaigre avec des cendres chaudes SC Axongevieux, le touc mêlé ensemble, puis vous rappliquerez deíîùs, y ajou-tant un œuf.
On reconnoit que quelque partie du pied est démise quand quelqu’osest hors de son lieu, & que les parties voisines des ongles parodientélevées; pour remède il faut scarifier premiercment l’ongle, puis yappliquer une éponge trempée dans du Vinaigre, & lierdeiïiis de pe-tits ais dc Pin : Si l’os ne se remet, vous pilerez huit onces de Fenn-grec ; vous les ferez tremper dans du Vin & cuire avcc du Miel, puisvous en appliquerez pendant dix jours; il faut appliquer le feu en façonde rets aux vieilles détorfes & curer les ulcérés à l’accoûtumée.
Dijpirie , c u Flux d urine.
Le flux d’urine n’est pas moins dangereux aux Chevaux que la ré-tention, si Ton n’y remédie auísi-tôt. Ce mal provient du trop grandtravail qu’on leur donne, particulièrement aux jeunes Chevaux quipour lors sont extrêmement échauffez.