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toí, pour ne pas être bien traitez pendant cette maladie, à cause dupeu a’experince qu’en ont ceux à qui ils appartiennent. Oui. je disque quiconque se mêle de vouloir nourrir des Chevaux, doit savoir lamaniéré de guérir la Gomme ioríqu’elle leur survient ; autrement ilréussira très-mal dans son entreprise, étant obligé de s’en rapporter àdes Maréchaux, qui font en cela aussi ignorans que lui.

Je ne m’étendrai point fur la cause de cette maladie, ce discours nepouvant être que fort inutile : mais avant que de donner les moïensde la guérir, je dirai 'es endroits differens par où elle se jette, a tind’)' -apporter les remèdes convenables.

Des lieux differens far où les Chevaux jettent leur Gourme»

Les Chevaux jettent leur Gourme par une épaule, par un jarret, pa:deílus le rognon, par un pied, ou enfin par un endroit du corps le plusfoible : Et cette maladie leur arrive torique la nature qui ne peut rienlòuffrir de íiiptrflu, est prête à s’en décharger, Sc se fait un effortpour lexpulser au dehors.

Des diverses efpeces de Gourmes.

II y a deux sortes de Gourmes, celle qu’on nomme Gourme véritable ;

& l’autre qu on appelle imparfaite.

L'Imparfaite.

Est celle qui vient aux Chevaux à lage de six jusqu’à douze ans,qui ne manque point de dégénérer en morve lorsqu’onla négligé: &la véritable est celle qu’on voir j errer aux poulains avec plus de succèsqu’aux vieux Chevaux, pourvu qu’on y prenne garde; & pour nepoint ennuier le Lecteur, je ne parlerai que de la Gourme qui se jetteou par les naseaux de ces poulains, ou par la ganache , qui font lesconduits par ou elle s’écoule le plus ordinairement.

De la Gourme par les naseaux.

Lorsque les Poulains jettent la gourme par les naseaux, c’est ungrand íoulagemenc pour eux. Cette maladie qui est à ces animaux ceque la petite verole est aux enfuis, ne demandcroít, ce semble, qu’aêtre tenus chaudement: il ctt vrai, mais cela est bon pour les Pou-lains qui ont coutume de vivre au sec: au lieu que ceux qui viventdans ses prairies n’cn visent que mieux de paître l’herbe qui est unenourriture humide, qui détrempant ces fortes d’huineurs, les faitcouler avec plus de facilité : ces Poulains étant ainíi obligés davoirtoûjours la tête balle, ce qui contribué beaucoup à cette évacuation.

On observera que les nasaux de ces Poulains ne soient point bou-chez, ce qu’on peut aitément remarquer lorlqu’ds ont de la peine àaveir seur haleine : Et d’abord pour leur déboucher on leur seringuedans le nez d’une liqueur composée moitié dHuilí d’Olive, & moitiéd’eatt de vie, 1e tout battu ensemble & tiede; te petit remède aidebeaucoup aux Poulains a jetteï leur Gourme: mais se cette malignehumeur lé vuide lans peine par les 'naseaux , on laillera pour lots seu-lement agir la nature lans y rien faire.

Le Poulain jette abondamment la Gourme, si on lui hache bienmenu d’une herbe appdlce Pervenche, Sc qu’on lai donne à mangerdu Son mouillé.

II y a des gens lorsque hurs Chevaux jettent leur Gourme, qui lesparfument de cette forte. Ils prennent un lac pçreé par les deux bouts,daris celui d’enhaut ils mettent la tête du Cheval, arrêtée de tellemaniéré qu’il ne p vidé pas la remuer; & dans le bout d’tnbas, est unréchaud plein de feu dans lequel ils mettent de l'Pncens; cette fuméequi monte , entrant dans les naseaux c!u Cheval > l’cxcite à pouliesau dehors tous ks flegmes & toutes les ordures qu’il a dans le nez.

Tandis que le Cheval jette la Gourme, il est bon de le promenersoir Sc matin la tête balle, aíin de faciliter l’évacaution du cerveau ;cette pratique s’entcnd pour les Chevaux qui mangent au sec ; carpour ceux qui sont auxprez, ils font toûjouts allez parussiez lorfqu’ilspaillent l’herbe. *

Observations.

Comme la matière qui s’écoule par les naseaux a un Sel qui plaîtau goût des Chevaux, & qui par son act etc, Sc ses esprits moidseanscauieroit des ulcères dans les partie, intérieures de celui qui viendroit àle lscher, & l’avaler; on aura soin denettoier avec du Foin cette ma-tière k plus souvent qu’il sera possible.

Tout Cheval qui aura la Gourme ne boira point d’eau crue; inaïsde celle qu’on aura fait bouillir, & qui lera tiède , Sc dans laquelle onjettera du Son pour la lui mieux faire boire.

Tel Cheval kta séparé des autres, de crainte qu’il ne leur communi-que cette maladie qui leur seroit pire qu’a celui de qui ils la tiendroient :la hinplcGourme a ma liée lé convertiliant bien souvent en Morve.

De la Gourme par la ganache.

Si l’on veut que l'évacuation de la Gourme se fade avec succès lors-qu’un Cheval la jette par la ganache , il faut se précautionner d’unepeau de Mouton pour lui enveloper le délions dc la gorge & mettrela h.né contre le poil du Cheval ; lopeiation suivante aiant été aupa-ravant observée.

On prend de l’Ongucnt Aimait, de l’huile de Laurier, & du Beurrefrais, ou de la Crème, le tout bioìé a froid, autant de l’un que dcl’autre; puis on cn trotte la glande qui est à la ganache, ensuite onl'cnvelope avec la peau dont je viens de parler, tenant toujours leCheval chaudement, & jamais expose ni à la pluie, ni aux ventsfroids, fi c’est un Poulain qui vive au sec; quelque-tems aptes lamaticre s’engendre dans quelque glande, où il seroit a souhaiterqu’tile se crevât d’elle-même, pour ne point être obhgófd’y appliquer

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un bouton de feu de la maniéré suivante; au cas, comme je viens dedire, que la nature n’eût besoin cn cela daucun secours que d’clle-mémç.

De la maniéré Rappliquer le bouton de feu aux glandes de la ganache.

L’on fait que le gosier n’est pas loin de la peau qui couvre h ganache;c’est pourquoi lerfqu’on se détermine à appliquer des boutons defeu, il faut toujours que ce soit en courbant, de crainte que la partiepar où passe la nourriture n’en soit offensée.

Quand l’escarre des endroits où l’on a mis le feu est tombée, onprépare une tente frottée de Bajîlicttm qu’on inféré dans le trou qu’onvoir ouvert.

II arrive quelquefois, ou que la chair y croît trop, ou que les lèvresde la plaie sont soigneuses & baveuses , pour sors il les faut frotter avecde ÍEgyptiac, pour ses déterger.

Quelquefois aussi le trou vient à se boucher auparavant que toutela matière soie vuidée, on ne manquera pas, si l’on s’en aperçoit, d’yappliquer une seconde fois des boutons à feu, pour ne point, commeon dit, renfermer le loup dans la bergerie. Tous ces soins que j’ai pre-scrits donnez en tems & lieu, aideront fans doute 1e Cheval à setter laGourme avec facilité d antre maniéré.

Harassé,

Lorsque le Cheval est haraíîé & maigre, il a ordinairement la peauattachée aux os, &ne sauroit faire aucun profit ; cette maladie se seroittomber dans une langueur dangereuse si l’on n’y reinedioir.

Remède.

On en vient à bout en commençant à soigner 1e Cheval, & en luifrottant tout k corps avec un Onguent qui aura été échauffé, & qu’onappelle /’ Onguent de Montpellier , palknt& repassent fortement 1 a tnainfur les parties où fera cet Onguent, asin de k faire pénétrer.

Après avoir ainsi graillé 1e Cheval, on i’enveloppe d’un drap sorlequel on met deux couvertures pour le tenir chaudement. On sedonne cette peine juíqu’à trois fois , puis on songe à le purger. UnMaréchal habile saura le remède qui lui sera de besoin.

Pendant le -tems qu’on le traitera de cette maladie , il ne mangeraque du Son mouillé: & point d'Avoine, avec du Foin préalablementarrosé, & sorfqu’il sera guéri on le remettra à sa nourriture ordinaire.

Baut-mal des Chevaux ; remède.

Quand le Cheval est tourmenté duhaut-mal, il tombe incontinent:en terre avec résolution de membres & distension des nerfs, tout soncorps souffre & s’éleve tout à coup, quelquefois l’écume lui sort dela bouche; mais il revient à soi peu de tems après j il faut mêler avecboire & lc manger du nitre ; il est bon de lui lâcher le ventre avecun Concombres du Nitre, qu on lui fera prendre pendant sept jours,d'autres lui jettent du song dctouttuc marine par les naseaux trois ver-res & du Sagapenum mêlez ensemble ; enfin il sera bon de lui oindre lecorps dessilitre & dssiuile, avec du Vinaigre Lc de lebien frotter,

Hierocles, & remède.

Pour ceci il faut prendre des Figues, de la Chaux & de l’Axonge,de chacun une livre, dç la fleur d’Hysopc six onces, il faut les piler jus- .qu’à ce qu’ils soient tout en Vin, puis jl faut rappliquer soi 1e mal.

jambes fatiguées.

Le trop long travail qu’on fait prendre aux Chevaux, cause sou-vent cette fatigue qui leur ruine ses jambes, fi l’on ne ptévenoit ccdésordre par le remède suivant.

Remède.

Tous les soirs on graillé les jambes des Chevaux avec de la grailletirée d’une Oie toute accommodée, & toute prête d’étre mise en bro-che, dont on emplit le ventre de toutes sortes d’herbes de bonnesodeurs, & qu’on met ensoite cuire au four dans une terrine: & tousles matins on frotte ces jambes d’eau de vie par dessits k graillé: ilfaut continuer julqu’a cc que la lassitude soit tout-à-fait pallçc. Votez.Maigreur.

Pour un Çavart.

Prenez se blanc de cinq ou six Porreaux, qUatre onces de vieux-Oing,de la Cire neuve, de 1 Huile d’Olive de chacun deux onces, demi-íép-tser de Vinaigre. Mettez le tout-dansun pot neuf, &faites-le bouilliedeux ou trois bouillons, julqu’a cc que le Vinaigre sort consumésc’est pour faite quatre Emplâtres, Sc plus.

Rampas. Vo tez F e v e.

Lassitude des Chevaux , & remède.

Les Chevaux font sujets aux lassitudes de chaud ou dc froid , ouquand ils se sont retenus d’uriner, ou s’ils boivent après avoir bienchaud, ou si après s être long-tems reposez, ils font aussi-tôt pouffezà k course, le remède à k lassitude, c’est le repos, de leur fane ava-ler de l’Huile, ou de k graillé mêlée dans du Vin; a k froidure onfait des fomentations, & on engraisse la être Sc l’épine du dos (jon-ctions d’eau chaude, ou du Vin chaud : s’il a retenu son urine, il saurpresque se servir des mêmes remèdes ; car on lui frotte k tête A lesreins avec de l’huile chaude, qu’on mêle avec de 1agraisse, le (némese fait avec k Sang de Porc qu’on lui fait boir e avec du Vin.

Itpre des Chevaux; remède»

Quand on découvre aux Chevaux des tumeurs le long du çpl, queles reins sont enflez, que 1a tête est pleine déridés, que ses naseaux

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