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C H E.

se, les yeux s'en/knr, le Cheval grince les dents, les poils lui tom-bent, tout lc corps se charge de bourgeons ; le remède est de prendredu Poivre blanc ou du noir, trente grain r pilés avec du Vin, puis le luifaire avaler, ou du Thym pilé dans du Vin doux, ou de la Rue piléeavec du Vin, ou des Chèvres sauvages avec du Vin ou de l’Armoise ;mais ce remède met le Cheval en danger; plusieurs sent brûler la plaieaprès y avoir fait incision, & usent des medicainens ordinaires ; lavantl’ulcere d’urine & Poignant d'un remède doux.

Antre remède .

Si un Serpent ou Autre Animal venimeux a mordu un Cheval, ilfauc y appkquer de la taneque l’on tirera d une fourmillierc, mêléeavcc da Vin; s'il arrive que le Cheval soit mordu cn chemin, où vousne pouvez pour lors trouver de remède préparé, vous lui ferez avalertrente grains de Poivre blanc, avec dix-huit onces de Vin vieux, oubien du Thym dans du Vin, ou de la racine d’Afphodille pilée dans duVin vieux, & mile dans la plaie, c'eít un remède souverain contre lamorsure de toutes loties de botes venimeuses : Le même se fera sivous découpez de petites Hirondelles & les appliquez íùr la plaie, ilcít bon ausli de mettre fur la morsure le Nid d’Hirondelle; on te lertpour les morsures de Bêtes vcn.meuses dc Marnes pilées , & on lesapplique deflus.

Morsure d un Chien enragé; remède.

Si un Chien enragé a mordu un Cheval, vous appliquerez fur la par-tie bltlíée de la fiente de Chcvre, de la Saumure & de PHieble, dechacun demi livre, Sc quarante gtolïès Noix pilées ensemble.

■Morsure de Sanglier; remède.

II ne faut rien appliquer de chaud aux ulcérés prevenshs de dé-fluxion ; mais sc scrvír des remèdes froids, tant en Eté qu'en Hiver ;le Cheval est quelquefois blellé d’un Sanglier augenouil, ouàlacuilìè,ce qui sc convertit cn ulcéré plein de défiuxions, & il faut laver le mald’eau fraîche, prendre du Galbanum, & y en appliquer.

Morve des Chevaux ; remède.

La Morve feche provient des humeurs corrompues aux environsdes poumons &du cœur; elle ne provient ni du Sang, ni de la pituite;mais de l’un & de l’autre bile; c’est pourquoi on rappelle feche; ellesc connoit lorsque le Cheval s’amigrit tout-a-coup, & que les flancstouchez de la main, rendent du son comme un tambour ; il ne peutmanger, & ne peut touilcr, quoiqu’il s’éforce, il a des douleurs in-térieures aiguës comme s’il avoir avalé un os; fi tous ces signes paroif-sent, c’est un signe de mort, & tous remèdes lui sont inutiles, Sc sile mal n’est pas encore confirmé, il faudra sc íervir de ce remède sui-vant fort apptové : deux vetres de Moût de Raisins blancs, poudre deïkucedamrm & d’Arifíolochc de chacun deux onces dissous & jettespar les naseaux pendant lept jours, nourrillant le Cheval modique-ment. Scphonte dit que fi le Cheval ou Mulet est travaillé de la Morvearticulaire, qu il lui faut tirer du sang des jambes cc derrière, puisappliquer des lames dc fer brûlant fur les articles, jusques a tant queThumeur aqueuse en sorte, puis prendre Saumure dc Poisson une livre,la mettre dans un pot de terre neuf, y mêlant de 1 Hurle suffisamment,Opoponax trois drachmes, quatre poignées de Roquette, en faireprendre tous les jours quatre onces, en ['Hiver, il faut tenir le Che-val a l’air, & cn Eté dans l'eau, eníotte qu’il nage; les croûtes étanttombées de dessus les articles, on y appliquera Veid d’Airam, Mills,Cal site autant de l’un que de l’autre, Huile & Cire en fuffiiance, & letout réduit en Onguent, & vous rappliquerez íur les ulcères.

Autre remède pour la morve des Chevaux .

Pour la guérir il faut prendre baies dc Laurier deux onces, Ecumede Mitre cinq onces, autant de Soufre vif, Myrrhe trois onces, Gen-tiane six onces, Iris trois onces, semence dc Persil, d’ArístoIoche dechacun trois onces, le tout pilé ensemble, jufqu’a ce qu’il soit amal-gamé, puis avec du Vin faixe des pastilles Lc prendre avec du Vin blancselon l’occurrence.

La Morve est contagieuse étant confirmée & incurable de quelqueforte qu’elle puiílè être. Dans le commencement il faut secourir leCheval infirme tant par saignée que pat mcdicamcns, évacuans &preparans, cc qui indiquera la toux & la matière visqueuse quicoulera parles naseaux, blanche, jaune, ou sanguine, quelquefoispuante & quelquefois lans odeur; il faut observer que «s humeursqui tombent du cerveau sc jettent fort souvent sur la poitrine, lespoumons ou autres parties & souvent produisent les étranguillons,maux de gorge, difficulté de respirer, maux dc cœur, maux auxyuix, les avives, íùrditez, inflammation de toutes les parties de labouche, ou fur les jambes, d’où proviennent !es Vessigors, les Sures,les Courbes, les Gouttes & autres maux, que l’on voit arriver jour-nellement en oueîque partie que ce puilìê étic; plusieurs ont remar-oué que quand le Cheval a eu le Faran, facilement il devient mor-veux, c’cîF pourquoi i! le faut purger incdlâmmcntdetemsentems,pour preparer les humeurs des Chevaux > qui sont cn doute d’étremorveux, il faut pendant quinze jours faire boire la Décoction del ! as-d’Ane miellé, & pendant trois matins lui donner de la poudrede Myrrhe, Gentiane, Aristoloche longue, haïes de Laurier & ra-clures d’Ivoirc autant de l’un que de l’autre, & en dilloudre unecuillerée dans du Vin tiede, & faire avaler au Cheval; quelques-unsen donnent au second jour&au troisième une cuillerée & demie pourévacuer, les pilules dc Hi,ra-Picia, & Cochées sont fort propres,comme celles d’Agaric & dc Coloquinte; quelques-uns en prennentquand il t'en rencontre, êxtirj eut les glandes; d'autres y appliquent

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le feu legerement & usent d’onction pour tâcher de les faire venir àmaturité; quelques-uns introduisent des plumaceaux ou Ellébore dansles naseaux pour faire décharger le caveau, ce qu’il ,ne faut fairequ après d’exactes purgations; qudqecs-uns usent de sulFumige dcSoufre ou d’Origan: natures font mâcher au Cheval infirme de laracine d Anémone- attachée au mord de la bride, ou Entité & Srasi-íagria réduits en poudres & mis dans un petit sac de toile bien pro-portionné aa mords.

Autre remède pour la morve des Chevaux.

Faites premièrement un seton fur la queue, Lc au garrot ; puis pre-nez un demi pot de l’eau de Morelle distillée, que vous serez boire auCheval, 1e faiíânt ensuite courir deux cens pas aile; ou revenir a toutebride, lc laillënt vingt-quatre heures fans bouger de décurie, & sixheures fans manger, puis vous le purgerez avec Coloquinte, Séné,& Agaric, de chacun deux onces, que vous serez iníuf.r pendantune nuit dans une pinte de Vin blanc; puis le parfumerez de Turbit,Ellébore, & lui donnerez le plumaceau une fois le jour, avec huilede Laurier; après vous prendrez de I huile roiat & du beurre fiais,que vous ferez fondre tout ensemble, vous lui mettrez dans lesoreilles austî chaud qu’il le pourra souffrir, Lc !e boucherez avecduCotton; vous continuerez juíque-s à guérison, qui arrive environ aubout d’un mois.

Aouleur de nerfs des Chevaux.

Quand lc Cheval étend la tête, que les lèvres sont retirées, que lesdents "sont serrées, qu’il ne peut ni boire ni manger, qu il pille dou-cement, qu’il chancelle en marchant, que le ventre ne rend rien si-non par contrainte, alors les nerfs sont étendus; tel Cheval souffrebeaucoup, Lc ne vit pas long-tems.

Remède pour les plates des nerfs.

II faut faire bouillir de la lie d’Huile environ trois chopines, de le-corce Sc de la racine d’Orme, prendre une chopine de cette décoctionLc la mêler avec du fiel de Taureau trois onces, le tout mis dans unpot, le faire cuire, & quand il sera bien cuit vous le ferez palier parun panier, & le verserez dans un pot pour vous en íervir dans l’oc-calion ; si les nerfs sont ulcérez prenez une livre de Cire, de l’huilchuit onces, duVerd d’Airain trois onces, de la résiné une livre, de 1*Manne trois onces, Lc du Vinaigre iuffiiamment; vous pilerez la Msnneavec le Verd.dfAirain dans le Vinaigre, Lc mêlerez le tout, Lc en appli-querez íúr||e mai ; si les nerfs ne sentent quelque douleur, prenez unelivre de Cipc > strie demi once de Storax, une livre de Vcrd d’Airain,de la Cire dç^liches des Abeilles, de la Cire blanche, &du Pavot, dechacun une livre Lcdemie, des grains de Laurier quatre livres Lc demie, letout étant bien pilé Lc mêle, vous rappliquerez ueílus. Votez. Entorse.

Piqueure de Scorpions aux Chevaux ; remède.

Si les Chevaux sont piquez d’un Scorpion > les pieds se retirent, Staulli-tôt il boite & ne peut manger, il lui fort du museau une ordureverte, Lc ne respire qu'avec peine. II faut le traiter comme ceux quisent mordus des Serpens > dequoi nous avons parlé ci-devanr ; l'onapplique fur la partie offeniéede la fiente de Porc, ou de la Morellepilée ou des Laitues de mer, que les Grecs appellent Thitimals , oubien de la semence de Lin, ou dc l’Alun brûlé, ou de l’Ecume deNitre, ou du Sc 1 de terre, que l’on applique íur le mal.

Piqueures des Vtperes & Araignées ; remèdes .

Si les Araignées, ou les Vipères ont-mordu les Chevaux, les testicu-les s’entíent, & ilparoit en son urine quelque toile d’Araignée, il esttout en lueur; fi la morsure a cauíé une plaie, il faut la couper a l’en-tour, afin d’en faire sortir le venin, puis y mettre le feu avec un ferchaud; s’il n’y a point de plaie, il raudra toutefois lé servit des re-mèdes qui sont propres à la morsure, y appliquant de ['Aristolochepilée avec du Vin ; & de la semence dc Persil sauvage, qu bien d’au-tre Persil; on lui fait avaler des baies de Laurier pilées dans deux cho-pines de Vin, avec de l’Eau Rose; on le renfermera en une établechaude, & on le lavera d’eau chaude > on lui donnera à manger destendrons de Laurier, oudu bon Foin, Lc de l’eau chaude à boire, jus-ques à tant que la douleur fc soit appariée ; après avoir repose, on iefait promener; il faudra brûler la plaie tomme il a étéditci-deHùs, &y appliquer des remèdes jusques a ce qu’il soit guéri; s’il a été mordu,d’une Vipere, ía morsure excite une suppuration > le venin en sort. Scla plaie jette une ordure qur est noire; iì c’est une jument, on coupela plaie, on y met les fers chauds, puis on y applique les remèdes quenous avons dit être propres pour les morsures ucs Bc .es venimeuses.

Piqueures d'une' Chauve-Scuris ; remède.

Si une Chauve-Souris, qui est un Oiseau venimeux, a pique unCheval, il faut y appliquer du Sel de Terre, & arrêter le sang, & luifaire avaler k fiel de cet Oiseau dans une chopine de Vin.

Pour la piqueure à la corne du Cheval: La Recepte de f est M r.

Duc de Weymar.

Prenez de I’Ortie blanche, & piîcz-la, ajoutez du Sel, & du Poivretant soit peu; exprimez le jus, Lc aitcs-le égeuter dans k trou, puismettez le marc par-delfus, & bouchez le trou avec duSuif, ou dc laCire > & faites ferrer.

P mr le même.

Prenez de la Cire jaune, de la Térébenthine de V> nise une once &demie, gomme Ekmi une livre, Résiné, Storax liquide, Benjoin

quatre