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mant naturellement pour lors a prendre les devans pour la trouver paslà, ce qui est un défaut dans un chien ; c’est pourquoi on ne 1 em-ploie gueres qu’à courre le loup, & les bêtes noires qui tournent rare-ment; ils font trop vites, crient fort peu , sitr tout dans les grandeschaleurs ; ils font impatiens, & auííì difficiles à instruire que mal aisésà corriger, lorsque fort souvent ils ne gardent pas le change, & fontplus maladifs que les autres, à cause de leur trop d’ardeurqui les faitchaílèr au delà de leur force.
Des ‘véritables marques dun bon Chien.
On reconnoît qu’un chien courant est bon lorsqu’il a les oreilleslongues, larges & épaissis, & qu’on sent en lui parlant la main fousle ventre qu’il a le poil gros & rude i ce qui ne lé remarque gueresqu après crois mois.
Comment il faut élever les Chiens courons lersquils font petits.
On suppose qu’un petit chien forte d’une mere de bonne eípécc ;c'est-à-dire, qa’on a choisie hante & longue & de large flanc, avec lespoils les meilleurs, dont on se souviendra qu’on a parlé ci-delliis.
Cela étant, & les chiens étant venus au monde, on les laisse troismois fous leur mere ; après ce rems on les retire pour les donner ànourrir au village , ou ils demeurent jusqu’à dix mois, n’oubliantpas de recommandera ceux qui en prennent îcíoin, de ne leur pointlaisser manger de charogne , & de les empêcher daller dans les ga-rennes, car cela ne peut que leur faire tort.
Le pain dont pour lors il saur les nourrir doit être de froment, à causeque celui de seigle passe trop vire, & est d’une substance trop légere,ce qui ne leur fait acquérir qu’un rable étroit, au lieu qu’un chien cou-rant le doit avoir large. On les entretient ainsi jufqu’á l’âge de dixmois > on les retire pour les mettre au champ parmi les autres , afinde les accoutumer de vivre avec eux.
Après qu’on a retiré les chiens, on commence petit à petit à les cou-pler avec les autres, afin qu’ils s’accoûtument de même daller en chaí-íc; & cinq ou six jours d’un tel exercice, suffisent pour les obliger defaire comme les autres; Sc pour les rendre íàges, on doit souvent,lahoussne à la main, leur faire sentir ce quelle pelé, loir lorqfuils fe bat-tent ou qu’ils crient à contre tems.
II faut être soigneux de les visiter souvent dans le chenil, & de lesy tenir le plus nettement qu’il est possble; & comme cen’esiqueparle moïen des organes que tout anima! est susceptible d’imprcssion, kschiens auss nc peuvent apprendre ce qu’on leur veut lignifier par le sondu cor, qu’auparavant on ne leur aie fait comprendre ; c’est pour-quoi lorfqu’ils font en bas âge & dans le chenil avec les autres, on leurdoit sonner quatre à cinq fois le ton grêle, afin de ks animer. Quandon couple les jeunes chiens , il faut prendre garde que ce soit avecquelque vieille tête, pour les apprendre à suivre ; & les attirant parquelques apas, on les mene ainsi promener dans les commencemtns.
Quand les chiens de chaise ou autres font encore tout jeunes, il fautleur couper le bout de la queue, excepté néanmoins les lévrons, auf-quels une grande queue convient, parce qu'a l'égard des premiers,cela fait qu’ils ne fe la mordent point, qu’ils ne s’y amusent pas, &que les ronces & les épines ne ks arrêtent point par cette partie ; cequi dérange entièrement les chiens lotíqu'ils poursuivent quelque gibier.
Lorsque les jeunes chiens ont un mois Sc quelque peu davantage,il faut ausli leur couper un petit ver ; ce qui a fait croire à quelques-uns que c’en étoit un en effet : voici comme fe fait cette opération.
On prend le jeune chien, on lui ouvre la gueule avec la main, Scs’il est grand & fort, on fe sert d’un ballon qu’on lui met dedans.
Apiès cela on prend la langue,&avec un couteau qui coupe bien, onlui fend la peau tout au long des deux cotez du nerf, puis avec la pointedu couteau on enlève adroitement ce petit nerf: il faut prendre garde dene le point rompre en le tirant ; car il est nécessaire quil soit été entière-ment.
II y en a qui pour tirer ce nerf fe fervent d’une aiguille enfilée d’unfil retors, & faisant couler cette aiguille par délions le milieu du nerf,ils ía tirent jusqu’à ce que ie fil soit palféau milieu, puis tirant avec lámain ils emportent le nerf : mais si cela ne lé fait adroitement , lenerf fe rompt, & il est après presque impossible de tirer ce qui enleste ; c’est pourquoi on estime mieux la première façon.
Après avoir ainsi tiré le nerf aux chiens , ils en deviennent plusbeaux Sc plus gros, & souvent faute de cette précaution ils restenttoujours maigres & étiques.
Pour apprendre le forhus aux Chiens.
Le valet à qui le soin des chiens est commis, fe munit d’abord d’unegibecière, qu’il remplit de quelque friandise pour donner à ces jeuneschiens; puis secartant un peu d’eux, il sonne du cor en criant ty-k-hillaud pour le cerf, Scvàlui aller pour le lièvre; il ne doit point ces-ser de sonner Sc de crier ainsi jusqu’à ce que les chiens soient à lui,tandis qu’un autre qui les tient íes découplé, en criant écoute k lui, tirez,,tirez. > tirez : lotíqu'ils sont au forhus ; c’est-â-dire , aux friandisesqu’on leur donne, celui qui les tenoic accouplez, ne manque point àIon tour, & íàns fe remuer de fa place, de forhuer, de sonner du cor& de les appellcr comme le précédent ;& pour lors celui auprès duquelils sont, ayant une houssine en main, la leur faiíànt sentir, en cirantécoute k lui , tirez t tirez, tirez ; & ces chiens étant retournez d’où ilsctoient premierement partis, on observe de leur donner à manger quel-que choie comme auparavant, afin de les obliger à obéir une autrefois au Ion du cor & de la voix; cela fait & étant allé & revenu, onles acouple doucement l’un avec l’autre.
Pour leur apprendre k courre le Cerf.
Les chiens ayant appris le forhus, L le son dn cor L: de la voix hiantfait impression fur les fibies de leur cerveau, on commence pour lors,
& quand ils sont âgez de dix à quinze mois, à les destiner pour lescerfs ; & pour les y accoutumer on les y menc une fois la semaine
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feulement. S’agir-il de forcer un cerf, observez, i ». Qu’il faut se don-ner de garde de faire chassie une biche aux chiefls, à cause de la dif-férence de sentiment qu’il j a entre elle & le cerf. i", De ne pointinstruire les chiens dans les toiles, parce que volant toûjours le cerf àcause qu’il ne fait que tournoier, ce cerf leur rompt en viíìere, si-tôt qu ils le chalïènt hors des toiles, où ils le perdent de vûë ; &pouflors levant 1e nez fans cesse, ils ne font rien qui vaille, & l’abandon-nent incontinent. Que s’étant fait une habitude de chasser le matin,si on la leur fait perdre ils demeurent toûjours en état de ne pouvoir plusrien faire, lorsque le soleil est levé, c’est pourquoi il saur s’en abstenir.
De plus, comme il y a un tems où le cerf est en plus grande venai-son que dans un autre, il est nécessaire de choisir celui ou il y est da-vantage, pour mieux dresser ks jeunes chiens , Sc laisser passer, s’ilfe peut, les mois d’Avril & de Mai où cette graillé ks tient moins. Ce1 tems pasié Sc dans un autre où il y fait bon, on mene les jeunes chiensdans une forêt, ou y étant on fait chasser un cerf qu’on lasse ; puis ob-servant de le faire passer proche d’eux, on découplé les jeunes chiensdessus, qui ne trouvant rien pour lors à poursuivre au dessus de leursfolies, s’animent à la vûë de leur proie qu’ils atteignent, Sc qu’onmet à mort; pour obliger ces jeunes animaux à bien faire à la premiereoccasion, où le cerf est tué on leur en fait la curée, & tous les piqueursprés. ns doivent parler à ces chiens pour s’en faire connoìtre , Scfaire distinguer le ton de leur voix:
Maladies des Chiens.
Les chiens étant des animaux sujets à corruption, il* ont comme!es autres leurs maladies particulières qui ks attaquent ; la rage estcelle qui leur cause le plus de désordre. Nous allons ranger ks mala-dies des chiens par ordre alphabétique; nous y ajouterons les remèdesqui conviennent, & vous trouverez lur la rage tout ce que vous pour-rez souhaiter concernant cette maladie.
Blessures des Chiens. Volez Plaies ou Morsures.
Catharres.
Les chiens font sujets à avoir des catharres, qui leur font distillerdes eaux de la tête > ce qui leur cause souvent une enflure à la gorge;on y remédie en graillant la partie affligée avec de l’huilc de camo-mille, Sc en les íailànt laver avec du vinaigre & du sel.
Démangeaison.
La démangeaison, comme tout le monde fait, vient dans l’JStc auxoreilles des chiens, déserté que ses mouches qui s’y attachent les fa-tiguent terriblement, & les obligent fans celle á sc gratter avec leurspattes: pour les en guérir on fait une poudre qu’on leur jette sor I-partie où la démangéaifon est excitée. Voici la manicre de faire cettepoudre.
Prenez quatre onces de gomme & d’onguent infusez dans de fortvinaigre, I’efpace de huit jours, puis l’ayant broyée fur le marbre, orjy mêle deux onces d’alun de roche, & autant de noix de galle pise-verifée; après quoi on s’en sert.
Des Chancres , & des indiens de les guérir.
Entre toutes les infirmitez qui arrivent aux chiens, ks chancres nefont pas celles qui ks incommodent le moins, Sc ce malheur croieordinairement aux oreilles; &pour les guérir prenez dufivon la péíàn-teur d’un écu, autant d’huile de tartre, de sel ammoniac, de souffre& de verdet, incorporez le tout ensemble avec du vinaigre & de l’eauforce, frottez-en l’oreille atteinte de ce mal > Sc elle en lera guérie.
Difficulté d’uriner. Volez Rétention d urine.
Plux de ventre.
Les trop grandes fatigues que les chiens endurent à la chasse, & lesírimats qui les morfondent pour lors, leur causent le flux de ventre.
Remède.
On finira que cette maladie parmi ces animaux est contagieuse, &qu’ainíi il faut observer de les séparer les uns des autres, si-tôtqu’ons'apperçoit qu’il y en a d’atreints, & de les mettre dans un lieu où ilspriment être chaudement ; cela fait, on leur donne de la nourriturefans sel, avec du potage, où l’on mêlera dc la terre sigillée; si ce re-mède n’opere point, on fe sert de farine de fèves, dont on fait de labouillie fort épaissi, dans laquelle on met aussi de la terre sigillée, puis©n la donne au chien qui en guérira s’il est jeune.
Poux.
On garantit les chiens des poux qui les incommodent, en prenantdes feuilles de cerne, Sc de celles de la passe & de mente, qu'on faicbouillir ensemble avec de la cendre ; cela fait on y mêle deux oncesde stafiagre en poudre, qu’on fait aussi bouillir; puis passant le tourdans un linge, on dissout dans cette décoction deux onces de savonordinaire, avec une once de faffiau, Sc une jointée de sel, après quoion lave le chien pouilleux, & il en guérit.
Ce remède est propre aussi pour les puces & autres vermines quisurviennent a ces animaux.
Galle.
Outre ks infirmitez dont on vient de parler, les chiens font encoreattaque? de la galle, qui ne leur vient pour l’ordinaire que d’un sangéchauffé & corrompu, & cet inconvénient les fait languir, fi l’on n’asoin d'y apporter le remède que voici.
Remède.
Prenez trois livres d’huile de noix, & une livre & demie d’huilede cade, deux livres de vieux-oint , trois livres dc miel commun ,une sevré & dçmie de vinaigre, faites bouillir le rosit ensemble, ajoû-
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