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. COR.

fa tcte du Cerf. On emploie la Corne de Cerf dans la Medecine, ellecil astringente ; on en fait de la gelée ou on nomme gelée de Corne deCerf. Les ouvriers en font des manclies de couteaux. On dit aullîcorne de Daim & de Chevreuil.

CORN LILLE, C’est un Oiseau qui a les plumes noires par tout,& qui est un peu plus petit que le corbeau. II a le bec gros, dur & long.11 habite au bord de la mer, aux environs des Villes, Sedans les bois oùil le perche, Sc se niche au sommet des plus grands arbres. II se nourritde charognes, de vers, de fruits, 8c de poiilòns.

Maniéré de prendre quantité de Corneilles.

Cette chaife-ci est allez particulière & peu connue en bien des en-droits; mais on dit que dans la Comté de Lauragois, qui est uneProvince de Languedoc, on pi end beaucoup de ces Oiíeaux au com-mencement de Novembre, jusques á la fin de Mars, Sc que parmi euxil íè trouve d’ordinaire des Corbeaux; Sc c’est un lieu sommé Rem-mens > a deux grandes lieues de Castelnaudaai, qu’on en fait la meil-leur e challè.

Le Seigneur de ce lieu, auquel appartient un certain bois qui y estsitué, l’aìtirme actuellement vingt pistoles: il lui en a valu autrefoisjulques à trente, quoique ceux qui prennent ces Corneilles ne les ven-dent qu’un lolla paire, Sc qu’ils íoient obligez de les porter vendre àplus de quatre Lesscs de distance : on peut juger par la de la quant.téqu’on en peut prendre.

II est constant que partout oùccs Oiseaux postent la nuit, princi-palement en Hiver, il est facile d'en prendre* beaucoup, de la maniérédont on îe va due, & que vous verrez dans les deux figures.

C’est oid.nairement dans les bois que íè fait cette cnaík, niant re-marqué qurìqukndroit oùil fe retire de nuit quantité de Corneilles (carce n’est que dans ce teins qu’on prend cedivenillement ;) ons’ytraní-porte, On choisit dix ou douze pieds d’Arbtes, qu’on éeranche à cinqou íîx pieds de haut, 5c quelques-uns même juiqu'a huit, ne leur lan-tant 2 chacun qu'une tête raisonnablement garnie.

Après cc ! a*il faut être deux vêtus de noir, Sc aller la nuit, commeon a dit, dans lc lieu où font les Arbres, lur lesquels on monte, tandisque deux autres hommes marchent dans le bois, failànt un peu de bruiten íècouant les Arbres fur lesquels ils voient le plus de Corneilles, quiétant épouvantées par cc bruit & par ces ébranlcmens, quittent l’aibreou elles font perchées, & prtn.nt leur eifor dans les boisée autour desdeux hommes habillez de noir, croient que c’est un tas de Corneilles,& lè mettent fur eux Lc tout à l’entour.

II y en vole une fi grande quantité qu'il y a des nuits qu’on ne faitaufquelles recourir; 6c pour les tuer on les prend a la main, on leurécrase la tête avec les dents, puis on les jette à bas.

Les nuits les plus obscures font les plus propres pour cela; on peutsi l’on veut a : k r plus de quatre personnes à cette chaste, íurtout quandil fait fort sombre, 6c observer que la moitié monte fur les Arbreséc l’autre batte le bois, Sc secoué ics endroits ou les Corneilles liantperchées.

Autre maniéré de prendre les Corneilles pendant la gelée.

Prenez ce que vous voudrez de petits cornets de papier qui font unpeu soi t, 6e vous étant transporté dans les lieux ou vous lavez qu’il y ades corneilles, qui dans cette íàisonfont obligées de chercher à mangerfur lestas de fumier qui sorit dans les terres, p-quez-y vos cornets garnisdans le fond de viande maigre bien hachée, 6c frottez l'embouchure ducornet de glu, eníoite que l’Osttau venant pour manger ce qui est de-dans , s’attache lc cornet autour da la tete ou du col.

Ces Oiseaux étant ainíì pris pat la tête, ne voiant pas, ils s’éleventà perte de vuë, 6c retombent incontinent à peu prés dans le même en-droit , ensorte que l’on peut les prendre à la main, ou les alîommeravícun bâton: ceux qui entendent un peu cette chaste, prenent quan-tité de Corneilles; car on peut piquer de ees cornets fur differens tasde fumier, £emême fur les arbres où l’on voit qu’elles se perchent,comme aussi dans les terres nouvellement labourées.

Autre maniéré de pendre les Corneilles , & autres Oiseaux.

On se donne austì le plaisir de cette chaste avec le Hibou, qu’on metattaché au pied d’un Arbre garni de gluaux, d’autres prennent un Chat& le frottent ennerement de Miel, ensuite 1e roulent dans la plume,qui s’attache par le mokndece miel autour du Chat; après on le portedans l’endroit destiné pour la chaste : quand cn est a: rivé fur le lieu,

• on prend k Chat, on 1c lie par ks reins, à la maniéré qu’on lie lesSinges, assez ferme pour qu’il ne puisse se dépêtrer: on l’attache aupied d’un Arbre rempli de gluaux, & on le retire a l’écart eníotte qu’onpuílìc voir l’endroit; le Chat se voiant seul, commeme a miauler Sc setourmenter: ses Corneilles, Corbeaux, Prés, Geais Sc ancres Oiseauxde cette fene entendant ce bruit, viennent voir ce que c’est, 6c se po-sent liir l’Arbre, tombent avec les gluaux: on cn prend un grandnombre de certe façon.

CORNER. C est sonner du Cot. .

CORNICHON. Sc dit d’un’ petit Concombre mal bâti dans fafigure, qu’on fait confire a la fin d’Octobre.

C O R P S de la tête d’un Cerf, d’un Daim Sc d’un Chevreuil > s’a-pellent ks perches 6c le niatrain; c’est ou sont attachez ses andouilkrs.Ce sont aussi ks deux cotez du pied d'une bête fauve, 6c les pinces quiforment le bout du pied.

CORS aux pieds.

, Pour guérir Ics cors. I. Pn nez Cire neuve, Poix Résiné, par égaleportion , Verd de Cris, pulvérise a proportion; sains tondre la Cire6c la Poix Résiné dans un poêlon ou autre vaillèau: lorsque cela serafondu, mettez du Verd de Gris ce qu’il faudra pour rendre la compo-sition verte, 6c conservcz-!a pour 1e besoin: quand on voudra s'enservir, il faudra couper les cors jufqu’au vif, 6c k» découvrir le plus

’ COR. C O S. COT. COU. n 5

qu’on pourra; l’on fera une Emplâtre de cette composition, Sc onrappliquera fur le cor : il le faut réitérer quelque tems.

II. Prenez de la crallc qui se trouve dans ses pots de chambre, mettez-en fur ses cors après les avoir bien coupés, lrcz-les avec un linge, SCréitérez plusieurs fois.

III. Prenez du Savon gris, râtissez-en avec un couteau 5c mettez-eníùr ks cors, après ks avoir coupez, comme ci-dellus, & réitérez plu-lìeius fois; lorsque vous voudrez couper lescoispour faire ct s remè-des, il faut ks faite tremper dans de l’eau chaude ou il y ait du Sonde Froment.

IV. Aie z un petit morceau de Fer blanc, arondissez-le, 6c courbcz-Iecomme une Emplâtre, saites-y un trou au milieu de la grandeur dncor, 6c appliquez-le fur k cor: cela fait, prenez une goûte a’c Soufreou Huile brûlante, que vous verserez fur se trou ou est votre cor,vous l’y 1 aillerez éteindre, appiiquez-y cnluste du Gérât, 6c le cor s’enii a Sc ne reviendra plus,

V. Prenez un Clou, ou bien un autre morceau de set qui (bit un peuémoiîsté 6c non ras tout à fait pointu, faítcs-le chausser a ia chandelle,Sc mettezlc bout le plus chaudement que vous pourrez le souffrir fur kcor a l’endroa que vous sentirez k moins de chaud, après lavoir coupéjusqu au vif, reiterez cela plusieurs fois 6c continuez pendant trois onquatre jours de fuite 6c vos cois tomberont.

VI. Faites distiller du Vinaigre dars un alambic, prenez de cette di-stillation 6c mettez dedans de ia raclure uc parchemin du côté de lachair, trottez ensuite les cors avec ce Vinaigre 6c vous venez qu’ils s’eniront incontinent ; il faut ks couper aupaiavant, comme nous avonsdit ci-cclius.

VII. Prenez trois ou quatre Limaces, tirez-ks dc leur coquille Scpiltz-ies dans un mortier juí’qu’cn confis tence d’Ongueut, uont vousferez une Emplâtre que vous appliquerez fur Iescors.

VIII. Prenez raclure de par.iiemin, fsiccs-'a tremper dans du Vinai-gre 6c faitcs-cn comme de la pâte, mettez-en íur 1c cor Sc bundez-ieave-c ur. linge trempé dans du Vinaigre ; char.gez-le le loir 6c lc matin.

IX. Prenez ócs fleurs dc Caletìdula ou dc Souci, broycz-les avee-auta-rt de Sel commun, 6c Rappliquez íur le cor après savoir coupé jus-ques au vif.

X. Prenez de l’Huile d’Olive, de la Cire neuve, de Ia graisse blan-che, de la Poix Rclme, de la Terebenth ne de Venise, des fleurs deSoufre, de chacun parties égales, incorporez k tout fur k feu, aprèsquoi vous y ajouterez la fleur de Soufre. Ce remède guérit aussi lesLoupes 6c la Teigne.

XI. Faitys un Onguent avec une gousse d’Ail Sc de Sel suffisam-ment ; arrachez ensuite 1e cor en vous couchant, 6c appliquez dessusl’Emplâtre.

XII. Couvrez votre cor de poudre d’Arscnic, ne le tirez pas qu’ilne soit mangé jusqu'à la racine, mettez autour un défensif de Diachilon.

Pour les cors des Chevaux.

Pilez des feuilles de grande Bardane, appliquez-les fur ks cors dèsque vous en appercevrez , Sc le cor tombera blen-tôt.

CO S.

COSSE de Pois 6c de Fèves. C’est une envelope lon<mette où seforment ks Pois ou ks Fèves, de la vient écolier des pois, pour direôter des pois dc leur collé; j'ai des pois en colle, 6cc.

COSTIERE. C'est un espace de terre large de lìx, sept, à huit piedsde long de murs bien exposez, pour y semer ou planter ce qui craintle grand froid ou le grand chaud: savoir, Laitues, Fraizes, Pois, Scc.pour se Printems , Cerfeuil au nord pour l’Eté.

C OS TU S bâtard. Le Costus bâtard a ses feuilles un peu plusglandes Sc plus épaisses que le Pana s domestique, elles sont crépues ,un peu âpres, 6c s’indínent vers Ia terre: fa tige est ronde comme telledu Fenouil avec des nœuds de toute la tige. II cn sort de petits ra-meaux, au bout defquels il a comme de petits lihimens de couleur d«coing, où est la graine toute nuë Sc tonde. II a une racine fort viveavec une écorce épaisse, d’ut.e couleur cendrée relplcndiíìànte.

lieu. 11 croît au mont S. Ange dans la Fouille.

Propriétés. II est utile contre les douleurs de tête, des nerfs, 8c duventricule; contre les obstructions des entrailles, 6c maladies de reinsSc de la vessie. II est amer, un peu odoriférant Sc acre.

COT.

COTE’. Remède pour le mal de côté.

Prenez une botte de Verveine bien verte, dont il faut ôter les hâ-tons, pik z-les dans un mortier. Prenez encore trois blancs d’œufs,une poignée dc Farine de Fèves, Sc autant de Sel qu’il fau: pour (allerses trois œufs; mékz-le tout ensemble dans le mortier, mettez-le en-suite fur un matelas detoupe grand comme une assiete, 6c faites lechaufer devant le feu sor ce matelas. Puis appliqucz-le fur 1e mal d«côté. Enfin mettez pat-deífus trois serviettes bien chaudes que vous1 aillerez pendant vingt-quatre heures.

Autre remède pour le mal de côté.

Il faut prendre une demi once deScíeure ou Racleure de la Dent dnSanglier, réduite en poudre bien menue, Sc bue par se patient aveceau a’Orge, ou de Pois rouge, ou avec la décoction pectorale, le dé-livre certainement du dangea proche.

Autrement.

Prenez une poignée de Verveine, deux cuillerées de farine de Sei-gle, deux cuillerées de Farine de Froment avec quatre blancs d’œufs.Pétrissez k tout ensemble. Sc mcttez-lc un peu chaud entre aeux lingesque vous appliquerez Iùr lc côté.

C O T TI. Est un terme populaire Sc allez barbare qu’on dit en faitde fruits, qui érant rombezíurquelejue chose de dur se font meurtris oufroissez cn dedans lans être écorcheZ ou entamez au d.hors : cai on

di