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M4 C U R.

SMtrts qtà fin contenues dam la seconde impression. Les fettilierty trouve-ront miss de grands avantages sp tìtilitezpcur prospérer dans le monde, çj>éviter des maux qui jouvent causent laruine des maisons : cequiejì facile àvoir dans les avis qu il há doit donnerjurle Sacrement depemtence; cariesmail. surs , pauvretex., mijeres, qui lui arrivent envettt vie dans les pertesrie Jasante, òrdefis biens , pour ïordinaire rient point d'autre principe quedes confessons malfaites ; je defere à l'avisquon m adonné,^ je dis qu unbon Curé doit donner les instruHions suivantes àjes Farci/sens.

Avis qu'un bon Curé doit donner èt fis Farcissent touchant U Sacre-ment de Penitence.

Si vous aviez une maladie corporelle, & que votre Médecin vous■ordonnât des remèdes que vous connoitriez n'ttre pas bons pour n'a-voir fa:t aucun effet > Le ne vous avoir purgé en aucune maniéré, aprèsen avoir pris plaideurs fois - vouslcquiteucz, & vous ne vous iêrviriezplus de lui, & ii vous faiíiez autrement, vous connoilkz bien que ce ncferoit pas vouloir votre lanté, mais plûtót vouloir avancer votre mort .-il tn eít de même lì votre ame elt atteinte d’unc maladie mortelle parquelque habitude au pèche mortel, li vous vous en étéscontestépiu-heuis sois, & que vous n’aiez point quitté cette méchante habitude outotalement ou au moins en partie, je vous donne avis qu’íl est bon quevous cherchiez un autre Confelleur, & quittiez le voue après avoir bienpi ié Dieu pour en trouva- un bon.

Un malade ne íè soucie guère de vivre, íi aiant la gangrené ou uneplaie dangereuse, il le lert toujours d'un Médecin qui datte fa plaie Sc ysait metue du cotton & de la íbie, quand il y faudroit mettre le fer & lefeu; li vous étés dans le péché mortel, votre maladie est de cette natureque le fer ou le feu y est nccdlaire ; & ainsi votre Confesseur vous doitimposer une pénitence qui soit propre selon le Concile de Tientc, Scpeur punir vos péchez passez, Stpour vous aider a les éviter à l'avenir.Vil ne vous ordonne une penitence mcdecinale ; mais lé contente devous ordonner quelques Pater Sc quelques ,4ue; jugez vous méme íivous foi t,rez de cette dangereuse maladie.

Vous connoitrez que votre Médecin spirituel est fidèle à son ministères’il vous renvoie lors que refusez de faite la penitence medccinale,c'cst-à-dire, celle qui est absolument neccilauc pour vous retirer du péchémortel dans lequel vouscroupillez, oudeccluiauquclil ptevoit qu’in-faillible ment vous retomberez.

Ces sortes de pénitences medecinales, font par exemple, de vousabsteíi.r durant un certain rems déterminé, du cabaret, ou de boireune certaine partie d’eau avec lc vin, íi vous beuvez; Den’allerplusau brdand, li vous jouez; De ballet la terre ou de donner telle au-mône aullì-tôt après être retombé dans le péché , . dans le jurement ouclins quelque péché d'habitude; De ne vous trouver jamais seul avecune telle personne ; D aller vous cordelier au plutôt quand vous fereztombé dans le péché mortel ; De donner une telle aumône aux pauvres,au cas que vous n’aiez pas test,tué en un tel tems ; M vous étés dans unepatelle de votre íàlut, une penitence medccitalc feroit de vous apro-chet souvent dcsSacremens, d’allìster aux Prônes & grandes Mcsles devotre Parodie, de lire tous les jours à certaine heure de bons livres lpírì-tuels, de faire une retraite de huit jours, qui est un remède salutaire atoute (bitc de vice.

Un malade qui ne voudroit pas prendre une médecine qui feroit bon-ne Sc faluta.rc, est cenlé ne vouloir pas guérit de là maladie, lurtouts’il n’y avoir que ce leul remède qui le pût guérir.- íi cela est vrai,comme vous le connoillèz bien , jugez en quel état vous lc-rlez , bvous refusiez ces sortes de pénitences medecin.des, Sc que vous ailaflìezvous contester à quelqu’un qui ne vous en ordonnât point de sem-blables.

Croiez que vous êtes dans lc dernier péril de votre salut, si votreConfesseur différant l’absolution, & vous renvoiant jusques à ce qu’il aitconnu quelque avancement en votre conduite, vous allez a un autreConfelleur, ne croiez pas que- pour en trouver un qui vous la c-orme,après qu’un autre vous saura refusée, vous í’oiezenailurance. Etfou-vtr.ez-vous qu’on ne fauroit avoir un trop bon Médecin lors qu on estdans une dangereuse maladie, Sc que c’cst avoir perdu le bon iens que des'en tenir à un Chirurgien flatteur ou ignorant, loríqu’on peut en avoirun habile & expérimenté.

Et votre Confelleur vous fera bon & fidèle, s’il vous refuse l’abfo-lution , supolé que vous loiez dans l’ignorance des principaux mystèresde notre Rel,gion, tels que lont suturé d’unD.eu, la Trinité ue per-sonnes, situai nation du fils, l’immortalité de lame, que la Gloiredu Paradis est donnée a ceux qui meurent dans la grâce de Dieu, Scles peines de l’Enfer à ceux qui meurent dans le péché mortel, enfinli vous jètesdans l’ignorance du Sainement de sEucharistreSc de la Péni-

tence.

Si vous êtes pereoumeve, maître on maîtresse, & que vos enfansou íérvitcurs soient dans signorance des articles ci-destus, vous devezcraindre que votre Confession ne soit un facrilcge, li on vous absouten cc-t état, n’aiant rien fait de- votrecórc pour ksinstruitede ces cho-ses.

Si vous vous trouvez engagé dans quelque occasion prochaine du pé-ché, ne trouvé pas mauvais lì vous n’ètes pas absous, & lion différél'ablolution jusques a ce que vous foiez sorti de cette occasion.

Si vous avez coutume d’oftenfer Dieu dans le cabaret, ouparsexccsdu boire, ou par Jes delpcnles excessives, ou par le danger des mauvai-ses compagn.es, ou par les defordresque vous causez cri votre mailbn,on ne vous donneia pas l’abfoluuon, lì vous ne promettez de n’y pli salier, pendant le tems qu’il vous íèra ordonné.

Si vous savez par votre propre expérience que vous vous exposez àun évident péril d'offenfer Dieu mortellement, lorsque vous fréquentezles cabarets, les danses, les jeux, les promenades & convcrlationsnocturnes, les autres semblables occasions, vous devez être renvoiefans absolution, li vous n etes résolu de ne vous y exposer plus vo-lontairement ; & si on vous la donne » croiez que vous étés tomme

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ce malade qui a !a gangrène qu une plaie mortelle , & qui veutqu’on la flatte, au lieu qu’il doit fouhaitrer qu’on ne l’épatgne point sSc que vous êtes du nombre de ceux-là qui aiment mieux la mort quela vie, leur perte que leur la hit. Ainsi ne manquez de quitter ce Mé-decin spirituel, pour avoir recours a un autre qui vous lbit plus fidèle &plus salutaire.

St vous avez. des procès, ou criminels ou civils qui vous fervent:d’oetahon pro.haine d'inimitié ou de scandale; & h pour ce lujecvous ne vous parlez, ou ne vous vibrez point , quand les devoirscommuns vous y obligent, ou laites d’autrcs péchez qu’on dit nepouvoir éviter durant les procédures , laint François de Sales dit queles personnes qui font en cet état, & ne veulent point prendre la■foie (Accommodement, ne mentent pas de manger le pain des An-ges , Sc les Conciles fulminent des anathèmes contre ces sortes dcgérs. Ainlì vous ne devez point être absous que vous n’aiez termi-né vos différends, íi ces procès vous entretiennent dans des disten-sions scandaleuses Sc incompatibles avec la charité chrétienne par lamauvaise disposition de votre esprit; & souventz-vous de ce que nousvous avons dit souvent de venir a nous : asin que par ce moien vouspubliez imttre fin à ces différends parla voie amiable, ou par quelquearbitre charitable.

Si vous avez une inimitié contre quelqu’un, & qu elle soit publique &de mauvais exemple, vous devez être renvoie julqu’a ce que vous aiezréparé le Icandale par une réconciliation manifeste. Que s’il ne tient pasà vous de vous réconcilier avec votre ennemi, qui refuse la réconci-liation ou la satisfaction raisonnable , il suffira que vous fastiez connoi-tte au publ.c que vous avez lait du moins votre devoir, & que vousétés prêt ce vous réconcilier quand votre partie le voudra : Sivousét.ïp. tcnt dc votre ennemi, vous ne feiez point absous, si vous n’étes ìe-ttììu de fréquenter ou visiter voue parent, lèlon les réglés ordinaires dupaiantage.

Vous ne ferez point absous d’une médisance qui est péché mortel,que quand vous aurez réparé la réputation , Sc méme tous les dom-mages criminels Sc civils qui s’en sont ensuivis > & qui pourroiesit en ■core s’en ensuivre, s’ils peuvent être réparez présentement : Sur toutli vous avez différé cette réparation apurés lavoir déja promilè á vo-tre Confelleur.

St votre médisance a été publique, la réparation doit être publique ; íivous etes cause qu’un autre ait médit, vous ferez obligé à taire réparer,ou a répara vous-même 1e tort qui aura été fait.

Si vous ères chef de famille, & que vous aiezfouff.rt impunémentque vos enfans ou domestiques aient médit en votre présence; Sc r.c1 avez pas empêché , lc pouvant faire , vous ferez faire la répara-tion , ou vous la ferez vous-nréme, lì la personne qui a médit Scdetracté ne la fait pas, lorsque le médisant vous a voulu défendre ouvous vanger.

Si vous avez impolé à celui dont vous parliez mal > une faullè-té, vous vous dedirez, méme avec k turent, s’il est nccellaire : &vousferez enlòrte que li ceux a qui vous savez dit, sont publiée a d’aa-ues, ils leur fallent aussi lavoir que c’étoit une fausseté: mais li enmédisant vous avez dit vrai, vous ne laillcrez pas de réparer l’hon-neur dc la meilleure maniéré que vous pourrez, ou que le Confelleurvous l’ordonnera.

Si vous avez médit d’une personne en fa presence, vous si. rez obligéde lui en demander pardon, a moins que vous ne fuíliez au dessus dctelle que vous auriez oíkníé. Sc en cc cas une petite amitié ístort cen-sée une satisfaction suffisante.

Si la personne a qui vous avez mal parlé d’une auc: e, ne s’en souvientplus, Sc qu’il y ait apparente qu’eile nc s’en «souviendra jamais òci qu’e.le naît pas crû ce que vous lui avez dit ; il n’est pas nécessaire de luien rappelles la mémoire, mais ii elle s’en souvient encore ou qu’elleiccroie, lì elle est absente, il lui faut écrire pou r la désabuser, aucasquevotre Confelleur le juge a propos.

Que si la chose que vous avez dite est vraie & publique, ou biensi vous lavez dite lans faire connoitrc la personne, quoique vousaiez peut-être péché contre la charité, vous n etes obligé a aucuneréparation.

Que si vous retenez ou avez pris injustement k bien d’autrui, & quevous ne l'aicz pas restitué effectivement en tout ou en patrie, livousetes en pouvoir de le faire, & si vous avez déja manqué a la promisseque vous aviez faite a votre Confelleur de la restituer, vous ne devezpas vous étonner li on vous différé Absolution jusques a te quevous aiez satisfait pour le tout ou en partie, lì vous ne !e pouvez entie-ìement; que si on vous la donne ne croiez pas être pour cela en fineteîle conscience.

Vous restituerez & le capital & les intérêts, & même les dépens &cdommages que vous pourriez avoir taule si vous avez dérobé quelquechoie, ou quelque somme qui portent intetêt à celui a qui vous aveztait tort.

Si c’eit par quelque mauvais conseil ou par des rapports injustes quevous a.ez eau lé quelque dommage à un autre, vous devez restituer toutce dommage.

Vols rendrez ce que vous avez trouvé, si vous connoissez le maîtreà qui appartient ce que- vous avez trouvé, que íi vous nc le comioilfczpas, vous tacherez de vous informer qui est ct lui quia perdu la choietouvée, & consulterez votre Confelleur, pour savoir cc que vous tadevez taire, si vous r,e pouvez connaître celui qui fa perdue.

Si vous avez débité de sargenc faux pour du bon ou du legçr pour dapelant, restituez la valeur du dommage a ce,ui qui le souffre, ou si vousne jcconnoitìczpas, restitués félon savis de votri Confelleur.

Vous ne devez pas être absous si vous avez de faux poids, ou defaulles melurcs, qu'après que vous les aurez quittez, m si vous avezdes papiers d’autrui, qu'après que vous les aurez rendus, s’ils leut lontnécessaires, Sc que vousle reteniez injustement.

Si ] ar adrclìc, par fourberies ou par autres moiens injustes vousavez porté dommage au prochain > & si pour gagner quelque procès

vous