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T5'n les iftet trois cru quatre pouces avant dans les vases qu’ofì lciit à■destinez, & l'on enfonce ces vases à moitié dans la couche > laquelleon prendra sein de réchauffer trois ou quatre fois fur lts cotez pour]a maintenir raisonnablement chaude ; & moyennant ces foins Scies jatrofemens nécessaires, que l'on ne manquera pas de fane durant l’E-të, on aura la satisfaction de voir que ces figuiers ainsi plantez repren-dront presque tous fort heureusement , Sc feront dès l'année mêmed’alícz beaux jets , & en a fiez grand nombre.
Les figuiers qui ont mieux réuili doivçnt. être tirez dés pots, fi l’ons’en est servi, o.i dès l’Eté même, ou au Printems pour le plus tard ;
Sc on les mettra alors avec la mote de terre qui s’y fera formée dansdes cailles - ou de la grandeur ci-dessus, garnies de terre affaissée, oupressée de la maniéré qti’on la dit; autrement cette mote deíccndioicttop tôt au fond de la caillé, y étant entrainée par fa pesanteur & pal'faction des nouvelles racines qui fe font. On pourroit même, pouréviter cet inconvénient, pratiquer cc qu on observe a l'égard des au-nes fruitiers que l'on plante : c’cst de les tenir plus élevés que la super-ficie, en les plantant de telle forte que la mote du figuier excédât dequelques pouces les bords de la caille, & pour fouten-ir la terre & seaudes atrofemens, on y mettroit des haulìes par k moyen de quelquesdouves, ou dr s bardeaux de paille. Mais c’cst u né précaution qui estplus à propos pour les eneailìemcns fuivans. Car .pour ces premiers ,comme il les fairt renouvelles au bout de deux ans a cause de lapcr-i-téífe des cailles qu’oii a employées , la mote de figuier ne peut êtredescendue gueres plûtôt que ce rems, de quelque maniéré qu'on faitplantée.
Les secondes caisses dont on sc servira, devant être de treize à qua-torze pouces cn dedans, les figuiers s’y peuvent trouver bien pendantun plus grand nombre d’années ; & ils ont par conséquent plus de be- ,foin qu’on les replante : enfotte que leur propre pesanteur, les Iréqeens :atrofemens & le remuement ou transport des caisses , ne les fassentpoint manquer de nourriture , cn les faisant descendre au fond dansun moindre espace qu’iis ne seront , íi on exposé la mote plus hautque les bords , & ss l’on preste la terre au fond.
C’estdonc une observation a ne pas négliger dans les encaissemens pos-térieurs , non-plus que'dc trancher chaque fois ctiv.ron les deux tiers de lavieille mote. On conroìt que les figuiers ont besoin dr ces changemeos,Jorlqu’ils ne font plus guéresde gros bois. Les mêmes cailles ou on les amis pour la seconde fois, peuvent servir à la troisième, quand elles nefont pas u<écs ni pourries par seau des grands arvoscmcns dont on lesmouille. Que li elles Ion t gâtées , comme il arrive ordinairementon n’en prendra pas pour cela de plus grandes , ce rit fera qu’a no sou quatre ans de la qu'il pourra y avoir nécessité de rencaisser > qu'onles remettra durs un lieu qui ait plus d’étenduc, c'est-a-dire,dans descailles de dix-fept à dix huit pouces ; Sc celles-ci front encore íhffi-íámment grandes au premier changement qu’on fera ensuite > en ob-servant toujours les mêmes choses , soit la maniéré de planter, ou leretranchement des racines & de la mote.
On pourroit enfin mettre cts figuiers dans des caillés de vingt-deux
5 vingt-quatrc pouces;mars la difficulté de les transporter,& la gran-de quantité d’eau qu’il faudroit pour les arroser suffisamment , r.e lepermettent gueres.-Ceux qui peuvent avoir la-dellus toutes les faciliteznécessaires , & de plus là commodité de la ferre pour les mettre àcouvert , s’en prévaudront s’ils le veulent , & s’en tiendront là com-me aux dernieres cailles qu’on leur puisse donner. Quand on n’a pointCes commoditez & que les caisses de dix-huit pouces ne peuvent plusservir , on doit dès-kus fe déterminer & le résoudre à les mettre cnplace dans un jardin, ou à en faire présent à quelque ami > qui n'anrapas lieu de les regarder pour cela comme votre rebut. Puisque ces fi-guiers, quoique vieux de dix-huit a vingt ans.lònt encore tort bons,
6 peuvent durer long-tems avec le plaisir d’un rapport allez abondant ,pourvu qu’on ait retranché une bonne partie de leut bois, & particu-lièrement de leurs racines.
Pour remplir la place de ces figuiers dont on est obligé de fe défai-re , on ne doit pas manquer d’en élever tous les ans de nouveaux qu’onleur puisse substituer, non-lculement par les boutures , mais aussi parles marcottes dont j’ai parlé ci-devaut, que l’on éleve dans des mane-quins ou en pleine terre,ou li vous aimez mieux mettre un vieux fi-guier avec la mote profondément en terre de telle mamere qu’il n’enfoire que les boucs des branches , qui prendront ra secs pendant toutl’Eté, & dans l’Automne. Et vers le commencement d’Octobre, aprèsavoir levé la terre proprement , vous (évicrtz & couperez toutes ksbranches au-d: (sus des ricines, qui seront autan d’arbres, après avoirmis dans des pots de terre qui auront lept ou huit pouces de diamettre,& l’année suivante , s’ils lònt arrosez souvent , vous en p Ornez avoirdu fruit. Et afin qu’ils grossissent, vous aurez foin de les mettre dansde plus grands pots au commencement dc Mars de .'année luivante,&le gros figuier qui aura été mis en terre Ue laissera pas encore deservir, comme aussi les branches qdi n’aurosst pas pris racines; car aprê'avoir cté coupées au-dessous d’un nœud & miles eti terre,elles pren-dront racines comme les boutures qu’on fait ordinairement.
Autre maniéré de marcoter les figuiers.
VI. Outre ces maniérés dont je me fuis servi pour multiplier les fi-guiers, vous prendrez un pot de íix ou se t pouces de diamètre, plus oumoins grand, que vous pendrez à l’arbre ,& après avoir fait passer unebranche parle trou ordinaire du pot de telle maniéré que li branche re-vienne par dessus le bord, vous se remplirez de bonne terre & l’arrolcrczá l’ordinaire, vous le lévrerez Sc couperez dans le tems prescrit ci-dellus.
VII. II y a encore une autre façon de marcoter une branche de fi-guier. Prenez des pots de terre un peu grands, comme ceux des potsou l’on marcote des œillets : vous ferez couler votre branche dans lafente qui fe trouve faite dans le côté de cc pot , & 1e remplirez debonne terre , que vous arroserez ensuite , & vous ferez comme on acoûrume de faire en ces rencontres. Par ces moyens on aura une fi-
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guérie qui fe trouvera toujours également fournie. La peine que l’onpand^à cela est avantageusement’récompensée , les figuiers donnant■assez souvenu du fruit des l’année même de leur premier encaissement& e’est cn avoir eu pendant un assez long-tems, lorsqu on est réduit àles abandonner , pour n’v avoit pas grand-regret, quand même ils ntdevroient servir qu a mettre au feu.
Figuiers en espaliers en buiffons.
Les figuiers cn espalier & én buisson feront traitez d’uné manièrediflérence oes autres arbres. Car au lieu qu’en ceux-ci les bonnes pe-tites branches donnent le fruit , soit à noyau ou à pépin, cc font lesgtòssés qui ont cet avantage dàns le figuier. C’est pour cette raifortqu'il les faut ménager d’une autre maniéré qu’on ne fait Ordinaire-ment quand elles ne font que pour le bois.
Figuiers en espalier.
Le naturel des figuiers n est point d’être contraint comme ses àú-tres espaliers, il leur faut plus de jeu Sc plus de liberté fi l’on veut quêleurs fruits viennent mieux , & qu’ils forent meilleurs. II faut doncbien sc garder de ses gêner Si de les coler contre les murs pendant l’E-tê & 1 Automne. On pourroit y attacher le corps des brànches ; maisnon-pas les jets qui donnent ses figues; ils do.vent être éloignez de lamuraille 5c avoir de r air , afin que 1e soleil les fripe plus vivement ,
& ses rende plus sucrées & pire hâtives. II suffit même de soutenir lesures Sc les autres de ces branches par devant avec des perches qu’ortmet fur des crochets à peu prés comme ceux dont nous avons décritla for.-ue ci-dcllus. La différence qu’il y aura, est qu’ils doivent avoirenviron un pied deiong, afin qu’emrant quatre pouces dans le mur.iìen reste huit au dehors pour faire une distance raisonnable; & [extré-mité , au lieu da remonter en droite ligne > coulure ces premiers, sciacoudée & tournée eh rond pour embrasser la perche qu’,Ile portera,
II faut tceíler ces crochets dans le mur à trois pieds les uns des autres,
& commencer le premier rang à un pied de terre , Sc cela en échi-quier , continuant julqu’au haut du mur de la même manière Lesperches mites fur ces crochets empêcheront non-lculement ses bran-ches de tomber ; mais aussi d’écrc brisées & rompues par les vents ; ainíìil ne fera pas nécessaire d’employer d’aurre treillage, púifque cela suf-fira pour conserver ces précieux fruits , & leur faire acquérir toute lamaturité & le bon goût qui les frit estimer ss considérablement.
On en doit user autrement auxaproches de l’Hivcr. Ccscroit risquertrop ces arbres délicats Sc très-fiilceptiblcs du froid, que de les laisser sifort en proie à ses ligueurs. II faut donc dès que les feuilles de figuiersfont tombées, en contraindre les bran: hes près de la muraille, soit avecdes lanières & des clous, fort avec de l’osier & des éch alas; & s’ils font tropélevez , il faut tâcher de coucher d’un côté Utdautrelcs plus hautes bran-ches, de maniéré qu’cllcs n’en soient ni rompues, ni éclatées. On y appli-quera ensuite des paillassons de 1 épaisseur de trois bons pouces, ou de lapaille en forme de paillasson, ou enfin du grand fumier sec, soutenu pardes perches mises en largeur, Sc quelques-unes en montant, ayant foirtqu’il n’y ait point d endroit à ['espalier qui soir découvert & exposé.
On fêta encore provision outre cela -d’usse assez grande quantitéde fumier pour redoubler ces couvertures, au cas que le froid fort ex-traordinaire. Après qu’il fera passé > c’est-à-dire, vers le mois d’Avril, onks ôtera simplement a demi, c’est-à-dire, ce qui se trouvera gâté & pour-ri par les pluyes & les mauvais tems de la saison ;& quândon verra letems assez bien assuré, & qu’on n’aura plus lieu de craindre de la ge-lée,on les découvrira tout-a-fait, ce qui n’arrive guéres dans écs quar-tiers » qu’envitoo le commencement de Mai, auquel les figues fontdéjà de la grosseur d’un pois. On remet alors en lioerré les oranchesqu’on avoir aprochées du mur & tenues contraintes , & on ses laissedans la distance qu’elles avoient avant l'Hiver, fe contentasse de lessoutenir avec des perches cn travers.
Ce qui n’est pas moins important pour la conservation dc ces fi-guiers , est que les murailles contre lelquels ils font plantez, fe sau-vent assez fortes & épaisses p ont que la gelée ne puisse pénétrer au tra-vers, autrement on a se déplaisir dc voir ces arbres périr du côté quel’on ne sattendoit j.as , & c’est ce qui est très-fâchcux > quand o: yj prend d’ailleurs tous ses foisss possibles. II est donc nécessaire qu’on aitI des murs épaisd’cnviron deux pieds, &en même tems bien exposez. Lesj situations lèches & élevées leur font aussi très-avancageuses ; & c’cst lSj contraire d’un terrain froid Sc humide , Sc d’une exposition peu fa-j vorabse.
| Fguier en buisson.
Ires figuiers en buisson font les plus dangereux á atour par la diffi-culté de les conserve t l’Hiver ; car pour 1e reste on ses conduit de lamême manire que ses autres. Si l’on a dc petits lieux particuliers o sile froid te fasse moins sentir , on pourra y cn élev.r: : mais on doitprendre garde que íì l’on prétend les tenir bas,étant en bonne terre,ils courront risque de devenir fort confus , ou il faudra les empêcherde faire de grands jets. Ils ont donc belòín d’être soigneusement pin-cez , Sc J’avoir toujours quelques grosses branches tai lées courtes. Etpour évirér la confusion,il faut les éclaircir souvent Scies décharger, tantdes vieilles branches usées, que des boutures nouvelles. Pour cet effet ilfaut que ces buissons soient éloignez les úns des autres ,asin de couchertous les ans beaucoup de braftehes, & que , -ar cc moyen on puisse donnerdc Pair à tout le corps du buisson, 1c laisser croître en large autant qu’ilpourra ; fins ces foins le fruit des figuiers en buisson ne mûrirent que très-difficilement. puisque de leur naturel ils 1e donnent déja plus tard que sesfiguiers en espalier ou en caisse, qui font les plus hâtifs.
Pour ce qui est de la méthode de tailler les figuiers cn buisson, &de les pincer , il faut consulter ce que nous en diront dans !a fuite.
II ne reste rien à ajoûter ici > linon que pour couvrir 1 Hiv,r ks fî-) guiers en buisson & les pouvoir conserver plus facilement > on doit à la
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