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aidant & se sortiftant Fun I’autre par les prières > Sc par tous les autresiecours qui iont en leur pouvoir, Gènes 2. Matth. 6. Ephes. j,
IX. S'ils ont fait un bon usagedu tems, cn l’emploiant utilement,chacun selon fa condition, tant pour éviter 1 oisiveté, que l’abus qu’onen fait en le consumant en visites, promenades, & diverdllèmens nonneccllaires: qui d'une vie qui devoir être Chrétienne, en font unemême indigne des sages Païens; la sagesse Païenne ne souffre qu’onprenne 1 e divertissement que pour divertissement ; c'eíl-à-dire, qu onsalle une occupation de ce qui n'esì que pour entre-mélerdans nos oc-cupations afin que sortant des unes on prenne de nouvelles forces pourentrer dans les autres ; mais la sagclle Chrétienne va encore plus loin,puis quelle va à sanctifier toutes les actions d’unChrétien, ce qui nepeut-être, si Dieu n’en elt la fin comme le principe, foè.zt. Matth. 12.qacob.4. Genes. 4. insitdore , Ac. i.Rom. 14. Sive enim vivimus, Do-mino vivimus , (sc.
X. Si leurs habits, meubles, trains, table, & autres choies sembla-bles n'onr point été au dessus de leur condition & contraire à la mo-destie Chrétienne, & s’il n’ont point incommodé leur maison, ou saittort a des Créanciers, Marchands & Artisans > par l'excez de leurs dé-penses, en retardant trop long-tems leur païement, ou en leur retran-chant une partie, ou en nelespaïant point; en ces cas ils sont indignesde l’ablolution, S. Chrilost. hom. lo.inEp. Colojf.
XI. Si le Mari a abusé de la liberté que lui donne la coûtume de Paris,pour frauder sa femme, & pour avancer ses parens ; Le si la femmen’a rien pris à l’iníude son mari, & contre fa volonté, Greg. infyn-tagmatis juris, l. zi. cap. 3. Ó’ cap. 4.
MARINADE. [TirmedeCuisinc, est une fausse ou ] un assaison-nement de haut-goût avec du Vinaigre, du Sel, du Poivre blanc Sc debonnes herbes [dans lequel on met tremper les choses aulquelles onveut relever la faveur & les rendre plus agréables au goût. On met dif-férentes choies en marinade, ou pour garnir d’autres plats, ou pour enfaire de celaméme. On garnit des fricassées de Poulets d autres Pouletsen marinade. La marinade de Veau sert à garnir des poitrines de Veaufarcies, ou longes de Veau rôties, & ainsi du reste, comme Pigeons,Perdrix, & autres, dont on peut aussi faire des plats séparés pourEntrées.
Marinade de Poulets.
Prenez par exemple, une couple de Poulets prêts á larder, mettez-lespar quartiers , & les faites détremper, depuis le matin jufqu’a Midi,c’est-a-dire, cinq ou six heuies dans une terrine, avec du Vinaigre,du Sel, du Romarin, Sc des feuilles de Laurier sec, une bonne poignéede graine de Fenouil; on y peut ajoûter du Poivre: lorsque la viandea trempé on la tire à sec, puis on la farine, & on la fait frire dans leSa n-Doux, ou dans du Beurre roux, ou dans de l’Huile ; & quand elleest cuite, on la tire à sec pour mettre sur une assiette creuse: on y peutjnettre par-deslus un peu de Sel menu & du Persil frit dans la poêle ; l'onpeut accommoder de la même façon une poitrine de Veau, uu d’autreviande délicate, l'ayant coupé par morceaux.
Marinade de Figeons.
[ On les fait matiqer comme les Poulets, les aï'ant fendu fur le dosasin que la Marinade pénétre ; coupez-les en quatre, ensuite empátez-lestomme on a dit, Sc les faites frire » puis les iervez chaudement.
Maridade de Perdrix.
Fendez-les en deux & les faites tremper dans de la Marinade commeles picces ci-delfus, vous les Lirez aussi de la même maniéré, Lc lesièrvirez avec Vinaigre, Rocambole Lc Poivre blanc.
Marinade de Veau.
Elle se fait de même que les autres, coupant lc Veau par tranches enmaniéré de fricandeaux, Sc ainsi des autres choies qu’on voudra mariner.
Marinade de Foijfons.
11 y a des Poissons qu’on met en Marinade, comme font les Tortues.On les met tremper dans le Vinaigre, avec Sel, Poivre blanc & Ciboules,puis on les farine & on les fait frire en beurre affiné. Etant frites, on lessert avec Persil frit. On fait aussi des Marinades de Soli es, de Sardines,de Thon , par rouelles ; on mange aussi les Huîtres marinées.
MARINER, Terme de Cuisine qui signifie préparer de la viande,du Poisson avec les apprêts dont on a parlé dans la Marinade.}
MARJOLAINE. C’est une pente plante qui jette plusieurs petitsrameaux, dont les íommitez & les feuilles sont aflèz semblables à cel-les de l’Origan, excepté qu’elics font plus petites, plus blanchâtres, Scplus délicates. Il y en a de deux efpeces, l’une qui a les feuilles plu»grandes, moins blanches, Lc moins odorantes, Lc l’autrc au contraire :cependant celle-ci est la plus estimée. Tous les Apoticaircs l’emploientdans les trochifques d’Hedycroum. Lc ailleurs où est requis l’Amaracus,qui n’est autre chose que nôtre Marjolaine ordinaire. Les HerboristesRappellent Gentille.
Ì>esçriptìon. La grande pousse des tiges à la hauteur d’environ troispieds. Ces tiges sont ligneuses, Zougeátres > girnies de feuilles rangéesvis-à-vis l’une de l’autre, aiant la figure de celies de l’Origan. Ses fleursqui font en gueule, naissent en sés íommitez. Chacune d’elles est untuiau découpé par le haut en deux lèvres, de couleur blanche.
La petite Marjolaine gentille a les feuilles, les tiges Lc les fleurs demême que la grande, mais pins petites Sc plus odoriférantes.
lieu. On la culiive par tout dans les Jardins Sedans des pots; clic aimeles lieux ombrageux, seau & le fumier ; elle fleurit en Juillet & Août.
On en distingue encore de deux sortes, la Musquée. & la Citron-née : La première est très-facile à multiplier, parce qu’autant de brinsquelle a, peuvent faire autant dc plantes; il la faut mettre dans das
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pots, parce qu’elle craint le froid. mais si on la veut laisser en terrependant l’Hiver, il fera bon de relever la terre touc autour, Lc aussi,haut que lés pointes, Sc la bien ferrer.
La Citronnée est plus facile à conserver, elle ne craint point le froid,elle reprend par dépit, pourvû qu’elle soit divisée Sc plantée au moisde Septembre.
Pour les avoir belles, il faut non seulement remuer souvent la tareau pied » Lc les bien arroser dans le tems, maislcépointer souvent, lesparfaitement arrondit ; elles prendront la figure où vous les voudrezconduite.
Proprietez. La Marjolaine est vulnéraire, cephalique, hystérique ,nervale, Sc carmiaative. On se sert ordinairement de íés feuilles, loiren Masticatoire, soir en Gargarisme, Lc même en Errhinc, Sc Sternuca-toire, tant pour jetter dehors ce qui incommode le cerveau, que pourle fortifier. On se sert aussi de sa graine; mais on n'emploie que lesIommitez, dans les trochifques d’Hedricroum là Décoction prisé enbreuvage est bonne à ceux qui commencent à être hydropiques, commeaussi à la difficulté d’uriner & aux tranchées de ventre ; ses feuilles lèchesappliquées avec du Miel guérissent les meurtrissures, étant appliquéesaullì cn liniment avec de la poudre de Griotte seche, fervent contre l’in-flammation des yeux; on la mêle aussi aux médicaments qui serventpour délasser, & aux Emplâtres qui échauffent.
MARMELADE. C’est une pâte confite, à demi liquide, faite dela chair des fruits qui ont quelque conlìítence, comme les Prunes, les .Coins, les Abricots. Voiez Abricot.
MARNE. Ccst une elpece de pierre de chaux tendre, grasse Lcgrisâtre qui se trouve dans le fond de certaines terres, Lc qui en étantriréq, Sc répandue dans les champs, y tient lieu d’un excellent fumierpour rendre ces terres fertiles; de là vient qu’on dit marner des ter-,res, c’est-à-dire, y Irepandre de la marne, laquelle a cette propriété,que les terres qui en ont été marnées, font encore mieux la deuxième& troisième année, que la première.
II est neceliàire que tous ceux qui ont des heritages > fâchent trouver& connoitre la marne que l’on répand fur les champs stériles; j'endirai crois choses que j’ai cirées d’un livre intitulé: Le moïen de devenirriche , (f la maniéré véritable par laquelle tous les hommes de la Franc*pourront apprendre k multiplier (f augmenter leurs trésors (f pojfejfîons.Avec plusieurs autres excellons Jeerets de choses naturelles , dejqueUes jusqu kprejent l’on ria ouï parler, par Maure Bernard P a l n s s y deXaintes.
1. Utidité de la marne. 2. Les moiensde la connoitre & de la trou-ver. 3. Maniéré de s"m servir.
I. La marne est une efpece de terre argilleuse qui est le commen-cement de la craie, il y en a dc différentes couleurs, dc blanche, dcnoire, de jaune, de grise ; elle sert merveilleusement pour fumer Scengraisser toute forte de terre, même celles qui font stériles, Lc leurfait porter abondamment du Blé Lc autres fruits; & quand une terreest fumée de cette Marne, on la peut semer pendant dix, douze,vingt & trente années, selon le terroir, fans y mettre du fumier.
II. II y en a beaucoup en Brie, en Champagne & ailleurs ; on latrouve ordinairement au dessous de l’autre terre; on fait des fosses poucla tirer en forme de puits; dans des endroits on la trouve dès k com-mencement de la fosse, Lc elle continué plusieurs toises de profondeur,dans d’autres lieux il saur creuser plus de quatre ou cinq toises de pro-fondeur avant que de la trouver ; on la trouve cn creusant des folléz &des puits, Lc en aiant jetté par bazard fur des terres, on a remarquéqu’elles produifoient beaucoup plus en cet endroit, que dans les autres,comme fit un certain Normand , qui demeurant dans un Village oùles terres étoient fort stériles, Lc prenant grand soin de cultiver ses ter-res , il trouva un jour dune terre blanche Lc ferme en creusant un folle,il en porta plein Ion chapeau fur une terre ensemencée & remarquaFendroit, & trouvant que le blé y étoit plus beau qu’ailleurs, il enfuma toutes ses terres, recueillit une glande quantité de blé Lc devintriche. Les autres en firent autant á son imitation , & bannirent par cçmoïen la stérilité de leur Village. Pour trouver la Marne dans les Pro-vinces où elle n’est pas encore connue, on devroic faire plusieurs expé-riences, on devroit prendre de la terre dont se servent les potiers, doncon fait la tuile Scia brique, en fumer quelques portions d’un heritage,& remarquer ce qui en arriveroit; car en aiant pris en Champagne,& l’aïant fait cuire, elle s’endurcit comme l’argile, avec laquelle ellea beaucoup de raporr; il y a des endioits où l’argile est blanche. ellepourroit servir de Marne, & particulièrement celle dont on se (en pourfouler Lc dégraisser les draps; les pierres dc chaux pourroicnc faire lemême effet dans d’autres endroits ; il y a des lieux où il faut percerdes bancs de roche avant que de la trouver : on croit que la craie estformée de la Marne, que fi on la pouvoir dissoudre Lc pulvériser, elleengraistèroit de même. Pour trouver encore la Marne, on devroicfaire une taricre bien longue, qui auroit au bout de derrière une douillecreuse > en laquelle on plantcroit un bâton, auquel il y aurok par l’au-tre bout un manche à travers cn forme dc taricre, Sc avec cet infini-ment on chercheroit par les follez Lc autres endioits de ces héritages»on planceroit la taricre jusques a la longueur de tour le manche, Lcl’aiant tiré hors du trou, on regardèrent dans la concavité de qu’dleforte de terre elle auroit apporté; il y a des endroits où la Maine estsolide comme la craie. d’autres ou elle est liquide Lc bourbeuse.
III. On la met dans les terres par petits monceaux, comme le fu-mier , ensuite on sa répand de méine ; elle profite aux champs aussi bienla premiere année que les suivantes, pourvû qu’clse y soit mise avantl’Hiver, parce quclagélée, & les pluies ladiliolvcnt.
[Pour bien emploie r la Marne, il faut, avant qne de s’en servir,qu’elle soir toute réduite en cendie, ce qui ne lui arrive que long-temsaprès qu’dle a ccé tirée de laMarniere; car si on i’emploioit aulsi-tót,elfe ne seroit d’aucune utilité. II faut donc la mettre fur une terre parmonceaux séparez. Lest au mois de Juin ou de Juillet que cela sc fait,