Band 
Hauptband
JPEG-Download
 

53 MOU.

me une peau mince & áiajihane , ce qui la sépare aisément dc k pa-lette en la replongeant dans seau.

IV. Apres cela on remet pour la seconde fois la cire fur le feu , &«n fait la même chose qu’auparavant, & à la troisième fois tout cemême encore, qui fera la derniere ; ensuite on retire la cite de l’eaufraîche, on I’ctend iur des claies couvertes dc toiles, & on l'expolè auSoleil & à la rosée, qui venant à pénétrer cette cire, achevent conjoin-tement de la blanchir en peu de jours. II faut prendre garde que kSoleil ne soit point trop ardent, car il feroit fondre la cire > & pouréviter cela on l’arrose lur le midi avec de l’eau frai c lie.

V. II faut d’ailleuxs consulter & suivre la méthode de ceux du Mans ,entre autres ceux qui la blanchissent pour Paris.

VI. Autrefois a Bourdeaux on en blandulloit aussi quantité pourl’Efpagne.

VII. En Espagne il y a dc gros Marchands qui en font blanchirpour ce Royaume là & pour les Indes, où Ton ne peut íc servir dechandelles de suif, à cause des chaleurs pendant l’Eté, parec quellescoulent toutes.

VIII. La cire pour cela y est de si grande requête, que dc quel-que côté qu’on y cn apporte, elle se paie argent comptant, par pré-férence à toute autre marchandise.

IX. Les Marchands de cire, disent-ils > de fer & de toile , (ontles plus aflûrez, parce que telles marchandises íè conservent un long-tems.

MOUCHES Cantarides. Elles font d’une médiocre grosseur,oblongues, leur couleur est verte-luiíante, tirant fur le doré - mais«Iles sentent fort mauvais. On les trouve fur les blés, dans ses prairies,fur les feuilles des rosiers, des frênes, des peupliers, Scc. ■

Vertus des Mouches Cantarides.

C’est un poison pour ceux qui ses prennent intérieurement; mais el-les (ont fort utiles si on les applique extérieurement : lorsqu on en metiur la peau elles excitent des vessies, d’ou il fort beaucoup de féroíitez,ce qui fait que les patries malades sont soulagées & les fluxions dé-tournées. Elles sont aussi la baie des vessicatones qu’on met derrièreks oreilles , à la nucque, & entre les épaules. On s’en sert dans l’a-poplexie, ia paraliíic, les maladies du nez, des yeux & des gencives.On les emploie encore dans les rhumatismes & la goûte íciatique.

Maniéré de les préparer.

On amassé les petites mouches cantarides, on les fait mourir à lavapeur du vinaigre, & on les fait (echer.au Soleil; les meilleures íbntcelles qui font entierts, nouvelles Sc bien lèches. Les vieilles se rédui-sent en poudre.

MOUÉE. Lest un mélange fait du íàng de la bête que vous avezprise à force, avec du lait ou potage, selon les saisons : on y doitmettre force pain coupé pat petits morceaux , que l’on donne auxchiens couians en leur failànt curée.

[MOUILLER, cn terme de Jardinage, est arroser les plantesd’un fatdin; Sc on dit: mouillez un peu ces géroflées.]

M O UILLEUR.E, une bonne mourlleure , cela veut dire un am-ple arrosement : il faut donner une bonne mouilleure [ aux orangersau sortir de la serre, ou quand il sait bien chaud; c’est ce qui signifieles] arroser amplement.

Moule. C”cst un creux fait de telle maniéré qu’il sert à donner lafigure des choses qu’on veut faire ou représenter, comme des canons,des chandelles, des statue:. Nous allons rapporter ici la manicre dejetter en moule des figuies creuses.

Manière de setter en creux des figures. Pour bien réussir dans cetteopération, il faut d’abotd avoir un moule creux de plâtre,& jetter lapièce en cire dedans, cn roulant la cire fondue dc tous cotez > aiantauparavant enduit 1e moule dc plâtre avec de la graisse de pourceau :aptes avoir bien roulé la cite > vous cn vuûserez ce qui sera dc super-flu, ce qui sera resté dans le moule étant bien refroidi, vous y jette-rez encore de la cire fondue, que vous roulerez comme auparavant enversant le reste superflu, & vous continuerez ainsi j liseuse ce que votrefigure ou moule de cire ait l’épaiilèur que vous désirez. Vous répare-rez très-bien cette figure, comme si elle devoir être la vraie que vousdésirez avoir, y mettant des broches à travers du même métail ou ma-rine que vous voulez jetter en fonte d’argent, (1 la figure doit être jet-téc en argent, ou de léton si elle doit être jettée en leton > ou en étainíi c’cst cn étain; parce que ces broches ou verges s’unifient avec la fon-te. II les faut ficher à des endroits ou l’on gâte moins ks muscles ouparties dc la figure que l’on soude après proprement.

Après on prepare du (able avec du sel armmoniac détrempé avec del’eau gommée, mêlant un peu d’argile avec le fable pour lui donnerplus dc corps, mettant autant de terre grasse que de fable, & aiantlaissé une grande ouverture en haut & cn bas de la figur e de cire pour' verser le fable fluide; ce fable jetté couvrira de tous cotez 1c mou-e de cire, allant rechercher tous les endroits du creux de la figure de■cire, que vous autez mise auparavant dans un étui de carton, ou defer blanc pour retenir le fable en dehors de la figure, St l’eau s’écou-lera par l’ouverture d’en bas , 1 aillant seulement le fable comme unecroûte seche, qui fera toute l’épaillèur de la figure creuse que vousdevez jetter. Cette croûte étant bien seche vous ferez bien chaufferroue lc moule, enserre que le feu venant a fort chauffer le tout, faflèfondre toute la figure de cire, &que la cire fondue sorte du moule parle trou d'en bas; & par ce moítn il restera un espace entre les parois dumoule & Je fable, dans lequel vous ferez couler lc métail qui pren-dra la figure du moule. Quand le métail sera refroidi, vous en ferez sor-tir la croûte de fable en la brisant avec une verge de fer , ce qui feraque votre figure sera creuse en dedans.

Remarquez qu’en failant chauffer 1e moule de fable qui doit être sou-tenu en lseir, & appuie Utilement par les chevilles qui traversent lafigure de cire, il doit devenir tout rouge par la force du feu. & alorstoute la cire sortira fondue par en bas, & le moule étant ainsi bien

M O U.

chaud veus y verserez votre fonte. Mais prenez garde qu’à côté dajrou ou embouchure qui est fur la tête aflèz ouvert, il y doit avoir unautre trou pour soupirail > afin que l’air en puifle sortir, & pour em-pêcher qu’il ne se faflè point de flaches en la fonte.

Remarquez encore qu’aiant jetté votre figure en fonte, elle se trou-vera remplie du noïau de (able qui étoit dans la figure de cire : il fau-dra donc briser peu à peu ce noïau de (able avec un petit ter, & ainsivous vuidrez la figure de fonte qui restera creuse ; & a l’er,droit dnjet ou embouchure vous souderez une piéce bien proprement, Sc eubas aussi, & vous réparerez bien ce qu’il faudra réparer.

Remarquez enfin que si vous aimez mieux mettre des chevilles de filde fer au lieu de celles du métail que vous voulez fondre, comme nousavons dit, vous les pourrez après facilement tirer, quelle que soit lamatière dont vous vous serviez.

MOULE propre à mailler des filets. II est fait de bois ; on en voiela figure dans le lieu où l’on donne la maniéré de les faite.

MOURON, en Latin Anagalhs. C’est une plante dont on seicdeux elpeces ; le mâle Sc la femelle.

Description. Le mouron mâle est une petite plante qui a là tigequarrée & couchée par terre ; ses feuilles sont petites & preíque ron-des, semblables à cellessde l’hessine, naissent d’un rameau quarré ; lagraine est tonde & les fipurs rouges.

Lieu. II naît dans lesjchamps, dans les jardins & autre terroir gras.II fleurit au milieu de l’Été.

Propriétez. 11 est absteríif, appaife les douleurs ; il est bon contre lapeste & k venin : étant pris avant le sommeil, puis íè couvrant bien,il fait lùer les humeurs pestilentielles: son eau ou son suc est bon contrase m or (ure des chiens enragez, d’où vient que les chasseurs s’cn ser-vent lorsque leurs chiens font mordus des bêtes seuvages ; le suc gar-garisé purge le flegme, & il adoucit le mal des dents, mis dans la na-rine opposée, il empêche que les inflammations ne viennent en avant :le soc étant tiré par le nez évacué lc flegme du cerveau; la même ap-pliquée avec du miel résout tout ce qui trouble la vue ; il consolideks plaies : une draginc dudit suc prise avec du vin, résiste au venindes íerpens.

Description du Mouron femelle.

Celui-ci ne différé du précédent, qu’en ce que ses feuilles font plusgrandes & ses fleurs sont bleues.

Lieu. II naît comme le mâle dans le bois de l’Appenin Sc ailleurs,dans ks chemins & foílèz, Sc fleurit tout l’Etc julqu’cn Août.Propriétez . II a toutes les mêmes vertus que 1e mâle.

Le mouron à fleurs rouges & bleues, pile & applique fur les yeux,ou son jus instillé dedans, ôte les inflammations, obscuritez&ulcérésdes yeux: le mouron bleu cuit avec le sel Sc l’eau, est fort proprepour guérir ks gratelles & cirons des mains, fi on les y lave souvent.

MOUSSE. C’est une maniéré de petite.herbe frisée, crépue &jaunâtre, qui ne croît gueres en hauteur » & vient fur la superficie decertaines terres incultes, ou de certains bois: elle vient sor l’écorce dequelques arbres fruitiers, Sc fur tout des poires, où elle fait ungrand désagrément à 1a vuë; c’cst pourquoi on recommande soigneu-sement d’émouflèt les arbres; c’est-à-dire, leur ôter la moufle, ce quisc fait en tout tems, mais surtout pendant les humiditez ; Sc pour ce-la on sc sert du dos d’un couteau, ou bien on fait une maniéré dccouteau de bois avec quoi on rack l’écorce moussue.

Lieu. Elle naît sut les chênes, Jes peupliers, les cedres, le pin , seíàpín & fur le melcze; cetre derniere est celle qui est 1a plus odorifé-rante & la meilleure.

Propriétez. Elle est astringente, mais foibkment & médiocrementfroide; on en donne une demi dragme de l'odoriférante dans du vinà ceux qui ont difficulté d’uvinex ; une prise de trois dragmes fait vui-der l’eau aux hydropiques; le vin où l'on a infusé de 1a mouise blancheétant bu, sait profondément dormir; la poudre de moufle arrête lesang, ce qu’on a appris des ours, qui étant blessez arrêtent leur sangavec de la moufle.

La décoction dc se moufle est bonne pour délasser ; mais pour luidonner corps, on la mêle avec de l’huile. Elle arrête les vômiflèmens »f ire 1e ventre. Elle est bonne contre ses défaillances & bondilsemensde cœur.

Maniéré doter la Mousse.

La moufle est une espeçe de maladie qui vient aux arbres, principa»sentent a cause de l'humidité qui est trop abondante dans Je terroir oùils sont plantez. Si cette maladie attaque un petit arbre, il faut en net-toier la tige cn 1a frottant avec un morceau de gros drap. Pour ks grosarbres, on peut gratter la moufle avec un couteau de bois, ou le dosde quelque instrument de fer. C’est aussi-tôt après une pluie qu’il saurfaire cette opération; car pendant un tems sec la moufle est si fort at-tachée qu’on ne fauroit 1a racler fans endommager l’écorce de l’arbrc.Mousse terrestre, ou pied de loup, en Latin Lycopodium.Description. Elle jette de longs serments faits comme des cordes,garnis dc petites feuilles qui ont sept ou huit aunes de long, d’où nais-sent d’autrespeti es branches garnies de même : toute la plante est rudeà toucher ; elle se traîne par terre, jettant de petites racines capilleufcscomme fait le lierre.

Lieu. Elle crois aux montagnes fabloneuscs, sortant entre les pierreschargées de mouise. /

Propriétez. La décoction de cette plante cuite dans du vin est bon-ne pour détacher 1a pierre des reins & faite uriner. Mais étant pilée& cuite dans de l’eau & appliquée extérieurement, elle appaife les in-flammations & douleurs chaudes , & est bonne aux goures qui vien-nent d’une humeur chaude : li on la pend fur du vin qui veut tourner,il en faut mettre a proportion de 1a grandeur du tonneau, il sc remet-tra à son naturel.

MOUSSERON. C’est un petit champignon blanc qui vient aumois d« Mai auprès de la moufle ; il n’est pas plus gros qu’un petit pois.

Qa