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Ò I G.

îes appaife Sc ôte la douleur ; mêlé avec du fort vinaigre , arrêté leflux de sang par le nez ; d le faut instiller & mettre dans les narrinesavec un plumaceau.

L’oignon cuit en la braise & mangé avec du sucre, de Phuile & unpeu de vinaigre > guérit la toux Sc est propre aux Asthmatiques , &à ceux qui ont courte haleine. Otez le cœur de 1 oignon, rempliílèz-le de graine de cumin pulvérisée, bouchez le trou & faites cuire l’oi-gnon > ainll accommodé fous les cendres chaudes, quand il fera cuitexprimez le; ce jus est singulier pour les bruits d’oreillfc Sc la surdités'il est mis dans l'oreille. L’écorce grossière de l’oignon brûlée ou rô-tie fous les cendres ardentes , appaife les douleurs invéteiées de tête& la migraine. fi vous en mettez un petit morceau arrosé d’hui e ro-sat & laurin dans l'oreille du côté du mal de tête. L’oignon pilé avecbeurre frais , appaife les douleurs d’hcmorroides ; pile avec du miel &du sel, est un remède souverain pour les morsures des chiens enragez& autres bêtes semblables ; mêlé avec graille de poule ôte routes lestaches du visage ; cuit en vin ou en eau, puis pilé Sc ir.caíle en huilecommune, fc appliquée en forme de catapláme sous le nombril > appar-ie les tranchées des femmes accouchées; cuit a la braise Sc mêlé avec1e vin & huile de lis, fait apostumer les tumeurs : ôtez le coeur de l’oi-gnon , remplissez la cavité de thériaque ou mithridar dissout & pétriavec jus de citron , bouchez le trou avec la rouelle qu'on aura coupé,faites - le tout cuire sous les cendres chaudes si longtems que le toutsoit bien incorporé & mêlé enfe nble , puis pressez l'oignon ainsi cuit& donnez à boire ce qui sera exprimé a celui qui sera frappé de pes-te; faites-le aussi-tôt coucher & bien couvrir asm qu’il lue : ce remè-de n’a pas son pareil contre la peste, pourvû que la sueur survienne.

Culture des Oignons.

Les oignons, soir blancs, soit rouges ne le multiplient que de grai-ne & fe cultivent de la même maniéré.

On féme la graine en plein champ un peu à claire voie : on sc sertdu rateau pour la couvrir de terre;fi les oignons lèvent trop drus, ilfaut les éclaircir : cela fait que les autres viennent plus beaux. Et quand ilsont une belle grollè ur, on prend une planche avec laquelle on frappe des-sus les monrans pour les fouler, cette façon rend les orgnons plus beaux.

L'oignon "se trouve de trois couleurs, le blanc , le pâle &. se pour-pre rouge : je dis de trois couleurs , car je n’estime pas que ce soienttrois espèces différentes, vû qu’ils sont presque semblables en goût,'laissant à juger de leurs qualitez aux Botanistes.

II est à remarquer qu'on peur semer les oignons avec le persil; maisquand cela arrive vous devez en semer encore d'autrtslur quelque plan-ent- à part : & quand il sera gros comme le tuyau des plumes de poule,vous les pourrez replanter cn rayon au plantoir, asm d’en avoir de tres-gros.

Si vous en laissez fur la planche où vous saurez semé , il deviendraplus petit, Sc Ce montrera plûtôt hors de terre en saison , que celuiqui aura été replanté.

Durant es grandes chaleurs d’Été il voudra monter en graine, ce

?|u'i! faut prévenir en foulant des pieds le montant ; cela l’arrétera Scera grossir l’oignon.

Quand vous verrezqu’il fera hors de terre,qu'il aura la feuille bienseche f Sc qu’il sera, comme l’on dit , bien aousté , alors vous l'enle-veez entii rcment , recherchant jusqu'aux plus petits dans la plancheavec la binette , Sc vous les laisserez quelques ours sceller par mon-ceaux fur son guerct, pour les serrer ensuite dans un lieu tempéré , ti-rant plûtôt au sec qu’a shumide.

Pour avoir la semence d’oignons vous choisirez les plus gros quevous aurez réservé , Sc les gelees étant pallées, vous les planterez enbonne terre bien fumée Sc déchargée de pierres, qui est la vraie terreque demandent les oignons : vous vous servi,ez de votre huet pourcet effet, en sillonnant la planche oú vous voulez les met re, non enlong ; mais en travers & assez profondément. Puis aptes vous pose-rez vos oignons au fond de fa raye, a un bon demi pied l’un de l'au-tre > & vous les recouvrirez en faisant un second rayon ; Sc un troisiè-me , continuant de même jusqu'au bouc de votre planche.

Quand il est en graine il est fort sujet a être renversé des vents, àcause de fa charge Sc de la foiblclse de ion tuyau qui se rompe & 1ecourbe facilement, laistknr choir (à tête a terre , qui pourrit la graineau lien de la mûrir : c’est pourquoi l'on y remédiera en faiseur commeune petite barrière tout autour de la planche, ou bien mettant de petitspieux d’efpaee en espace, à chacun deiquels vous lierez quatre ou cinqtuyaux, les aprochant & penchant doucement fans les rompre s’il le peut.

Là tige étant seche , & la tête faisant paroitre la tête à découvert ,donne un témoignage de fa maturité : c’est pourquoi vousl’attatherez,

& après avoir coupé tous les tuyaux, vous mettrez fecher les têtes furquelque nape, mettant à part la graine qui tombera d'elle-même furla nape , comme la meilleure & la mieux conditionnée ; puis quandle tout sera bien sec, vous les broyerez dans vos mains, en retirant avecpatience & a force de fecher, le plus que vous pourrez de certe giaine.

Si vous ne !a voulez pas broyer à l’hcuie même , vous lierez les cc-tes par bouquets & les pendrez dans votre serre ; elle sc conservera Scaugmentera en bonté , n’en prenant qu’a vptre besoin : íl y a tant detromperie à acheter de cette graine, que je vous conseille de n’en pren-dre pour semer que de la vôtre , si ee n’est que quelque ami vous enenvoye pour vous renouveller : car les Maichands vous la vendent tropvieille , & pat conséquent incapable de germer , ou bien ils l’échau-elenr; pour connoître la bonne il en faut mettre une pincée dans une écuel-le , y verser de seau & la faire infuser sur la cendre chaude un peu de rems >elle poussera son germe si elle est bonne, sinon il la faudrarejetter.

Oignons en ragoût.

On prend de gros oignons qu'on fait cuire entre deux cendres. IIfaut ensuite les depecer Sc les mettre dans un plat furie réchaud avecdu beurre frais ,du sel.du poivre & de la muscade. On laide miton-ner le tout ; quand les oignons font prêts d’être cuits, on y met unpeu de vinaigre Sc on sert ce ragoût tout chaud.

Oignons en salade.

Prenez des oignons cuits dans le potage ou sous h cendre, aílàifon-

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nez-les d'hutle, de sel Lc de vinaigre , on peut y ajoûtet du poivre.

II semble inutile d’avertir qu’on met les oignons dans le potage,&qu’il faut kur ôter lapremiere peau, loit qu'on ses mette dans le potage,íoit qu’on les veuille manger en ragoût: on préféré ord.nairement l'oi-gnon blanc au rouge , parce qu’iì est d’un meilleur goût , quoiqu’ilsoit plus petit.

Oignons des fleurs. Maniéré de planter les oignons des fleurs. L’on enpeut planter depuis le commencement de Septembre julqu’a la sin d’Aynl.

Tant plus vous ferez de façons & tant mieux ils viendront; si vousvoulez planter en pots ou en planches > U faut toûjouts la même terre;faites la même façon a l’un Sc à faun e ; il taut prendre un quai t debonne terre neuve , un quart de bon vieux terreau Sc un quart ûe bon-ne terre de jardin , le touc bien mêlé ensemble, bien paílé a la claye ;faites enlbrtc qu’il y en ait un bon pied sut les planches ou vous plan-terez vos oignons , ou bien vous en emplirez vos pots : plantez vosoignons à la profondeur d’un demi-picd en terre > que vos pots soientcreux & grands, me:tez-!cs en pleine tare juíqu’au bord, ne les rcci-rez-point qu’ils ne soient prêts à fleurir : s'il ne gele point Sc que la terresoit seche, donnez-leur de seau un peu ; s’il gele bien fort, vous mettrezquatre doigts d'épaisseur de bon terreau sur vos planches & vous lescouvrirez ; vous mettrez des cerceaux dessus pour soutenir vos paillas-sons Sc les découvi irez quand il en sera dehors : s’il fait sec au Printems,r,e manquez point d’arrolcr toutes vos plantes ; tous ces oignons seplantent en deux faisons de sannée, en Automne & au Pnntems.

Oignons de tubêreuje. Maniéré de planter les oignons de tubéreuse.On en peut planter toute sannée poutvû qu’on les garantilié dc la ge-lée, mais k meilleur est dopuisle mois de Février juiqu’àla Saint Jean.

Ii faut première nenc faire une bonne couche de fumier chaud , Scpuis emplir des pots pleins de bonne terre te bon terreau . Sc mettredeux ou trois oignons de tubéreuse dans chaque pot selon la grandeurdu pot , Li.ler passer hors de terre le petit bout de chaque plante,delotte qu’il ne soit point couvert pat-deilus, & puis au bout de huit Scdix jours que vorre couche fera faite, que le grand feu fera passé, vousmettrez vos pots dans vos couches Sc vous les enfoncerez julqu’aubord ci u pot : vous raterez plusieurs fois le jour dans vos couches, pourvoir si le feu ne s’y met point; fi elle est trop chaude vous retirerez vospots d- vos couches, vous ne ses remettrez guerc avanc jusqu’acequela grande chaleur soit pasiée; si vous voyez que 1» chaleur ne soit quebonne, vous les renfoncerez jufqu’au bord du pot ; fi vous avez descloches vous les pouvez mettre dellus,cela leur fera bien ; 1, vous n’enavez point cela n’empêchera pas qu’ils ne vie nnent aulli-tôr que lespots feront fur la couche, il les faut arroser, & continuer tous les jourss’il ne pleut point Sc s il fait chaud : s’.l geloit il ne leur en faudroit pasdonner ; vous mettrez des cerceaux íùr la couche pour mettre vos pail-lailons dessus tous les soirs quand !e soleil sb. a retiré, de peur dc la gelée ;&cn cas que vous vouliez que vos tubéreuses fleur.ssent vite,vous pouvezfaire rechausser la couche ce rems en rems avec quelque voye de fumierchaud que l’on mêlera parmi le vieux, Sc puis l’on refera la couche comme• si elle. étoir neuve,& l’on remettra vos pots deslus comme auparavantquand elles secont glandes ;s’il fait sec vous leur ferez donner beaucoup- d’eau, pour avoir de belles fleurs ; faites ce qui est dit vous en aflrez sa-tisfaction.

St vous voulez planter vos tubéreuses en pleine couche fans pots »vous le pouvez, poutvû que vous mettiez un bon demi pied de ter-reau fur la couche, & vous ferez la méme façon que cj-delìús.

II y a encore plusieurs especes (soignons comme sont ceux des tuli-pes, des n*.reitles,des jonquilles, des anémones, des renoncules > duíissran. des bassinets, du lys flanie, dulys blanc, des jacintes, de f ris bul-beux, de la couronne impériale, de l’hemerocale, du martagon, du cicla-men Sc de la pivoine ou pione. Toutes ces plantes sont apjxllées bulbeu-ses. Consultez chacun de leurs Articles,& principalement relut des tulipes.

II suffit d’oblerver iti que ses meilleurs oignons sont les plus gros (Sciesplus iáins; je veux dire ceux qui ne sont ni tâchez, ni rongez. L’estmicqu'on fait des plantes bulbeuses vient le plus souvent de ce qu ellessont rates ou inconnues.

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018 E A U. Tout le monde fait ce qu’on entend par ee mot. Il yen a de plusieurs especes qu’on peut rapporter à quelque genres.

Oiseaux de proje. Ct font ceux qui vivent de rapine. On les dressepour la chaise. 11 y en a dc plusieurs fortes.

Oiseaux de rivure, Ce sont ceux qui se plaisent dans les eaux\comme ses canards , les oves , les sarcelles.

Oiseaux de bots. Ce sont ceux qui habitent les bois. Tels sont lessaisies > les gelinotes.

Oiseaux passagers. Ce font ccux qui ne restent que pendant uncertain te ms dans un méme climat. Les cailles, les béccatles. ses gri-ves font des oiseaux pallàgers.

O i seaux de voliere. Ce sont ceux qu’on éleve dans une cage oudans.unc voliere pour avoir se plaisir de les entendre chanter. Commesont les serins, les rossignols, les chardonerers.

Petits Oiseaux. Ce sont tous les oiseaux de la petite efpcce.Tels font ses moineaux > les bee-quefiques.

Les oiseaux qu’on élève demandent quelque soin quand ils soncblessez ou quand ils paroitìent malades ; voici quelques remèdes doncon pourra 1b servir lorsqu’.ls en auront besoin.

Pour les Oiseaux blejfez.

Plumez doucement ï endroit o il est le mal, ou bien coupez la plume,

& appliquez-y une emplâtre dc villemagne taie sur du cuir doux.

Pour mettre les Oiseaux en appétit.

Prenez de la rhubabe , de l’agaric, de saloës, du safran , de la ca-ndie, de saisis Sc du sucre candi.de chacun une diagme; vous battreztoutes ces drogues & vous en ferez une-poudre. Donnez-leur de cettepoudre le soir dans la cure , autanc qu’il en pourroit tenir fut un fol,Cela leur fait sortir beaucoup d’humidité > & la cure 1e trouve pleined’eau le matin si on la prelìb. 11 faut donner de cette poudre quandl’oifeau est petit ou qu’on lui veut faire merveilles.

Pour purger les oiseaux Si ses mettre cn appétit, on se sert de deux pillu-

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