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Prencì lift bâton de houx, [d’ofìer, ou de saule, vu de cormier ,]t h L gros comme le doigt ou plus, long d’un pied Sc demi, &un autre de deux pouces plus court, lesquels vous plierez en arc, &les tiendrez en état avec une grosse ficelle en double > dans laquellevous paliertz un bâton plat P m K h. long d’un pied & demi, quevous tournerez pour faire bander ces arçons, comme on fait pour ban-der une scie ; puis attachez le bout au milieu du plus petit arçon g ,lequel étant ainlì arrêté, tenez dune main le bâton P. & de ! autrelevez tout droit le grand arçon h. í\ en le 1 aillant aller il s’en re-tourne de vitesse cels-une marque qu’il fera bandé comme il saut.Attachez au quart du manche, en le prenant depuis K. une petite fi-celle P q longue d’environ neuf pouces, aiant a son extrémité unpetit bâton q. r. long de trois pouces, g os comme une plume à écri-re ; Sc entre cette ficel e P. & l’autre K. environ le milieu m. atta-chez un fil en double m n e. puis couviez les deux arçons d’un petitrets ou filet, qui loi t lâche dans le irnlitu , Sc que le touc s’ouvreainsi qu’un nege ploie , comme il sc volt par la deuxième Figure ,qui montre aulH la maniéré de le tendre.
Supposez quelle soit en état d erre tendue, prenez le grand arçonh. levez-le en haut, & rapportez par dessus le petit bâton q r. puispassez au travers du filet le fil double m no. où doit être attaché l’appasau míhcu n. Sc ouvrant le bouc o. poíez-le fur le bout r, du bâton .
& pour lors ia machine fera tendue en letat quelle doit être.
La premLte Figure est destinée pour montrer comment il sautfaire cette machin- : la deuxième enseigne à la rendre, Sc la troisièmela fait voir toute cocnplette Si tendue. Elles lbnt cottéis toutes lescrois des mêmes lettres pour les faire mieux comprendre.
Q_and vous en tendiez une cn quelque endroit, mettez quelquesfeuilles deilus le bas Sc par le derrière du dessus q. afin que les oiseauxfie la puistent détendre que par le devant. Les appas que vous y met-trez scront des lèches, ou vers de terre, attachez d’un fil par le milieudu corps. Sí vous voulez prendre des rostìgnols vous y mettrez pourappas des lignes, qui font des vers qu’on trouve dans des endroitsou on ferre la farine. Pour les oiieaux qui vivent de grains, apátez-les d’un épi dê blé ou d’un brin de chanvre avec fa g a.ne.
Four p endre les petits Oiseaux la nuit avec feu (?• filets.
[ On prend encore les petits oiseaux au feu avec un filet > c’cst enHiver qu’on peut se donner ce plaisir, Sc dans les bois taillis, ou dansles buitlons , ou ces petits animaux pour lors se retirent pour fe garan-tit du froid & des vents qui leur sont contraires.
Plus il fait froid & plus la nuit est sombre, plus cette chasse est avan-tageuse Si divertistante. II faut être ordinairement trois personnes poury réussir. Voici qu’ellcs sont á chacune leurs fonctions & la maniéréd’y prendre les oiseaux.
On fe munit d’abordd’un J filet qu'on appelle en plusieurs lieux Ecla-deuire , qui n’est autre qu’un filet vulgairement nommé Carrelet, aveclequel on pêche le paillon. Pout vous en servir votez la Figure quiest ici représentée.
Aicz deux bâtons ABCDEFGH. droits & legers, longs dedix ou douze pieds, afin de pouvoir lever le filet bien haut pour pren-dre les oiseaux qui seront dans les Trurjfez. feuillues. Attachez 1e Car-relet à ces deux bâtons, commençant a lier les deux coins aux deux
Í ictits bouts A. E. vous nouerez les deux autres coins C. G. le plusoin que vous pourrez vers les Jeux gros bouts des perches D. H. At-tachez les deux cotez tout au long avec des ficelles en deux ou troisendroits de chaque côté, comme vous les votez marquez des grandesSc petites lettres a. B. b. Sc c. F. d. [ On accommode ainsi ce filet,ou à la maison, ou lors seulement qu’on est arrivé à l’endroit où l’onsait qu’il y a des oiseaux. Une des personnes dont on a parlé porte1e piegt & le tend dans l’occasion.
L’autre sc charge de paille non battit: > appellée vulgairement Gluiscn cettains Pays ; & ] le troisième portera une longue perche : aussi*tôt qu’il sera nuit allez vous-en fur les lieux où vous croirez qu’il ypeut avoir des oiseaux retirez, & d'abord que vous rencontrerez unbeau buislon, ou le vent ne donne point, il faudra que celui qui por-te le filet le déploie & le tienne étendu en l’ctat qu’il paroìt dessiné ,justement à la hauteur du buislon, & si faire sc peut du côté que le ventsouffle, parce que les oiseaux ne dorment jamais quils n’aient latête tournée du côté du vent. Une autre personne éclaire derrière 1cmilieu du filet avec une torche de paille glumée ; & le troisième vapar derrière le buislon à l’oppoiite du feu, & frappe de la perche furiesbranches pour faire fuir les oiseaux, lesquels sortent tous épouvantez,
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& pensant sé íàttvcr ils veulent aller au feu qu'ils vviseuk, ífoîaftt quec’est le jour , & donnent dans le filet; la personne qui le tient appro-che promptement leS bâtons l’un de l’autie , enferme Ses oiseaux, Stfait faire un tour au filer de peur qu’ils n’échapcnt. [ D'autres, quandles oiseaux oitt ainh donné dans le piege, retirent promptement un peuen arriéré le filet, Sc le Saillent tomber tout à plat contre terre, Si avecleur chapeau frappent dessus pour tuer ou étourdir tout ce qui s'ytrouve pris»
Non content d’avoir tendu une fois le filet, on va de huilions enhuilions, ou de touffes en touffes, & on dreffe ce piege vis-a-vis dechacun, ainsi que nous lavons dit, & autant de fois que laideur decette chaste peut l'inlpircr.
Quoique nous n’aions parlé que de trois personnes pour cette chas-se, cependant on peut y aller plusieurs, soit cotnmespectateursfeule-ment, ou pour aider a amasser les oiseaux qui sont pris dans le filet»
II faut garder le silence crainte d'éveiller les oiseaux, qui avant quele filet fut tendu ptendroicnt leur eílbr & s’envolcioicnt dans leschamps , ou cans d'autres buissons quils trouveroient en volant, &par ce moien ort rendroit la chaise vainc.
Cet amusement a la vciicé ne convient gueresà ceux qui craignent1e froid; mais il y en a d’autres qui dans l’ardeur de prendre ainlì cespetits oiseaux ne se mettci.t point en peine de l’âpreté desven.s quisoufflent en Hiver.]
Autre Chase de petits Oiseaux dans k milieudune Campagne .
Depuis!e mois de Septembre jusques au mois d’Avril ost peut sedivertit a prendre de toutes sortes de petits oiseaux avec un arbret;cette chaste s’appelle en quelques lieux brêtet : si vous désirez y cm-ploicr quelque te ms, instrustez-vous par ce que nous allons en dire.
Trouvez-vous de bon matin dans une pièce de terre , Sc la choisisefez un endroit qui soit éloigné des grands arbres & des haies, piquezen terre trois ou quatre branches de taillis A. B. T. hautes de cinqou six pieds, Sí entrelacez leurs cimes les unes dans les autres , afinqu'elles s’entret ennent fermes comme un buisson ; prenez deux ou troisbranches depines noires C. D. les plus touffues & prefiées que vouspourrez trouver, & mettez les dessus 1e haut de ces brandies de tail-lis, ses y faiíànt tenir par lorce en frappant dessus avec un bâton. Aiezprovision de quatre ou cinq douzaines de petits gluaux , longs deneuf ou dix pouces chacun, & les plus délicats que vous pourrez trou-ver; gluez-les tout au long, à la réserve de deux pouces pro he d u grosbout, que vous fendiez avec un coûteau; vous ses mettrez par ci patlà fur le buisson, & ses ferez tenir en posant légèrement 1e bout fendusur une pointe d’épines, & appuiant un peu le milieu sur quelqu autreépine plus élevée, afin quils se tiennent panchcz fans toucher l’una l’autre; vous ses arrangerez de telle façon qu’un oiseau ne se puisseposer lur le bufflon sans se gluer. Vous devez toujours avoir un oi-seau en vie de l’especc dont vous en voulez prendre, & les nourrir etlde petites cages légeres & portatives: ces oiseaux air.si nourrisse nom-ment appeaux. II faut poser ces cages fur de petites fourchettes de boisF. G. élevées de terre de dix pouces, & piquez au côté de l'arbret »Sc distant d’une toise comme aux endroits marquez F. G. puis vousretirer à trente pas de là vers le lieu côté S. où vous piquerez deux outrois branches feuillues pour faire une maniéré de loge qui serve àvous cacher,
Quand vous aurez pris trois ou quatre oiseaux de quelque efpeceque ce soit, il faudra tendre utie lignetee qui est représentée par ladeuxième Figure; prenez un petit bâton I. H. long de deux pieds, Scpiquez-le tout droit en terre , à deux toises plus loin 8c au côté del’arbre; attachez une petite ficelle au bout I. laquelle vous paflbrez furune petite fourchette L. M. qui sera de deux pieds de haut, Sc piquéeà quatre toises de l’autre petit bâton I. H. vous porterez le tout a laloge, puis attacherez les quatre ou cinq oiseaux que vous avez pris àcette ficelle encre 1e bâton I. H. Scia fourchette L. M. qui feront liezpar les pieds, ainsi qu'ils paroislent dessinez par ses lettres N. O. P. Q.R. avec un fil de deux pieds de longueur qu’on attache à la ficelle quidoit ctre lâche, afin que les oiseaux qui y sont arrachez soient tous àterre; après cela retirez vous dans la loge lorsque Vous verrez volerquelque oiseau, rirez un peu la ficelle S. ceux qui y seront attachezvoleront, par ce moïen vous pourrez prendre un grand nombre d’oì-seaux dost: vous n’avez pas ses appellans; car tous ceux qui passeronten l’air apperccvront voler ses vôtres, croiront qu’ils mangent en celi u là, ce qui les fera batsser Sc s’asseoirsuí les gluaux, d'ouvousksôcetez promptement.
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