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OIS. O L I.

che du côté de seau, asin d’y faire des entailles avec nn couteau de troisen crois doigts pour y mettre plusieurs petits gluaux, comme vous lesvolez dans la Figure. Ilfuutlescouchcradiux doigts proche de la bran-che , Le les avancer les uns a côté des autres jufqu’à la moitié, ensortequ’un oileaur.e sepuilìeposer dessus fans se gluer. II est constant que sivous prenez six douzaines d’oiseaux, tant aux Franches gluées qu a terre,jl s’en lera pris les deux tiers fur les branches qui seront lui le bord Y.

La vraie heure de tendre à l’abrcuvoir est depuis deux heures dumatin julques au soir , demi heure devant le Soleil couché ; mais lemeilleur rems c’tst vers les dix heurts jusqu a onze, & depuis deuxheures jusou’à crois; & enfin une heure & demie devant le coucher duSoleil, lorlqu’ils y viennent tous a Ja foule, à cause que l’heuie les prestede le retirer pour repoler la nuit.

Notez ., que plus la chaleur est grande & meilleure est la chasse ;ce n’est pas la peine de s’y arrêter quand il pleut, ni même quandjl a tombé quelque rosée le matin , parce que les oiíeaux boiventseau qui s’elt arrêtée siir les feuilles des arbres : il n’y fait pointbon non plus quarrd il y a de ['eau dans les chemins après unegrande pluie, tellement qu’il faut attendre quelques fois huit joursou plus que les chemins lestent elluiez , autrement on perdrait sonrems. 11 lc prend a ['abreuvoir des gros oiseaux aussi bien que despetits, tels que font

Les ramiers , tourterelles , geais , pies , pic vers , grives outourets, merles , gros-bccs, verdierr ou pailletcts , linotes , char-donnerets , petle-mirines , pelfe-communes , autrement gros moi-neaux , petites pestes ou moineaux communs , prees ou coque-dries, ortolans ou benaris , de cinq fortes de mélangés, des ros-signols, guadrilles, ou gorges-rouges, pouliots, ou œuil de boeuf,mouchetis, de trois fortes de trepilks, ou fauvettes , bouvreuils,ou rossignols, motets, roitelets.

II ne faut point oublier de dire ici qu’on prend les oiseaux au trébu-cher. C’cst une petite cage séparée en deux par une cloison ; on ren-ferme dans la partie inférieure un oiseau de la mérne cfpece que celuiqu'on veut prendre. On met dans la partie supérieure du grain, & onLouvre de telie maniéré que pour le peu qu’un oiièau vienne lé polerfur une pièce qui est au dedans elle fe ferme & l’oiseau fe trouve pris.C’est principalement en Hiver qu’on réussit dans cette forte de chaste,lorsque les oiseaux ne trouvent pas facilement dequoi manger.

On pour oit encore rapporter ici plusieurs maniérés de Jialser lesoiseaux; car on les prend a la pipée, a la piníomnée, avec la raftìc& avec ses réputés, &c. Mais nous en parlons dans des Articles parti-culiers chacun selon (òn ordre. 11 saur encore voir le mot Appro-chsr, où l’on a donné la maniéré d’approcher les oiseaux aquatiques.Coníìiltez austì ses disserentes cípeces d'oilèaux.

OISON. On donne ce nom aux oies qui font jeunes.

Maniéré £élever les Oisons .

Dès qu’ils font sortis de l’œuf on les renferme avec leur mère dansquelque lieu étroit, ou on les nourrit bien pendant huit ou dix jours.Cette nourriture consiste à leur donner du ion mouillé & de forgebouilli. On les mene ensuite dans la campagne, maïs il faut prendregarde que ces petits oisons ne se mêlent avec les grands qui ses battent& les bieflènt. On ne le contente point de leur donner de forge, 01leur lette encore des ciselures de blé. On continue de les nourrir decette maniéré jufqu’à la mi-Octobre. qui est le tems cù l'on com-mence à les engraisser.

Pour engraisser les Oisons.

Quand on a choisi les oisons qu’on veut engraisser, on les plume en-tre les jambes ,& on les enferme dans un endroit chaud > étroit Sc oofeur.On peut leur crever les yeux au lieu de les renfermer dans des endroitsobícurs, cela ne les empêche ni de hestre ni de manger ; pour lots il fautavoir loin de les faire manger une fois, après ils vont chercher la nour-riture qui doit leur être donnée avec abondance. L est de ! avoinebouillie dans de l’eau, II y en a qui leur mettent â part du charbonbroie. Les vieux oisons font un mois à engraisser, mais pour ks jeunesil ne faut pas plus de quinze jours ou trois semaines.

Oisons farcis. On farcit des oisons, soit qu’on veuille les manger rô-tis , (bit en potage : on prend lc foie & le cœur de ces animaux qu’onhache bien menu, avec du sel > du poivre & des fines herbes ; on yjoint une aumelettc de quatre œufs, Sc le tout étant bien battu en-semble & allàifonné comme il faut : si c’est pour manger les oisonsrôtis , on fait cuire cette farce, puis on la met dans le corps pour êtreservis loríqu’ils íont cuits : si l’on veut en faire un potage il n est pasbesoin pour lors de faire cuire la farce ; car on se contente d’en farcirfoison Inrlqu’elk est crue pour mettre ensuite cette volaille au pot,& la dresser quand elle est cuite avec un bouillon composé commeon le souhaite. Voyez. O ï E.

O L I.

OLIVIER. C’est un arbre dont il y a deux sortes ; l’un cultivé, enLatin Olea, Sc faune (auvage, en Latin Oleaster.

Dejcriftion de i Olivier cultivé. L’olivier est grand, haut& branchu.

II a les feuilles longuettes, pointues au bout, épaiílès, gradés, attachéesà une queue fort courte, vertes par deslus & blanches par délions, Sc quine meurent jamais, aiant un goût amer & un peu acre; ses fleurs fontcomme celles du saule, mais plus petites, blanches & attachées engrapes, defquelles sortent des fruits qui sont d’abord verts & aprèspâles, «duite purpurins, enfin noirs quand ils font mûrs : le bois estbeau , dur, ondé - Sc brûle verd comme sec.

lieu. II vient dans ses Pays chauds, & fleurit en Avril & Mai, & lefruit est mûr en Octobte.

Propriétés. Les feuilles de l’arbre sont fort astringentes; les olivesvertes font froides & astringentes, elles arrêtent le flux , elles nui-sent aux poumons , ne laissent pas d’excicer sapent & de fortifierl'estomae: les feuilles pilées íont bonnes au feu de Saint Antoine &aux ulcérés qui rampent; le suc qui en est tiré mêlé avec du vinaigre

O L I. O M E- ONG. xor

est bon contre les charbons & la gangrené ; ses mêmes feuilles étantmâchées servent pour guérir les ulcérés de la bouche, leur décoctiona lc même ester. leur suc appliqué arrête le langée les trop grandespurgations des femmes.

Description de î Olivier sauvage. II est plus petit que le précédent, &a les feuilles plus petites, outre qu’il est épineux; ses olives sontpetites, mais elles íont fort agréables au goût.

Lieu. 11 croît de lui-même dans ks Pays chauds.

Propriée'ez. Les feuilles sont plus froides que celles des domestiques.Sc austì plus astringentes , & elles produisent tous ses effets susdits avecplus de force. L’huile tenue dans la bouche sert aux gencives pourries,ou qui ont des humeurs corrompues, & rafermit ses dents quand ons’en lave la bouche, outre quelle fait devenir les dents blanches. Quandon s’en frotte elle empêche de suer & le poil de tomber; elle o te lesexcremcns de la tête Sc guérir les ulcérés Sc la gratelle.

Culture de POlivier dans les Pays temperez.

Celui qui aura la curiosité delever des oliviers dans les climatstemperez, doit cn faire v.mr des jeunes des Pays chauds. Voicila terre dont il faut se servir. Prenez moitié bonne terre de potager »un quart dc terreau & un quart de plairas. Mêlez bien le tout ensem-ble , empfllèz en les caillés destinées aux olivieis, après avoir mis anfond quatre doigts épais de pur platras. Ce qui lert a écouler 1’cau desarrofemens. Quand vous aurez planté quelque olivier il faut l’ariofcraussitôt.

Le froid est nuisible a ix oliviers, il faut avoir une bonne serre pourles renfermer pendant ['Hiver ; mais en Eté on doit les exposer au mi-di. On lesarro equelquesoisdanslesplus grandes chaleurs, ou lorsquela terre íè délleche trop.

Leur huile se. t de contrepoison, Sc a plusieurs autres u Liges que per-sonne n’ignore.

Peur dérancìr l'huìle £ Olive.

ivieiez-y ae ralun de glace, ou bien dc l’eau bouillante.

Man.ere de faire P huile £ Olive.

On cueille les olives au mois de Décembre lorfqu’e'.les commencentà changer de couleur ; avant que de les pressurer on ses étend fur leplancher pour les laiikr reposer pendant quelque tems; il faut avoireu soin de les nettoie;, & de laver niéme dans l’eau chaude celles quîlcroknt laies ou mal propres. Quand on a étendu les olives fur 1e pres-soir ,on les pr. liure d’abord fort doucement Sc peu à peu lorfqu’ellessont b filées; on les ramollit & on les broie plus fortement en mettanrdu lel. donc il faut prés de deux livies pour chaque boisseau d’o ives.Enfin on preste les noiaux avec d.s paniers neufs ou des reglettes, suivantl’uíàge du Pays.

Pour ne point mêler ces trois sortes d’Iiuiles tirées par trois expressionsdistéuntes Sc par degré . on doit ks recevoir dans des cuvettes séparéesSc les distinguer ses unes des autres. La preniiere huile tirée par unedouce expression est meilleure que les autres. Ces cuvettes font ordinai-rement faites de bois, & ce sont ks meilleures. On conserve l’huile dansdes pots de terre préparez exprès.

II faut prendre gmsequ’il n’y entre aucune fuméedansl’huilerie,ilserait bon même de íè palier de lampe allumée fr cela se pouvoit.

Pour empêcher que l’huìle ne fe gele ['Hiver avec la lie, on y mettradu sel nitre recuit Sc broié. Quelque quantité qu’on en mette l’huilen’en prend point.

Usages. L’huile d’olive a beaucoup de propriétez , tout le mondefait quille sert ^'assaisonnement aux salades; on s’en sert aussi poucses fritures, Sc elle entre d.,ns coûtes les huiles composées dont elleest la baie. Loríqu’on s’en sert pour ks médicamens il faut choisir laplus vieille.

O M E.

Omelette au Lard. Prenez se gras d’un quarteron de lard ou environ ,ôtez les levures & coupez le lard en petits morceaux qui soient grosà peu près comme une noisette, faires le fondre en la poêle, & lorsqu’il commencera à se sechei, versez y six ou sept œufs battus Sc salezs'il est beloin.

11. Caliez six ou sept œufs, ajoûtez-y environ un demi quarte-ron de lard coupé menu, Sc du sel autant qu’il en est besoin, battezlc tout ensemble & vcrsez-le dans la poêle, en laquelle il y ait autantqu’il est besoin de beurre à demi roux ou de moelle fonduê ,& faitescuite ['omelette.

V N C.

ONGLE. La rapure des ongles est un puissant vomitif; mettez infu-ser pendant la nuit de la raputedes ongles, faites-en couler f infusion lematin & donnez-en à boire. Ce vomitif est bon pour les personnesrobustes, comme ses Paysans & Soldats.

ONGUENT. CYst une composition dont on se sert pour panserles plaies. L’huile est la base desonguens; la cire y est emploiée pourleur donner une certaine conlistence. On y fait entrer des parties desplantes, des animaux Sc des minéraux à cause de leurs vertus. Cette com-position, selon quelle a de consistencc,reste plus long-tems fur les plaies,& par ce moien les parties qui la composent ont le teins de fe dévelop-per peu à peu & d’agir insensiblement.

II y a plusieurs sortes d’onguens. Nous allons rapporter la maniéré dcfaire quelques-uns des principaux avec leurs propriétez.

Onguent vert.

Prenez de héroïne, d’agrimoine, de vervaine, de pimpînellc, demouron à !a fleur rouge, de chacun deux poignées de toutes ees her-bes; il ne faut tien ôter que la racine, Sc y huiler ks côtes, lesbienlaver & nettoier avec de seau nette,.ks essuier d’un linge blanc, ksmettre tremper toutes ensemble dans un pot de terre ou une terrassenette, & la remplir de bon vin blanc , ou à son défaut de bon vin clai-ret, & faire que leídites herbes trempent routes dans k vin, & aiant

N iij couvert