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édifice > parce qu’il en a fait la dépense ; qu’un tel Architecte l’a aussibati,'parce qu’il cn a donné le dessin. On dic encore qu'un Entrepre-neur bâtit bien , lorsque ses báiimens sont construits avec choix debons matériaux , 8c avec le soin 8c ia propreté que l'Art demande.
BATON dans l'Architecturc eit un membre rond que l’on nom-me aulli tore, Voyez, Tore. Bâtons rompus, pieces de comparti-mens dans des vitres Sc autres ouvrages. Ce vitrage paroit commeit plusieurs bandes longues de verre faisoient un entrelacement 8c tis-su ensemble , deux pareilles bandes pallant dclìùs 8c délions alterna-timent enrr’clles; ces bandes croisent diagonale ment, c’eit - a - dire, debiais l’une fur l’autrc en s’entrelassant transversalement-.
BATISTE. Nom que l’on donne à une jsorte de toile de lintrts-fine & tres-blanche qui se fabrique à Valcnciennes , Cambrai >Arras, Bapaume -, Vervins, Peronnes , St. Quentin, Noyon, 8c aUtresendroits des Provices d'Hainauc> Cambreíìs, Artois & Picardie. II ya de crois sortes de batistes, les unes claires, les antres moins claires,
& les autres beaucoup plus sortes, qu’on appelle batistes Hoiian-décs, pane qu’elles approchent de la qualité des toiles d’Holiande ,étant comme elles trés-serrées 8c très-unies, quoique les ouvr.ers sassent les batistes claires de douze à quinze aunes, néanmoins les cour-tiers qui les vendent fur les lieux, sont dans l’usage de les réduire rou-tes sur le pied de douze aunes, c’est-à-dite, qu'ils coupent de chaquepièce ce qui peut excéder les douze aunes, Sc ces pieces de douze au-nes font encore coupées le plus souvent en deux pour cn faste desdemi pieces de six aunes. Quand les morceaux qui ont été coupezde ces pieces sont de deux aunes juste, on les nomme coupon 8c fevendent aussi par morceaux; mais lorfqu’ils ont moins de deux auneson les joint ensemble bout à bout avec du fil, Sc en cet état ilsfont vendus fur le pied de Faune courante. Les batistes fervent a fai-te des fichus ou mouchoirs de col, des garnitures de têtes, Sc d’au-tres choses semblables pour les femmes. On en fait aussi des surplis ,des rochers, des rabats, des manchettes, des cravates Sc à Fufagc desEcclésiastiques 8c des gens du monde. II y a une autre forte de toilede bac.ste écruë, à laquelle on donne le nom de toile d’ortie» VoyezToile a l’endroit où il est parlé de celle de Picardie.
B A T T A N S ce font dans les portes Sc les croisées de menuise-rie , les principales pieces de bois en hauteur, ou s’aíîèmbsent lestraverses que Vitruve nomme Satpt Canknales. On dit dans un autrefers un peu diffèrent, une porte à deux batians qui ie plie endeux.
B A T T E. Instrument avec lequel on bat. Les Artisans ont deuxinstrumens ausquels ils donnent ce nom. La batte des Plâtriers 8c desBatteurs de ciment, il est en forme de maillet de bois, dont la mas-se est ferrée de cloux , 8c entourrée de cercles de fer. La batte desJardiniers pour battre le gazon, n’est pas différente de celle des La-vandières -, linon qu’elle est plus étroite. Ils en ont aussi pour battre& applanir les allées des jardins ; ce sont de longs manches posez dia-gonalement fut un gros billot de bois. Lest aussi de ces battes doncon le sert pour applanir les aires à battre te blé.
La batte des Maisons. pour battre leurs gravois, n’est qu’un longbâton en terme de petite maíiuë.
BATTE. Les Blanchisseuses Sc Lavandières nomment aussi batte,tn banc a quatre pieds , Sc quelquefois a deux d’un seul bout, oud’un seul côté, sur lequel estes battent leur linge au bord de Feau.
BATTE-A-BEURRE. Voyez, au mot Baratte.
BATTELEMENT. C’est le dernier rang des toiles doubles paroù Un toit s’égoûte dans une gonriere ou dieneau ; en Latin ftiUici-dium , c’est la fin ou Fextrémicé de la couverture qui aboutit Sc com-be dans la goutíere.
BATTERIE, ce sont des terres élevées fur lesquelles on-posel’Artillerie. Batterie, lorsqu’on fait des ponts 8c que l’on enfonce lespilotis. On demande ordinairement combien il y a de batteries, c’est-a-dire > combien il y a d’engins , pour frapper avec des hies ou desmoutons.
BATTERIE de Cuisine. C’est tout ce qui peut servir à préparerles mets, comme chaudrons, chaudières, tourtières, marmites, cuillerts grandes Sc petites, coquemais, poissonnières, &c, j
BATTEUR. Celui qui bat. Il se dit dans le commerce Sc parmiles Artisans, de divers ouvriers, dont le métier est de concasser diffé-rentes matières, ou d’applatir quelques métaux.
BATTEUR de plâtre, est celui qui bat la pierre à plâtre aprèsqu’elle a été cuitte au four. Batteur de ciment, Fouvrier qui concas-se les tuillots dont on le fait ; & Batteur en grange celui qui avec leF.eau ou sot le tonneau sépare le grain d’avec la paille.
Batteurs dor 8c d’argent, ouvriers qui à force de battre For & l’ar-gent sor le marbre avec un marteau > dans des moules de vélin Scde boyau de bœuf, le réduisent en feuilles trcs-legeres & trés - mincespropres à dorer ou argenter le cuivre, le fer j Facier, le bois , SccVoyez Or en íeuillë , vous y trouverez la maniéré de battrel’ot& l’argent. Les tireurs d’or Sc d’argent Rappellent aussi batteurs d’or& d’argent, parce que ce font eux qui sc mêlent de battre ou éca-cher For Sc l’argent trait pont l’âpplatir 8c mettre en lame par lemoyen d’une eipece de petite machine, que l’on nomme moulin àbattre ou â écacher. Voyez Tireurs d’or et d’argent.
Batteurs de foute fe dit des ouvriers qui travaillent chez les Mar-chands Épiciers à battre ou piler la soute avec un gros pilon defer dans un grand mortier de métal; c’est un métier très-rude quece-lbi de Batteur de foute.
Batteurs detain en feuille, ce sont à Paris des Maîtres Miroitiersqui ne s’appliquent uniquement qu a battre l’étain for des grands blocsde marbre, pour le réduire en feuilles très minces, plus ou moinsgrandes, propres à appliquer derrière les glaces à miroirs par le moyendu víf-argenr. Voyez Glace.
BATTEUR E. Terme de Doreur en détrempe, c’est une eípe-ce de dorure dont Faslìette se fait avec du miel détrempé dan S de Feau
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de colle & du vinaigre ; on ne s’cn sert gueres que pour faire des ré-chauts, aux tableaux, & autres ouvrages en détrempe Sc à freíque,où elle tient lieu de ce qu’on appelle or couleur dans les peintures al’huile. On l’appelle autrement dorure à miel 8c quelquefois colle ámio!. Voyez Dorure en détrempe.
BATTOIR. Instrument fait de bois, plat, large sc quarré,quîaun manche 8c qu! sert à battre ; Fon fe sert de battoirs dans les bian-chirics, pour donner une des préparations néceílàires au blanchimentdes toiles. Voyez Blanchirie 3c Blanchiment. Lest aussi dubattoir dont les Lavandières 8e Blanchilleuses sc servent pour battre leurlinge à la riviere.
BATTRE une allée, c’est cn affermir la terre avec la batte ,pour la recouvrir etisoitc de fable. On ne bar qu’une volée sor le sa-ble des allées simples,c’est-à-dire,qu’une fois toute lecenduë de cha-que allée ; mais les allées qui onc une aire de recoupe, font battues átrois volées, â trois reptiles pour réduire cette aire d’cnviron douzepouces d'épaiíleur à neuf, dont sept 8c demi sont de grollès recou-pes Sc le détins d’un pouce 8c demi des menues recoupes pallies à ladaye. On arrose à chaque volée, on mêle aussi quelquefois du sal-pêtre sur ces recoupes, & on les bat plusieurs fois comme pour unmail,
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BAUDROYEUR. Artisan qui courroye les cuirs de couleur.Les Baudroyeurs faisoient autrefois à Paris une des quatre Commu-nautez d’Arciíans, qui travailloient & préparoient ses cuirs au sortirde la taneric, 8c leur donnoienc la derniere façon ; ils sont présente-ment unis a celle des Corroyeurs, qui à cause de cela fe qualifient aussiMairies Baudroyeurs. II vient de baudroyer ancien terme , lignifiantcourroyer ou préparer les cuirs, il ne sc dssoit que des cuirs corroyezen couleur.
BAUDRUCHE, Boy eau de bœuf bien dégraissé Sc préparé,dont ses Batteurs d’or forment les deux derniers moules, dans les-quels ils battent For & Fatgent pour les étendre 8c les réduite en feuil-les très-miness > propres a ia dorure. Chaque moule de baudruche estcomposé de cinq cens feuilles, le premier qui est îe plus petit Rap-pelle chaudret, on nomme le second grand moule à achever. VoyezBatteur d’o r.
BAUCHE ou Bauge. C’est une efpece dc mortier de terrefranche Sc de paille, ou de foin corroyé, comme celui dc chaux &de fable. On s’en sort faute de meilleure qualité de liaison ; on ap-pelle cette hanche latum haleátum. Cette sorte de maffonnerie est enusage dans le Pays où la pierre 8c le plâtre sont rares.
[BAUME liquide ambar, c’est-à-dire, ambre liquide, parce qu’ila beaucoup de rapport avec l’ambre gris > auquel le meilleur doit testsembler. C’est une résine liquide comme la térébenthine, claire, rou-geâtre > ou jaunâtre, qui découle par incision de l’écorce d’un grandarbre de la nouvelle Espagne. II faut qu’il soit clair Sc d’un blanc do-té quand il est nouveau; mais rougeâtre quand il est vieux, Ge bau-me quand il est nouveau > est liquide , Sc s’appelle Fhuílc de liquideambar. Le vieux est épais , 8c fe nomme baume de liquide ambar.Le liquide ambar est un baume excellent; il ramolic, il mûrit, il rá-fout, il consolide. On s’en sert pour les durerez de la matrice, pourles coupures, les rhumatismes, les sidatiques, Sc pour fortifier lesnerfs. Il est souverain pour les playes; sor tout on Femploye heureu-sement pour les fistules a Fanus. On lui substitue quelques fois l’hui-le hypericum, ou celle dc camomille.
Les baumes artificiels sont des compositions qu'on prépare, ou poutservir dc remèdes en ses appliquant sor les playes; ou pour fortifiéepat leur bonne odeur.
Baume souverain contre les rhumatismes , playes , &c.
Prenez poix résine Sc poix de Bourgogne, de chacune demi livre,poix de Cordonnier deux onces, cire jaune quatre onces, térében-thine de Venise deux onces, sain doux nouveau fans sel, Sc beurrefrais, une livre de chacun ; eílènce de romarin > trois ou quatre cuil-lerées , mêlez le tout Sc faites un onguent selon l’Art. Avant de s’enservir, il faut laver la pi aye, ou ulcéré avec de gros vin chaud . fairechauffer une assiette, mettre le baume dessus. & en méttíe dans laplaye , ou ulcéré, aussi chaudement que le malade le pourra souffrir ,Sc mettre un papier brouillard par driíus, ensuite envelopper le toucd’un linge,
.Autre Baume dé Geneviève.
Prenez trois livres d’huile d’ojive ', que vous ferez bien riiaufférdans un pot dc terre neuf ; puis voris y mettrez trois demi íèptiers devin blanc, Sc ferez bouillir un quart d’heure; alors vous ferez chauf-fer une livre de térébenthine de Venise nouvelle, dans un plat de ter-re neuf, àvec demi seprier d'eau rose > Sc la remuerez bien, ensuiteverscz-la dans le pot avec la première composition, Sc faites bouillitun quart d’heure; faites fondre dans le même plat une demi livre decire jaune, versez-Ia dans le même pot ; faites bouillir lentement pen-dant une demi heure, puis verfez-y trois onces de santal rouge pul-vérisé en remuant toujours; faites bouillir à grands bouillons pendantune heure ; faites lui passer la nuit sot les cendres chaudes ; le marinfaites le réchauffer , Sc le coulez pat un linge, dans un plat de terreneuf, laissez-le refroidir tout-à-fait ; après cela vous séparez le baumed’avec 1c vin Sc Feau qui sont au fond du pot, Sc conservez ce baumedans des pots.
11 est excellent pour toutes sortes de blessures qui pénètrent danslescavitez, 8c pour les playes intérieures Sc extérieures. II faut enscringuer dans la playe, en faire prendre deux gros par la boucheavec du bouillon dc veau » de chapon ou autres, ou avec quelqueseaux ou tisonnes vulnéraires , Sc appliquer avec des tentes de vieux
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