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B E B. BEC BEE- BEC

campagne, sous des tentes qu’on élevé dans une prairie voisine de laVille. Cette foire commence le i z. Juillet, Fcte de la Magdelaine,&ne dure que trois jours. On y vient de toutes les parties du monde ,

& il n’y a point de marchandises, quelques rares qu'clles soient, qu’onn’y puille trouver ; auísi malgré le peu de tems qu'elle dure le com-merce y est li grand , qu’íl s’y fait pour plus de six millions de livresd’affaires. C’elt flnfpecteur tics Manufactures de Nîmes , aidé quel-quefois de les conflues des départetnens voisins , qui,avec les Jugestíe Police des Manufactures, & les Maîtres & Cardes Jurer, y va fairek visite & la marque des étoiles foraines.

BKAU-PARTIR de la main. Terme de manège. Se dit de lavigueur d’un cheval à partir de la main fur une ligne droite,lans qu’ils’cn écarte , depuis Ion partir jusqu a son arrêt.'

B E B.

B E B Y. Sortes de toiles de coton qui fe fabriquent à Alep Sc auxenvirons. Voyez. Toits de Coton.

B E C.

|§ B E C. Voyez. A v a ni-b e c.

C BEC. Cest le petit filet qu’on laisse au bord d’tìn larmier , servantà écouler Peau & la faire tomber goutte à goutte, & comme par lar-mes , loin du mur ; c’est de là que vient le nom de larmer , de cettepiece d’architecturc du toit»

B E C-D'AS N E , est un outil servant áux Menuisiers ; il a un man-che de bois : c’est une des diverses especes de ciseaux.

[BECC ABUNGA. Plante aquatique , qui est une eípece devéronique, 11 y en a de deux especes : la première poulie des tigesrondes, grasses, rameuses, rougeâtres, inclinées vers terre. Ses feuil-les font allez larges, épaisses , arrondies , crénelées , d’un vetd tirantfur le noir. Ses fleurs font en forme d'épis , de couleur bleue > Sc dis-posées en rosette à quatre quartiers. Son fruit renferme des semeh.esFort menues. La seconde ne diffère de la première que par fa petites-se. Ces plantes fie rissent au mois de Mai Sc de Juin. Elles contien-nent beaucoup de sel essentiel, d’huile & de phlegme.

Propriétéz. Elles font détersives , vulnéraires > apéritives & proprescontre le scorbut , les rétentions d’urine & des menstrues > & contrela gravellc , pour faciliter l’accouchement, & pour corriger la mau-vaise bouche. On les prend en décoction , ou on les mange commele creílon d'eau. On peut prendre dc leur suc depuis deux onces jus-qu’à quatre pour le scorbut ; il est bon aussi d’exposer les scorbuti-ques au bain vaporeux de cette plante. On-gros de conserve de feuil-les de bcccabunga , pris tous les matins régulièrement pendant deuxou trois mois, est excellent pour guérir les dartres & purifier le sang.

BECCASSE. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , & y ajoutez ce qui fuit.

La beccaise Sc beccaflìne restaurent Sc nourrissent beaucoup, St pro-duisent un allez bon aliment, parce quelles contiennent des sucs fortépurez. Elles excitent le lait Sc la semence ; mais elles échauffent beau-coup quand on en use avec excès. Elles fe digèrent àvec peine , par-ticulièrement quand elles sont vieilles ou maigres ; c’est pourquoi ilfaut les choisit jeunes , tendres & fort grasses. L’hiver est la saisonquelles lbnc meilleures.

BEC DE-CICOGNE ou BEC-DE-GRUE. Bec de pigeon >herbe Robert. C’est une plante qui poulie plusieurs tiges jufqu’à unpied Sc demi de hauteur ; elles font rameuses , noueuses, Velues ,rougeâtres ; les feuilles font attachées par des queues longues à peuprès comme celles de la matricaire. Elles ont l’odeur du panais quandon les écrase. Ses fleurs sont composées de cinq feuilles purpurines ;ses fruits sont formez en aiguille , ou bec de gruë. Elle croie auxlieux pierreux , sombres Sc déserts, Sc contre les murailles; elle con-tient beaucoup d'huile St de sel eslentiel.

II y cn a dc trois especes , qui sont toutes vulnéraires & astringen-tes. On les emploie utilement cn décoction dans les flux de ventre Stla diflènrerie. La premierc, qu’on nomme bec de cicogne . o'u bec degruë, croît dans les jardins. La seconde, fur les masures & au pied desmurailles; Sc la troisième dans les bois. Le suc de la derniere est fortbon dans les hémorragies Sc pertes de sang. On pile la feuille & laracine , Sc oh prétend que c’est un spécifique pour arrêter le sang , &que c’est pour cela qu’on lui a donné le nom de sanguinaria. Op pré-tend aussi qu’elle est résolutive, Sc quêtant écrasée & amortie sur unepelle chaude , ou bouillie légèrement dâns un peu de vin , appliquéeen forme de caraplâme , elle guérit les enflures Sc les fluxions , aussibien que les inflammations à Ta gorge , quand on fy applique exté-rieurement après savoir pilée avec de bon vinaigre. On dit aussi quela décoction dc cette plante soulage les douleurs du cancer. La décoc-tion de cette même plante , mise en fomentation fur la veille , oul'herbe appliquée en caraplâme , pousse les urines Sc soulage les hy-dropiques.

BËCHIQJJES. Voyez Remèdes. Piantf.

BÉCHEN ou Béïn, sont des racines qu’on apporte du Monr-Liban. II y en a de blanc Sc de rouge. L’un Sc faune ; mais fur toutle blanc, fortifie , tue les vers , augmente la semence , résiste au ve-nin , appaife les convulsions, & entre dans les compositions alexitaircs.

B E F.

BÉFRAY ou Bi fr o y. C’est la charpenterie qui soutient IeScloches dans une tour ou dans un clocher : béfroy signifie aussi échau-getre, dongeon.

B E G.

[BÉGU. Terme de Maquignon. Se dit d’un cheval qui depuiscinq ans julqu's Ja vicrilellc > marque naturellement à toutes les dents |

B E I. BE^ BEN. n

de devant ,& y conserve un certain petit creux avec une marque noire»qu’on appelle germe de fève. Voyez Chiv a t.

B E I.

BËÌGE.Serge beige, c’est le nom que les Poitevins donnent à unesotte de serge noire , grise ou tannée , ou serge naturelle, parce quela laine dont elle a été fabriquée n’a reçû aucune teinture , ayant étéemployée,loitpour la chaîne, soit pour la tréme > toute telle qu’ellea été levée de dcstiis le mouton ou la brebis. Voyez Serge.

B E L.

[BELETTE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique,Sc y ajoutez ce qui fuit.

Secret pour f/tire mourir les Belettes & les Renards.

On peut les chasser aussi en y mettant dc la thuë, ou en y exposantuh chat rôti, ou enfin en coupant à une belette en vie. la queuë & lesTesticules,& k lailknt aller ainsi. Pour prendre les belettes cn vie, onpeut se servit dc îa machine qui est représentée dans la figure suivante.Prenez trois planches AB , chacune de la longueur de deux ou troispieds , larges d’environ un pied, & épaisses de neuf ou dix lignes.Clouez les ensemble en forme de bicre , & fermez un des bouts avecune autre petire planche de même largeur & épaisseur ; pjr-deílus cesquatre planches cloucz-cn une autre D, de même largeur Sc épaisseur;niais qui soit moin, longue de deux tiers: achevez de couvrir f ouver-ture par Un autre ais mobile ME, qui pourra s’élevet & s’abaisser.

Percez enfu ie deux trous fur le bord des deux ais qui forment lescotez, faites-y entrer des cloux qui tiennent bien Sc qui servent com-me de pivots ou de tournllons sor lcíquels la planche de deflus fepuisse hausser Se bailler aisément, Sc clouez à f autre bout M , unmorceau E, de bois,semblable au morceau C,qii ne tiendra qu’à cet-te planche Sc non aux autres; de sorte qu’étanr baissé, le tout reíìètn-bie à une boète fermée de tous côtez. Ay, z enfuie deux morceauxde bois G, lïwgs de deux pieds ou environ , large de deux pouces ,épais d’un demi, Sc percez un peu au-dessus de G, un trou a palier lepetit doigt. Clouez ces deux morceaux de bois au milieu des planchesdes deux côtez , vis-à-vis l’un de faune - ayez un morceau ue boisd’un pouce cn quarté, ayant les deux bouts amenuisez comme ceuxd’un essieu , Sc iaiíîcz-tes entrer à saisi: dans les deux trous* dont onvient de parler. Dans le milieu H, de cet essieu,faites un trou Sc unemortaise pour y ficher un bâton I, qui tombera á plomb sor l’aisquand ii íeta baissé , & le rendra immobile.

Avant que de clouer les planches il faut faire au bas de celle qui estmarquée À , un trou rectagle à f endroit marqué L, haut de deuxpouces & large d’un demi, Sc h planche opposée B , un autre petittrou rond vis-à-vis du premier , pour y placer une matchette grossecomme le petit doigt, qui fe hausse Sc se baisse librement, a laquelleil faut faire une pente coche au bout qui fera du côté de l’cntré., &attacher au milieu de 1a marchette en dedans dc k machin* , & dufruit cuit, ou une volaille. si l’on veut prendre un chat putois St un*fouina, su des œufs fi c’estpour attrapper une belette.

A- auA

Après cela attachez une corde qui soit forte à l’exrrémitc de la plan-che mouvante , au milieu de fa largeur , & liez à faune bouc un bâ-ton long d’un pouce Sc demi, gros comme la moitié du doigt > faitpar les deux bouts cn forme de coin à fendre du bois . de maniéréque 1a petite planche qui est mouvante > étant levée à un demi-pitdde haut, 1a ficelle soit passée pardessus f essieu FI > Sc que le petit bâ-ton soit d’un bout dans la coche de la marchette , Sc de faune aubord du trou, Sc par ce moyen la machine sera tendue Cette machi-ne se nomme communément traquenard. ]

B É L E DI N. Nom que l’on donne a une eípece de coron filé ; cet-te marchandise est de médiocre qualité , ce qui k rend de peu de dé-bit cn France. Voyez, C o t o n.

B É LIN G E. On nomme ainsi en Picardie , particulièrement ducôté d’Amicns, une tiretaine fil Sc laine très-grossiere qui se fabriqueà Beau Champ le Vieil. Voyez Tiretaine.

BELVEDER. Mot italien , qui signifie belle vflë , c’ist un don-jon ou pavillon élevé : on nomme aussi bclveder une éminence en uia-n:ete de plate-forme , revécue d’un mur de terrasse , ou soutenue d’-.mglacis de gazon, pour jouir dans un jardin du plaisir d’une belle vûë.

[BELLE de nuit. Voyez J a t a r.

BEN.