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le trempé dans tine lessive de cendres de tannent, dans laquelle onaura fait bouillir les herbes marquées ci-dellus, y ajoutant encore lalavande & le romarin ; laver Sc frotter bien les animaux, Sc ne les lais-ser sortir que lorsqu’ils seront secs.
4. Éviter de les envoyer paître avec les bestiaux frapper de la con-tagion , Sc les éloigner toujours des lieux ou elle régné.
y. Si quelque béte du même troupeau étoit morte de la contagion,il faudroit la retirer promptement de l’étable > ôter toute ía btiere,ou plutôt la faire brûler, pour empêcher que le venin ne se commu-nique dans f étable.
6. Dans la sccheresse Sc dans les grandes chaleurs. il faut avoir foind’abrcuver íòuvent ies bestiaux, & d’éviter de les faire boire dans leseaux croupillántes, ni dans celles où l'on mec rouir la chanvre. II faut«abstenir aussi de les envoyer paître pendant la nuit, prenant gardede ne les point faire sortir trop matin de l’étable ; mais après que leSoleil est levé. Sc aura purifié l’air par la chaleur de ses rayons.
7. Comme presque toutes les maladies des bestiaux font causéespar un láng qui dans le commencement est coagulé par les acides ; Scfaisant ensuite effort par des fréquentes raréfactions, rompt la tiffurede f.s fibres, & produit âu dehors tous les accidens donc nous avonsparlé > il est a propos de les saigner dès qu'-on s’apperçoit de quelquedanger, II ies faut saigner au cou, Sc tirer environ une piite Sc de-mie de sang aux bœufs, Sc une aux vaches. Pour ce qui est des tau-reaux, on ne doit en tirer que la moitié , & aux veaux á propor-tion. Le lendemain il les faut purger avec une once d’aflà-fœtida ,autant de crocus mecallorum, trois gros de lalpctrc, Sc pareille quan-tité de fleur de soufre, dans l'avoine Sc le Ion, ou dans le vin avecla corne. On diminuera la dose a proportion, selon les différentes ef-peces, l’âge Sc la force des animaux.
A la place de ces drogues, on peur substituer la poudre de coulc-vrée, nommée communément vigne blanche, ou courge sauvage; iadose est de deux onces infulées pendant douze heures dans une cho-pine de vin : on peut aussi faire infuser dans un demi-septier oe vinchaud, les feuilles Sc les tiges de la plante qu'on nomme en Médeci-ne gratiola, & qui est connue sons le nom de grâce de Dieu , ou her-be a pauvre homme ; la dose est d’unc once Sc demie. II faut réitérercerte purgation deux fois, de trois jours l'un, Sc ne pas 1 ailler sortirles animaux le jour qu’on les aura purgez.
Autre préservatif*
La thériaque Sc l’orviétan sont aussi d’excellens préservatifs > on endélaye dans le vin une once Sc demie pour un cheval, ou pour unbœuf, une once pour une vache, Sc on en donne á proportion pourles autres animaux.
On prétend qu'un crapaux vivant, ou mort enveloppé dans un lin-ge avec du sel Sc de l’ail à moitié écrasé, du vif argent, Sc de l’aflà-fœtida, Sc pendu au cou > est un excellent préservatif. Quand on s’enest servi quelque tems, il faut jettet le tout dans le feu.
Autre préservatif,
II faut mêler dans la pâture > ou fourage qu’on donne aux bestiaux,quelqu<*s feuilles de mercuriale, bugloíse, bourachc , chicorée sauva-ge > creflon, scordium, berle, Scc. On mettra tremper une ou deuxlivres d’antimoinc crud dans leur boisson, que l'on fera bouillir envi-ron un quart d'heute avant que de leur donner. Le même antimoinepeut servir pendant tout le tems de la contagion, en le faisant bouil-lir avec de nouvelle eau. Les eaux minérales qui sont chargées de fer,ou d’acier sont très-bonnes pour préserver les bestiaux; il faut puisersoi même l’eau qu’on leur fait boire , Sc ne les laisser pas entrer dansla fontaine; on peut leur en faire prendre pendant dix, ou douze joursconlëcutifs.
Remèdes curatifs généraux.
Comme les maladies des bêtes commencent ordinairement par ledégoût, il faut avoir un soin extrême de leur nettoyer , laver Se gar-gariser la bouche, ce qui se pratique de cette maniéré; prenez deuxbonnes pincées de poivre, avec demi poignée de sel ; mêlez les avecquelques têtes d’ail mondées Sc pilées, jetiez le tout dans une cho-pine de bon vinaigre. Ayez ensuite un bâton que vous entortillerezd'un linge, puis le trempant dans la liqueur, frortez-cn bien la lan-
f ue, le palais Sc toute la bouche de l’animal malade, faisant en sottee lui en faire avaler quelques goûtes. Vous réitérerez le remède juse-qu’à ce que l'appétit lui soit revenu. Au lieu de poivre, vous pourrezvous servir de la roquette, du curage qui est une eípecede perticaire,du jus d’oignon 8c de porreau.
Si le dégoût continue, il faudra saigner Sc purger l’animal de lamaniéré qui est prescrite ci-deísus, ou lui faire prendre un verre de vin,où l'on aura fait infuser l'antimoine. II est à propos de lui faire pren-dre cette liqueur le matin ; mais si le nul pressoir, il peut la prendreì toute heure. Au reste il faut observer de ne le laifler manger quetrois ou quatre heure après, Sc le laisser reposer pendant tout ce temslà. On peut lui donner aussi une once de soufre jaune & non verdâ-tre , avec demi once de sel dans du son, ou dans du vin, Sc continuerce remede pendant cinq ou (ix jours.
Si la maladie est contagieuse, Sc entiercment déclarée, prenez unepoignée de graine de genievre, 8c autant de racine d’angelique, aprèsles avoir fait secher, pulvérisez les , joignez y une poignée de feuil-les de rhué toute verte Sc deux têtes d’ail ; ajoutez-y une quantité suf-fisante de bon miel; battez le tout ensemble Sc formez en un antido-te, dont vous donnerez gros comme une bonne noix á un bœuf. ouà un cheval, le tiers moins à une vache, 8c par proportion aux au-tres moindres animaux.
Remèdes curatifs particuliers contre Us tumeurs.
S’il y a grande chaleur, avec un violent battement de flanc, il faut
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commencer par la saignée , ouvrir ensuite la tumeur en forme dccroix > laver bien la pi aye avec l’eau-de-vie, ou seau commune danslaquelle on aura fait difloudre une quantité suffisante de sel, & l apasser deux fois le jour, avec de l’étoupe, ou de la corde éfilée. Onpeut appliquer aussi íur la playe le blanc de porreau pilé, ou l'eípe-ce de perticaire qu’on appelle curage, herbe a charbon, ou herbe abon homme. On peut se servir encore d’un tuyau de plume dc vif-argent, Sc cacheté par les deux bouts, qu’on introduit par le moyende la lancette dans le fanon, ou fur le haut du cou du bœuf; a re-gard des chevaux, il faut le placer vers le cou. 11 sc fait par ce moyenun écoulement d une matière purulente, qui procure ordinairementla guérison. II y en a qui font dqs serons aux bœufs, en leur perçantla ciimere avec un fer rouge de la grolleur d’un doigt , Sc pallantd-ans le trou une corde qui y reste, Sc qui occasionne levacuationd’un pus, en tenant toujours l'ouvetture en état. Quand levacuationcommence a diminuer, il faut purger avec demi-once d’aflà-fœtida ,une once de crocus metallorum, trois gros de jalap, Sc autant d’a-loës. On pulvérise bien le tout, Sc on le fait bouillir dans une cho-pine de vin blanc. Cette médecine se réitéré deux, fois de deux outtois jours l’un.
Autre médecine.
Prenez une once Sc demie de poudre, de feuilles Sc racine de caba-ret, appellé aíarum, ou orci les d’homme; faites bouillir dans tmechopine de vin, 8c donnez cette infusion a proportion de Page Sc desforces de P animal. Aptes les purgations, vous lui ferez prendre uneonce de thériaque, ou une demi-tuilleréc de poudre a canon, Sc unedemi-once de cinabre, dans un demi-septier de vin chaud ; ou bienvous lut donnerez dans une chopine de vin , la poudre de racined'aimée. Sc de celle d’ariíloloihe, de chacune demi-once avec uneonce de cristal de íuye dc cheminée. Vous lui donnerez deux fois parjour de Pavoine bouillie dans le vin, Sc un peu de foin nouveau »point d’herbis ; vous ferez pour fa boisson une décoction de seabieu-le, 8cdc chardon bénit, ou de feorsonnaire, Sc de la reine des prés.
Remede contre la petite verole.
Si l’on étoit sûr que l’animal fût attaqué de cette maladie, il fau-droit saigner avant quelle eut paru au dehors; mais lorsqu’elle s’estdéclarée par les boutons qui paroiísent extérieurement fur la peau, aûlieu de saigner , il faut aider á cette éruption du venin, en faiíàntprendre dans une chopine de vin, pendant deux ou trois jours defuite, le cristal de íuye de cheminée, lequel sc trouve immédiate-ment sous la Iuye; Sc bien couvrir l’animal, pour faciliter la tranipi-ration. Il faut avoir soin de lui ratifier la langue, Sc lui laver toutela bouche avec une décoction d’aigremoine, d’orge, Sc de deux cuil-lerées de miel rosat ; ou avec du vinaigre, dans lequel on aura fait in-fuser demi-poignée de sauge, Sc autant de joubarbe , Sc de racined’angelique, ou impératoire, qu’on pilera avec quelques goulses d’ail,II scroit a propos de commencer par le premier gargarilme, Sc en-íuice par le second. Quand les galles commenceront á se lécher, ilfaudra purger Panimal avec une cuillerée de fleur de soufre Sc autantde doux de crocus mctalloiuin, deux cuillerées dc miel, demi-oncede canelle, & autant dc doux de gérofle ; on tait bouillir le toutdans une chopine dc vin, jufqu’a diminution du tiers > ou bien onleur donnera une once Sc demie de gentiane en poudre, Sc une cuil-lerée de cristal de Iuye de cheminée , le tout infusé dans un demi-septier de vin. II faudra leur donner de tems en terris quelques mor-ceaux de pain trempez dans le vin, Sc les tenir a l’ítabîe juíqu’á par-faite guérison.
Remede pour la fonte ou catharre .
II est de la derniere conséquence d’entretcnir l'écoulement de l’hu-meur. Pour cela, vous ferez prendre à l’animal plusieurs fois le jourun bouillon , que vous ferez avec le genêt Sc le coudrier. Quand ilaura bavé pendant une heure, ou environ, vous lui laverez la boucheavec le gargarilme dont nous avons parlé ci-deflus , asin d’exciter sonappétit. S’il lui revient, vous lui ferez manger demi-poignée de grai-ne de genièvre écrasé, Sc autant de grains de verjus, ou de raisin ,avec une once de crocus mérallorum, le tout mêlé dans du son; s’ilne peut pas manger, on le lui fera avaler avec du vin : deux heuresaprès on donnera du miel délayé dans une eau blanche, pour le désal-térer. il faudra aussi lui seringuer de tems à autre, du jus de porreauavec une décoction de tabac , dans ses nazeaux Sc dans les oreilles.On le fera êternucr en lui souflant dans les nazeaux avec une plumeou un chalumeau, du tabac en poudre, ou dc la racine d’ellebore blancpulvérisée , avec pareille quantiié de bétoine, ou de marron d’indcaussi pulvérisez. Au reste ses sternutatoires scroient plus efficaces, s’ilsétoient précédez par les parfums, comme l’encens, le soufre, le boisde genièvre, Scc, on lui fait respirer la fumée pat Ies nazeaux. 8'ilétoit extrêmement foible Sc qu’il eut froid par tout le corps, Sc desmouvemens convulsifs, il faudroit préférer la purgation à la saignée.Prenez quinze grains de tartre émétiquc, demi-once de thériaque, Scautant de diaprum, mêlez le tout dans une chopine de vin chaud, Scfaites le prendre, réitérant deux jours de fuite. Ou bien donnez undemi set er de décoction d’iris commune, demi-once de gentiane, Scautant de gratiola, ou grâce de Dieu, avec une once de poudred’afarum ; Si souvenez vous toujours de proportionner la dose detoutes vos médecines Sc autres remèdes. L’animal ayant été purgé ,on lui fera prendre trois jours de fuite une once de cristal de íuyede cheminée, demi-once de cloporte, Sc pareille quantité de cina-bre , au défaut duquel on peut se servir de la racine pulvérisée desaunée, autrement énula campana , avec pareille quantité d’aristo-loche réduite en poudre. On délaye le tout dans un denii-scptierdc
vin