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st B O I»
3c vous les laissereï tr«mper ífcfpace de cinq ou soc jours , plus oumoins > selon kurs différentes natures.
Cirage du bois.
Pour bien étendre la cire fur le bois on se sert de liege.
BOIS d'aloës. Ce bois vient des Indes ; il eft couleur de cassé brû-lé , mais plus brun ; il s’cnflâmc à la chandelle , & la résine fournitune odeur agréable ; il cít cordial, céphalique - il réveille les esprits& ranime le sang; il est aulîì stomachique & historique; il s’emploiccomme le santal. On le râpe & l’on en donne en poudre demi-gros,ou deux gros en infusion.
BOIS de Brésil. Ce bois nous est apporté de l’Amérique ; le plusestimé est celui de Fernambouc. II faut le choisir pesant 8c bien sain,avec un goût de sucre quand on le mâche.
BOIS en architecture, charpenterie & menuiserie, est pris ici dansle sens de Vitruvc, qu’il appelle matières , par quoi il entend tout le boisà bâtir, & nous le considérons d’une maniéré toute particulière; sa-voir, premièrement,les diverses efpeccsde bois servant aux bâtiinens;secondement, les diverses façons & formes > & troisièmement, les di-vers défauts.
Bois selon ses différentes efpeces.
Bois de haute futaye , c'est particulièrement de ce bois qu’on tirele principal bois pour bâtir. Le bois de haute futaye est planté degrands arbres de tige, tels que font le chêne, lehestre.le charme, letilleul, le pin, qu’on laisse croître fans y rien couper jusqu a ce qu’ilsapprochent de leur retour.
BOIS de touche ou marmanteaux, ces bois contribuent à la décora-tion des jardins, soir par bosquets ou autrement. Ils servent a-Lsembellif-sement des Villes, maisons & châteaux dans les cours & les avenues.
BOIS de chêne rustique ou dur . c’est celui qui a le plus gros fil& sert pour la charpenterie.
Bois de chêne tendre , c’est celui qui est gras, moins poreux que ledur & avec peu de fil. II est propre pour la menuiserie & pour lasculpture. Bois léger, c’est tout bois blanc,tel que le sapin,le tilleul,
1e tremble, & qui sert a faire les cloisons & les planchers au défaut duchêne. Bois dur & précieux. On appelle ainsi les différentes ébér.es,bois de la Chine , de violette , de Calembourg , de cèdre & autresqu on débite par feuille pour les ouvrages de placage & de marque-terie , & qui reçoivent un poli fort luisant. Bois sein & net, est celuiqui peut être facilement & utilement mis en œuvre, qui est fans ma-landres,nœuds vicieux , fans fistules, fans galles.
Bois sdon fes différentes façons.
Bois de grume , est celui qui est ébranché & dont la tige n’est paséquarrie ; il sert pour ía grosseur, pour les pieux des palées & des pilo-ris. Bois de brin ou de tige , celui dont on a seulement ôté les quatredosses friches pour Commencer à l’équaírir, qui est comme le dégrossis-sement du bois pour le préparer en faveur du Charpentier & Menuisier.
Bois de sciage, celui qui est propre á refendre , ou qui est débité àla scie c n chevrons, membrures ou planches. Bois d’équarrissage, c’estcelui qui est équarrie au deíìus de six pouces, & qui a différais nomssuivant ses grosseurs. Bois de refend, celui qui se refend par éclats pourfaire du marrain, des lattes, des échalas. Bois méplat,celui qui a beau-coup plus de largeur que d épaisseur , comme les membrures pour lamenuiserie. Bois d échantillon. On appelle ainsi les pieces de bois decertaine grosseur & longueur ordinaire > comme elles sont dans leschantiers des Marchands. Bois refait , est celui qui de gauche ou frichequ’il étoit, est équarri & dressé au cordeau fur ses faces, c’est-a-due ,uatre cotez. Bois lave,e(i celui dont on a ôté tous les traits de ri ície.ois corroyé , c’est en charpenterie , celui qui est repasse au rabot, Scen menuiserie,celui qui est applani à la varlope. Bois vif, est celuidont les arêtes sont bien vives & fans friche, L dont il ne reste ni écor-ce ni aubier. Bokflache , c’est celui qui ne peur être équarri fans beau-coup de déchet, & dont les arêtes ne sont pas vives. Les ouvriers ap-pellent Ccmtibay, celui qui n’a du hache que d’un côté. Bois tortu, ce-lui qui n’est bon qu’à faire des courbes. Bois gauche ou deverfé, celuiqui n’est pas droit pat rapport á fes angles Sc á fes cotez. Bois bouge ,celui qui a du bombement ou qui courbe en quelque endroit. Boisaffaibli, celui dont on a diminué considérablement de la forme dequar-riísoge pour le rendre cfune figure courbe. Bois apparent, celui qui misen œuvre dans les planchers, cloisons ou pans de bois, n’est point re-couvert de plâtre.
Bois selon fes défauts,
Bo's tranché > est celui dont ses nœuds vicieux , ou les fils obliquescoupent la piece , & qui á cause de ses défauts ne peut résister a lacharge que le bois de charpenterie ( fur tout les poutres & solives )doivent porter. Bois carié ou vicié, celui quia des màlandres Sc nœudspourris. Bois vermoulu, celui qui est piqué de vers. Bois rouge , celuiqui s’échauftê 8c est sujet à sc pourrir. Bois blanc, celui qui tien: de lanature de faubier & sc corrompt .facilement. Bois qui sc tourmente ,c'est celui qui sc déjette ( n’étant pas sec Iorsqu’on l’cmploie.J Boismort en pied, celui qui est lans substance Sc n’est bon qil’a brûler.Cet Article ici est en cela particulier , entant que l’on traite du boisprécisément.á un de ses usages, qui est d être la matière de l'édifice ,pour fournir tout ce qui est mis en œuvre pour l’architectuie. par leCharpentier , Menuisier & autres Attiser,s fur bois.
Bois mort, dit la Coutume de Nivernois , Art. 13 . Chap. 17 . estbois-abattu sec , qui ne peut servit qu a brûler , & mort bois , est tenu& réputé bois qui ne porte point de fruit. j
Bois pour 1a provision de Paris ne doit aucun droit aux Seigneurs !des rivières pour k flocage; les différons qui surviennent fur cette ma- j
BOL. B O M. BON. B O R.
tietc se portent à l’Hôtel de Ville à l’exclusion des autres Juges. LesRéglemens pour les Marchands de bois de la provision de Paris > por-tent que les rivières doivent être libres fans que pour le siotage ifsdoivent aucun droit aux Seigneurs des rivières,
BOL.
[BOL. Terre argilleusc de couleur rouge ou jaune. Le bol estastringent , dessicatif, propre contre la dilfenrerie , le flux 8c 1e cra-chement de sang. II est fortifiant, résolutif;il adoucie ses acides étantpris par la bouche. Le meilleur est celui d’Arménie > mais on n’envoit plus. Le plus beau & le plus estime qu’on emploie maintenanten France , est celui de Blois > de Saumur 8c de Bourgogne.]
BOLZAS. Eípece de coutil fait de fil de coton qui vient des Indes,il y en a de tout blancs & d'amres rayez de jaune dont les rayes 1cfont avec du fil de coton écru.
B O M.
BOMBAZIN. Étoffe de soie qui sc fabrique à Milan,doit la ma-nufacture en a été apportée en quelques Provinces de France. Bomba-sse , c’est auffi une crosse croisée faite de lin & de coton. Voyez B A s 1 n.
B0MERIE. Terme de commerce de mer , particulièrement enusage fur les côtes de Normandie. C’est une efpecc de conrtat ou deprêt a 1a grosse avanture, assigné fur la quille dit vaisseau , diffèrentde l'assurance en ce qu'il n’est rien dû en vertu dc ce contrat, en tasde naufrage; mais seulement quand le navire arrive a bon port. Vffix.Grosse Avanture. Bomerie se dit auffi quelquefois de lar-geur prêté à gros intérêt. Voyez Usure.
BON.
[BON-HENRI. Plante à plusieurs tiges, ressemblante en toutà l’épinard ; elle est comme lui , émolliente & laxative. Appliquéeextérieurement , elle est vulnéraire & détersive , préfetvant les plaiesdes vers & de la pourriture. Elle est résolutive Se anodine , calme lesdouleurs de la goutte , en appliquant toute la plante bouillie en ca-tapláme fur la partie affligée. Ou bien on prend trois poignées desfeuilles avant que la plante ne soit fleurie, deux poignées de sieurs decamomille ou de sureau ; on bâche le tout ensemble & on le soit bouil-lir en quantité suffisante d’eau de sureau jusqu’a ce qu’il soit en pour-riture ; on y ajoute demi-once de gomme caragne & demi-gros decamphre ; on fait un cataplâme qu’on applique sur la partie qui souf-fre.
B O R.
BORD de baffin, c’est la tablette ou profil, c’est-à-dire , contourde pierre ou de marbre qui est posé sor le petit mur circulaire quartéd’un bassin d’eau.
BQRDELAGE, est un droit que les Seigneurs perçoivent fut lerevenu des fermes & métairies.
BORDURE. C’est cn architecture un profil , ou contour en re-lief, rond ou ovale, le plus souvent taillé de sculpture, qui renfermequelque tableatt. Bas relief ou panneau de compartiment. On appellecadres les bordures quarrées.
BORNE. Pierre qui sert de terme & de limite à un héritage > ouqui marque l’étenduê & les cenfives d’une terre Seigneuriale, fur cel-les-ci sont ordinairement gravées les armes ou chiffres du Seigneur.Les Arpenteurs plantent les bornes aux encoignures des terres, Se met-tent des témoins , c’est-à-dire , des plus petites marques dessous ou àcertaine distance.
BORNE de bâtiment. Efpece de cône tronqué de pierre à hauteurd’appui, à l’encoignure ou au devant d’un mur dc face , pour le def-fenorc des charrois. Ces bornes sont adossées aux murs ou isolées,Scquand elles renferment une place áu devant d’un bâtiment fur unevoye publique > elle détermine la possession dc cette place au particu-lier qui les a fait planter, fans quoi clic rcstercit au public. Borne decirque , pierre en maniéré de cône qui servoit de bue chez les Grecspour terminer la longueur de la stade, Sc qui réglois chez les Romainsla course des chevaux dans les cirques Sc les bypodromes , ce qu’ilsnommoient meta. Bornes de vitre, pieces de verre hexagones bai lon-gues , qui entrent dans ses compartimens des vitres ; les unes sont de-bout , les autres couchées , Sc les autres accouplée-;.
BORNES , sont des marques qui séparent les héritages des parti-culiers, ou les dtmages des Décimateurs, ou les Parroillcs, ou les Jus-tices des Seigneurs Sc leurs territoires : quand un pa. ticulier s’apper-çoit que son voisin prend fur lui quelque morceau de terre, il a pourempêcher l’usurpation, faction de bornage contre lui ; il est donc endroit dc le faire assigner , pour voir dire, & ordonner que botnts se-ront mises Sc plantées entre les deux héritages , 8c pour se voir con-damner â restituer ses fruits qu'il a perçus fur 1a quantité de terre ulur-péc, avec dommage & intérêts. Le Juge ne manque pas d’ordonncr queles bornes feront plantées conformément au rapport qui en doit êtrefair. Il arrive quelquefois que les bornes plantées sont si anciennes ,qu’elies n’ont plus la forme qui sert à les distinguer : cela fait sou-vent la matière de grands procès ; mais pour les reconnoître on legdécouvre juíqu’au pied. Si cc sont des véritables bornes dc séparation,on y trouve des parents ou témoins que les Arpenteurs qui plantentles bornes ont coutume de mettre aux deux cotez de chaque borne.
Les bornes ne sont pas les seules preuves dans cette matière , ona aussi recours au titre qui contient la description des keux Sc leurétendue par tenans & aboutissons. II est même de la prudence dùJuge, dont la religion n’est pas assez instruite, d’ordonncr unesenquê-te > aise que le témoignage des anciens concoure avec ce qui sc trouveécrit.
B OS.