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7» B O U.

«auts pour le vil» & autre liqueurs. Quelquefois boucaut se prendpour la chose même qui y est contenue , & ainsi on dit un boucautde gérofle . un boucaut de vin, pour dire un boucaut rempli de cessortes de liqueurs ou de marchandises.

BOUCHET. Éfpcce d’hypocras deau , qur se sait avec de l’eau >du sucre Sc de la canelle bouillies ensemble Sc mêlées dans certaineproportion. L'hypocras d’eau est bon pour l’cslomac à qui il commu-nique une chaleur raisonnable. Voyez, Hypocras.

BOUCHE Sc Mains, signifie la foi Sc hommage que le Vaflilrend au Seigneur de fies dont il relève.

BOUCHE. Terme métaphorique , pour signifier l’ouvcrturc ouPennée dune carrière , d’un puits , d un four , d’un tuyau. Bouche .c’est chez le Roi Sc les Princes un département composé de plusieurspicccî, comme de cuisines , offices, Sc où l’on apprête Sc dresse sépa-rément les viandes des premières tables. On appelle en Cour ce lieula , le bouche du Roi.

BOUCHERIE. C’est par rapport à l’arehitecture d’un bâtimentpublic cn manie te de grande salle , au rez dc chaussée, contenant plu-sieurs étaux où l’on expose les groflès viandes pour être vendues endétail, comme la boucherie du marché neuf à Paris, bâtie sous le RoiCharles IX. par Philibcrt de Lorme. Mais on appelle é ail, les bouti-ques où l’on vend auíïï dc Ja même grosse viande,en différens endroitsd’une Ville pour la commodité du public.

[BOUCHER. Fernur. Pour bien boucher un vaisseau da verre »fl faut mêler de la cire & de la poix.

BOUCHONS. Pour faire des bouchons aux bouteilles , prenezparties égales de cire > térébenthine & saindoux j faites fondre le toutSc bouchcz-en vos vaisseaux.

BOUDIN. Terme de guerre. Fusée compoíce de matières inflam-mables , de laquelle on se sert dons les mines,

BOUDINE. C’est le milieu du plat,ou rond de verre.BOUDINIÉRE. Entonnoir de fer a remplir les boyaux quandon fait des boudins. ]

LOUER. Terme dc monnoyage au marteau ; c'cst la façon quel’on donne aux flancs en les frappant ensemble , placez les uns sur lesautres avec le marteau nommé bouar, afin de les joindre , coupler &toucher d’assictte , pour les faire couler plus ailémcnt au compte Sc ála main. L’Ordonnance enjoint de bouer trois fois les flaons » les deuxpremières après les avoir fair recuire & réchauffer, & la troisième fansrecuire. Lorsque les flaons ont été bouez , on les ìtìet entre les mainsdu maître pour les blanchir. Voyez Monnoye au marteau.

BOUGE. Petit cabinet ordinairement aux cotez d’une cheminéepour serrer des utencilcs. Ce mot se dit aussi d’une petite gardcro.beoù il n’y a place que pour un petit lit. Bouge en charpentcrie , signi-fie piece de bois qui a du bombement, c’est-à-dire , qui courbe enquelque endroit.

BOUGE, signifie plusieurs choses. C’est une espece d’étamine si-re , blanche Sc claire , dont on fait les chemises de la plupart des Re-ligieux qui n’usent point de chemises de toile.

B O U G E , est encore une elpece de grand sec à mettre de la vais-selle , dont on se servoit pour la porter en campagne avant qu’on eûtinventé les coffres garnis de revêche, Sc séparez cn forme d’étuits pourchaque piece d’argenteric. II y avoir aussi des bouges plus petits pourmettre de l’argent monnoyé. On les appelle présentement bougittes. LesStatuts des Coffreticrs portent, que l une Sc l’autre sortes tse bouiìcsseront faites de bon cuir dc vache, garnies & renforcées de bon cuirde bœuf, cousus à deux chefs, avec des loquets » platines & chaînesbien ferrées Sc bien rivées. Voyez Coífretjf.r. Bouge sc dit aussidc l’cnfiure qui paioìt dans le milieu de la longueur des pipes , bari-ques Sc autres semblables vaisseaux qui servent a contenir des liqueurs;on dit qu’une futaille cil bien bougeuë, lorsque cette enflure est con-sidérable. Le bouge quand on fait le jaugeage , donne de l’excédanrde jauge , & c’cst à quoi il faut prendre garde en jaugeant les ton-neaux. Voyez Jauge.

BOUGE. Les Potiers d’étain nomment le bouge d’une assiette, cecercle qui cn fait renfoncement, Sc qui cil un peu plus profond dansle milieu que vers les bords.

BOUGE, l’on nomme encore de la sorte fur les côtes de GuinéeSc dans quelques lieux de l’Asrique avancée dans les terres, cette efpc-cc de petit coquillage blanc qui vient des Isles Maldives, qu’on nom-me aux Indes Orientales des coris, ou cauris. Sc qui y servent de me-nue monnaye. Voyez £ o R r s.

BOUGETTE. Petite bougie ou sec, dont on sc servoit autrefoispour mettre dc l’argent, Sc que les femmes portaient pendues a kurcôté. La bougette avoir plusieurs séparations pour mettre ks diveríeseípe'ccs dc monnayes.

BOUGIE. La bougie fait une des principales parties du négoce desMarchands Épiciers Ciriers, qui la distinguent ordinairement en bou-gie filée Sc en bougie de table. La bougie filée sc fait, ou de cireblanche, ou de cire jaune ,ou de cire citronnée. La mèche est de fil deCologne, ou de fil détoupe de lin blanc , que l’on nomme fil de Moíchcou dc fil de Guibray » pares qu’il sc t:re de la Chapelle Molche , oude Guibray cn Normandie. On l’appelle bougie filée , parce qu’ef-fectivement elle se file à peu près comme 1c fil d'archal, par lemoyen dc deux gros rouleaux ou cylindres de bois , qu’on nommetours . qui sont placez de travers fur des pieds solides & que l’on faittourner avec des manivelles, ce qui fait palier en allant & venant plu-sieurs fois dc fuite la mèche dans dc la cire fondue qui est dans unebassine ou poêle de cuivre , & cn même rems par les trous d’une fi-lière aussi dc cuivre, attachée à l’un des bouts de la bassine . cníòrteque petit à petit on donne a la bougie telle grosseur que l'on veut ,suivant ks différens trous dc filière par kíqucts on la fait paslèr. 11s'cn peut filer de cette maniéré tout d’une fuite juíqu’à quatre & cinqcens aunes de longueur. Certe maniéré de filer la bougie fut inventéedans le milieu du seizième siée!,, par4e nommé Pierre Bleíiinave,

B O U.

Marchand Cirier à Paris, l’un des plus habiles de se [profession. Avantce tems toute k bougie que l’on voyoit, de quelque espece qu’elkfût, étoit fabriquée a la cuillère, & se rouloit lur une table de mêmeque l’on fait aujourd’hui la bougie de table Sc ks cierges. On trouvechez les Marchands Épiciers Ciriers , plusieurs fortes de bougies , par-mi lesquelles est k bougie ae Venise , ainsi nommée seulement pourla différencier des autres forces de bougies qui lui sont infwieures enbeauté Sc en qualité; elle est faite de cire k plus blanche, Sc de fil deCologne très-fin.

La bougie de cave , appellée de la forte parce qu’elle sert ordinaire-ment à éclairer les Commis des Aides qui vont faiie kur exercicedans les caves des Marchands de vin , est k plus grollc de toutes lessortes de bougies filées ; k cire en est pout l’ordinairc jaune > & lamèche de fil de Guibray moyennement gros.

La bougie à lampe est k plus menue de toutes les bougies filées ,fa mèche qui est très• fine » est pour l’ordinaire de fil de Cologne &ne pallè qu’une ou deux fois par la cire fondue. Sc par deux des petitstrous de k filière; on lui donne ic nom de bougie a lampe, parce queson usage eíl pour mettre dans le» lampes d’Église ou dans ks petiteslampes dc chambre.

La bougie à bougier » est une sorte de bougie blanche, un peu plusgrosse que la bougie à lampe,dont la mèche est de fil de Guibray fin;c’est de cette bougie dont les Tailleurs, les Couturières Sc les Tapis-siers se fervent á bougier la coupe des étoffes sujettes à s efìler : on luidonne aussi quelquefois le nom de bougie cn billot , parce qu’elle esttortillée en forme dc petit billot.

Les bougies ordinaires se font de cire blanuhe, jaune Sc citronnée ,de plusieurs grosseurs ,& toutes avec de la mèche de fil de Guibray. 11sc fait encore une maniéré de bougie quarrée, que l’on nomme ordi-nairement flambeau de table. Voyez Flambeau dï Table. Onappelle un pain dc bougie , de la bougie filée pliée cn quawé , outournée cn rond pour k pouvoir porter à la main ou dans Ja poche ,ou pour 1a mettre dans un bougeoir avec plus de facilité. Les painsdc bougie de Venise sc font de diverses grosseurs, ordinairementquatrez en forme de livre , & sc peignent superficiellement de figuresSc de fleurs dc diverses couleurs & façons très-agréabks. Ce sont deces pains de bougie dont l’on fait des présens pour les étrenacs aucommencement de l’annéc.

On dit filet k bougie, pour dire la faire passer par la cire fondue.Sc par les trous ronds d’une filière pour k mettre à son point de gros-seur , solvant qu’il eíl nécessaire par rapport à son espece & qualité.

On appelle encore bougie , une sorte de très-menuë chandelle oucierge de cire blanche , longue de six ou sept pouces , dont k menupeuple sc sert à faire des offrandes dans ks Églises. Leur prix n’estordinairement que d’un ou de deux liards. Ôn seiíóit autrefois uneforte de bougie noire , dont la mèche n’étoit imbibée que de poixnoire , la fumée de laquelle servoit a noircit les souliers. Mais cetteespece de bougie n’est plus en usege depuis que l’on a trouvé le secretdc faire une composition de cire jaune , de luis Sc de noir de fumée,fondus Sc mêlez ensemble, qui est beaucoup meilleure & plus coinsmode à noircir les souliers.

La bougie de table, qui est l’autre espece de bougie, est ainsi nom-mée dc cc que l’on s’cn sert communément lur les tables des gtandsSeigneurs Sc des gens de distinction. Elle est de différentes longueursSc grosseurs ; mais toutes propres à être mises dans ks bobèches detflambeaux & des chandeliers. La mèche dc cette bougie est ordinai-rement composée de plusieurs fils dc coton lâchement filez & tortillezensemble. La cire blanche qui la couvre se travaille à la cueillete , &sc roule fur une table avec un instrument de bois long d’environ unpjed f:r detni-pied dc large , appeilé rouloir ou platine ; ainsi que kcire des cierges , avec différence néanmoins , que les cierges sont per-cez par le bout opposé au colec ou lumignon , Sc qu’ils vont en aug-mentant de grosseur depuis le haut jusqu’en bas ; au lieu que la bou-gie de table est dc figure cilindrique, c’est-á-dirc, qu’elle est parfaite-ment ronde & d’une égale grosseur d’un bout à l’autre fans être per-cée. Voyez Cierge. La bougie de table le vend par paquets d’une li-vre de seize onces ; chaque paquet contient un certain nombre dc bou-gies , suivant quelle est plus ou moins longue & grosiè.

BOUGIER une étoffe. Terme dc Tailleur .Tapissier Sc Coutu-rières. C’est palier légèrement une bougie allumée sor la coupe d’uneétoffe ailée à s’éfílcr « afin d’cn arrêter ìcs fils ea attendant qu’on lacouse; la bougie dont on sc sert à bougier s’appcllc chez les Ciriersbougie en billot, elle est du nombre des bougies filées.

B O U G R A N. Sorte de toile qu’on met dans ses endroits des dou-blures , que l’on veut qu’elles sc soutiennent, & qui conservent tou-jours lent forme. 11 en entre aussi dans le corps de robe des femmes.Cette grosso toile est faite de chanvre gommée , calandrée, & parconséquent propre pour couvrit Sc envelopper les draps, serges & au-tres semblables marchandises pour les conserver Sc empêcher que leurcouleur ne sc perde ou que la poussière ne les gâte. On s’en sert aussipour faire des toilettes. Les bougrans se vendent en gros par douzai-nes de petites pieces ou coupons d’environ quatre aunes de long cha-cun , larges à proportion des toiles dont ils ont été faits. Gn emploiequelquefois des toiles neuves pour faire des bougrans; mais plus ordi-nairement de vieux morceaux de voiles de vaisseau ; il s’en fait beau-coup à Patis, Sc il en vient aussi quantité de Normandie , particuliè-rement de Caen , de Rouen & d’Alençon. On appelle toile bougta-née celle qui a été apprêtée Sc mise en botigran.

[BOUILLON. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique & y ajoutez ce qui fuit. Autre bouillon amer pour les maladiesde f estomac é* les -vômijjemens. II faut couper menu & mêler en-semble parties égales d’absinthe , de íumeterre , millepertuis, petitecentaurée , chardon bénit , véronique , scolopendre , camedus Sc[leurs de camomille , racine de gentiane , écorce d’orange amere, 1ctout séché à l’ombr», Fait«s-«n bouillir un demi-sjr-cs avec une livre

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