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près cela vous pourrez jetter de l'oripeau avant que l’étain soit se-iroidi. Gela fera un rrès-bel effet.
On peut faire ces boules de la couleur qu’on veut; & pour y fairebriller d’elpeccs de petits diamsns. il faut après avoir appliqué les cou-leurs , tourner & retourner par dellus du mercure mêle avec du selcommun deílèché. On pâlie ce mercure par un linge, & on le bat dansun peu d’urine & d’eau, & vous vous cn lervez quand vous l'avez misen grains.
BOULIN. Les Massons appellent ainsi les pieccs de bois qu’ilsmettent dans les trous des murailles pour échaffauder, ou dresser descchassauds a lenteur d’un bâtiment. où il p a quelque ebofe à refaite;ils appellent auiii trous de boulin , les trous où on met ces mêmespièces de bois.
BOULI. Pot à préparer le thé. II y en a de cuivre cramé, &d’autres de terre rouge ; les boulis de cuivre viennent du Japon,ceux de terre de Siam. Voyez. Thé.'
BOULIN 18 , ou BOULIGNI8. Monnoye de cuivre'qui íefabrique a Boulogne en Italie. Elle y tient lieu de lois, & dans les achatsSc vente, on y marchande par boulinis, comme l’on fait en Francepar íols. Les boulinis valent 4 quadrins, c’est-à-dire, la bajoque deRome, qui a cours en concurrence avec eux, à cause que Boulogneest terre Papale; leur nom comme on le juge aflez vient de la Villeou ils lont frappez. Voyez. Bajoque.
BOULONS de fer, ce font de grosses chevilles qui ont une tê-te ronde a un bout, Sc a l’autre une ouverture, dans laquelle on paílèUn morceau de fer qu’on appelle clavettt. On se lert de boulons poursoutenir une poutre Sc l’attacher quelque part affermi , & encore àd’autres usages. Boulons servent aussi a tenir les barres ou fléaux desgrandes portes. Voyez Fléau. Boulon qui sert de noyau, c’cst-a-dire,moule pouf faire les tuyaux de plomb lans soudure.
BOUQUETIHR. Celui qui fait ou vend des bouquets artificiels.Ces Marchands de bouquets artificiels ne composent point une Com-munauté particulière, mais fontdu Corps des Marchands Merciers, &ne font appeliez Bouquetiers, que parce qu’ils font principalement lecommerce des bouquets, ou de fleurs artificielles dont on les compo-se; le négoce Je ces fleurs artificielles est considérable, non-íeulementpar les grands envois dans les Pays étrangers ; mais encore par la con-somption qui s’en fait en France > & particulièrement a Paris, foiepour l’ornement des Autels > foie pour la parure des femmes, qui em-ployeur les plus belles, ou dans les bouquets qu elles mettent devantelles, ou dans leur coêssure , & même dans leurs habillcmens. LesMaîtres Plumassiers de Paris, le qualifient aussi dans leurs Statuts Mar-chands Maîtres Plumassiers, Panachers, Bouquetiers & Enjoliveurs,parce que par le sixième Article de tes mêmes Statuts, il leur est permis,privativement a tous autres Marchands ou ouvriers, de faire toutessortes de bouquets de plumes peintes ou naturelles, même enrichies,8t enjolivées d’or & d’argent pour les Autels des Églises, Sc les buffetsdes maisons.
BOUQUETIERES, font des femmes qui vendent des bouquetsfaits de fleurs non artificielles > comme nous venons de dire des Bou-quetiers, mais de fleurs naturelles. Ces Bouquetières font du nom-bre des petites Communautez de Paris, qui íáns être érigées en corpsde jurande , & íáns avoir des Statuts, ne 1 aillent pas d’obferver descfpeces de Régie mens fous l’autorité Sc Juriídiction du Prévôt de Pa-lis , ou de son Lieutenant Général de Police; elles font établies dansles Halles Sc Marchez de la Ville, ou aux portes des principales Égli-ses; elles agencent, font Sc vendent des bouquets de fleurs naturel-les pour ia parure des Dames. Voyez Fleurs & Négoci qui s’enfait. Voyez aussi Jardinier Fleuriste. On n’entend pas par-ler de ces Bouquetières ambulances > qui couvrent leur mendicité fouscette efpcce de petit trafic quelles font, en allant par les rues présenteraux paslans quelques fleurs pour exciter leur charité, & en obtenirquelque aumône ; mais de celles qui font un commerce réglé de leursfleurs & de leurs bouquets, où elles trouvent un gain considérable.
BOURACAN, ouBarracan. Écosse non croisée qui est uneespece de camelot d’un grain beaucoup plus gros que l’ordinaire ; ons'tn sert à faire des manteaux, des surtouts, Sc autres semblables vé-temens pour le garantir de la pîuye. II y a à considérer fur cet Arti-cle : ii L’ufage dont nous venons de parler, z. De ses bonnes quali-tcz. 3. Des lieux où il s’en f air. 4. De la maniéré de lá fabrique Scdes Réglemens. A l’cgard de ses bonnes qualitez on le doit choisirbien uni, d’un grain rond & si ferré que l’eau ne fasse que couler &gliflèr par dessus, fans pouvoir palier au travers; car ce n’est qufc parcette qualité qu’on le destine Sc employé à faire des manteaux , sur-touts , & autres habits pour fe deftèndre de la pluye. A 1 égard deslieux où il s’en faic beaucoup, ce font particulièrement les Villes deValenciennes, rifle, Abbeville, &c. Ceux de Valenciennes font lesplus estimez; ils font composez tout de laine, tant en chaîne qu’entiéme. Leur largeur ordinaire est deux tiers d’aune, & la piéccaig.aunes de longueur, mesure de Paris. Ceux de l’Isle font aussi fabriqueztout de laine, & ont la même longueur Sc largeur que ceux de Va-lenciennes , mais ils leur font inférieurs en qualité. Ceux d’Abbevillesont a peu près semblables à ceux de Valenciennes, soit pour la ma-tière dont ils font composez , soit pour leur largeur & longueur : aus-si les appelle - t’on ordinairement bouracans façon de Valenciennes ,quoiqu’ils ne soient ni si fins, ni si bons.
Ceux qui fe fabriquent à Amiens, font pareillement tout de laine& font de deux largeurs & longueurs. Les premiers qui font appeliezécroits, n’ont que demi aune de large, & vingt-une aune de longueur,ceux-là ont du rapport à de gros camelots, ce qui les fait nommerquelquefois camelots , fil retort ou camelots à gros grains. Les se-conds qui font nommez larges ont trois quarts de largeur, & ] a piè-ce 13. aunes de long. Là plupart des barracans d’Amiens, fe fontenblanc > Sc font ensuite teints en diverses couleurs. Ceux de demi-aune,ci-dessus appeliez étroits, fe dégorgent ordinairement dans Peau avecTome l.
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ìes pieds, ârástt que de les faire passer par le bouillon, & par la teinture 411 y a aussi à Rouen des manufactures de Bouracan , qui sont lesmoindres de tous. Les uns sont tout de lame tant cn chaîne qu’entréme, & les autres dont la chaîne est de chanvre Sc la tréme de lai-ne ; la largeur des uns Sc des autres est de deux tiers, Sc la longueurdes pieces de 13. aunes.
A l'égard de la fabrique du bouracan en général. La tissure s’enfait en le travaillant fur un métier à deux marches , avec la navet'te, de mêms que les camelots, & les toiles. Le fil de la tréme en estsimple retort Sc fin filé, & celui de la chaîne en est double ou triple ;c’est-à- dire, que chaque brin de chaîne est composé de deux ou troisfils bien torts ensemble ; la matière la plus ordinaire donr on fe sertpour les fabriquer est la laine, quelquefois on y faic entrer du chan-vre. II y a des bouracans donc la laine est teinte avant que d’êtrc tra-vaillée lur le métier, ce font ceux-là que l’on nomme bouracan teintsen laine ; il y en a d’autres qui fe fabriquent en blanc, & que l'onteint ensuite en rouge non bleu brun. Ces derniers sont appeliez bou-racans ceints en pie ce , parce qu’ils n’ont été teints qu'après que lespieces ont été levées de delfus le métier. Les bouracans ne iè fou-lent point, on les fair seulement bouillir deux ou trois fois dans l’eauclaire au sortir du métier , pour empêcher qu’ils ne godent, ou negripent, ensuite on les met fous la calandre pour ses bien unir ; puison en forme des manieres.de rouleaux applaris, que l’on empoinccpar les deux boucs avec de la menue ficelle; ce sont ces rouleaux qu«l'on nomme pieces de bouracan fur le fait des Réglemens qui concer-nent cette forte d’étosse. L’art. 1 9. du Règlement général des manu-factures du mois d’Aoûc 1669. Sc l’Arrêt du Conseil du 19. Février1671. ont réglé les longueurs & les largeurs des bouracans, quoiqu’ilparoisse par ces Réglemens que les longueurs des pieces de boura-cans n’ayent été fixées qu’a aï. & 13. aunes, néanmoins les ouvrierssont dans Puíàge d’en fabriquer depuis z 1. aune jufqu’a quarante deux.Voyez Règlement.
De ce que nous avons dit ci-devant des bouracans , il s’ensilic l’ex-plication de deux sortes ou manières de teindre les bouracans, quidonne occasion a deux efpeces, & à deux dénominations ; savoir, lesbouracans teints en laine, c’est-a-díre ceux dont la laine avant que de-tte travaillée Sc fabriquée fur le métier a été auparavant teinte, & lesbouracans teints en piece qui font ceux qui ne font teints qu’après qu’ilsont été fabriquez : on fait de toutes ces fortes de bouracans des rou-leaux après qu’ils ont eu tous leurs arrêts, 8c qu’ils ont été roulez Scempointez. A l’égard des droits d’entréc qui fe payent en Fiance pources étoffes, ces droits fontdifferens suivant les lieux d’où ils viennent& selon la difference des Nations & personnes qui les font encrer. Lesbouracans de fabrique Françoise payent seulement 3 livre la piece ,ayant zz aunes, en rapportant certificat en bonne & dûë fourme dulieu du Royaume de France où ils auront ccé fabriquez. Cette fixa-tion est tirée du tarif de i 66 y. A l’égard des bouracans étrangers, ouils font de Hollande, ou d’ailleuts ; les bouta ans fabrique de Hollan-de payent cinq livres la piece de zz aunes, Sc ne peuvent entrer quepar Calais & 8t. Valéry, suivant les Arrêts des g. Novembre 16S7. Se3. Juillet 1691. Les autres bouracans étrangeis , I» piece de 11 au-ne's payent 30 polir cent de leur valeur, & doivent entrer par les Portsci-dellus.
BOURAC ANIER ou BARRACAN 1 ER. Artisan qui fa-brique des bouracans. Par l’ArticIe ìg & 19 des Statuts de la manu-facture d’Abbeville, homologués au Conseil le 3 o. Octobre 1670, ilest deffendu à tous maîtres Bouracaniçrs, de couper aucune piece debouracan, qu’elle n’aye été auparavant visitée par les Jurez de leurCommunauté, & deffendu de la lever de dellus le métier, que leplomb n’y ait été par eux applique & marqué lùr le tille. •'
BOURDALOUE, Linge qui se fabrique a Caen en basse Nor-mandie ,c’est une forte de linge figuré 8c ouvré. Vyez Linge.
BOURDELAGE. C’est un droit qui est dans quelques lieux ,de la même qualité Sc nature que celui de la taille réelle ; ce droit fepaye qnelquesois en argent, mais plus ordinairement en blé, en plu-me & volaille ; c’est un droit Seigneurial. c’est-à-dire , qui fe paye auSeigneur dans quelques Coutumes. Le mot de bourdelier signifie éga-lement > & celui qui doit le droit de bourdelage, Sc l'héritage qui cnest chargé.
. [BOURDON. Grosse mouche ennemie des abeilles, dont ilmange le miel. 11 contient beaucoup d’huile Sc de sel volatil. Sa pou-dre est propre a faiie croître les cheveux, en la menant fur la tê-te.
BOURDONNEMENT d’oreille. Voyez Surdité,
BOURGEOIS. A consulter l’otigine Sc force du mot, il ne si-gnifie autre chose que l’Habitant d’un Bourg; mais dans l’ufage il n’estpas restraintàcette lignification, mais généralement parlant, fedit detout Habitant ou Citoyen d’une Ville. II s’entend même plus parti-culièrement par rapport à la distinction que l’on doit faire entre lespersonnes Nobles ou Écclésiastiques, ou autres qui ne íont pas d’au-cun de ces deux ordres, & ces sortes de pi rfonnes font appeliez Bour-geois: car quoique les autres forces d’Habitans le soient aussi , cenomgénéral Sc commun par foi, reste à ceux qui ne font point qualifiezplus particulièrement. Ces Bourgeois ou ceux qui font ainsi nommezne font pas sensez être la lie du peuple. Les Bourgeois dont on entendparler, font ceux qui exercent à la vérité aucune des grandes chargesde la Magistrature, & n’étant point distingez par des fonctions d’é-clat, font néanmoins fort au dessus des Artisans, Sc de ce qu’on ap-pelle peuple, par les biens considérables qu’ils possèdent, parleurs ri-chelles, soit naturelles ou acquises, parles emplois confidé.ablesdonc ils font revêtus , & par leur commerce renommé & de grandeétendue : c’est dans ce sens qu’on dit d’un homme qu’on veut louer,qu’il est un bon Bourgeois. Le terme de Bourgeois s’est introduitdans le commerce maritime, Sc signifie le propriétaire d’un vaifleau,sose qu’il lait fait construire lui-méme , soit qu’il lui appartienne pat
K achat.