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C I R. C I T. C I V.
d’affaires semblable à celle qu’il a en-main lui servira de preuve 5c depréjugé. II se trompera bien grossièrement s’il n'envisage que les cho-ie* semblables qui se trouvent dans les deux cas ; il faut lur tout en-visager les circonstances qui se trouvent rarement les mêmes & présque toujours differentes d’une différence essentielle, qui, quoiqu’clle nechange pas l’efpece , la soumet à une nouvelle décision. Il saut remar-quer de plus qu’il est trop difficile de déiouvrir les motifs qu’ont eules Juges dans une affaire déja jugée depuis peu de tems, ou depuislong-tems, pour tirer des véritables conséquences de leuts jugemens.Les seules personnes d’un grand jugement, peuvent d’abordjugeríiimtel & tel Arrêt intervenu en telle matière fort reffemblante peut leurservir ou non dans l’aftaire qu’ils doivent traiter devant les Juges. Uncoup d’œil quelquefois leur lùffit, parce qu’ils lavent parfaitement cet-te maxime du Digeste couchant le jugement, on il est dit Diversittunegetiorum exigit diverjum jus. I. jusjurandum ff. de jurejurando.
[CIRCULATION. Terme de Médecine. Le mouvement dusang dans les veines, Sc des veines dans les artères.
CIRE. C’est l’ouvrage des abeilles. La cire pour être bonne doitêtre jaune, haute en couleur, facile à casier, d’une odeur agréable ,Sc bien purifiée. Les Chimistes tirent de la cite jaune une huile blan-che te épaissie qu’ils nomment beurre, Sc une autre huile claire com-me de l’eau. L’une Sc l'autre sont admirables pour les engelures. Onappelle marc de mouches , les ordures qui restent dans les sacs aprèsqu'on cn a exprimé la cire pat la preffe. Les Maréchaux l’employentaussi pout les chevaux. Les Chirurgiens fc fervent de ce marc dansles maladies des nerfs. Ils te fervent aussi dans les mêmes maladies,du propolis ou cire rouge, qui est une eípece de mastic donc fe fer-vent les abeille* pour boucher les fentes Sc les trous de- leurs ruches.Voyez ce qu’on en dit dans l'article des Mouches à Miel.
CIROENE. Especc d’emplâtre qu’on applique sur les membresfoulés ou blesses par quelque contusion, ou chargés de quelque hu-meur qu'on veut faire transpirer pour dissoudre.
* CIR O N. Eípece dc petit vet blanc 5c presque imperceptible, le-quel s’engendre d’une humeur acre, s’attache principalement à la main,2c cause une démangeaison qui inquiète.
CIRSOCÉLE. Dilatation des veines ípermatiques, causée pat unsang grossier & épais.
CÌ RU RE. Composition dc cire & de suif, où les Cordonniers mê-lent quelquefois un peu de salpêtre pour enduire les boues 5c les sou-liers . Sc pour empêcher que ces sortes d’ouvrages ne prennent l’eau.
C I T.
CITATION, est l’ajouinementqui se donne par un Appariteuren conséquence d’un mandement verbal ou par écrit du Juge. C’estdéclarer le joui Sc l’heure où le deffendeur & débiteur doit cpmparoi-tre devant le Juge Laïque ou Ecclésiastique , pour se dessendre con-tre le demandeur, créancier, Sec.
[CITERNE. To-vx cet article dans le Dictionnaire (Economi-que , Sc y ajourer ce qui suit. Pour la maniéré de les construire, onlaiile cela aux Maîtres de l’Art. On peut néanmoins proposer en pas-sant , un dessein qui paroît fort avantageux. C’est de pratiquer danschaque maison un petit lieu dont le plancher soit élevé au dessus durez de chaussée, de six pieds òu environ; que ce lieu n’ait totitau plusque la quarantième ou cinquantième partie de la superficie de la mai-,son , Sc qu’il soit élevé de huit à dix pieds, bien voûté, Se avec desmurs fort épais. Là il faut placer un réservoir de plomb qui reçoi-ve toute l’eau de pluie après quelle aura pailè par le fable. II ne fautà ce lieu qu’une petite porte épaistè & bien garnie de natte de paille,pour empêcher que la gelée ne puisse pénétrer jufqu’à l’eau. Par cemoyen on peut distribuer de très-bonne eau dans les cuisines Sc autres endroits du logis. Cette eau étant bien renfermée, ne fecotrom-peroit pas plus que si elle ctoit fous terre, ne géletoit jamais, & (onélévation au deflus du rez de chaullce, contribucroit á fa distributiondans tous les endroits bas dc la maison.
Ciment pour les citernes. Voyez. Ciment. Citerne. VoyezMaison.
CITRONIER. Voyez cet article dans le Dictionnaire (Economi-que, Sc y ajoutez ce qui fuit. Vroprïetez. Pour la gravelle Sc co'iqucnéphrétique , on fait prendre une once de sirop de citron, Sc aut.mcd’huile d’amandes douces, dans quarte onces d’eau de pariétaire. Onaugmente l’agrément & la vertu des juleps apéritifs, en y mêlantdeux ou trois gouttes d’huile des zests dc citron néroli, La semencede citron tue les vers, Sc fortifie l’estomac. Elle entre dans la com-position de quelques opiates Sc antidotes , aussi bien que son écorcelèche ou confite.
CITRON. Élixir de citron. Voyez Élixir.
CITROUILLE. Voyez cet article dans le Dictionnaire (Econo-mique, Sc y ajoutez ce qui soit. La citrouille est nourrilsente, ano-dine Sc rafraîchissante. On employé la semence dans les émussions ,Sc fur tout dans l’orgeat, qui est unç liqueur qu’on fait en Été, au-tant pour le plaisir que pour la santé.
C I V.
CIVETTE. Animal qu’on trouve aux Pais étrangers. Son poilest douillet, fort épais & d’une odeur suave, d’un fond brun ou blancobscur, agréablement marqueté de taches noires. La civette est à peuprès de la grosseur d’un renard; elle a les dents âpres & la queue fortlongue. On employé la civette dans les parfums.]
CIVILISATION est un jugement qui civilise un procès qssia paru d’abord être en matière non civile, mais criminelle; car aptesl’examen de l’assaire on a découvert que le fond ctoit hors des cir-constances qui rendent une affaire criminelle ; c’est pourquoi on ci-vilise un procès, c'est-a-dire. on rend civil un procès criminel cn con-Tome I.
C I V. C L A. 10?
vertissant les informations en enquête ou autrement. Les causes decette civilisation peuvent quelquefois être autres que le pur effet del’exactitude, de l’examen & dc la justice. La faveur petit y avoir quel-que parc. L’adreíîc d’un Avocat qui fait tourner une affaire en toutemaniéré. Sc qui la fait représenter fous un aspect plus innocent quel'apparence, y contribuent aussi. La considération que l’on a pour despersonnes considérables qui ont rendu service à l’État par eux ou parles personnes de leur famille, font en quelques occasions que l’on ufcde passe-droit en leur faveur,par l’adresse, ou dc Iinterprétation, oude la connivence. Cependant .tout ceci est diffèrent de ce qu’on ap-pelle Grâce du Prince; cas on oblèrve ici tout [‘extérieur Sc toute lasonne ordinaire de procéder : mais quand on parie de Giace du Prin-ce, c’est que le préveau est ou condamné ou fur le point de l’étre,afin que la clémence du Prince paroisse avec plus d’éclat avec l’autôri-té souveraine par dessus tout jugement prononcé par des Juges quin’ont d’autôrité ordinaire que pat lui.
C L A,
CLAMEUR publique, est un soulèvement du peuple contre ceuxqui commettent un crime cn se présence, c'est-a-dire en public ; cesforces de clameurs publiques sont souvent des événcincns bien équi-voques Sc bien dangereux; je dis équivoques, parce que les émeutesou émotions populaires Sc séditieuses ont de pareils commencemens ;je dis dangereux, parce que souvent pat la malice de personnes sédi-tieuses, ces clameurs publiques, qui ne semblent naître que d’une ju-ste indignation contre les crimes publics, dégénèrent cn marques fu-nestes du mécontentement public, non tant contre les crimes fie lescriminels, que contre les personnes politiques , qui parodient à cepeuple les tolérer St les autoriser. Cette clameur publique peut doncctre absolument innocente, lorlque cette clameur est manifestementadrellée avec respect à Dieu fie aux Juges fie Magistrats, qui ont égardá cette clameur Sc indignation du peuple; car les Ministres dc la Ju-stice prennent cette voix fie clameur pour un Deerét, lorfqu’elle s’élè-ve contre les scélérats; fie ce n’est que dans ce cas qu’il est permis d’ar-rérer les personnes fur cette simple clameur ; car autrement i n’est paspermis d’arréter qui que ce soit fans un exprès commandement duPrince ou Ordonnance du Juge. Ces arrêts personnels Sc emprisonne-mens fe font pour plusieurs raisons, dont les unes font de la pruden-ce , fie les autres de la justice ; «elles de la prudence font pout répa-rer fie obvier au scandale du peuple 5c le satisfaire- fur le champ, fieprévenir quelque chose de pire, fie pour mettre à couvert dc l'indi-gnât ion du public une personne qui peut absolument être inno ente »a cause de quelque méprise. Les motifs de justice font que ces per-sonnes font vraisemblablement coupables, vu qu'une pareille émotionpopulaire argue ou un flagrant délit, ou est équivalent a l’accusationformée 5c soutenue par plusieurs témoins. On voit dans cette présen-te considération, quelque vestige de l’ancienne & p.imitive puissan-ce du peuple aflemblé. En effet, cc que le peuple assemblé pronon-çoic autrefois étoit une Loi; mais á présent il n’a plus dautôtité de-puis qu’il l’a transmise au Prince , auquel il est volontairement sou-mis.
CLAMEUR de haro, est en la Province de Normandie, ce qu’onappelle dans les autres, Clameur publique. Voyez Raguemien son In-dice. Les Normands íè fervent de ce terme haro, qui fe dit par cor-ruption de Rou ou Raou premier Duc de Normandie , grand ama-teur dc la justice 5c protecteur dc son peuple, du tems de son vivant5c de son régne, auquel ils avoienc coutume de íè plaindre hautementavec respect Sc avec confiance, quand on les vouloir opprimer. La cla-meur de haro s’éleve aussi contre celui que l’on poursuit 5c que l’onveut obliger á tendre 5c représenter une chose dont il est saisi, fiequ un autre prétend lui appartenir.
[CLARINE. Terme de Blason. U se dit des animaux qui portenture clochette.
CLAVEAU. C’est une maladie très - dangereuse , qui vient aubrebis, en forme de petits boutons. Voyez Brebis.
CLAVICULE. Terme d'Anatomie. G'est l’os tortu qui un['omoplate au brichec. ] -
CLAUSES. Condition qu’on met dans un Traité, dans un Coitrat, dans un Testament , cc sont des circonstances essentielles à uEngagement, à un Traité; il y en a de diverses fortes, nommées >fans nom. On appelle clause expresse, celle qui n’a pas besoin d’iiterpréution , ni de ces fortes dc conjectures qu’on appelle préfomjtiens en Droit, parce que la clause y est exprimée en termes propreClause conditionnelle, est celle qui n’oblìge point absolument , madans un cas marqué positivement. Les clauses les plus remarquabhfie nommées , font les clauses codíciiiaires, comminatoires, dertgataires.
Clause codkillaire , est celle par laquelle le Testament, qui ne poivoie valoir comme Testament iolemnel, valoir comme codicille. VoyeCodicille.
Clause comminatoire , est celle dont ['inexécution nc détruit pas alfol u ment l'acte.
Clause dérogatoire, est celle par laquelle le Testateur dit que la révocation de ion Testament ou autre qu’il pourroit faire ci-áprèsnc vaudra , à moins qu’il n’y rappelle certains termes dont il sesservi.
On dit satisfaire aux clauses, pour dire, les remplir, accomplirexécuter de point cn point, sens quoi le fond de la chose fie des acteine fubsisteroit point cn son entier. Bail avec la clause de six mois, eíìun bail qui est bon 5c valable pour ce tems, fie qu’on ne peut annul-se r fie infirmer avant ce tems là , si ce n’est pas une nouvelle, volon-taire fie commune convention & consentement. Les Contractans in-telligcns demandent & requ-érent les clauses qui leur sont les plu;avantageuses. 11s lavent glilkt des danses favorables. Les Notairesqui font amis de ceux qui s’adtesseni a eux, ses instruisent de toutes
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