Band 
Supplementband
JPEG-Download
 

I4-- CRU. CRY. CU. CUC. CUE. CUI.

CUI. CUL. C U M.

CRU.

[CRU. Terme de Fauconnerie. C’est le milieu du buisson où laperdrix se retire quelquefois pour éviter la poursuite des chiens. Onappelle aussi cet endroit le creux du buisson.

CRUDITÉ d’eítomac. Volez Élixir de santé. ]

CRY.

CRYPTOPORTIQJJ E , s’entend d’un lieu souterrain Sc voû-té, comme aussi de la décoration de feutrée d’une grotte, & selonPhíltbert de Lorme liv. 4. pag. pi. c'est un arc pris par (bus-oeuvredans un vieux mur, Sc au dessous du rez de chaussée. Ce mot vientdu mot grec Krjpte , une grotte ou lieu souterrain, Si du Latin portkusun portique.

C u.

C U de four, c’est ce qu’on appelle voûte fpérique, qui est circulai-re par son plan & par son profil, & la plus parfaite est en plein cin-tre; en Latin tefludo. Voûte cn limaçon, c’est toute voûte sphérique,ronde ou ovale, surbaissée ou surmontée , dont les assises ne sont pasposées de niveau, mais sont conduites cn sp raie depuis les coussinetsjulqu'à la clef ou fermeture ; en Latin Teftitudo Cochlearts.

CU de four en pendancif, c'est une voûte fpérique qui est rachetéepar quatre fourches ou pendandfs, & qu’on nomme aili pendannfde Valence, comme il s’en voir a 1 Église de Sc. Nicolas du Chardon-net, & à celle du Noviciat des P. p. Jésuites à Paris.

C U de four de niche, c’est la ferméturc cintrée d’une niche fur unplan circulaire ; en Latin Concha.

C U de lampe. Eípece de pendantif qui tombe des nervures desvoûtes Gothiques, comme il s’en voit de pierre à la voûte dcl’Éghíéde St. Eustache, & de bois doré a la Grand’Chambre du Passement ticParis, Cu de lampe par encorbellement, c’est une saillie de pierresrondes par leur plan, qui portent encorbellement la retombée d’unarc doubleau, d’une tourelle, d’une guérite, & comme il s’en voit auxdemi-lunes du pont-nduf a Paris. Ce cu de lampe sert aussi quand ilest d une feule pierre à porter une statue dans une niche peu profon-de ; en Latin fundula .

C U de sac, c’est une petite rue fans issue.

CUC.

[CUCUPHES. Bonnet piqué garni de poudres cephaliques,pour guérir les maux de tête. ]

CUE.

CUEILLIE, c’est du plâtre dressé le long dune rcgle, qui sertdcrepere pour lambrisser , enduire de niveau, & sa.rc a piomb les iedsdroits des portes, des crofiées, 8c des cheminées ; on dit cn matlonnc-rie qu’une porte ou une croisée est cueillie cn plâtre, quand sur lemur simplement hourdi, on tait une petite bordure de plâtre qu’onapplique avec la réglé, afìn de servir de niveau , Si de règle pour en-duire le tableau de la porte & de la croisée.

CUI.

CUISINE. Picce du département de la bouche, ordinairement aurez de chaussée, 8c quelquefois dans l’étage souterrain, laquelle a unecheminée en hotte, une cour, un potager pour apprêter les viandes,dans les Palais il y a une cuisine qu’on appelle cuisine de la bouchepour la table du Maître, Sc une du commun pour les domestiques ;en Latin Culina.

CUISSE de triglyplie,c’est la côte qui est entre deux glyphes,graveures ou canaux dans le trygliphe ; c’est ce que Vitruvc nommePemur. On appelle cuiílè de galère, deux pieces de bois qui ferventa soutenir 1 a côte de 1 éperon qui s’avance hors de la galère. Les ser-ruriers appellent cuisses de grcnouville, certains anneaux des clefs quisont limez & arrondis , ensorre que ce qui touche la riche est plus me-nu que le milieu dc Panneau, lequel est partagé avec la lime par uneeípece de ciselure > qui forme comme h s deux cuiUes.

CUIVRE cn architecture & graveure. Métal dont on se sert pourfaire des carractêres pour les inscriptions & ornemens dc crampons ,&pour couvrir par tables minces les combles ; les Anciens cmployoientle cuivre aux mêmes usages , Sc estimoient le Corinthien le meilleur >en Latin œs Corintbìum. Ce métal íi fameux ctoít un alliage d’or oud’argent ou le cuivre Pcmporte; ce mélange íe fit à Pembrasëment deCorinthe î Pot, Purgent, Si le cuivre fondus ensemble formèrent un al-liage fortuit, & compolerent un cuivre qui a gardé le nom de cetteVille saccagée. Savot a parlé exactement du cuivre de Corinthe, Scil en marqué trois efpeces, l’une ou Pot est le métal dominent, l’au-tre où Pargent prédomine, Sc la troisième ou l’or, l’argcnt, Scie cui-vre font en égales portions. Chez les médaillisles le cuivre dans la dis-tinction des médailles dont les cabinets des curieux sont composez,porte le nom de bronze; par exemple on voit plusieurs médailles decuivre rouge dès le tems d’Auguste, qu’on range parmi le moyen bron-ze. II y en a aussi de cuivre jaune, parmi le grand & le moyen bron-ze. II y a aussi des médailles de disscrens cuivres qui ne sont pointalliez , mais l’un est enchâssé dans l’autrc. Le premier cercle d’une lot-te de cuivre sert comme d’encaslillement à l’autre ; avant Henri III.on ne fabriquoit point de monnoye de cuivre pur : la monnoye sefaisoit d’un mélange de cuivre qu’on appelloit billon ou monnoyenoire, à cause du cuivre qu’on y méloit avec de Pargent.

CUIVRE. Voyex cet Article dans le Dictionnaire (Economique,Sc y ajoutez ce qui soit.

'Remarque fur les vaijfeaux de cuivre.

[Il faut se dispenser autant qu’il est possible de boire de Peau quiaura séjourné dans un vaisseau de cuivre ; parce qu’il donne un sort mau*vais goût aux liqueurs qu’on y laissé pendant quelque tems, Sc parti-culièrement â celles qui sont les plus impreignées de íèls; parce qu’é-tant plus corrosives, elles ont plus de force pour dissoudre , ppur dé-tacher les parti.s extérieures du cuivre ; c’est pourquoi les Confitu-riers se gardent bien de laiílcx leurs confitures pendant long tems dansles bassines après qu’ils les ont ôtées de dessus le feu; mais ils rem-p’iflènt & drcllént leurs pots sor le champ, pour ne pas s’expofer àperdre toute leur cuisson^ pat le goût désagréable que prendroient lesconfitures , s’ils les lailloient refroidir dans le cuivre. Sur quoi il fautremarquer, que cette mauvaise qualité ne sè communique jamais ,tandis que les liqueurs ou les fruits sont sor un feu vif & ardent, 4 cquelle íè communique au contraire par un feu lent, ou par le séjournop long que font les liqueurs dans un vaisseau de cuivre, après qu'onl a tiré du feu.

Secret pour faire le verdet , ou verd de gris.

Faites plusieurs lits de marc de raisins dont on a tiré le jus Sc de pla-ques de cuivre, laissez macérer ces plaques jufqu’à cc que leur super-ficie soit convertie en verdet : ratifiez cette superficie pour le ramas-ser, & réitérez Iaméme chose autant de fois que vous le jugerez» pro-pos, 8c juíqu’a ce qu’elles soient entièrement changées en verd de gris.Plus le raisin abonde en tartre , Sc en esprits de termentatif, Sc plusson marc est propre à faire le verdet : c’est pourquoi on y réussitmieux en Provence Sc en Languedoc, que par tout ailleurs.

Pour blanchir la superficie du cuivre.

Prenez sel gemme , se! alkali, sel commun, sel ammoniac, & cris-taux d’argent, de chacun deux gros, fai;cs-en une pâte avec Peau com-mune , couvrez-cn votre cuivre, Sc mettez-Ie ensuite fur les charbonsaidens, juíqu’à ce qu’il ne fume plus.

Cuivre. Pour y faire écaille de tortue. Voyex. Écaille.

Pour le blanchir, l'argenter. Voyex Argent.

CUL.

CULÉE ou eu t íe, c’est le massif de pierre dure, qui arc-bou-te la poussée de la première & derniere arche d’un pont ; on donneaussi ce nom à la palée de pieux qui retient les terres derrière ce massiif. Culte d’arc-boutant, c'est tin tort piher qui reçoit les retombéesd’un arc boutant d’Égliíè.

CULIERE est une pierre plate creusée en rond ou cn ovale depeu de profondeur avec une goulette, qui reçoit Peau d’un tuyau dedescente > & la conduit dans un ruisseau de pavé.

CULOT. Petit ornement de sculpture en façon de tîgette,d’oùsortent des ronceaux de feuilUges, qui íè taille dc bas relies dans lesfrites Sc grotesques, & qui feit de petit cu de lampe pour porterquelque bijou dans un cabinet.

[CULOTTE dc bœuf, derrière de cimier. C’est un morceauqui est tout auprès de la queue. On larde la culotte de bœuf > dejambon Sc de lard bien allaifionné de sel, poivre, clous de gérofle ,candie, muscade, Sc coriandre, rocamiaolc, oignon, persil. On cnait entrer dans 1c lard autant qu’il est possible, & on larde dessous Scdessus. Ensuite on PaíJàisonne encore des mêmes ingrédiens, Sc on lamet dans la casserole pour ia faire un peu mariner avec rocamboles,oignons, basilic, thim, persil. tranches de citron , verjus, & un peude bouillons On la laisse deux heures dans la tallerole, Sc on la faitcuire dès Ie loir pour Je lendemain. Pour la faire cuire on enveloppedans une serviette , afin qu’elle ne prenne point la graisse ; on mciune assiette de terre ou d’argent au fond de la marmitte, pour em-pêcher que la serviette ou la viande ne se brûlent ; Sc pour ailailonne-ment l’on y met trois livres ou ehviron de panne de porc, ou de grais-se de bœuf bien fraîche ; íi la culote écoit petite, on en meuroit moins,on y ajoûte vin blanc, verjus, sel, poivre long, candie, muscade ,tranches de citron , gingembre, sel, persil , laurier, oignon, anis ,fenouil, coriandre enciere, Sc basilic entier. On couvre bien la mar-mitte, Sc on laisse consommer la culotte à petit feu. Étant cuite, onlaisse refroidir dans la graille; Sc quand vous voulez la servir,vous lacoupez en n anches minces, comme le bœuf à la royale.

Si vous voulez la servir entiere, pour cn faire une grosse entrée,vous la couvrez a’un grand godiveau, & vous la mettez au four pen-dant une heure. Quand vous voulez la servir, vous faites un rondau dessus du godiveau, vous y faites entrer un bon coulis de bœuf,qui pénétre bien par tout: vous y ajoutez un jus de citron far dessus,8c vous la íervez-chaudemenr.

C U M.

CUMIN Voyex cet Article dans le Dictionnaire (Economique, Scy ajoutez ce qui fuit.

Proprietex. Cette même graine, que l’on appelle aussi anis aigre ,s’employe dans les vertiges , dans îes coliques venteuses > enfluresdc bas ventre > où hydropisie tympanique. On s’en íèrt aussi pourrappelle! la chaleur naturelle dans les chevaux , les bœufs , Sc au-tres best.aux. On P incorpore dans la terre salée , qu’on met quel-quefois dans les colombiers, parce que les pigeuns sont crès-friandsde cette graine, Sc qu’elle en attire un grand nombre. On en tire ,comme de Panis, une sorte d’huile qui est souveraine contre les rhu-matismes;