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D A A. D A C. D A I.

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■ AALDER. Monnoye d’argentcjui se fabrique en Hollande &qui a cours pour un ssotin 6 cdemi, c’est a-dire,pour environ37 . sois iix deniers de France.On rappelle aulli daailer, 8 c tal-ler qui est aussi une monnoyed’argent à peu près de la valeurde ì’écu de France dc soixanteío's. II y a des demi daaldcrsdetrente sols, Sc des quarts de daal-ders de quinze sols. Ils ne sontpas tous de même pouls, L aumême titre; les daalders de Hol-lande ne tiennent de iin que huitdeniers vingt grains, & ne [relentque vingt deux deniers douze grains. Ce sont les daalders dc Hol-lande oui servent en partie au grand commerce que les Hollandoisfont au Levant, ou cette espccede monnoye estappellée Ajlani, a cau-se de l’emprcinte de Lion quelle porte ; car en Langue Turque lemot aslani signifie Lion. C est aulli une monnoye dc compte donton fe sert en quelques lieux d'Allemagne, entre autres a Augíbourg >& à Bosetm. D A C.

D’ A C C O R D. Terme de commerce & de compte. C’cst une con-formité & égalité dans lc} calcul que font deux Marchands & Négo-cians. On le dit lorlqu’il n’y a rien à redire à une facture ou a uncompte, & que can: l'un que l’autre. contiennent exactement le fait& le droit que la facture contient toutes les marchandises envoyéesfans que rien y manque , Sc que 1e compte tient Lc comprend toutesles sommes reçues & payées. Ainíì un Marchand écrivant a un autre sonCorrespondant, dit qu’iíattouvé la facture dc Ion ami d’accord, Lc queion compte a lui envoyé s est trouvé d’accord, c’est-à-dirc, roue confor-me au sien , de sorte qu'il arrête sans avoir a y changer ni diminuer.

D A I.

[DAIM. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, &y ajoutez ce qui fuit. Maniéré d’appréter le daim.

Quand il est piqué, on peut le faire mariner avec cinq ou (îx gous-ses d’ail, le faire rôtir, Sc le manger à la poivrade. En le faisant rôtiril est à propos de l’envelopper dune feuille de papier. On peu:aullile piquer de gros lard assaisonné de sel, poivre. doux de gérofle pilez;on le knet tremper ensuite dans lc vinaigre, avec laurier & sel ; & on lefait rôtir à la broche á petit feu en l’atrof tnt avec le même vinaigre.Après cela on fait une fausse liée avec farine frite Sc l’on y ajoutecaptes, cnchois, échalotes coupées, Sc citron verd. Le fan du daim ,s’aoprete à peu près de la même maniéré.

DAIM. Sa chasse. Voyez Chevreuil.]

DAIS Composition d’Architecture 8 cde Sculpture de bronze,dcde set ou de bois, qui sert à couvrir & couronner un autel, un trône,un tribunal , une chaire de Prédicateur > une œuvre d'Églisc ; & cedais se fait en sonne de tente ou pavillon de couronne, fermée deconsoles adossées ; Sc on appelle haut dais i’exhauílèment qui porteun trône couvert d’un dais, qu’on dresse pour le Roi dans une Église oudans une glande salle pour une cérémonie publique. Ce haut dais dansle parterre d'une la'le de ballet 8 c de commedie , est un enfoncementfermé d’une balustrade , en Latin saìitm. Le mot même de dais vientde ce qu’ancienncmenc on failoic ces dais tout simplement avec des aisqui couvroient un lieu remarquable pour être á couvert non - feule-ment contre la poussière qui pouvoir tomber, mais encore contre tousautrcsfaccidens, contre lesquelsccs couvertures Sc couvercles ou dais, onprétendoit garentir ses personnes distinguées qui doivent ou rester ouasol'.on revêtoit ces ouvrages de menuiserie Sc de riches étoffes. Mé-nage dit qu'il vient de dojfìum de dorsum chaise non-seulemenc à dosá îotdínaire, mais d'un dossier si élevé au delìus de la personne, qu’illui servoit de couverture honorable en se recourbant en haut bien audessus de la tête dc la personne; le même Ménage dit que l’on a aus-si nommé dois ou dais une t sole entourée des lièges ou bancs a dos,Sc couverte par en haut pour garentir de la poudre du plancher ,quiétoit en usage dès le rems des Romains. Les Latins ont appelle cettepréparation Sc appareil solinum ou umbraculim. Le premier usage desdais vient de ce qu’on exposent les col ps des Princes après leur mort furdes lits qui sont effectivement des dais par la partie fuperieure, qu’onapoclle ciel de lit, c’est ce qu’on fait encore à présent dans des lits dcparade magnifiques. Ainsi Constantin fut exposé durant plusieurs joursSc servi avec les mêmes cérémonies, que s’il eut été vivant. LesPayenstxposoieu aussi fardes lits Sc fous des dais les images de leurs Dieux,

où on leur faisoit de magnifiques festins, dont les Prêtres seuls profì*coienncar c'étoit en nourrissent Sc scstinanc ses Prêtres comme Licute-nans des Dieux, qu’ils honnoroíent leur; Dieux. Comme le dais n'estquune espece de poste, il est composé de ccs parties, d’un ciel de lit, d'unfonds Sc d’un dossier Sc orné de franches d'or ou d’argent. Les Rois, lesPrinces Sc les Ducs ont l’tifage du dais dans leurs Palais. Ainsi ontend un dais à 1a Grand’Chamórc du Parlement, quand le Roi y tientson lit de Justice; Sc il est bon de dite cn passant que ce lit de Jus-tice est dit non pas tant du mot Latin leBus lit, que du participe elec-tus, c’esl-à-dire locus, un lieu choisi, distingué Sc préparé magnifi-quement > pour honorer 1a personne qui le doit occuper. Cet instinctqui porte les peuples Sc les sujets qui aiment Sc respectent leurs Prin-ces, est comme si leur raison Sc leur connoíllancc faisoient leurs effortspour faire a leur égard comme on fait naturellement à legard d’unepierre précieuse ou diamant qu’on enchâsse pour relever son lustre,Sc le conserver avec tout le som possible ; tien en effet n’est plus dignedc tons ces respects , & de tous ces foins qu’tin bon Prince. II y aaussi des dais portatifs fur quatre colomncs, sous lesquels ks Prêtresportent 1e St. Sacrement, ainsi les plus notables Bourgeois portent leciel ou le dais à 1a procession dc 1a Fête - Dieu. Qn présente aussi undais aux Rois, aux Reines, Sc aux Légats qui font leur entrée «n cé-rémonies en quelque Ville.

D A L.

DALLES. Pierres dures comme celles d’Arcueil, ou de liais,débi-tées pat tranches de peu dep.fiffeur, dont on couvre ks terrassés Scbalcons , Sc donc on fait un carreau. On nomme dalles à joints re-couverts , celles qui étant feuillées avec une moulure dessus en for-me d’ourlet en recouvrement, servent de couverture, comme il sen-voit fut le vieux Château de St. Germain en Laye ; on fe sert des dal-les de pierre dare pour faire les tablettes des balcons, Sc les cimaisesdes corniches de dehors, qui portent glacis, goulettes,Sc gargouilles;Sc pour s’cxprimer plus court, les dalles sont les pierres qui couvrentle toit des grands édifices, & d’où l'eau s’cgoutc par les têtes de lionSc les canaux que l’on taille dans la grande cimaise de la corniche.Ménage après Bochart dérive ce mot de l’Anglois deale , qui signifieportion diíe en Flamand deel , comme qui diroic parties, parcelles,ou division des [lierres taillées.

D A L M A TI QU E. Ornement d’Eglife que portent à l’Autel lesDiacres SC Soudiâcres, les Évêques en portent aussi quand ils officientpontificalement, ainsi il y a deux fortes de Dalmatiques ; savoir, Dal-matiqueÉpiscopale, ScDalmatique Diaconale; on pourroit bien en ad-mettre une troisième; savoir 1a Dalmatiquc Royale Sc Impériale; cardu Gange dit que les Empereurs Sc les Rois dans leurs Sacres & au-tres grandes cérémonies, en étoíenc revêtus. On peut dite que les Prê-tres & les Rois sc sont toujours suivis de près dans une continuel!»affectation d’imitarion ; it seroit bien difficile de définir quels des Prê-tres Sc des Rois sont les premiers Sc les originaux, Sc quels des deuxsont les copistes; mais le fait est constant & de tonte antiquité, qucle»^Rois Sc les Prêtres sont dans une perpétuelle affectation, diligence Scattention, non-íeulemcnt à s’imitet dans tout l’extérieure 8 c le cérémo-nie! , mais aussi qu’ils sont dans une émulation pour toutes leurs pro-priétez, fonctions Sc droits civils, sensibles Sc spirituels ; peu s’en fauten quelques parties du monde que le Sacerdoce n'absorbe la Royauté,comme tout au contraire on en voit d'autrcs, où la Royautés’estqua-si approprié ou en coût ou en grande punie, le Sacerdoce Sc la digni-téPontíficale. Amalarius Sc ses íavans dans l’énidition antique,disentque la Daîmatique étoit un vêtement Sc habit militaire, beaucoupplus court que les habits longs des Asiatiques , avec lesquels on ne peutagir, Sc qu'il faut retrousser pour avoir la liberté de faction > Sc ce futle Pape Sylvestre Sc ses Ministres qui en introduisirent le premier usa-ge dans l’Églisc; on peut avoir remarqué dans ses mots Diocèse, quel'Église a transféré à son usage beaucoup de termes Sc des choies pri-ses des rits Sc cérémonies des anciens Grecs Sc Romains. L’ufage, dit-on, en est venu originairement de Dalmatie, ce qui leur a donné cenom, comme qui diroit vetement Sc habit de Dalmatie ; c’est le sen-timent d'Iíidore,grand étymologiste,& de Papias.

D AM.

DAMA S. Espece de satin moiré ou de moire satinée ; ils doiventêtre dc soie cuite tant cn chaîne qtt’en trente ; il y en a de plusieurssottes, Sc de divers noms selon les lieux où ils se fabriquent. Sc d’o»ils viennent: il y en a de Gènes, Luques , Venise , Lyon , Tours.Ces damas étrangers font estimez plus que le damas Je France, moinspeut être pour le dégré Je bonté, S' de la beauté de la fabrique, quepar cette prévention que l’imagination de la plupart des gens curieuxde ce qui est rare ont pour tout ce qui vient dc loin; il suffit que la

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