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D I S-

Jq (je k diíìipline de l'Eglise, mais lc Modérateur &fe Saint (Econo-me. L'uíage des dispenses étoit tout-a-fait inconnu dans les prejniers siécles, mais il devint très-frequent aptes l’onziéme siécle, il yavoir un si grand nombre de Canons à observer , qu’il étoit presqueimpossible dc nalcs pas violer, eu égard à la foibleltè humaine qui nepg»t supporter une extrême contrainte, & asm que l’on ne vint point4 mépriser des regles.qu’on ne pouvoit observer, on trouva à proposd*en dispenser, ce qui fit un effet tout contraire á ce dangereux mé-tis, car les Chrétiens foibles eurent en cela occasion de double édi-cation , «n admirant d’une part la sainteté dc ces réglés, St la condes-cendance maternelle de i’Eglise , qui rendoit leurs fautes qui étoientcomme inévitables plus excusables St moins énormes. Ces dispensesont donc pour principes une intention fort pure St digne, & il a étcdc la sagesse des Papes & autres Supérieurs d’aimer mieux dispenserdc ces Saints Canons que de les abroger.

DISPENSE d’âgc c’cst la permission que lc Roy donne pourêtre reçu à une charge avant l’âge requis par les Ordonnances ; lesdispenses d'âges nc s'expcdient qu’à la grande Chanccletie pat unRèglement du Parlement de Paris. En 1652. il a été jugé que lesPrcíidiaux ne peuvent antériner une dispense, d’âge pour une chargémême de leur Tribunal , elle doit être portée au Parlement òú reî-senilsenc l*s appellations du Siégé.

DISPENSER. C’est permettre de faire quelque chose contrelc Droit commun , c’est faire une exception en faveur dc quelqu’unqu’on veut en cela privilégier. Aujourd’hui le Pape dispense dc tout ,du moins il y a peu d'occasions ou il ne passe pour valablement dis-penser, Sc on n’ôte quasi sc pourvoir contre. En France cette différencevarie, par exemple le Pape dispense, pour posseder plusieurs bénéficesmêmes incompcabilcs par foi , pour en être pourvû avant l’âge requis,pour retenir des pensions fur dès bénéfices , & ces dispenses ont étéquelquefois reçues en France & autorisées par les Parlemens. Maisl’Ordonnance de Blois déclare nulles Lc contraires aux Saints Décrétsles dispenses obtenues pour tenir deux Archevêchés ou Évêchés oudeux Cures Parroissalcs. En Allemagne le Pape dispense & donnele pouvoir d’étre Évêque sans être promu aux Ordres Sacrés , de pos-seder ensemble plusieurs Évêchés ou Archevêchés ; une pareille dis-pense setoir abusive en France. A l’égard des Evêques, l’Ordinairepeut dispenser pour deux ans an dessous de lage prescrit pour cha-que bèuéssee, mais il ne peut point dispenser de l’âge réglé pour tenirune Cure. L’Ordinaire a aussi le droit de dispenser pour les Personats &les Dignités qui n’ont point charge d’ames. II dispense aussi les bâ-tards pour les Ordres mineurs & les bénéfices simples. Le Pape seulpeut asspenser en cas de Simonie.

DISPOSER est un mot fort en usage parmi les Négocians. IIsignifie toutes les actions du commerce , ainsi disposer se dit de tousces divers sujets,lettres de change, fonds, billets, marchandise. Ainsiparlant des lettres de change , o* dirai je viens de disposer des lettres’de change que j’avois fur vous , je les ai données en paiement àun Marchand de Lyon. Parlant des fonds > le même Marchand diraj’ai disposé da fond de mes marchandises en faveur de mon MaîtreGarçon, je les lui ai abandonnées. J’ai disposé de mes fonds , demon argent, je les ai placés sûrement. Parlant des marchandises, unMarchand dira j’ai disposé des laines que j’avois dans mon magazin ,je les ai vendues. J’ai disposé d’une partie de ma cochenille, je m’ensuis défait avantageusement. Parlant des billets , je viens dc dispo-ser, dira le même Marchand, des billets que j’avois dans mon portefeuille, je les ai négociées. Disposer a donc sous soi comme mot gé-néral , Sc d’une grande étendue, ceux-ci, parer , donner en paiement,vendre , abandonner , négocier, placer, se desaire de quelque cho-se. Ce mot vient de disponere , mot Latin, qui signifie poser, placer unemême chose en plusieurs façons, comme quand vous placés votre ar-ent à quelqu’un de ces usages ou à faire des achats. Sc pour ainsiire le troquer & donner pour avoir dc la marchandise, ou en lc fai-sant valoir, & en retirant tous les fruits que les Banquiers Lc autres Né-gocians en savent tirer, soit selon la Loi, soit avec la tolérance de laLoi, ou contre la Loi, dans un commerce usuraire. Gu bien dis-poser se dit à l’égard de quantité de choses qu’en a en fa posses-sion, que l’on emploie à des usages aussi différens. Comme si disponere*n ce dernier sens lìgnifioit le foin & la sagesse de placer plusieurs cho-ses chacune à une fin &áu commerce, qui est le plus approprié àcetteforte de bien meuble ou immeuble. Quelques Négocians même ontcru que le mot Latin disponere , en ôtant simplement la finale, pouvoitêtre plus expressif que disposer en certaines occasions. Ils diront ,disponer d’une chose, je ne puis disponer de ces deniers, parce queje n’en fuis que le dépositaire. On ne peut disponer de cette lettrede change , si elle n est endossée d’une personne connue. II sembleque ce mot est inutile, puisqu’i! nc signifie que disposer, cependant ilne mérite pas absolument d'être rejette , pourvû qu’on n’en use pasavec affectation, disant pat touc disponer pour disposer; mais dans sessusdits exemples il y entre assez à propos, & marque quelque chosede plus positif que disposer.

DISPOSITIF. Terme de Palais. C’est la partie d’un Jugement,d’une Sentence ou d’un Arrêt, qui contient ce que 1 e Juge a or-donné fur 1e point essentiel du procès & de la question débattueentre ses Panses & Plaidans ; en ce sens on dit ces façons de parler :On a dresse le dispositif de l’Arrêt. II n’y a plus qu’á mettre le vûSc ses qualités. Le dispositif commence ainsi : Le Roy en son Conseila ordonné Sc ordonne, ou bien la Cour parties ouïes, Sce.

DISPOSITION. Terme de Pratique. D'abord & en généraldisposition signifie l’otdte Sc la manière d’ctablir & poser ùne chose,c’est pourquoi on appelle dispositions les Ordonnances de dernierevolonté , ses Loix & généralement tout ce qui est ordonné par seshommes & pour les hommes. On dit en Droit une maxime quidoit être bien entendue pour être véritable, savoir .prtyvifio homirúsfacit cejfare difpofitionem legis , que k précaution Lc volonté de l’hom-, Terne I.

DIS. ;gr

me rend la disposition dc la Loi inutile. Cependant il n’y a per-sonne qui n’entende que cette régie est sujette à interprétation, au-trement les Loix deviendroient fans effet : aussi tous les Docteurs de-meurent d’accotd , que la disposition dc l'homme nc sait cessei celle dela Loi , que sorsqu’clle n’y est point contraste. La Coutume de Parispar exemple, réglé la Communauté, mais elle n’ordonne pas expres-sément de la stipuler, ainsi les concractans qui conviennent quïl n’yaura point de Communauté, ne font rien de contraire à la Loi, quoi-quïls rendent à leur égard fa disposition inutile par leur conventionparticulière, contre laquelle la Coutume n’a point de dilposition pro-hibitive. La Coutume de Normandie porte précisément qu’on nepourra stipuler, de Communauté ; ainsi il est certain qu'il n’est pasau pouvoir des futurs conjoints de se départir de cette disposition pro-hibitive : il n’est donc pas vrai que la disposition particulière dc l'hom-me fasse cesser celle de la Loi; mais il faut dite que la disposition del’homme concourt pl'ûtôt avec celle de la Loi, quelle n’y contredise.Car cette disposition de l’homme conserve sa liberté seulement entout ce que. la Loi nc lui dessend pas ; en effet , selon nos niccuistoutes ses conventions qui ne font ni déshonnêtes ni contrastes auDroit Public font légitimes , pourvû que la Coutume particulière descontractai» n’en contienne point une prohibition expresse ; íl salit ro-marquer que ses dispositions singulières des Coutumes , doivent ctrerenfermées dans leur détroit: elles ne s’étendent point au de là, & netouchent à la capacité Sc droit des personnes qui ont leurs domici-les dans d’autres Coutumes.

DISPOSITION en Architecture & Peinture, C’est une con-venable situation de toutes choses, Sc un certain arrangement qui neregarde pas les mesures Sc la quantité des parties de l'ouvrage , maisla qualité. Ainsi on dit qu’un tableau est bien dispose, lorsque le su-jet est bien représenté , que toutes ses figures sont en leur véritableplace, & font ce qu’ellcs doivent. Quoique ces figures puissent êtremal proportionnées > Sc qu’il y ait beaucoup d’autres défauts dans lereste dc la composition. Disposition d’un bâtiment selon Vifruve,consiste dans lc plan, I élévation Sc le profil. Voïez tous ces mots enleur place dans ce Supplément, lesquels si on lit dans leur rapportMutuel qu’ils ont ensemble , s’éclaircissent l'un l’autte fort aisément.

Le mot disposition venant du Latin difpofitio , exprime dans ce seul motdifpofitio, tout ce que|nous vendus de dire, car c’est comme fi on di-lòit diverjarum rerum vel partium cmcmr.a V> aptaj pofitìo. La posi-tion te placement de toutes les parties d’un tout dans un bel ordre Scune belle fuite. Mais outre cette fuite, cet ordre, ce placement & «al-location des parties, il faut quelles soient chacune à part , dans l’étatqui leur convient, selon leur propre nature Sc destination : il y a icice semble deux genres de perfection. La perfection des parties danstout ce qui ses compose & constitue , & la perfection du tout quiconsiste dans cette belle disposition , dont nous parlons directementdans cet Article.

DISSENTERIE. Votez, cet Article dans le Dictionnaire < 3 ìco-nomique, & y ajoutez ce qui fuit.

[ XXI. Faites une omelette dc mille-feuille haché, avec deux œufsfrais > faites la manger au malade quand il est un peu en repos.Quand vous aurez réitéré deux ou ttois fois , il se trouvera guéri.Au lieu du mille-feuille, on peut mettre dansl’omelettedes feuilleshachées de centinode , qu’on appelle communément Renouée ouTramasse. Si 1 e malade ne peut manger cette forte d’omelctte , ilfaut faite infuser la renouée dans 1c vin, ou la faire bouillir dans l’eaucommune, & lui donner cçtce boisson à tous ses repas. Ce remèdeest éprouvé , non seulement pour la dissenterie , mais encore pourses pertes de sang qui arrivent quelquefois aux femmes.

XXII. Faites chauffer une poêle de fer jusqu’à ce qu’on n’ypuisse presque souffrit 1 e doigt. Ensuite mettez la rapurc d’une mus-cade entierc , Sc la remuez toujours de peur qu’elle ne se brûle ;quand elle sera sèche au point d’êtte presque noire , vous la retirerez,8c partagerez en quatre parties égales, dont vous ferez quaue doses,ue vous ferez prendre chacune dans un œuf frais cuit sous la ren-te chaude. Vous donnerez la première lc«matin, & la seconde lesoir ; 1e lendemain vous donnerez ses deux autres de la méme ma-nière I & vous observerez que 1c malade ne mange, ni nc boive quetrois heures après qu’il aura pris ce remede.

XXIII. II faut donner au malade matin Sc soir, deux ou troiscuillerées de suc crud d’ortie blanche. Voïez Ortie.

XXIV. Donnez au malade pour sa boisson ordinaire de seau ,dans laquelle on aura fait bouillir du liege : ou prenez deux ou troisfois lc jour , un bon verre de teinture dc roses de Provins , quroses rouges.

Lavement qui guérit fort promptement la Dissenterie oieil y a du pus élans les selles.

XXV. Mettez une once de miel rosat, Sc demi once dc téreben-tirse qu’on aura dissout avec un jaune d’oeuf, dans un peu moinsde chopine de lait ferré , & faites enj un lavement qu’il faut donnerdès le commencement de la maladie. Quand il y a excoriation auxboyaux , on donne un lavement composé dc six onces de crèmed’orge épaisse , Sc de trois blancs d’œufs battus dans l’huile d’olive ;on y ajoûte de l’eau rose á proportion, Sc deux cuil erées de bonsucre en poudre. On peut garder facilement ce lavement pendant plu-sieurs heures, il est anodin, rafraîchissent Sc vulnéraire,

Foudre pour la dissenterie.

Pulvérisez subtilement dans un mortier de bronze deux onces d’ipe-cacuanha, deux dragmes de semence de talictrum , crois dragmes de!a plus excellente rhubarbe , & autant de mirabolans citrins. La do-se en est depuis un scrupule jusqu’à quatre.

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Autre