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E N C.

ENCLAVE tn Architecture se dit d’une portion de place quisonne un angle, qui anticipe sur un autre par un accommodementou par une polìtion antérieure, eníorte qu'elle en diminue la sulfa-te Si faire, & en ôte la régularité de la figure qui íqnble lui devoirconvenir avec bienséance. On dit en ce sens qu’un escalier dérobé.qu'un petit cabinet est enclavé dans une chambre, quand par leurluuation & avance ils en diminuent la grandeur.

ENCLAVER est un terme d’Architecture, de Charpenterie oude Menuiserie. II se dit d’une piece de bois bien enclavée dans lemur, d’une voûte qui se soutient, a cause qu’on enclave les pieceslesunes dans les autres, des bouts des solives d’un plancher qui font en-castrées dans les entailles d’unc poutre, c’ett aussi arrêter une piecede bois avec des clefs ou boulons de fer. On dit aussi d’unc pierrequ'elle est enclavée quand elle est mile en liaison après coup avecíl'autrcs, quoique de différente hauteur. Enclaver appliqué a l’At-íhitccture, semble plus naturellement venir de Clavus clou, pareequeces liaisons se font par le moien des clous, mais tant le mot Clavusque celui de Clavts ,viennent pareillement de Claudere , clorre, enfer-mer, arrêter.

ENCRE. Voytx.cc t Article dans le Dictionnaire (Economique& y ajoutez ce qui fuit.

Encre pour écrire fur U papier fans qu'il y paroijft.

Dissolvez de l’alun dans l’eau commune, écrivez avec cette disso-lution fur le papier, il n’y paroîtra rien; mèttez-le dans l’eau, leslettres paroîtront blanches.

Autre. Diilblvez une once de sel ammoniac dans un verre d’eau ;écrivez avec cela; quand vous voudrez que les lettres paroissent,approchez le papier du feu. Le luc d’oignons fait le même esse t.

Autre tres-bonne.

Broyez long-tems fur le marbre, ou fur le porphyre du noir defumée brûlé dans un creuset jusqu’a ce qu’il ne fume plus , iérvez vousen lc broyant de gomme tragacanc. Mêlez-y ensuite égale portiond’inde brûlé aussi L bien broyez ; & broyez de nouveau lc tout en-lémble, jusqu’à coníistence de couleur très-forte. Ensuite formezvos bâtons de la maniéré qu’il vous plaira, & afin que la matière nes’attache pas en les formant, servez vous de noir de fumée, ou d’osbrûlé, ou enfin du dedans des noyaux de pèches.

Encre qui fe fait fur U champ .

Mettez infuser pendant une heure dans lîx onces de vinaigre, oude vin blanc, une once de gomme arabique, & autant de vitriol,avec une once Si demie de noix de galle tpncaflèes.

Encre portative.

Prenez avec une livre dc miel, deux jaunes d’oeufs bien battus, &trois gros dc gomme arabique en poudre subtile, & mêlez bien letout ensemble a plusieurs fois par jour, cela pendant trois jouis. IIfaut se servir pour ce mélange d’un bâton de figuier, ou de quelquebâton applati, si l'on n’en a pas de figuier. Enluitc ajoutez y autantde noir dç fumée qu’il en faudra pour 1 épaissir. Gardez cetrc mas-se & quand vous voudrez écrire, prenez-en ce que vous jugerez àpropos , & faites lc dissoudre dans l’eau commune, ou dans lc vinblanc, pu dans quelqu’autte liqueur que vous jugerez convenable.

Encre pour peintre des figures, & pour écrire fur la toile& fur les étoffes , aussi bien que jur le papier.

Faites bouillir dans une chopine de vinaigre blanc le plus fort quevous aurez > une once dc noix de galle concaíìées, deux onces dclimaille de fer. Q^and vous aurez fait évaporer à petits bouillonsenviron la moitié Le l’humidité, vous paílercz le reste & le gaidc-icz pour le besoin. On pourroit encore ajoûter » la composition unpeu de gomme arabique.

Encre pour écrire , ou peindre or, fans or.

Prenez de vif argent & de plomb d’étain, ou plomb blanc, par-ties égales i prenez aussi égales parties de fouphre & de sel ammoniac.Faites fondre d’abord l’étain , & mêlez-y le vif argent, après lavoirfait chausser; & amalgamez bien l’un avec l’autre, par le moiend’une spatule de fer. Broyez lc tout avec le sel ammoniac, & !efou-phre; ensuite mettez le dans une cornue bsen lutée, dont le cou nesoit pas bouché ; faites évaporer les fumées puantes pendant quatreheures, fur un bon feu de charbons; après cela vous casiez la cor-nue, & vous trouvez une purpurine magnifique dc couleur d’or,quis’est sublimée, Si qui fumage au deflus des feccs. Vous la séparezsoigneusement; & quand vous voulez vous cn servir, vous en pre-nez ce qui est nécessaire avec les doigts, que vous avez un peu trem-pés dans le miel, & vous le broyez. Et après savoir lavé plusieursfois, jusqu’à ce que l’eau en sorte claire Sc liquide, vous le faitesdissoudre dans l’eau de gomme. On peut y ajoûter un peu dc íâf-ftan, pour en rendre la couleur plus brillante.

Encre pour écrire d'argent , fans argent.

Faites un amalgame de parties égaies d’étain & de vif argent. En-suite triturez le bien, & délayez lc dans l’eau gommée, cn consisten-cc de couleur un peu liquide.

Encre pour écrire fur des vaisseaux d argent ,en caractères ineffaçables.

Incorporez avec un peu de fouphre & de fort vinaigre , de la pou-tre de plomb brûlé, jusqu’à consistence de couleur à peindre. Fai-tes chauffer récriture, elle paroitra três-noire, & restera ineffaçable.

Pour écrire avec l’eau commune.

Faites calciner cn blancheur au soleil, quatre onces devÌtrioI,prc-

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nez autant de poudre de noix de galle > & une once & demie de fan-darac, réduit aussi en poudre. Meiez le tout eníemble, froteez-enle papier, Sc écrivez dessus avec de l’cau.

Encre verte.

Broyez du safran' & du verdet avec du suc de rhue, jusqu’àconsistence dc couleur épaislè, détrempez la dans l’cau gommée, &servez vous-en.

Encre rouge.

Prenez du cinabre, ou vermillon, ou quclqu’autre couleur d’unbeau rouge, Sc détrempez la dans de l’eau rose, où vous aurezfait fondre de la gomme arabique. On met demi once de gom-me , fur trois onces d’eau.

Encre bleue.

Délayez peu à peu avec de l’eau gommée, & un peu de sucre,demi livre d’indigo, & du blanc de ccrufe. Détrempez la couleurdans une quantité suffisante d’eau commune, & setvez-vous en. Sivous voulez une encre d’un plus beau bleu, il faut détremper del’outre-mer dans l’eau gommée.

Encre jaune.

Délayez dans l’eau commune, du Crffran, ou de la graine d’Avi-gnon, ou de la gomme gutte, & íeivez-vous cn.

Four effacer l'écrtture.

Faites sécher de la chair de lièvre, réduisez-Ia en poudre, & l'ayantbien mésee avec de la chaux vive bien pulvérisée, jetrez la fur JesLitres; dans trois jours elles feront effacées.

Encre violette. Voyez, violet pour écrire.

Encre. Pour ôter les taches d’encre. Voyex. Tache.]

END.

ENDOSSEMENT. Terme de commerce, c’est ce qu’on écritau dos d’un acte chez les gens de Pratique, mais il fe dit fut tout par-lant des lettres de change & de récriture qui est au dos de la lettrede change. Pour la commodité du commerce on y mec d’ordinaircde païer à un' tel ou á son ordre, celui a qui Perdre est adresle peutle transférer à un autre Sc ainsi plus avant. Et il faut savoir que cesendoíleinens ont le même effet que les lettres de change même. Onle dit aussi à l’cgard des mandemens, en parlant des quittances oucontrolles qui y sont d’ccrts au dos, l’endosscur écrit son ordre furiedos d’une lettre Sc y met son nom, pour rendre cette lettre paìable »pour la faire paìable á quelqu’un. Parmi plusieurs endoflèuts il y cna qui sont plus solvables les uns que les autres. On écrit rton seule-ment fur lc dos des lettres de change , mais encore lur le dos d’unmandement, d’une refcription & des ordres en quittance. Toutequittance de finance doit être endoliéc par le Controlleur Général ; cesendotìèinens ou écriture au dos sont miles par celui qui en est lepropriétaire ou le Porteur, & cela à l’une de fe* fins, ou pour en fai-re traniport à quelqu’un > ou pour la rendre paìable i l’ordre d’un au-tre ou pour íetvir de quittance » on donne le nom d’ordrc à l’endosefement dc la seconde eipéce. Dans le titre cinquième de l’Ordon-nance du mois de Mars 167; > on y prescrit la forme des ordres quel’on met au dos des letties de change » & comment ils doivent êtreconçus, & a qui les lettres de change endosices doivent appartenir ; ondoit prendre garde à une chose de conséquence Si á une sage pré-caution , elle consiste en ce que ceux qui enduisent des lettres dechange pour les envoyer recevoir à leur échéance, c’est-à-dire, quimettent leur simple signature au dos des lettres, laissant du blanc audessus, pour remplir le reçu, doivent observer de mettre ou á côtéou au dessous de leur signature ces mots: pour servir d'endossement ohpour acquit , afin que ceux entre les mains de qui les lettres doi-vent telter après que le paiement en a été fait, ne puissent Ran-ger la difpolition de la signature ( qui ne doit servir que pour quit-tance ) en un ordre de paier à un autre le contenu de la lettre, cequi pourroit arriver facilement si on n’ufe de la précaution susdite.Suppose que celui entre les mains de qui la lettre de change seroicrestée fut de mauvaise foi. 11 seroit même nécesiàire pour uneplus grande feutré d'enjoindte aux commis, facteurs, garçons ouautres qui vont recevoir les lettres , de ne les point rendre qu’aupa-ravant ils n’aient rempli d’un reçu le blanc qui est au dellus de lasignature. Par la même Ordonnance de 1 67 3 il est porté, que lePorteur d’une lettre de change protestée peut sc pourvoir contre lesendosseurs, pour le paiement du rechange des lieux ou la lettre aété 'égociée suivant leur oror .

A l’égard des letties de change perdues ou adirées, il faut consul-ter l’Arrêt du Parlement du 30 Août 1714 en forme de Règlement,auquel on renvoyé tout ce qu- nous avons dit des lettres dc changequi sont susceptibles d’cndoiìemens, aussi bien que les lettres de chan-ge. L’étymologie de ce mot est évidente, car il signifie écrire Sc met-tre'fur le dos qui vient de dorjum, auquel les Étymologistes s’arrêtenten ce point, & pour aller un peu plus avant je dirai que dorjum seroitassez plauíiblement imaginé venir dc dehors , car le dehors ou dessusd’une voûte ou le convexe en est lc dos > comme il paroit dans cettefaçon de parier voûte en dos d âne.

[ENDUIRE. Terme de Fauconnerie. Se dit de l’oifeau quandil digère bien fa chair. Cet oiseau enduit bien, c’est-a-dirc » qu’il di-gcrc bien.

b E N D U I T qui résiste à l'eau. Détrempez dc la limaille de ferdans le vinaigre & lc sel.

E N F.

E N F A N S considérés par rapport au Droit & Jurisprudence, ilsfont appcllés pignora Conjugum , gratia nuptiarum , conjugii promium ,cc sourdes gages & engagemens à un amour conjugal plus fort»

E e ijj plus