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un per:t manche Je bois. Ils s’«n fervent pour tracer fur le vernis dontleur planche est couverte, les traits des desseins qu’ils veulent repré-senter. L’cchopc des Sculpteurs & des Graveurs fur métal , soit encreux ou en relief, est un de leurs petits cicelets. Enfin l’cchope desSerruriers est une espece de ciseau pour relever leur gravure ; maiséchope se dit auíli d'une petite boutique attachée contre un mur, oùdes Marchands débitent des denrées de peu de conséquence » elles fontordinairement appuyées aux murs extérieurs des Églises & des gran-des maisons. Elles se font de planches, quelquefois enduites de plâtre,avec un petit toit en appenti aussi de bois ou de toile citée, la plu-part de celles-ci font fixées & sc donnent à loyer ; il y en a dc porta-tives , pareillement de bois, qui íè dressent fur quelques piliers au mi-lieu des marchez & des places publiques , telles que font les échopesdes halles dc Paris. Enfin il y en a encore de plus légéres , & simple-ment couvertes & entourées de toiles.ee font celles où les petits Mer-ciers , vendeurs de pain d’épice & autres > étalent leurs marchandisesdans les foires de Village, & particulièrement devant & autour deslieux de dévotion , ou quelque Fête attire un grand concours de peu-ple.
[ ESCLAME ou Éœlame. Terme de Fauconnerie. Se dit del’oifcau de proyc qui est d’une longueur bienfaisante & non épaulé.Les efclamcs font plus beaux voleurs que les gaussans, «’est-à-dire,que les oilèaux qui font courts & bas-assis. ]
ESCLAVAGE. Terme de Droit Romain. Les Romains ontpensé que le pouvoir dc faire des esclaves étoic une fuite du droit desgens, comme une fuite naturelle de la guerre. Les vainqueurs ne vou-loient pas & ne dévoient pas non-plus renvoyer leurs prisonniers > par-ée que c’eût été perdre le fruit Sc l’avantage dc leur victoire , Sc re-donner des forces à leurs ennemis dont ils dévoient souhaiter & pro-curer la diminution , & nicme destruction , puilqu’ils s’oppofoicnt àJeur tranquilité & repos, êí les rroubloienr dans la paix & félicité ci-vile. Ici il me semble que l’on peut dire que des peuples agresseursméritent ou la destruction ou l’ciclavage. Mais que les peuples paisi-bles qu’on cherche á soumettre & vaincre ne paroilfem pas mériterune h grande sévérité, ni les vainqueurs ctre dans un droit si naturelL si clair de les priver de la vie,ou les mettre dans une dure & cruel-le servitude. Cependant la servitude où les Romains ont réduit les vain-cus , pat comparaison au droit rigoureux dc la guerre , est un' espece& reste d’humanité. La servitude & l’efclavage est quelquefois très-durepour deux raisons , parce que les vainqueurs craignant la rébellion ,s assurent en toute maniéré de leurs vaincus , en les réduisant à uneabsolue impuissance; la seconde , parce qu’ils se réservent de relâcherce joug selon qu’ils le peuvent faire avec plus dc sûreté dans l’avenir.De cette intention suspendue , & enfin exécutée prudemment , sontvenus les affranchis, qui sont des esclaves desquels on a reconnu la fi-dèle soumission Si la bonne volonté à l’égard de leurs maîtres,ou donton voir qu’on retirera de plus grands services quand ils seront devenusplus parfaitement libíït. Se trouvant fort souvent parmi des esclavesdes efprit^si railonnables » qu’ils donnent à connoitre qu’ils approu-vent les précautions de leurs maîtres contr’eux, & ont l’adreífe de leurfaire comprendre les grands services qu’ils peuvent tendre dans unÉtat, ou ils acquereront, pour ainsi dire . une plus grande & plus li-bre sphère d’action, & comme on dit, d’activicé. Ces esclaves douez na-turellement de talens si estimables.ne demeuraient pas toute leur viedans cet état indigne pour eux & si peu utiles à leurs maîtres , sousdes martres aussi équitables, les premières épreuves faites dans l’escla-va<rc seront comme autant de dégrez â la liberté : à l’égard de l’éty-mologie du mot esclave Sc esclavage, quelques-uns onr dérivé le motesclave du Latin includo. Ménagé dit que Jalavus a été en usage enLatin , d’où le mot Italien fchiavo est descendu. Vostius s’imaginequ’il a tiré son nom des Peuples Esciavons > que Charlcmagne condam-na, dit-il, à une servitude perpétuelle ; mais ce n’est pas'un leHer su-jet d’improuver cette étymologie de Vostius , qui est purement histo-rique & non grammaticale, comme le doivent être les bonnes & so-lides étymologies. puisque le mot elclavon signifie gloire Si glorieux ,à moins qu’on ne veuille n’y supposer l’uiáge d’un antiphrase sans né-cessité , vu que l’on peut imaginer quelque chose de plus naturel, plussignificatif, & ainsi plus plausible & utise de dire qu’esclave, cn François,faisoit allusion à cette périphrase ex clave pendens , qui est sous la clefSi !a dépendance d’un maître. Jc pense qu’il y a en ceci moins d’in-convénienr que de déshonorer la Langue Sdavone qui est beaucoupplus étendue que l’Alkmande ; car la Langue Sclavone est une Lagucoriginale , incre des Langues Russìennc . Polonoise , Boheme , Illiri-que, Dalmatique & Lithuanique.
ESCLUSE ou Écluse. Terme d’Architecturc. Clôture faite deterre , dc pierre , dc bois fut une rivière , fur un canal , ayant uneporte qui se levé & se baisse pour reten.r & lâcher Peau. Ce mot scprend particulièrement pour ïa porte qui se hausse Sc qui se baissé. IIy a plusieurs écluses considérables en divers endroits. Les écluses deFlandres servent à retenir les eaux pour empêcher qu’clles n’inondcntles terres qui font plus baises , si ce n’est quand il est besoin de lesnoyer. Les écluses de Briare sont des grosses constructions de pierre ,ou murailles parallèles > distances de vingt à vingt-quarre pieds , fer-mées de puissantes portes parles deux extrémitez, au milieu deíquel-les sc forme une chambre beaucoup plus longue que large, où quandun bateau est enfermé on lâche de l’eau qui lelcvc de deux ou troistoises Si le fait passer d’un canal â l’aurre, c'est-à-dire, d’un canal plusbas en un autre d’un fond plus élevé ; & ainsi un bateau de la Loirepasse dans la Seine > quoique !e terrein d’entre deux soit élevé de plusBe ,0 toises au-dessus de ces deux rivières. Le Canal de Briare a 41écluses > tant en montant qu’en descendant. Celui du Languedoc, pourla communication des deux mers , en a plus de cent. Simon Stevin aécrie la manicre de fortifier les Places par écluses. Ce mot vient detxduja m^uu, une sau empêche» dc couler dans un lieu bas,exclue &
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suspendue de continuer dc couler dans un lieu bas selon la nature Sc tedroit, pour ainsi dire, des corps liquides pésans. Ou bien du substan-tif verbal eseclufio, txclufíonis , ou à’exelujus,çpxi sont synonimes. Com-me excurfto excurfionis, Si txcurjus excurjus,
ESCLUSÊE ou Éclusíe. C’clt la quantité d’eau qui couledepuis qu’on a lâché l'écluse jufqu’a ce qu’on i’ait renfermée ; ce ruis-seau peut fournir , dit-on . tant dcdusées par jour ; il y a des rivièresqui ne font navigables que par cclufées.
ESCORCE ou Écorce d’arbre. Sorte d’écoffe. C’est une étof-fe fabriquée aux Indes de l’écorce d’un arbre qui se file comme le chan-vre. Les longs filamens qu’on en ôte après qu’ellc a été battue & puisrouie dans l’eau , comme il se pratique â l’égard du chanvre , compo-se un fil qui tient en quelque forte lc milieu entre la soie & le fil ordi-naire , n’ctant ni si doux ni si lustre que la soie. ni li dur ni si matque le chanvre ; l’on mêle de la soie dans quelques-unes de ces étoffes,& celles-là sonr les guingans, les villas & les chcrquermolfcs. Lesfotalongées sont aussi partie écorce & partie soie , & ne différent desautres que parce qu’elles sonr rayées. Les pinasses & les biambonécssoac pure écorce. Toutes ces étoffes sont de sept à huit aunes de lon-gueur , Si de trois quarts ou cinq sixièmes de largeur, à la réserve descherquemolles qui n’ont que quatre aunes de long fur trois quarts delarge.
ESCORCER ou Écorcer le bois , c’est la peler, en ôter l’c-corcc. II faut écorcer lc bois dans le mois de Mai , parce qu’en cettesaison la séve dc l’arbre sépare l’écorce d’avcc le bois. II scroit trés-dif-ficile d’en pouvoir venir à bout dans un autre rems, à moins qu’il nefut extrêmement humide 8c pluvieux , car la sécheresse 8c le hâle yfont tout-à-fait contraires. Dans l’Ordonnance des Eaux Sc Forêts dumois d’Août 1 669. Art. 18. dc la police & conservation des forets , ilest deffendu à tous Marchands dc péler le bois de leurs ventes ctintdebout Si fur pied , fur peine dc $00 livres d’amende & de confisca-tion.
[ESCORTABLE. Terme de Fauconnerie. Se dit d’un oiseausujet à s'écarter, tels que sont les plus vêtus & les plus coutumiers demonter en essor quand lc chaud les presse.
ESCOURGEON. Vojrez. Blé.]
ESCRIME. Art du Maître d armes, plus nécessaire à un (Econome& homme de famille que l’art de danser. C’est un exercice de Nobles-se , qui apprend l’art de se servir de l’épée pour blesser son ennemi quivient nous attaquer Si qui est l’aggrcffcur ; c’est Fart pour le moins dcse garentir des attaques des personnes qui nous veulent ravir la vie,le bien , l’honneur ou la liberté injustement. On apprend l’escrimeavec des fleurets; en certains endroits des Indes Orientales il n’y a queles Princes & les plus grands Seigneurs qui Renseignent, tant la scien-ce des armes est estimee ; il saur la regarder comme une branche dela fortification , avec cette différence, que cette sorte de fortificationnous laisse k liberté daller par tout . au lieu que la fortificationlocale nous deffend comte nos ennemis, mais nous prive de la facultélibre du mouvement ; ces illustres Maîtres d’arme portent au brasdroit la marque des Maîtres en fait d’armes , qui leut est donnée avecgrande cérémonie St appareil par les Rois de ces Nations ; car per-sonne ne peut être instalc dans cer emploi que par le Roi. Nous pour-rions facilement rendre plausible une telle formalité,'puisque person-ne n’a droit du glaive que lc Souverain ; & c’est pour cela qu’il estdeffendu aux personnes dc la populassè de porter les armes, St qu’ilest deffendu aux Nobles d’en user ; c’est pourquoi le duel est devenusi odieux , parce que les Princes Souverains fè sont ravisez & orr faitréflexion que cet usage de l’épée étoit contraire á leur souveraineté,•L’escrime semble par là être condamnée, mais cependant l’art militai-re étant utile au Prince contre les ennemis dc son État, l’oscrime quiest une branche de cet art est permis aussi pour la même fin ; de sorteque cette épée au côté d’un Gentilhomme , n’est qu’une marque dudévouement de cc Gentilhomme pour son Roi, qu’il est prêt de deffen-dre en teut tems contre ses ennemis & les ennemis de fa Patrie. Cen’est qu’une marque d’honneur, imis non d’autôrité. D’ailleurs commele Roi veut la conservation & la sûreté de ses plus dignes Si nobles lù-jets, il leur permet de le tenir prêts par l’art d escrime à repousser laviolence des personnes injustes & cruelles qui voudroient les priver dela vie par leurs violences. Cependant il faut sc contenter de sc defftn-dre du péril ; car user des armes pour attaquer même son aggreslèur,n’est que rarement excusable Sc pardonnable. II y a des patentes accor-dées á la Compagnie des Maîtres en fait d’armes de la Ville de Pâtis,des Statuts & des Maîtres Gardes dc cette profession ; les Maîtres nesont reçus qu a vingr-cinq ans , après avoir, fait assaut & expériencecontre les six derniers reçus, en présence des Maîtres Gardes > d u. Syndic& du Procureur du Roi. L’f tymologic est diverse, selon les diverses ima-ginations ou prétensions des gens de lettres. II vient de scr&m *, selonDu Gange, qui étoit une espece d’épée large & tranchante ; peut tirec’est une méprise de Du Gange, qui a mis ce mot inconnu pour framettmot Latin. Selon d’autrcs, c’est un vieux mot anglo-saxon jeriman.Les uns plus vraisemblablement le font venir dc moins loin,& recon-naissent la grande similitude dejehermen Hollandois.îc le mot ejerimer ,tous deux dans le même sens ; mais comme la nouveauté est louvencagréable, je veux m’imaginer que le mot escrime vient de âscrimen , quisignifiediáèrencc(différend) péril & décision. En effet escrime est 1. undifférend & controverse non verbale, niais réelle; z. escrime est un pé-ril Sc épreuve où veulent entrer deux combattans pour éprouver leurpropre force , & pour éprouver la justice dc Dieu Sc fa protection furles innocens, laquelle épreuve, qu’on appelloit les jugemens de DP u,se faisoit cn bien d’autres occasions chez nos Ancêtres ; & enfin escri-me est une décision & la fin du combat,par la victoire d’un des com-battans ou de deux troupes de combattans. Au surplus dtscrimettvient lui - même régulièrement de di/cerno , qui signifie discerner& décimer, juger Sc décider ; de là vient I» mot de critique ou
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