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à savoir le bruit cjue fait la plume, lc burin . poinçon ou style. Cc -ion {cri exprime naturellement ce que les hommes avoient convenuqu’il lìgnifieroit ,®u plutôt les hommes aiant remarqué ce l’on quiarrivoit en écrivant, ont voulu plûôt choilir ce ion qu’un autre,puitque L nature Se le mouvement bruiliant de la plume Tiudiquoit ;
& on remarquera en bien des endroits dans ce Su .plémcnt, qu il estfaux que les mots lignifient par pure convention store Se arbitraire,ce qu’ils lignifient. Lest parce que les sons en bien de rencontresexpnmenc naturellement ce qu'ils lignifient; ce sont non des sonsd’instuurion, mais des sons reels & naturels iìgnificatifs par eux mé-ìnes. On pouïtoit faire voir des choies fore cuticules sor cela lurunouvrage complet de tous les mots d’une Langue; le Dictionnaire deFureticre & d’autres y ont taché, rnais on peut y réussir mieux.
ESCR OUIR ou ÉcroUik. Terme de l’art métallique. II sedit des métaux , & c’est les battre á froid pour les condenser Sc lesrendre plus fermes, afin qu’ils taisent rellort. La íirconstance de lesbattre a froid est remarquable ; car li l’on ne les battoir qu’a chaud& quand ils sortent du feu, les parties du métal ( tandis quelles sontainli ) sont nécessairement dans un continuel trémoussement & agita-tion, ce qui fait que quoiqu’on les presse avec le marteau, le feudont elles sont gonflées les soulevé jusques a ce que vous les battiésa froid, & alors ces parties comprimées par le marteau restent dansl’étar de compression où on les a miles, fans résilie Sc íe relever parla chaleur d'tin feu qu’ils n’ont plus. De cet état de compression ilarrive que les parties du métal fur tour du fer étant très-proches l’unede !'a titre, fi on vient à courber une lame de ce 1er amfi durci, lesparties so remettent quand la violence de la flexion eetlè, parce qu’ilsnc peuvent Rapprocher plus qu'elles étoient, Sc ce retour des partiespliées violemment s’appelle leur ressort. Voyez. l’étymologie de ce mota ressort. C’est aussi un terme de Monnoie qui fie dit despiécesqui sortent du moulin, parce qu’alars elles font écrouies.
ESCROUISSEMENT ou Écrouissement, Terme deMonnoye. C’est T endurcissement qui arrive aux pièces monnoyces ,par la forte compression qu'elles ont sousserten les marquant. Ecrouil-sement fe dit aussi chez les artisans de tous les métaux qu’on a bat-tus à froid, de toutes les nièces qui entrent dans les horloges, detrelles qu’on emploie dans les instrumens de Mathématique, ou leurdureté & endurcissement Sc compactirude est nécclìaire pour y fairedessus les divisions justes. Les artisans chez qui on a besoin de cetécrouissement des métaux, de cette fermeté Se endureiílèment desmétaux, font les Serruriers, Maréchaux, Taillandiers & autres quitravaillent en fer. L’étymologie de ce moc vient, selon les Auteurscités parFurecieie, de écrouë, écriture; mais quoique éu'oué & écrouirsoient bien semblables pour leson, leur lignification est bien éloignée,ainfi on ne fera point mal de supposer & imaginer que écroutr, écrom,-jement viennent du son croît, qui fe trouve très-fignisicatif dam écrou-ler Sc écroulement d’un bâtiment, dont toutes les parties désunies roulent& fc dérange depuis le haut jusques cn bas. Qr il arrive dans i’écrouií-scmcrit des métaux, que leurs patries un peu distantes avant 1 écrou.fi-sc ment, sont écrajées Sc affaissées lune fur l’autre dans la compressiondu marteau. La seule difference entre crouler, écraser & écrouir,c’est que les métaux après cette chute & écrasement des parties l’unesot l’autre, restent encore collées ensemble par une certaine glu ouhumide métallique, qui tient ces payses rapprochées. liées ensemble.ce qui n'est pas dansiecroulemenc .& écrasement, ou les patries s’é-cartcnt avec vitesse l’une de l’autre,‘faute de ce glu on ciment vií-queux qui puisse les retenir ensemble.
ES C R U ou Écru. Sc dit des foies Sc des fils qui n’ont point étédétrufés ni mis a l’eau bouillante, & quelquefois eleru se dit des toi-les qui n’ont point été mouillées. Les belles étoffes fe font de foiescuites, & les petites de foies clcruës. II est deffendu de mettre dela foie eseru'é avec de la foie cuite, & il n’est pas non plus perm saux Tapissiers de fe servir de toiles cícmcs pour leurs doublures,par-ce que toutes toiles qui n’ont pas tué mouillées se retirent. Voyez.ÇrU. Lc mot efiru est le même que cru ou crtni , du Latin érudits ,qui signifie originairement viande ou chair crue, euro , cum cruon ; lachair sanglante lans cuisson; pat métaphore on appelle fil cru celuiqui n'est pas cuit dans l’eau bouillante. Se qui consequennnent a desfilets Sc fibres rudes & sèches. La raison pourquoi les foies crues ouécrues so retirent quand elles n’ont pas été abbrevées dans l’eau, c’estqu’étant sèches elles fe remplissent de l’humidité de l'air, qui rem-plissent les pores de ces fibres Sc fibiilles, ces fibres deviennent dou-tant plus courtes que leurs intervalles font élargis par les humiditésqui s’y arrêtent, à cause des parties rameuses de ces mêmes fibres lé-chés. Mais lorsque l’on a fait bouillir ces foies & filets, alors étantune fois abbreuvés de l’eau froide ou bouillante > où elles ont long-tems trempé, elles restent toujours à l’air dans le même état.
E S C U ou É c U , pièce de monnoie d’or ou d’argent, ainsiappellée parce qu’elle est chargée de l’écu de France, ou du Prin-ce Souverain de France, qui a été d’abord gravé tour droit ap-puie fur Ion écu ou écusson de ses _armes; comme on volt enHollande des pièces ou les Comtes de Hollande font ainfi te-nte fentes fur diverses pièces de monnoie. L’écu de France d’ar-gent vaut d’ordinaire 6 o fols. C’est » ce prix que se réduisent encomptant teutes les aunes monnoïes d’or Sc d’argent > c’est cc qu’onappelle écu blanc & qui est presque la itfème chose qu’un patagon,une réale ou pièce de huit un rycksdaalder. Le Roi ordonnaen 1641. la fabrication d’une nouvelle monnoie d’argent sous lenom de Louis d’argent ou de pièce de soixante sols, on n’avoitpoint encore fabriqué en France de monnoie d’argent fi forte.Mr. le Blanc a fait un curieux Tiairé sous lc titre de Traité Histo-rique des tnonnotes de France , ou l’on peut voit les variations Scchangemens des écus, a l'égard du poids, de la valeur & de lafabrique. En 1577 fous Henri III. l’on comptoir pat écus, maisHenri IV. vingt ans aptes rétablit le compte par livres, sc qui pa-
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toit plus commode, parce qu’il est comme dans un juste milieu,pour être le rendés-vous, intime & centre des monnoies supérieu-res, auíquelles la livre fe réduit par addition & élévation, & infé-rieures aufquelles elle sc réduit par division ou soustraction. L’Écudor étoit une monnoie d’or qui a eu diverse valeur selon ses teins>il a valu lc plus ordinairement cent quatorze sous Lc le demi écu d’orcinquante sept sous, on n’en voit plus maintenant, il doit être dupoids de deux deniers quinze grains; il y cn a a soixante Sc deux| au mate. Ces écus étoient ou couronnés ou heaume? : on a com-mencé a appeller écus d’or, des deniers d’or qui furent forgés l’an1 H>6 > qui pefoient trente grains Lc valident vingt fols. L’étymolp-gic de ce mor fe peut prendre en deux maniérés, la première qui estla plus naturelle est celle, dans laquelle on fuppolcroit ce quia été de-ja dit ci défi us, que la monnoie étant une partie considérable Sc un*des plus considérables marques du pouvoir du Prince, le S o riverain avoulu donner a 1a monnoie le nom de son écu Sc bouclier i lequelécu ou bouclier s’appslloit scutum ; car tous les Grands d’un Roiamnecroient ainfi armés réellement, Sc enluits ils ont conservé Sc fur leursmarions, meubles Sc vaisselles & autres endroits 1e souvenir dc cetécu, quoiqu’ils ne se tiennent plus actuellement armés , cet écu étoitdessinais, comme aujourd’hui porter lcpéc au côté est la mêmemarque de distinction; ainfi les Nobles ou Écuyers sc diíiinguoicntpar l’écu, arme dessensive, comme aujourd’hui ils se distinguent patlepée. La raison pourquoi ceux qui ne sont point Nobles Sc considé-rables dans un Pais ne portent ni écu ni épée, c’est qu’ils n’ont pointbesoin ni de so dessendre m d’attaquer, ils doivent simplement obéirSc alors ils ont le bonheur d’être sous la protection du Prince & de làNoblesse, ils doivent s’occuper al’exercice de leurs fonctions,métiers,arts Sc professions; mais il n'appartient qu’aux Grands qui environ-nent Sc accompagnent leur Prince Sc Souverain d'avoir l’honneur dele dessendre contre ses ennemis Sc les ennemis de son peuple, Sc deles repouller St attaquer quand ils Rapprochent. Les Nobles & Grandssont a legard du peuple, comme les bergers sont à l’égard des trou-peaux, ce ne font pas les brebis qui portent la houlette pour repous-íer les loups, ce sont les bergers qui ont droit de porter les armes,Sc aux brebis de paître, s’cngradler Sc fournir aux bergers leur toison.Or l’écu ou bouclier s’appelloitycn/iov, cuir, qui vient de cutis peaucn ôtant la lettre S , parce que les anciens boucliers étoient faits decuir ou de la peau dure des animaux farouches , qu’ils avoient tuésSc domptes. L’autre maniéré de se prendre à la recherche dellétymo-iogie d'ccu picce dc monnoie ou dc métal imprimé, c’est d’imagsener que la monnoie fe fait concmtendo metallum, & ayxz jeulum vientde fercutere malleo & excutere cuneo figillante, frapper du marteau &étendre sous le coin ou le balancier, qui imprime le sceau a lapiécede monnoie. Le mot txcutere conviendrait á l’écu ou bouclier,puitque par lceu ou bouclier teíla excutimus A retundimus. Finitionscet Article prr des remarques fur l’écu monnoie. I. L’écu sol ouau soleil a long-tems fetvi en France , pour fixer Sc déterminer le prixSc la valeur des choses, cc qui avoir regard ou au Commerce ou dansles constitutions de renres, ou enfin dans les estimations, dans lesventes ou achats. Ainfi en ce sens c'étoit plutôt une monnoie decompte qu’une monnoie courante". A Florence on a l’écu d'or oufeint Sc imaginé, pour le même usage, car il n’y est pas une efpeceréelle mais une monnoie de change Sc de compte, il vaut septlivr-'sdix fols de Toscane à raison dc vingt sols ou un jule Sc demi pourlivre, le jule de quarante quadrins ou huit deniers dc France, z. LouisXIII en Tannée 1641 ordonna par son Édit du mois dc Septembrede la même année, l’écu blanc ou louis d’argent, il en fut alois fa-briqué de quatre sortes ; lavoir, des Louis dé soixante sois, de tren-te, quinze & de cinq, de ces quatre eíjreces de louis.il n’y eût quele louis dc cinp fols qui garda là premiere dénomination, le louisde soixante lois aiant pris bientôt le nom d’écu Sc les deux autresaiant été appelles simplement pièces de trente fols Sc picces de quinzeíols , la pièce de trente sols est la moitié de lecu, celle de quinzelois en est le quart Sc le louis de cinq fols en est lc douzième. Lafabrication des louis d’argent fut interdite en 16 f j. mais Tinterditionne dura pas long-tems; car dès le mois d’Août il fut ordonné qu’ilscroit de nouveau fabriqué des louis d’argent comme auparavant.
La valeur des écus ou louis a’argent 8e -de leurs diminutions a été fisouvent augmentée & diminuée, particulièrement depuis Tannée 168?,qu’il n’est gueres possible d’entter dans ce détail. 4. Il fe fabriqueaussi en Hollande des écus, des demi-écus Sc des quarts d’ccu»,mais peu connus fous ce nom. Ce font les daalders ou piastres deHollande, dont les Hollandais portent grande quantité au Levantoù les Turcs les nomment astani ou affelani, Sc les Arabes abukeb. IIy a aussi en Suisse, Genève, Cologne, Metz, Liege & Bczançondes écus, demi-écus, quart d’écus. Les écus Romains courant valentdix jules ou cent bajoques, ce qui revient à trois livres douze solstournois de France, à cinq cliclins Sc demi d’Angleterre Sc à troisflorins courant d’Hollandc.
[ESCUMERouÉcumer. Terme de Fauconnerie. Se dit qu an ssToiscau paflè fur fa proye fans s’y arrêter. Écumer la remise le ditde Toiscau qui a poulie la perdrix dans le buisson fans s’y arrêter. Ilse dit encore de Toiscau qui court fur le gibier que les chins lancent j
ES CURE R ou É curer le chardon avec la Curette. C'cst unterme de manufacture de lainage, qui signifie retirer ou ôter la bour-re laniflc qui s’est fourrée dans les boises du chardou vif, dans le remsque Touvricr laineur ou efplaigneur a laine Tétasse fur la perche.
ESCUELLE ou Écuelle. Utenciie de cable. Petit plat qui n aque du fonds & de la profondeur fans rebord, qui sert d’ordinaire à
parti-ccut’-
le de divers matières des siddits méteaux, comme aussi d’étain, defayance, de bois Sc une écuelle a deux orillons. On appelle aussi dru-ses anciens titres en Latin Seuttlìa, qui se prend pûur le droit des pau-vres
prendre un bouillon ou à mettre du potage pour quelqu’un erlier. on fait des écu elle d'nro-ent. de vermeil doré. On fait des