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F

r A B. F A B. F A C.!

F. Les deux ffen Juriípmdencejointes ensemble signifient Di-geste , qui est le même liviequ’on appelle Vmdeftes.

F A B.

FABRIQUE. Terme deDroit & d’Architecture. Fabri-que c est la construction d'unédifice ; il nc se dit gueres qceparlant des Églises. Vojez, ail-leurs Fabriqjje comme ter-me de commerce. Ce mot sedit en Italie de tout bâtimentconsidérable; il signifie aussi cnFrançois la mamere de construire , ainsi on dit qu’un édifice est d’unebelle fabrique. L’étymologie-de ce mot nous apprend que c est un motpurement Latin fabrtca ,qui vient de faber artilân, en général qui don-ne quelque forme régulière & raisonnée à une matière dure ; il signi-fie par éminence celui qui forme & façonne le fer . c’est-à-dire > unForgeron, où on peut joindre celui qui forge la monnoïe & la façon-ne , ensuite faber lignifie celui qui travaillé lùr la pierre & sut le bois >pour !a construction de tout bâtiment de pierre ou de bois. Ensuitefaber, t n François Fabriqiuur, fe prend pour celui qui travaille fur desmatières souples Sc ployantes , comme est Li fabrique des étoffes SCtoiles , comme vous verrez dans l'Article de la fabrique des étoffes.

FABRIQUE signifie aussi le temporel , le revenu affecté à l’en-tretien d’une Église Parroissiale , tant pour les réparations que pour lacélébration du service : ce revenu qu'on appelle fabrique est gouverné

Í iar les Laïques, qu’on nomme MargutUers à Pans ; dans ce sens & par-ant de ce revenu & temporel , on dit la fabrique de cette Église estrrès-riche ; on met des troncs & des bassins pour recevoir les aumô-nes qu’on fait à la fabrique. On quête aussi pour l’oeuvre ou fabriquede la Parroisse. L’audition des comptes de la fabrique appartient a l’Ar-chidiacre f niant fa visite.

FABRIQUE est aussi métaphoriquement appliqué à la peinture,ainsi de Piles dit que les fabriques (ont d’un grand ornement dans lepassage. Le Poussin a peint dans ses ouvrages des fabriques Romainesd’une giar.de élégance, & Bourdon des fabriques Gothiques, qui tou-tes Gothiques quelles Ion t > ne laissent pas de jetter un air sublime dansses passages. On entend donc pas fabriques en Peinture les bâtimenspeints en général ; mais plus particulièrement ceux qui ont quelquerégularité d'Architecture, ou du moins qui sont plus apparens.

Les considérations suivantes regardent les fabriques des Églises, com-me objets du Droit ou Civil ou Canonique ; fur quoi il est à remar-quer que les fabriques des Églises Cathédrales étoient autrefois gou-vernées par les Évêques. Le mot d’E pifeepus Latin , Sc originairementGrec, signifiant Inspecteur, Surveillant & Surintendant, semble renga-gement amant a avoir également l'ccil fur le foin temporel que fur lespirituel de l’Éghfe. Ensuite on en a commis le soin aux Archidiacres ;enfin l’administration passa aux Curez, mais l’avarice de ces derniersfit que pour le bien de l'Église. & pour ôter le scandale, on en char-gea des personnes notables qu’on appella Marguilìers . Ces personneslaïques (ont donc devenues dispensateurs du temporel, à la charge-d’en rendre compte tous les ans par devant l’Évéque ou son Archidia-cre. C’est la disposition du Canon , quoniam 17. qu. 7. & du Concilede Trente, Ses. zz. de Reformatione c. ç. lesquels ont été confirmezpar les Ordonnances de nos Rois. II est arrivé ensuite rjue les JugesLaïques ont entrepris d’en ôter la cennoissance aux Évcques , & furcela la Cour, le a8 Avril 1673. fur les Conclusions de Monsieur leProcureur Général , a rendu un Arrêt en forme de Règlement, quiordonne que suivant la Déclaration du 1 6 Mars 1009. vérifiée en laCour le 18. Décembre , suivant les comptes des fabriques des ÉglisesParroiffiales du Diocèse de Paris, seront rendus fans frais, pat devantMonsieur l’Archevéque de la même Vifìc 8 c les Archidiacres faisaneleurs visites en présence du Curé,dequelques-uns des principaux Offi-ciers & des anoiens Marguilìers & autres anciens habitans des lieux ,des Substituts de M, le Procureur Général ou des Procureurs Fiscaux ,aufquels la Cour enjoint de tenir la main à l'exécution des Ordonnan-ces qui seront rendues par M. l’Atchevéque > son Archidiacre ou TOf-ficial, pour l’acbat des ornemens, réparation des Églises Sc pour lerecouvrement des biens des fabriques, & de faite toutes réquisitionsTome I,

& poursuites nécessaires pour cet effet devant les Juges des lieux. En-joint aux Marguilìers de tenir les comptes prêts à rendre lors des visi-tes qui fe feront tous les ans , & du te ms jdtfquels ils feront avertisun mois auparavant > & en cas quïls cuisent quelque empêchementlégitime de dresser les comptes pour le rems des visites , qu’ils feronttenus de les rendre dans le terris qui leur fera marqué par devant tellespersonnes des lieux , que l’Archevcque de Paris ou son Official com-mettront à cet effet, a peine de vingt livres d’aumôoe applicable à1a fabrique des Églises, au payement defquelles ils feront contraints»Fait deftéufes à tous Curez , Juges Sc Habitans d en prendre aucuneconnoislànce , si ,e n’est lorfqu’iís y feront appeliez en la mamere ci-dessus, ou deux mois après que Tannée fera expirée, fans que les Ar-chevêques ou Archidiacres de l’Églife de Paris ayent fait leurs visites,aufquels cas les Curez > les Juges , les Substituts de Monsieur le Pro-cureur Général, ou les Procureurs Fiscaux , appeliez avec eux les plusanciens habitans des Patroilles, pourront ouït & arrêter fans frais lescomptes des fabriques , fans préjudice à Monsieur l’Archevcque deParis St aux Archidiacres de fe les faire représenter lors de leurs pro-chaines visites. Voyez Fevret en son Traité de ïabus,tom. 1. liv, 4. chas,ç. tout entier.

FABRIQUER. Terme d’Architecture. C’est aussi faire certainsouvrages des mains ; il ne fe dit plus à présent quasi que de l’eroploides métaux pour les monnoïes > médailles, vases . St le pouvoir de fa-briquer monnoïe appartient de droit aux Princes Souverains & aux Ré-publiques. En terme de Palais il fe prend toujours en mauvaise part »comme lorfqu’on dit fabriquer un Contrat, un testament , pour direfaire un faux contrat , un feux acte. On ne dit jamais ce mot fabri-quer parlant d’une piece véritable , il est ici pris dans la même idéeodieuíè , comme quand on dit fabriquer, forger Sc inventer une ca-lomnie , une histoire , une nouvelle. Dans ce même sens on dit qu’ily a des gens qui citent des Loix, des autôritez & des passages 'qu’ilsont eux^mémes fabriquées. Du mot fabrique & fabricien vient le motfabricien ; on nomme ainsi dans les Chapitres , Églises , Parroiííes ScConfrairies ceux qui ont soin des revenus de l’oeuvre, ceux qui oncl'intendance des Édifices > c’est à peu près ce que les Anciens appelloientadítuus, mot qui vient de adis sacra, maisons consacrées,Temples; àParis on dit Marguiíler, comme qui diroit Magister Fcclestét, Maître ouAdministrateur du matériel de l’Églife ; en place de Fabricien on ditFabriquent. Mais Tun 8 c l'autre sont différens d’ufage d’avec Fabrica-teur, qui ne fe dit que des Fabricateurs de monnoïe ; defquels on ditqu’ils sont responsables de la bonté des efpcces de leur fabrique oumonnoïage. On le dit aussi dans un sens odieux , & de ceux qui fa-briquent de la fausse monnoïe, & des faiseurs de faux actes : de fa*brieatcur vient fabrication, ou action de fabriquer ; il ne fe dir guéresque des monnoïes , fur quoi l'on dit que la fabrication de la mon-noïe au moulin est bien plus prompte que celle du marteau, laquellederniere forts jde fabrication au marteau fut interdite Tan 1645.

F A C.

FAÇADE. Terme d’Archìtecture. C’est la face d’un bâtiment, ceque le bâtiment présente à la face du spectateur > qni considère direc-tement un édifice considérable ; car ce mot ne fe dit point des maisonscommunes Sc vulgaires , il fe dit fur tout des Temples , des Palais,du Louvre, de TEfcurial ; la façade est ce que le bâtiment exhibe , faitSc présente à nos yeux. Façade de face, en Latin fanes, qui (e dit d’a-bord du visage de l’homme; car c’est pat la face quel'homme fe fait,s exhibe , Sc fe caractérise dune maniéré distincte & propre á chacun ;de face vient façade > pour dire le devant & toute la partie antérieured’un édifice , comme la face est la partie entérieure de Thommc , oitpour mieux dire de la tête de l’homme. La façade du devant du Lou-vre est un des plus beaux morceaux d’Architecture qui soit dans lemonde au jugement des Connoiíleurs. Felibien distingue les façadesen deux sortes, les unes simples avec peu de moulure ou d'ornemens,& des façades riches qui font enrichies des bas reliefs , des trophées ,&c. II y a des Temples dont la façade a des portiques;il y en a d'au-tres qui n’en ont point. Ceux qui n’en ont point peuvent être de troisdifférens aspects. L’un fe nomme exantìs , c'est-à-dire , que la façaden’est que des pilastres,car le mot ante. signifie pilastres. L’autre aspectou autre forte de façade fe nomme prostylîs , c’est-à-dire, une façadeà colomnes ; & le troisième , amphyprostyles, qui a des colomnes >non-feulement par devant > mais tout-au-tour.

FACETTER. Terme de Diamantaire. C’est cailler à facettes.On dit fafeteer agréablement un diamant ; quand le Diamantaire fait

M m ij bien